http://www.zataz.com/news/15830/gold-farmers-wow-world-of-warcraft.html
Menaces de mort autour du business de World of Warcraft
Publié le 04-12-2007 à 18:07:08 dans le thème Jeux - Culture
Pays : International - Auteur : Damien Bancal
Note des lecteurs: 4.7/5
Avec près de 10 millions d´adeptes, World of Warcraft n´interresse pas que Vivendi. Des entreprises, dont IGE, se sont montées pour revendre des personnages numériques gonflés à l´esclavage d´humain.
Le business autour de World of Warcraft ne cesse de prendre de l´ampleur. Les millions de dollars qui se font via ce jeu en ligne persistant attisent bien des convoitises et les dérives mercantile de World of Warcraft. Aujourd´hui, pour ce jeu de rôle en ligne massivement multi-joueurs (Massively Multiplayer Online Role-Playing Games – MMORPGs), tout est à vendre pour devenir le plus puissant. Un vrai trafic est né autour de ce jeu, souvent orchestré par des groupes très efficaces et particulièrement bien organisés. Des sociétés se sont même montées pour revendre des personnages, épées magiques, pièces d´or et autres items. Des sites web comme Ige.com (ou encore ses filiales comme igxe.com) basé à Shanghai, monté par un américain, et qui aurait été revendu, voilà quelques mois (fait qui reste à prouver, NDR).
IGE est le leader mondial de la revente d´avatars, pièces d´or, ... Les acheteurs ? Des joueurs ne souhaitant pas passer des jours et des jours à jouer. Pour 35 dollars, l´internaute reçoit 700 pièces virtuelles. Les plus tricheurs peuvent acquérir 25,000 pièces d´or virtuelles pour plus de 1,200 vrais et beaux billets verts. "Il y a beaucoup d´argent à se faire, confirme Pascal, un joueur Canadien, il suffit d´être organisé". Une organisation qui ressemble plus à de l´esclavage. Canal Plus a d´ailleurs diffusé, dans Jeudi Investigation, un reportage sur ce business. Un business que nous avions relayé, en mars dernier, dans le second hors-série web d´Entrevue.
Le batiment qui loge les nouveaux locaux d´IGE à Shangai.Le site d´IGE, numéro 1 du secteur, a été fondé par Brock Pierce (ancien acteur de séries Z), un américain d´une vingtaine d´années, originaire de Los Angeles, et secondé par John Malfece. Derrière IGE se cache un vrai esclavagisme à la Chinoise. Si à Los Angeles se sont une quinzaine d´employés qui travaillent pour IGE, l´armée de IGE est délocalisée, notamment en Chine. C´est la société Internet Gaming Entertainment LTD & Affinity Media (WenXin Plaza), dirigée par Rendey Xu, qui se charge du lien entre le nouveau monde et les sous-traitants Chinois (Tietou Gaming Workshop - fermé ; Donghua Gaming Workshop; ...) Des centaines de joueurs, payés entre 40 et 60 centimes d´euro par heure pour jouer, 12 heures non-stop afin de fournir un bataillon de personnages qui seront revendus le prix fort sur la toile. Des fermes de joueurs, des "Game farming". De l´élevage électronique en quelque sorte. Intéressant, le reportage de Jeudi Investigation a interrogé un responsable d´une PME chinoise de "Game farming", un certain monsieur Lao Liu. Pour la petite histoire, ce nouvel esclavagiste était lui même un Game farmer, en juillet dernier, chez Donghua.
Et l´argent semble couler à flot pour ces revendeurs, Star Wars Galaxies, Dark Age of Camelot, Everquest II, Lineage II, Guild Wars, Final Fantasy, Lord of Ring Online, et beaucoup d´autres servent de support à des ventes pourtant interdites par les éditeurs. "Certains joueurs s´en moquent de payer, confirme Pascal, Dans ces mondes virtuels ils sont enfin quelqu´un. Et si en plus ils peuvent être forts et puissants. Ils sont heureux".
Seulement la réalité est bien plus horrible que ça. Pendant que des joueurs du monde entier enrichissent le business de IGE, IGE semble profiter de jeunes paysans Chinois, eux-mêmes exploités. IGE achète aux chinois 0.35 euros la valorisation d´un personnage. IGE peut revendre cette modification plusieurs centaines de fois plus. Le reportage de jeudi Investigation en donnera d´ailleurs un aperçu percutant. Dans les nouveaux locaux d´IGE (voir ci-dessus), basés à Shanghai, un responsable d´un "Game farming" va prendre en otage une secrétaire, menaçant de la tuer avec une arme, si ce dernier ne recevait pas l´argent qui lui était du.
Alors, pourquoi Blizzard, et maintenant Vivendi, n´agissent-ils pas ? Certains diront qu´il est plus rentable de couper l´accès à dix joueurs, dont à dix jeux. L´année dernière, Blizzard a banni 50,000 comptes de joueurs Chinois. Chose est certaine, ça n´a pas pour autant fait baisser le business. Il y aurait des milliers de PME comme celle de M. Liu. en Chine. Le chiffre d´affaire de l´argent virtuel est estimé à plusieurs milliards de dollars. De leur côté, quelques Chinois continuent de grandir, grossir, au grand dam de milliers d´autres, flexibles à souhait et victimes du capitalisme sauvage.
---->Voilà une bonne raison de ne pas faire un WoS. Ne pas reduire en esclavage les pitis chinois.
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Je cite une réaction que je plussoie :
"Publié par Nav. le 04.12.2007 à 16h08
Nan mais dire qu´il y a des gens qui paient pour jouer à Wow, alors qu´eux sont payés pour jouer! Mais il est là le vrai scandal !! !"
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tout cela n´a aucun sens
un jeu ne devrait pas être seulement un gros bizness
