Attention également à bien prendre le sens de ce que j'ai dis.
J'ai dis que bouffer ou être bouffer à l'époque était absolument nécessaire.
Si nous n'avions pas eu de colonies la France serait Anglaise ou Prussienne à cette heure. De nos jour, cette phrase ne s'applique plus aussi durement. Maintenant ce sont en effet les capitalistes qui bouffent ou meurent. Cependant, je ne justifie pas, et ne soutien absolument pas le système capitaliste, bien au contraire.
Ce que je soutien en revanche, c'est qu'il faut arrêter de se vautrer dans le passé en situation de victime. Il faut arrêter de vouloir extorquer 1000 pardons de la part de l'Europe.
J'aime le cas de l'Algérie, car c'est le plus flagrant. Sans la France, l'Algérie n'aurait jamais vu le jour. A l'époque les Mamelouks asservissaient le peuple de la région dans un obscurantisme sans fin. Quand la France est arrivée, elle a en effet également exploité les peuples indigènes de la région. Cependant elle a apportée son savoir. bien sur, cela n'avait rien d'altruiste, mais il fallait bien faire venir les colons et pour ce faire, apporter la civilisation à l'Européenne. Sans cet apport le sentiment Algérien n'aurait jamais vu le jour. Pourquoi ? car dans les bagages Européens sont arrivés les outils humanistes nécessaires à une émancipation, comme les écoles, les universités, les hôpitaux …
Si l'Algérie était de nos jours toujours française nous n'aurions pas autant de reproches, il y'en aurait, oui, mais pas autant. Je me permet d'affirmer ceci par rapport à la formation de la France métropolitaine elle même et l'asservissement des peuples qui la composent de nos jours, ne formant plus qu'une seule identité. Est-ce que qu’un français de Navarre ou de Bourgogne se plaint des massacres qui eurent lieu ? Non, à l’époque le massacre n’avait rien de particulièrement horrible. Pour le comprendre il faut laissé de côté deux seconde notre esprit moderne pour se projeter dans la tête d’un type lambda vivant à cet âge.
Les DOM-TOM sont dans la fin de la période de crise identitaire. Demandez à un Guadeloupéen si il veut quitter la France, et il vous dira que vous êtes fou, car il se sent français. Un français avec une identité à part certes, mais français quand même. Ceci a été démontré lors des dernières manifestations où les Guadeloupéens voulurent se débarrasser des derniers vestiges des aspects négatifs de la colonisation sans pour autant renier leur attachement à l’identité française.
l'Algérie s'est retrouvée déchirée en pleine phase d'assimilation, sans avoir le temps d’arriver au niveau que les DOM-TOM ont de nos jours, c'est ce qui explique que l'Algérie est un des plus grands foyers d'émigration vers la France. Un bon nombre d'Algérien se sent français. Avec le choix laissé au peuple Algérien de choisir sa nouvelle nationalité, ou garder son appartenance française, certain ont fait le choix de s’émanciper et de renier la nationalité française. Pourtant beaucoup ont semblé ne pas mesurer l’impact d’une telle décision à tel point que maintenant ils ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas français. La situation est flagrante au niveau des naturalisations, des gens qui se pensaient français se rendent compte qu’en fait, leurs parents ayant renier la nationalité, ils ne l’ont jamais été administrativement parlant. Pourtant ils ont toujours vécu avec l’intime conviction qu’ils étaient français en partageant les valeurs que cela implique. Malheureusement avec les nouvelles normes de naturalisation imposées pour les derniers gouvernements en place, ils ne peuvent plus, ou difficilement prétendre à faire officiellement parti du monde français. Pourquoi les parents ont donc refusé de garder la nationalité française ? dans certain cas, ils pensaient réellement acquérir officiellement une identité spécialement Algérienne, dans d’autres c’était pour suivre le reste de la masse, puis enfin pour les derniers, simplement rester en vie, craignant les représailles. La vie n’a pas été facile pour les harkis incompris en France comme en Algérie, considéré comme traîtres dans les deux camps.