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Mais, Goten ne paraissait pas vouloir quitter le déni dans lequel il s'était englué. Il se saisit du corps inerte et se rua à l’extérieur du palais pour aller rejoindre ses amis dont il percevait toujours la présence. Néanmoins, lorsqu’il arriva sur la terrasse, ce ne fut ni la touffe lavande de Trunks qui se jeta sur lui, ni même la crête d’Uubu, mais les tignasses blondes et brunes de Marron et Danté.
- Qu’est-ce que vous faîtes, ici ? lâcha t-il, circonspect.
- On est venus pour te sauver, avança le fils, la mine réjouie.
- Tu as fait le bon choix ! s’exclama Uubu en lui tapotant l’épaule.
Cependant, le visage défait de son partenaire lui fit clairement comprendre que l’heure n’était pas tout à fait aux réjouissances. Quelque peu désemparé, l’ancien pupille de Goku se retourna, cherchant dans le regard de Shibito de nouvelles certitudes. Il le vit détourner le regard, et il comprit alors.
Oui, lecteurs, il est de certains moments où un regard vaut mieux que tous les discours du monde…
Dendé était mort. Et tout tendait à croire que les deux Trunks iraient rapidement le rejoindre…
- Ne meurs pas, Trunks ! cria Goten, complètement pétrifié. Shibito, fais quelque chose, enfin !
- Désolé, Goten, mais je n’y peux strictement rien !
- Allez, Goten, ça ira, bredouilla Chibi Trunks d’une voix à peine distincte. Ne t’en fais pas, on se reverra ! N’empêche, quand j’y pense, je me dis que j’ai toujours crû que si l’un de nous deux devait mourir en premier, ce serait toi !
- La ferme !
- Prends soin de toi et de ta petite famille !
Les yeux de Trunks s’injectèrent de sang. Il fut parcouru de violents spasmes, et il recracha plusieurs gerbes de sang. Son ami voulut s’approcher de lui, mais il le lui défendit formellement.
- Combien de fois vous le répéterais-je ? Ne vous approchez pas ! Je suis contagieux ! D’ailleurs, c’est un miracle que vous n’ayez pas été contaminé ! Je… je m’en voudrais toute ma vie si l’un de vous venait à chopper cette fichue maladie !
- Bah comment c’est possible vu que tu vas mourir, fit remarquer le fils de Marron.
- T’es beau, fort, drôle. T’es sûr que tu serais pas de moi ? ironisa lança l’agonisant avec un sourire.
La douleur s’amplifia. L’oxygène commençait lui manquait. Il suffoquait. Il déglutit et reprit péniblement :
- Dante, fais-moi une promesse.
- Quoi ? Tonton Trunks.
- Promets-moi d’être un meilleur combattant et un meilleur danseur que ne l’est ton père.
Sa souffrance allait croissant et décomposait à présent son visage, imbibé par la sueur et la crasse.
- Goten, j’ai une faveur à te demander : achève-moi !
- Quoi ?!
- Je n’en peux plus de cette souffrance. Alors, par pitié, achève-moi !
Goten fronça les sourcils. Dans d’autres circonstances, il aurait opposé un refus catégorique. Cependant, il savait par expérience ce que l'on ressentait lorsque l’on s’évertuait à contrôler votre existence. Par conséquent, il ne daigna pas opposer de résistance et acquiesça.
- Ferme les yeux, dit-il à l’adresse de son fils, je ne veux pas que tu voies ça.
Sa main se posa sur le visage du mourrant, sur lequel s’étalait un sourire en coin. Un sourire qui se transforma bientôt en une grimace de douleur…
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Kakarotto était parti à la recherche de Végéta au moment même où il avait perçu son énergie décliner pour ne plus jamais s’arrêter. De toute évidence, son équipier n’avait jamais pu atteindre le Palais Céleste et endosser les nouvelles responsabilités qu’il lui avait été confié. Pourtant, ce dernier restait introuvable comme s’il s’était brusquement volatilisé. Seule trace de son passage, des immenses flaques de sang qui parsemaient la verdure et les premiers hectares de la tour qui menait au Palais Céleste.
Goten n’y est pas allé de main forte, finit-il par concéder… Goten… Il n’avait pas eu besoin de faire le lien de cause à effet entre la lettre qu’il trouva au pied de son lit et la disparition de Végéta pour comprendre… Le ki de Goten avait imprégné les lieux de l’attaque et les alentours d’une odeur si fétide qu'elle rendait sa présence facilement détectable. Lorsque l’incommodante senteur vint à ses sens, des souvenirs enfouis dans son esprit remuèrent en lui, tels les remous d'une rivière; et il se rappela alors au beau souvenir d’Evil Goten.
Jusqu’à quand cette situation perdurerait-elle ? se demanda t-il, le vague à l’âme.
Il rebroussa son chemin et s’envola à la recherche de Végéta et d’un remède qu'il espérait réel contre ce mal poignant, insaisissable, qui ravageait la vie d’un fils qui avait déjà beaucoup trop souffert…
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Et pendant ce temps, Mizaku Sentaro somnolait paisiblement, indifférente à ce climat larmoyant qui sévissait sur Terre. Elle était d’un âge des plus avancé, souffrait d’un mal incurable et avait appris qu'il ne lui restait plus beaucoup d’années, devant elle.
Elle allait mourir… Alors, autant emporter le plus de monde avec elle, avait-elle conclu, dans un élan de gentillesse.
Un milliard cent trente huit mille personnes criaient à la maladie. A la peine. A la douleur. Pourtant, Mizaku se refusait catégoriquement à les entendre.
Quand je vous dis que parfois... une seule...une seule personne peut tout changer…