La raclée pour les maufs ouais
1/03/2008 - KVC Westerlo v Standard
Composition d'équipe du Standard:
Espinoza, Marcos, Sarr, Onyewu, Dante, Dufer, Fellaini, Defour, Witsel, Jovanovic, Mbokani
Remplaçants:
De Vriendt, Fred, Mulemo, Goreux, Dembéle, Toama, De Camargo, Villano.
Composition d'équipe du Westerlo:
De Winter, Adams, Evens, Wagemaekers, Delen, Wils, Mennes, Farssi, Zelenka, Sariki, Van Hout
Historique:
Matches: 10
Victoires : 5
Défaites: 3
06-05-2007 : KVC Westerlo - Standard 1:1
08-04-2006 : KVC Westerlo - Standard 0:2
19-03-2005 : KVC Westerlo - Standard 1:3
18-04-2004 : KVC Westerlo - Standard 2:4
26-04-2003 : KVC Westerlo - Standard 2:3
Aucune euphorie
(GDS - Daniel Renard)
Pour être grand, il faut recevoir triomphe après défaite, et appréhender ces deux menteurs d’un même front. Merci à Rudyard Kipling pour l’idée. Avant de se rendre à Westerlo, ce samedi soir, le Standard a médité sur le sujet. Dante, qui à l'image de ses équipiers a livré une production de grande valeur mercredi dernier est revenu les pieds sur terre. D'ailleurs, si on l'en croit, il n'a
jamais plané. Son raisonnement se tient. Il est cohérent. Réaliste aussi.
"Bien sûr, tout était beau, tout était grand. Pour les supporters, cette soirée restera comme un magnifique souvenir. Nous, les joueurs, nous appréhendons cet exploit de manière un peu différente. Il nous permet d'accéder au stade suivant. C'est tout. Nous ne pourrons faire la fête qu'au moment où nous aurons gagné quelque chose. La coupe ou le championnat. Voilà pourquoi, personne n'a le droit de s'envoler. Ne vous tracassez pas: à Westerlo, nos fans retrouveront le Standard qu'ils aiment."
Ce Standard-là, apparaît de plus en plus invincible en Belgique. Un roc. Une citadelle. Imprenable camp fortifié. Les chiffres que présente la défense sont impressionnants. Depuis
l'ouverture de la compétition, les Rouches n'ont été pris qu'à quatre reprises en défaut lors de leurs déplacements. Un argument massue, qui donne mal à la tête des joueurs de Westerlo. Talentueux bouche-trou, homme à tout bien faire du bastion arrière, Dante savoure cette réussite. "Nous faisons preuve de beaucoup de solidarité entre nous. Puis il y a du talent, naturellement."
Arrière gauche ou central, Dante se défend avec un égal bonheur aux deux postes. "Cette polyvalence constitue, je pense, n atout pour l'équipe. Moi, je m'y fais sans problème. Chacun connaît mes préférences. C'est dans l'axe que je me sens le mieux. Je n'en fais toutefois pas une idée fixe."
Cette semaine, Luc Devroe, le manager du FC Brugeois a exprimé un avis concernant les sept nuls blancs concédés par le Standard. Se demandant "à quoi cela sert de rester invaincus, si c'est pour abandonner autant de points de cette manière". Dante ne partage pas totalement cette analyse. Il réplique: "Il est toujours possible de jouer sur les mots et d'effectuer des simulations mathématiques, qui forcément lui donneront raison. Il oublie juste que ce brevet d'invincibilité représente un courant fort. Quelque chose auquel on s'accroche. Vous imaginez le challenge que cela représente pour nous?" Oui, autant qu'une pression supplémentaire qui s'exercera encore ce soir à Westerlo. "Forcément, plus nous avançons, plus ceux que nous croisons sur notre route rêvent d'être les premiers à nous faire trébucher."
Emmené par son capitaine, Steven Defour, le Standard ne doit-il finalement pas d'abord se méfier de lui-même? "Je ne ressens pas cette impression.", poursuit Dante. "Nous parvenons toujours à nous concentrer sur notre sujet. Il n'y aura pas de relâchement dans notre chef. Restons donc réalistes. Ce qui s'est produit en Coupe de Belgique, au Cercle de Bruges, peut arriver en championnat. Un jour sans, un arbitre qui se trompe, un adversaire en état de grâce et ça y est,vous subissez une défaite." Et Dante de conclure: "Nous poursuivons notre chemin, cependant, nous ne sommes pas encore arrivés là où nous le voulons." Cette route de la gloire passe par Westerlo. Un endroit où le Standard n'a pas l'habitude d'enfoncer un genou en terre.
Steven Defour signe un nouveau contrat
(GDS - Daniel Renard) Que des bonnes nouvelles. Que du bonheur. Qualifié en coupe de Belgique, après une soirée de légende, le Standard vient de frapper un grand coup, au moment de se déplacer ce samedi soir à Westerlo. Il a en effet prolongé le contrat de son meneur de jeu et capitaine, Steven Defour! C'est
un nouveau bail de cinq ans, que le Steven a paraphé vendredi après-midi. Le voilà dès lors lié au Standard jusqu'en juin 2013. "J'y vois la matérialisation d'une confiance, d'un respect et d'une ambition réciproque.", explique-t-il. "Entre le Standard et moi, il se passe quelquechose de bien. Quelque chose d'important. Je me reconnais dans ce
club que je veux amener au plus haut niveau possible. L'objectif premier est de remporter le titre de champion de Belgique. Ensuite, nous illustrer en Ligue des Champions."
Cinq nouvelles années ne signifient malheureusement pas que Defour sera Standardman jusqu'en 2013. Tout le monde le sait, lui y compris. "Bien sûr. C'est le foot, et c'est la vie. Un engagement de longue durée n'a jamais fait capoter un gros transfert. L'essentiel, dans ces cas-là est que tout le monde s'y retrouve. Mais nous n'en sommes pas encore là.