Italie
- Somalie #
On vient de recevoir les informations envoyées par le satellite sud-africain. L'assaut final sur Mogadiscio ne peut avoir lieu maintenant faute d'hommes mais on promet à l'état major allié que, dès que la prise de Merka sera effective, la capitale somalienne deviendra sous contrôle allié.
1h du matin. Environs de Merka.
Nuit claire rythmée par les bruits de combats et d'explosion.
" FEUUUU A VOLONTE ! "
Une demi-douzaine de chars Oliphants crachent leur obus vers les tranchées somaliennes, abritant plusieurs centaines de soldats équipés pour la plupart d'AK-47, voir pour certains d'armes désuètes de la Seconde Guerre Mondiale.
Un détachement lourd allié envoie ses roquettes vers un bunker de fortune, au centre de la ligne. Les balles de Beretta, de MP5, et autres fusils automatiques fusent. A l'est du champ de bataille, deux MG-750B surchauffent après un tir continu de 120 balles. Deux infirmiers courent pour soigner les mains brûlées des soldats touchés.
Les grenades volent. Un sud-africain voit son bras arraché par une explosion. De l'autre côté de la ligne de combat, ce sont deux italiens qui sont jetés au sol, brûlés et avec plusieurs côtes fracturées, une roquette venant de s'écraser à 3 mètres d'eux. Les combats sont d'une rare intensité et malgré leur surnombre, les alliés piétinent.
De l'autre côté de la ville, un détachement de 100 hommes court rapidement en direction du QG somalien en place : il faut capturer le général ennemi. Progressant par trois groupes d'à peu près 30 hommes, ils empruntent des tracés différents. Leur but, la mairie de la ville, défendue moyennement, alors qu'en temps normal plusieurs centaines d'hommes gardent le lieu. Ils sont en l'occurence, en ce moment même, occupés sur le front, dans les tranchées, subissant le tir de barrage des italiens et des sud-africains.
Bientôt, trois snipers abattent les gardes extérieurs du bâtiment sans que l'alerte soit donnée. Les hommes entrent dans la bâtisse, lunettes de vision nocturne vissées sur leur casque. Un groupe entre par le sous-sol. Un autre par la porte sud, et l'autre par une porte de service. Une dizaine d'hommes forment un périmètre autour de bâtiment pour empêcher que le général s'enfuit et pour éviter que les groupes d'assauts soient dérangés par des visiteurs opportuns.