Si je poste la suite, vous ne rêvez pas
Mais si c'est bien la suite de la story
Et soyez gentils je sais pertinemment que ce chapitre est de loin le plus nul de tous
Merci à Marseillai
CHAPITRE 5
Le vol fut long et pénible. 2 heures pour atterrir sur Madère, alors qu'il ne nous a fallu que le double pour traverser l'Atlantique et nous retrouver dans l'aéroport futuriste de Lisbonne. La différence entre un vol international et un aller simple miteux à destination de l'île des Morues. Mais la nuance e s'arrêtait pas là. Le petit cul des beurettes, trimbalant leur jupe à travers les allées avec leur charriot a laissé place à des aisselles vastement peuplées de poils, les calmes passagers se sont transformés en pêcheurs- chasseurs - maçons frustrés de la vie sur le continent, laquelle frustration s'est visiblement transmise sous forme d'excitation à leurs gosses hideux.
Encore heureux, les Portugais avaient prévu les pièges à touriste débiles : La lecture ! Au milieu des brochures pour la pêche et la chasse au sanglier, se trouvait un "A Bola", le premier magazine sportif par chez les moustachus. Je feuilletais, mes couilles particulièrement brisées par Aaron et son oncle. L'un avait battu l'autre à PES, les deux braillaient et moi j'en chiais pour lire peinard. Enfin bon, j'ai tout de même réussi à trouver l'article qui parle de moi. Je réalisais avec bonheur la vitesse à laquelle les nouvelles se propageaient de chantier en port de pêche, mais je fus vite calmé par la critique facile et à forte tendance extrémiste des journalistes moustachus. Jugez plutôt :
Un américain entraineur du Maritimo
Nous avons appris il y a quelques heures,que le nouveau président du Maritimo, Jerry Evans, a choisi le nom du nouvel entraineur qui n'est ni plus ni moins que son propre fils, Terry Jonathan Evans. Cette situation est plutôt irréaliste,mais elle l'est encore plus quand on se penche sur le passé de ce soit disant entraineur qui n'a comme seule expérience dans le monde du football deux saisons,dont une en tant qu'adjoint, à entrainer des jeunes américains de 18ans . Ce choix a été vivement critiqué par Pedro,le porte parole des supporters du Maritimo,que nous avons interviewé,
-Bonjour Pedro,que pensez vous de la nomination du Fils Du Président à la tête de votre club préféré ?
-Pedro : C'est un scandale ! De qui on se moque là ? Un inconnu américain débarque et rachète notre club pour caser son fils sur le banc.. Le club est dans la merde depuis quelques années et on nous fout des gens sans aucune expérience dans le monde du football,c'est pathétique.Bien sur je m'attendais à ce qu'on nous ramène Capello,mais de la a nous lâcher un ricain qui n'a comme seule expérience une saison à entrainer des manchots de 18 piges,c'est vraiment n'importe quoi.
-Ne pensez vous pas qu'il y ait une chance pour que ce choix se révèle être un bon choix en fin de saison ?
-P: Une chance ? Une chance sur 10000 surement.Un club comme le nôtre a besoin de connaisseurs nous ne voulons pas d'entraineur sortis de nulle part. Encore le président ca passe vu qu'il n'est la que pour son porte monnaie, mais l'entraineur est très important pour que l'équipe tourne bien,et je n'ai pas confiance en ce petit black...euh en cet inconnu qui risque de faire plus de mal à ce club qu'autre chose ...
-Vous jugez tout de même Mr Evans très vite non ?
-P: Ecoutez, nous on aime pas les jeunes, on aime pas les noirs. Les jeunes ça a des boutons et ça gueule comme un taré dés que le transsexuel de Tokio Hotel se trouve à moins de 500m et un noir... bah voilà quoi merde !
- Vous êtes un peu raciste il me semble...
-P: Ah mais on ne peut plus parler d'arabes sans se faire traiter de raciste, on peut plus parler des juifs sans passer pour un anti-sémite...
On peut également comprendre le racisme" des Ultras verts et rouges. Un noir sur le banc, c'est inédit, et l'inédit ça fait peur. Evans aura t-il sa place sur le banc ? Ne serait-il pas mieux en compagnie de ses cousins ? A t-il gardé le bâton de bois généreusement laissé par son oncle afin ne pas se sentir trop seul ? S'en servira -t-il pour frapper des joueurs en mauvaise forme ?
La peur règne à Funchal, et toute l'île a peur pour son club chéri, un club qui tient à progresser au fil des saisons mais qui devient une entreprise familiale, laquelle permet à toute la petite famille New-Yorkaise de s'offrir une place au soleil. En espérant ne pas voir le fils Evans idolâtré après son premier tir cadré comme le fut, à un niveau bien supérieur, le petit Enzo Zidane..."