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[Story] Le Tunnel d'Or

_Phoenix43_
_Phoenix43_
Niveau 10
16 mars 2008 à 19:31:59

excellent le dernier chapitre :oui:

le passage du discours dans les vestiaires est tout bonnement dantesque :coeur:

j'ai hâte que tu commence a jouer pour voir comment tu rédige tout ça :)

Metzix
Metzix
Niveau 3
16 mars 2008 à 19:58:48

Sympa à lire, l'histoire est bien :bravo:

[DuRon]
[DuRon]
Niveau 6
20 mars 2008 à 21:26:00

CHAPITRE 8.

J’entends encore quelques bruissements interrogatifs dans les vestiaires, comme si mon discours avait fait effet pendant encore 10 minutes, comme si personne n’osait casser l’atmosphère magique qui s’est crée tout à l’heure. Je l’ai moi-même ressenti, il s’est passé quelque chose de spécial, comme si les joueurs et moi-même ne faisions plus qu’un, les yeux tournés vers l’avenir et tous ces rêves qui font que l’avenir soit tout de suite plus beau.

Je me revois à 10 ans, avec mon premier maillot de football, mon short noir aux bords recousus, mes premiers crampons qui absorbaient plus la terre qu’ils n’y marchaient dessus, la tête relevée pour écouter le discours de mon entraîneur. Je me souviens de tous ces petits footballeurs, les yeux pétillants à chaque promesse de Coach Roy, à la simple vue d’un ballon rond, nos paupières se relevaient, et nos pieds nous démangeaient, alors quand on nous disais qu’on aller jouer avec sur le terrain des « Grands », vous imaginez bien. J’ai cru retrouver ces sensations dans les prunelles de ces gars, ce bonheur d’écouter le « sage », la joie de se faire guider par celui que l’on appellerais « le druide » sans la barrière de la langue.

C’est vrai après tout, j’ai parlé en Anglais, m’ont-ils compris alors ? Je doute un instant, puis je me dit que l’anglais est la langue universelle comme même. La petite lueur qui traînait dans leurs yeux n’arriverait pas par hasard. Ils m’ont compris, écouté, je les ai ressentis Je ne pensais pas qu’à l’âge où chacun a vécu des victoires, des désillusions, des drames et des moments inoubliables, à cet âge où l’histoire de Toto dans sa piscine laisse place à celle des idoles, qui, comme eux, ont cru à leur rêve et, peut-être comme certains, les ont réalisés, je ne pensais pas que tous ces sentiments, ces états de calme profond et d’écoute totale, puissent être d’actualité. Peut-être ces gars-là, comme les petits Brésiliens qui tournent ballon au pied dans leurs favelas, veulent ils sortir, partir, mourir ici pour revivre ailleurs, sur le continent, là où leur talent leur permettra d’aller, peut-être sont-ils tout simplement restés des écoliers attentifs et disciplinés, en tout les cas cela change des rebelles que j’avais aux USA.

Ca y est je deviens nostalgique, je repense aux premières fois où j’ai eu des rêves, et moi aussi je voulais sortir du Bronx, et moi aussi je voulais que quelqu’un m’aide. Je n’ai pas eu la chance de m’en aller, mais ce que je n’ai pas eu dans ma vie, j’étais heureux de penser le donner à d’autres. Ils le méritent plus que moi, c’est certain. Je regarde le ciel, et je pense à tous ceux qui méritaient de continuer mais qui sont partis, ces frères de quartier qui sont devenus des cibles. Les nuages rares sont d’un blanc imperméable, et mes rêves, cachés derrière, comme dépassés. Je ferais tout pour que leurs rêves restent à proximité du sol, ou alors je les rattraperais, en montant avec eux au-delà des cieux…

Je restai loin, loin du soleil qui donnait à l’île son côté paradisiaque et touristique, loin de toute vie, allongé sur l’herbe fraîche et parfaitement taillée sur les hauteurs de la côte de Boaventura, à l’ouest de la ville, à quelques centaines de mètres de l’Océan calme et bleu. Je ne peux qu’admirer ce paysage, mes yeux fixent le large et l’écume blanche qui se forme, puis cette vision disparut progressivement, pour laisser place à des rêves bien plus improbables…

Je vois Santiago Bernabeu, l’enceinte Merengue est noire de monde, et les quelques supporters portugais font autant de bruit que les 40 000 espagnols présents ce soir-là. Je regarde autour de moi, un peu perdu, une main me pousse en direction du jeu. C’est Duron. Il est debout, se ronge les ongles et est prêt à exploser. Je n l’ai jamais vu comme ça pendant le peu de moments que j’ai pu passer avec lui. Je compris rapidement. Le ballon était arrêté au point de penalty, face au but de Casillas. Tout le monde sur le banc était levé, prêt à courir vers le tireur en cas de réussite. J’ai à peine le temps de demander à Duron :

« Putain mais qui c’est qui tire ?
- Bah c’est Kallon, tu lui as dit de les tirer dans les vestiaires. »

A peine sa phrase terminée que le numéro 12 vert et rouge s’élance, le stade entier retient son souffle… Oui !!!!! Casillas est par terre, l’arbitre court vers le rond central et une marée de maçons moustachus se pressent sur le bord de la tribune pour acclamer le buteur. C’est bien Kallon, le même Kallon qui fut pendant un temps le 5e choix de l’attaque de l’Inter Milan puis la recrue de l’AS Monaco, oui c’était Mohammed Kallon, ses crampons rouge sang et sa coupe de cheveux version Jackson 5. Je suis le plus heureux des hommes, je retrouve des jambes de minimes et traverse le terrain pour retrouver mon équipe et partager ce grand moment de liesse avec eux…

« Daddy Dj please take me to the party...”

Bon on a tous ces trucs honteux à cacher… C’est Duron qui me sort de ce rêve. Un petit coup d’œil vers le ciel pour me rendre compte que je suis resté peut-être 3 heures allongé sur l’herbe sans qu’aucun tocard de cette île ne s’imagine que j’étais mourant, puis je décrochai :

« Ouais ?
- TJ c’est ton frère.
- Ouais je sais… alors cet entraînement ?
- Et ben écoute ça c’est bien passé, ils se sont tous donné à fond, et ils sont tous très volontaires et…
- Ouais bon y’en a qui ressortent non ?
- Oui oui…
- Au fait t’a pas un Mohammed Kallon dans l’effectif ?
- Non… mais ce gars est sans contrat depuis qu’il est parti de Monaco.
- Comment tu le connais toi ?
- Bah tu crois que j’ai passé toute ma vie à rien foutre sans m’intéresser au football ?
- Euh…
- Bah non !
- Ok ok, j’en doutais pas tu sais… bon envoie les noms des joueurs principaux de l’équipe.
- Bon. L’avantage de l’équipe, c’est son axe. Du gardien jusqu’au buteur, en passant par les milieux axiaux, les joueurs qui composent l’ ‘axe central’ de l’équipe sont les meilleurs joueurs de l’équipe tout simplement. Aux cages, Marcos le Brésilien, gardien titulaire du club depuis 2003, un peu vieux mais rassurant et très performant dans les airs. Ediglê, le défenseur central, te seras aussi plus qu’utile, il a remporté la Copa America avec l’Internacional et il débarque en prêt, défenseur moderne car cumulant vitesse et qualités physiques et aériennes éblouissantes. Wenio, le milieu défensif par excellence, un physique monstrueux, un engagement sans limites, un Gravesen à la Brésilienne…
- C’est pas celui qui ressemble à Arouna Koné avec sa crinière blonde ?
- Ouais… enfin bon je préfère l’image de Gravesen quand même… Ensuite en meneur de jeu, tu as peut-être le meilleur joueur de l’effectif : Marcinho. Un meneur de jeu à l’ancienne, à l’affût de la moindre récupération de balle aux 25 mètres, toujours la passe juste et des crochets courts similaires à ceux d’Anelka, avec l’efficacité en plus… et enfin, devant, un joueur que nous connaissons bien en France , Ariza…
- Non ? tu déconnes là ?
- Bah non, c’est bien Ariza….
- Arrête pas lui ! pas lui merde ! »

Ariza Makukula dans mon équipe, putain il est donc toujours vivant ce grand con. Je me souviens de lui car il était le seul à penser qu’il était meilleur que Moldovan et qu’il possédait autant de vitesse que Djibril Cissé. Il fut aussi précis que Cissé et aussi rapide que Moldovan…

- Arrête mon frère, c’est pas un des joueurs principaux ce mec là !
- Bah écoute il est très bon et…
- Bon Duron, je sais que même avec plus de 30 ans, parfois, les gens ont besoin d’un grand frère pour les défendre. Si cette grande gigue t’a menacé pour que tu me dises ça, tu peux me le dire.
- Mais non il m’a rien fait !
- Je sais, c’est très dur de parler de ça, surtout pour garder sa fierté, mais au point ou t’en est…
- Mais arrête T.J. ce gars est vraiment présent dans la surface et dans les airs, en tout cas il est largement au-dessus des autres buteurs…
- Et ben on va recruter ! Et sinon à part l’axe, y’a pas un joueur valable sur les côtés ?
- Bah si, en général tu as au moins un joueur sur qui tu pourras compter cette saison à chaque poste, mais à un niveau supérieur, peut-être seul le côté gauche avec Evaldo et Fabio Felicio les deux Brésiliens, pourra être conservé. Mais, pour cette saison du moins, l’équipe type semble avoir le niveau, malgré une grosse carence sur l’aile droite avec aucun ailier potable et un manque évident de remplaçants à tous les postes, si ce n’est sur le flanc gauche de la défense avec le Vénézuélien Edder Perez ainsi qu’au niveau des milieux axiaux avec, pour épauler Wenio, des joueurs comme Olberdam ou Bruno, tous deux posedant un profil un peu plus technique.
- Bon en résumé une bonne équipe type, avec un super axe central et une bonne défense, mais qui a besoin de remplaçants à tous les postes ainsi que d’un ailier droit. Sur ce, j’y vais mon frère ! Occupe toi bien de ces prodiges, et tiens moi au courant de l’évolution des choses, je serais de retour dans 3 semaines maximum, avec une bonne brochette de joueurs dans mes valises ! »

Je pense serieusement à arrêter, vu le manque de temps et le manque de réaction :(

antoinev13
antoinev13
Niveau 1
21 mars 2008 à 17:49:11

Bravo pour ce huitième chapitre, il est vraiment bien. Arrête pas ta story, elle est vraiment agréable à lire, je dois quand même pas être le seul à la lire!

LoveCamille
LoveCamille
Niveau 10
21 mars 2008 à 17:54:59

J'étais justement en train de le lire et non n'arretes pas j'adore toujours au temps :coeur:
Makukula je l'avais presque oublié celui-la :sarcastic:
Bonne chance pour ton recrutement même si je présume que c'est déjà fait :o))

Chantome_92
Chantome_92
Niveau 7
21 mars 2008 à 18:11:15

continue c'est vraiment bien :-)

je pense que du monde suis sans poster mais c'est que comme on a une chapitre , on ne sait pas quand il va ariver donc on attend et on n'oublie un peu pour revenir un peu plus tard :)

continu :coeur:

_Phoenix43_
_Phoenix43_
Niveau 10
21 mars 2008 à 18:19:30

ne t'arrète pas, il y a plein de gens qui lisent sans forcement poster leur réactions :ok:

en tous, cas, encore un excellent chapitre, on commence a prendre connaissance avec l'équipe et la façon dont tu le fait plonge vraiment dans la peau de T.J :)

j'ai hâte de voir les recrues :oui:

nicomimilisa
nicomimilisa
Niveau 11
21 mars 2008 à 18:37:24

on rentre enfin dans le vif du sujet :coeur: vivement le recrutement :bave:

Anfield_Gerrard
Anfield_Gerrard
Niveau 9
22 mars 2008 à 16:25:16

Voici mon "nouveau" pseudo après le bann des deux autres :(

Si quelques-un ne m'ont pas reconnu auparavant, je pense que ça devrait aller mieux comme ceci :(

La suite pourrait venir ce soir, tenez vous prêts les amis :cool:

antoinev13
antoinev13
Niveau 1
24 mars 2008 à 22:43:13

On attend encore et toujours la suite, nous sommes prêts! Impatient, très impatient!

Anfield_Gerrard
Anfield_Gerrard
Niveau 9
28 mars 2008 à 21:21:36

CHAPITRE 9.

« Oh Pedro, ils sont beaucoup à débarquer tu crois ?
- Evans a annoncé au moins un joueurs à tous les postes.
- C’est le marché qu’il nous a fait hein !
- T’inquiète, je le sens bien moi ce petit ! »

10. Ils furent 10 à descendre de la navette qui reliait le stade à l’aéroport. L’aéroport, quel con, pourquoi j’y suis pas allé avant. Pourquoi avoir attendu avec tous ces gaspilleurs de papier ? Peut-être parce que je ne cherchais pas le scoop. Non j’en ai rien à foutre du football désormais, j’ai vécu trop de déceptions, trop de désillusions pour m’y intéresser à nouveau. Un nouveau coach à Maritimo, c’est un peu comme si un nouveau bowling avait ouvert en banlieue. On en parle un jour, deux jours si quelqu’un s’y est cassé la gueule à l’inauguration puis on oublie. On a beau être fan, l’envie n’y est plus. Et le papier si précieux n’est plus qu’un simple torchon à force d’usure et de répétitions.

A notre entrée dans la salle de presse, ils sont 12 derrière la tablée, les dix nouveaux prêts à être présentés en plus des deux coachs Evans. « Les apôtres » dira mon voisin. Pas faux, entre un Roumain, un Russe et un Uruguayen, on doit bien trouver le descendant de Judas…

« Voici les 10 joueurs qui nous rejoignent pour cette saison ! Commençons par mes deux compatriotes, j’allais pas me faire chier à parler le moustachu avec tout le monde, un gardien de la forteresse, Chris Seitz, à peine 20 ans, il succédera certainement au vieillissant Marcos dans les années à venir, et le jeune défenseur central débauché chez les Galaxies, Nathan Sturgis, qui poussera la concurrence dans l’axe de la défense comme dans celui du milieu de terrain ! Ensuite, et toujours en défense, nous accueillons le latéral droit russe, arraché de sa campagne malgré la concurrence du CSKA et du Spartak, 20 ans lui aussi, Kirill Kombarov. Un peu plus haut sur le terrain, et ce pour accompagner Wenio dans l’axe du milieu, le tout jeune Uruguayen de 19 ans à peine, Michael Acosta. Sur les ailes de ce milieu de terrain, nous retrouverons à gauche le prodige hollandais John Goosens, débauché chez les jeunes de l’Ajax, ainsi que l’ancien Monégasque et Interiste Mohammed Kallon, qui sera une des stars de l’équipe sur le flanc droit. Enfin, devant, un buteur complet venu de l’arrière pays Roumain, Bogdan Stancu. Je finis avec 2 joueurs de gros calibre, le libéro international argentin Gustavo Cabral et le meneur de jeu uruguayen Ignacio Gonzalez, tous deux nous rejoindront cet hiver après expiration de leur contrat. »

J’ai été vite, très vite. Peut-être même tellement vite que j’en suis paru dépassé, voire pataud dans mes dires et dans mon annonce. Après tout, à quoi bon s’étaler, les médias sont faits pour ça, ils auront bien le temps de chercher la moindre histoire à propos de mes recrues. Moi je suis sûr de l’apport de mes gars à l’équipe, à court ou moyen terme, j’ai fait 4 fois le tour de la planète, ruiné mon opérateur de téléphone, dépensé autant d’essence qu’un 36 tonnes sur la route 66, alors bon…

J’ai bien senti qu’à la vue de Mohammed Kallon, quelques messes basses et un brin d’étonnement se sont élevés dans la salle. La voici la star, la vraie, mon chouchou, celui qui dans mes rêves crucifiait Casillas à Bernabeu et l’ailier droit qu’il nous manquait.

Avec ses tresses façon Vagner Love, le Mister nous avait annoncé ces recrues d’un air de dire « Demerdez-vous pour savoir qui c’est ». Après tout lui le sait, son staff aussi, c’est le principal. C’est en pensant comme ça que je me rendis compte, encore une fois, que ce métier me lassait. Pourtant, ces recrues avaient tout pour plaire : Utiles, talentueuses, jeunes, mystérieuses, le tout entouré de deux joueurs particulièrement connu et reconnu au niveau international, Kallon et Cabral. Pourtant, je n’accrochai pas. Je pensais à autre chose. A ma famille peut-être, laquelle m’avait abandonné après tant de temps passés à m’attendre à la maison, le plat de pâtes tiède et les lardons dissous, à attendre que, en bon fanatique que j’étais, mon article sur le match du Week-end au Barreiros soit terminé. Je les comprends, un peu…

Puis viens une envie soudaine, comme si la flamme footballistique qui reposait, à demi éteinte, au fond de moi, venait de se rallumer avec une chaleur comparable à celle de mes premières venues dans cet univers. « Maintenant que t’a plus personne pour te dire de sortir de ta bulle, reste-y et investie toi à fond dans ton boulot » je me dis…

Je repris mes esprits et, tel un écolier totalement passionné par sa prof de maths, je me tenais droit, prêt à faire ce pourquoi j’étais payé : Poser des questions.

« Je veux que ma carrière soit comme une chanson de Daft Punk »

Sortie de son contexte, cette phrase ne semble avoir ni queue ni tête. Une phrase qui frappe, une phrase qui choque, une phrase qui donne envie de voir la suite. Peut-être la même sensation qui ressort après avoir rencontré l’énigmatique, le surprenant, disons le, le touchant Terry Jonathan Evans.

« Je sais que ça peut paraître con comme ça, mais j’ai envie que ma carrière soit exactement comme une chanson de Daft Punk. Ce groupe, c’est toujours la même chose : c’est le même rythme, du début à la fin, mais dans un crescendo constant. Et, même si pendant de longs instants, on écoute exactement le même rythme, on est toujours surpris par l’aspect relativement nouveau de leur chanson. C’est ce que je veux pour moi. Une carrière qui suit le même rythme, qui garde la même ligne directrice, mais qui ne fait que s’embellir avec le temps. Mais aussi, une carrière spéciale, avec toujours cet air de nouveauté, de fraîcheur. Yep, voilà ce que je veux ».

Remise dans son contexte, cette phrase laisse présager de belles choses. Tout d’abord, Mr Evans ne semble pas dépourvu de métaphores qui feront vendre. Pour nous, journaliste, cet homme semble être du pain béni. Un vrai « Ricain », en somme. L’art du show, l’art de la phrase bien dite, toujours au bon moment. Lorsque l’on fait le métier qui est le nôtre, qu’y a t’il de plus beau qu’un homme qui fait vendre ?
Mais surtout, pour nous supporters amoureux du Maritimo Funchal, cet homme semble apporter un espoir nouveau. Comme une impression que « cette fois, ce sera différent ». Sempiternel discours depuis tant d’années, on se surprend même à y croire, encore une fois. Peut-être que oui, cette fois, ce sera différent. Et tant pis si Evans est le fils du nouveau président. Tant pis si son pistonnage fait qu’il va commander les décisions de notre équipe à la dérive depuis un certains temps. Tant pis s’il ne fait pas l’unanimité. L’essentiel est qu’il arrive à attirer le monde, qu’il fasse comprendre aux joueurs que lorsqu’ils rentrent sur le terrain, ils sont véritablement suivis. Pas par des supporters, non. Par une ville. Voilà peut-être ce qui semble être véritablement le « goal » de cet entraîneur d’outre Atlantique : la médiatisation du club, et de sa personne.

« Monsieur Evans, vous semblez avoir un grand attrait pour la médiatisation. Venir au Maritimo Funchal, n’est ce pas un « fucking » paradoxe ? »

Le Mister rit. Un rire classe, pas bourrin. Clairement, il aime mes questions. Si la plupart de mes confrères semblent avoir pour seul but de véritablement descendre le nouveau coach avant même ses débuts et n’apprécient pas son style one man show, j’ai décidé de lui laisser une chance. Pourquoi ? Peut-être parce qu’il est facile de comprendre que cet homme, cet enfant, sans public, sans écoute ne sera pas capable d’effectuer tout ce qu’il compte aboutir. Et tant pis si le Maritimo n’est qu’un tremplin. Car si Evans a de l’humour et un sacré don pour la métaphore recherché, il a aussi de l’ambition. Et il ne lâchera pas ce club avant d’en avoir fait exactement ce qu’il avait prévu.

« Monsieur Evans, vous arrivez ici, au Portugal, dans une petite ville sans prétention. Une ville qui ne colle pas à votre style, à votre rythme de vie. Vous pouvez comprendre que nous pensions que c’est simplement parce que vous êtes le fils du président que vous êtes venu dans cette ville ?

- Oui, et vous pouvez comprendre que votre question m’emmerde sérieusement, étant donné que je ne peux ni me défendre, ni me justifier, pour la bonne et simple raison qu’avant même de me voir, vous vouliez déjà « fuck my head off ».

Le torchon brûle déjà avec mon confrère de « Maritimo Desporte ». Clairement, si le Mister a de l’humour, il a aussi une sacrée poigne. Il risque d’y avoir de sacrés bras de fer avec lui. De l’action. Et si c’était cela qui manquait à Maritimo ? Une pointe de passion, colérique ou torride… N’y a t’il pas un grand danger dans le football dans le manque pur et simple d’ambition ? Quand onze joueurs trop payés ne trouvent pas choquant de terminer à quelques buts près d’une relégation, et que le public ne siffle pas ces hommes qui marchent sur le terrain ?

Il y a cinq ans, ce Mr Evans m’aurait peut-être énervé. Voir révolté. Peut-être aurais-je eu pour seul but, celui de mes confrères, à savoir de le ridiculiser, et de laisser notre paisible vie à ce qu’elle fait de mieux : la tranquillité. Mais en tant que vieil amoureux du football, je me sens en danger. En danger de rester chez moi regarder Nancy – CSKA Moscou pour voir le visage de Nico Veltin lorsque deux des clubs de sa vie se rencontrent, plutôt que d’aller regarder le Maritimo faire un piteux 0 – 0 à domicile. En danger de ne plus sentir mes poings se crisper lorsque l’attaquant de l’équipe rate l’immanquable. Je n’ai que quarante sept ans. Et je veux croire que mon amour pour le football n’est pas fini, que je suis capable d’encore crier, pleurer, chanter jusqu’à l’aube pour une couleur de maillot, et une décision litigieuse d’un homme en noir. Si Terry Jonathan Evans peut m’apporter ceci, alors je n’ai qu’à espérer qu’il réussira, et pour terminer, à lâcher un de mes derniers cris de colère avant que la monotonie m’enlise à jamais : fuck you all.

Pedro Gonzalito.

:cool:

LoveCamille
LoveCamille
Niveau 10
28 mars 2008 à 21:30:59

Sympas les recrues :cool:
Pas tres originales mais tu fais dans la valeur sure :sarcastic:
Pour ce qui est du chapitre en lui meme pas grand chose de neuf puisqu'une partie avait déja été publiée et que l'autre n'est que l'annonce des recrues mais au moins ca nous montre que tu es encore vivant et que la suite s'annonce palpitante :-p

Anfield_Gerrard
Anfield_Gerrard
Niveau 9
28 mars 2008 à 21:38:08

Je vis encore en effet :cool:

Me demandez pas la suite, ça viendra le moment venu :cool:

LoveCamille
LoveCamille
Niveau 10
28 mars 2008 à 21:39:21

La suiiite :question:

:sarcastic: :dehors: :sarcastic:

Pedro_Punkleta
Pedro_Punkleta
Niveau 10
29 mars 2008 à 18:37:41

La suite :cool:

:dehors:

antoinev13
antoinev13
Niveau 1
01 avril 2008 à 13:58:28

Très bon chapitre! Très intéressant... Il ne reste plus qu'à attendre :sarcastic:

La vidéo du moment