Voilou, je passe juste pour poster, et je m´en vais 
A demain pour des répondes à vos questions (si questions il y a) et à je sais pas quand pour la suite
Bonne lecture
CHAPITRE 3
La Camélia… le nightclub le plus connu d’Atlanta, celui le plus fréquenté, mais aussi celui où l’on fait un max de rencontres.
Et ce soir là fut une de ses soirées où, malgré un état d’euthanasie évident, on se rend compte qu’on a fait la rencontre de sa vie. La femme par excellence, celle qui cuisine, qui repas… , qui même sans maquillage est la plus belle, qui rit quand toi tu fais un bide, qui pleure avec toi devant Bambi, qui te regarde avec les yeux d’un enfant qui vient de tomber amoureux pour la première fois dans la cour du primaire, qui baise… enfin la femme idéale quoi. Elle était là, tout de blanc vêtue, le teint pale mais le visage qui rayonne, ses yeux qui illuminent les miens et parviennent à effacer sur ma bouche les traces persistantes de Gin, son corps tout entier qui fait grelotter mon cœur et mon entrejambe…
Après une approche digne d’un Chuck Norris « tu sais tu es le rayon de soleil qui illumine ma vie, l’étoile qui brille de mille feux dans mon ciel de malheurs… et sinon tu baises le premier soir ? » et une nuit passée dans mon clic-clac boiteux avec la charmante demoiselle, je me réveillais le lendemain, pris d’une envie soudaine de partir, de voguer vers des rivages où le sable ressemble moins à du gravier. Après tout, dans ce con de pays j’ai vécu des désillusions, des bonheurs immenses, j’ai pleuré de joie et de tristesse, j’ai gagné, perdu, j’ai grillé des feux rouges à 210 km/h en Clio et j’ai donné mon sang à un gars qui crevait à petit feu dans un lit bancal, j’ai mangé au McDo et je me suis incrusté chez les amateurs de caviars, j’ai fait l’amour, je connais toutes les prostituées de mon quartier et maintenant j’ai trouvé l’âme sœur, j’ai bossé… ah non en fait. Alors voilà, j’en ai fini avec le pays, je veux voyager, vivre ma vie loin du drapeau aux étoiles, je veux vivre ma passion du football en Europe. Voilà, en Europe. Pourquoi pas en France tiens ? Ma mère est de là-bas, puis il fait chaud, y’a la mer, les montagnes, la neige, le soleil, des clubs de foot valables…
J’expose donc mon projet à ma désormais compagne :
« Bon Mel…Sylv… euh…
- Pauline
- Oui c’est ça. Bon, Pauline, j’en ai marre de vivre dans ce pays de merde, je veux vivre de nouvelles expériences, une nouvelle vie loin d’Atlanta…
- Et tu veux aller où ?
- On a qu’à aller en France, y’a des belles femm… rues, des beaux monuments, puis il fait chaud…
- Mais où ça en France ?
- Bah on a qu’à aller dans le Midi, ma mère vient de là-bas, il fait chaud, y’a la mer et la montagne à coté, tout le monde est sympa… puis ils ont un accent à la con on va rigoler.
- Ok mais bon… c’est pas top risqué au moins ? Je veux pas attraper la tourista moi !
- Mais non y’a juste les impôts là-bas, t’inquiète.
- Ouais. Et sinon on part quand ?
- Tout de suite ?
- Allez !
- Ah au fait… tu veux être ma femme ? »
Soyez indulgents aussi, moi comme ma femme n’étions pas vraiment frais ce matin-là… pi il était 7h00 du mat et on avait pas dormi, et pi ma perruche a clapsé la veille… oh et pi merde.
Et nous voilà embarqués dans le premier vol à destination de Toulouse, tout frais fiancés que nous sommes, le cœur qui bat de toutes ses forces, les yeux qui brillent à l’idée de découvrir un nouveau pays, et le sac vomissement plein des traces de la soirée d’hier soir. J’avoue être parti comme un sauvage, sans prévenir, sans même dire adieu à mon équipe, à ces braves jeunes qui ne demandaient qu’à progresser et à s’amuser sur les terrains, une belle équipe de jeunes motivés et heureux de vivre, qui à jamais resteront gravés dans ma mémoire… Le temps que j’arrive à Toulouse ils seront en train de petit-déjeuner, j’enverrai un SMS à Jeremy. Je repense aussi à ma mère, qui doit toujours trimer pour faire vivre sa petite famille, je me sens coupable d’être parti. J’aurais pu rester à New York, accompagner ma mère, l’aider… mais bon, je n’aurais jamais
« Tou doum doum, Tululoum … Vous arrivez à l’aéroport Toulouse-Blagnac, la température extérieure est de 21°, nous vous remercions d’avoir choisi notre compagnie… les toilettes sont situés prés de l’accueil. »
Et ben voilà, la ville Rose vient de nous ouvrir ses merveilles, son centre ville, ses places où il fait bon vivre, ses bâtisses magistrales, ses magasins… Je passerais très vite sur les 15 ans que nous avons passés à Toulouse. 15 années d’amour, de joies, de ruptures, de larmes, mais aussi de football. Vite pris par la joie de vivre des Toulousains, je me rendais au Stadium, l’enceinte du club de la ville. A l’époque, le TéFéCé est dans la crise. Crise sportive et financière. Le club, si symbolique par le passé, s’éteint petit à petit, et s’essaye au jeu de l’ascendeur entre la D1 et la D2. Les supporters, dont je fis rapidement partie, bien intégré par des voisins fanatiques, vivront de grandes joies, comme de grandes désillusions. Au fil du temps, je découvre le championnat de France, déjà passablement ennuyeux à l’époque, je me construis une vie autour de ce championnat et du Stadium. Et puis j’ai le droit d’aller au Stadium tous les samedis, vu que IKEA est cordialement situé à quelques centaines de mètres du stade. Le rêve pour les fans de foot qui cherchent avant tout à satisfaire toute sa famille.
En parlant de famille, ma vie Toulousaine aura été le témoin de plusieurs événements marquants pour mon couple : mon mariage ; célébré dans la magnifique Mairie de la ville, la naissance de mon fils, Aaron, qui ne tient de moi que sa politesse inexistante et ses cheveux crépus, quelques ruptures, des reprises au point de départ, des retrouvailles…
Nous sommes le 29 Juin 2007. Le Tef’, désormais sorti de la crise, vient de se qualifier pour la plus belle des compétitions Européennes. Mais pourtant, dans la petite villa des Evans, située à 5 petites minutes du Stadium « Et d’IKEA aussi mon chéri », une nouvelle bien plus importante retient notre attention :
« Quoi ?
- T’as très bien entendue Pauline.
- Attend, je vais pas aller dans le Bronx alors qu’ici il fait beau et chaud sous prétexte que t’as reçu un courrier très important là-bas.
- Bah si écoute…
- Attend ils peuvent pas te le mailer ?
- Faut qu’on y aille, faut qu’on y aille c’est tout.
- Et Aaron ? T’as pensé à lui ? A 6 ans prendre l’avion…
- Aaron il connaît toujours pas sa grand-mère !
- Oui mais il a pas fini l’école !
- Aaron ? Elle est comment la maîtresse ?
- C’est une grosse connasse !
- Aaron ne parle pas comme ça !
- C’est bien mon fils tu réussiras
- Bon… et moi ? Tu crois que j’ai que ça à foutre ?
- Bah… qu’est-ce que t’a donc à faire ci ?
- Allez chez IKEA.
- Je te rappelle que tu es toujours recherchée pour avoir volée un lot de 6 verres à pied là-bas.
- Ouais… bon allez on y va !
- Youpi ! On va voir Mamie ?
- Et oui !
- Et Ronald MacDonald ?
- Ouais peut-être…
- Et Eva Longoria ?
- Pourquoi tu veux voir Eva Longoria toi ?
- Elle est bonne ! »
Et dire que je voulais faire des tests ADN…