Cette Âme en peine erra pendant longtemps, sur les chemins, se nourrissant de ce qu’elle avait trouvé, au gré de ses allées et venues vers l’inconnu. Elle est à la recherche de vengeance. Une vengeance pourrie qui la détruit encore plus… Joyeuse et pleine de vie autrefois, elle est maintenant froide et emplie de rage. Une rage incontrôlable qui la fera voyager à travers plusieurs pays. À la recherche de ceux qui ont tué sa famille, de ceux qui l’ont tuée elle. Plus tard, elle découvrira la vérité. C’est elle qui a perpétré ce massacre, cette abomination, cet irrespect. Comment a-t-elle pu le faire ? Elle les aimait tant… Et elle se mit à rire. Un rire nerveux, dénoué de sentiments, un rire cruel, sadique. Il n’y avait jamais eu de soldats, c’est elle qui avait imaginé ça. Une hallucination. Ce n’était que ça…
Les genoux au sol, elle continuait à rire, elle ne pouvait pas pleurer. Elle ne le pouvait plus, ses larmes étaient devenues rires. Sa gaieté était devenue froideur. Elle voulait y mettre fin, c’était simple, il suffisait de sauter… Mais elle ne pouvait pas. Elle avait commis l’une des pires atrocités qu’il était possible de commettre dans ce monde, et elle était incapable de le faire. Il fallait que sa rédemption se fasse autrement. Elle n’avait d’autre choix que de forcer la Mort à venir.
Et elle le fit, un soir d’automne, dans un bois, aux feuilles dorées par leur mort prochaine, avant leur renouveau, six mois plus tard. Elle s’enfonça dans le doux linceul noir qui l’appelait. Et elle s’endormit, lavée de ses pêchés.
Voilà la vraie fin de ma nouvelle, j'aimerais que vous me disiez si elle est bien ou non pour être présentée en classe, parce que je suis le seul qui écrit de cette façon dans la mienne, j'ai l'impression de me trouver dans une classe de débiles. Seulement deux ou trois autres arrivent à bien écrire, mais leurs textes ne touchent pas autant que les miens.
Je ne dis pas ça pour me vanter, c'est selon les avis qui me sont donnés. 