Italie
L'Arabie Saoudite ayant annoncé sa reddition, les forces militaires italiennes mises sur pied à Palerme sont redéployées dans leurs bases dans tout le Sud du pays.
On commence la politique de "grands travaux" en Somalie ; des entreprises italiennes y établissent leurs locaux et au vu de la réussite serbe là-bas, on parle déjà d'une Ruée vers l'Or -à prendre au second degré, il n'y a pas d'or.
La plupart des coopératives agricoles -qui appartiendront à l'Etat, publiques donc- seront construites dans le sud, ou le climat de type tropical est favorable à l'implantation de cultures, plus que partout ailleurs dans le reste du pays.
Reste du pays où le climat est aride et la culture sera donc plus difficile. Pour palier à ça, les scientifiques recherchent de nouveaux type de graines génétiquement modifiées capable de résister aux conditions climatiques -moins d'eau, plus de chaleur- somaliennes.
Pour éviter l'eau de s'évaporer, on projette de créer des bassins de rétention d'eau et de nombreuses diguettes qui empêcheront l'eau de s'infiltrer dans le sol, et ainsi de pouvoir l'utiliser pour l'agriculture -repris d'un projet dans le Sahara qui avait très bien fonctionné-.
Pour rabaisser les coûts de construction, les travaux se feront en grande partie par la population locale désoeuvrée, encadrée par quelques ouvriers hautement qualifiés.
En Serbie, à Debar, l'artillerie et les chars ont été postés sur les hauteurs entourant la ville. On mine le terrain et des snipers sont postés un peu partout, chargé de semer la confusion chez les macédoniens.
Le 22 janvier, vers midi, les premiers tirs d'artillerie alliés et les premières explosions retentissent : l'ennemi a été repéré, avançant vers Debar, avec pas moins de 11000 hommes, ayant apparemment pu recruter parmi sa population de nombreux hommes suicidaires. Ils sont le plus souvent légèrement armés.
Macédoine, environs de Debar
22 janvier, 13h21
" - Ces enfoirés, ils bombardent nos positions ! AVANCEZ SOUS LES ARBRES, MACEDONIENS ! "
Sous une pluie d'obus, les autochtones plongent au couvert des arbres, échappant pour quelques temps à la fureur serbe et italienne. Leurs quelques chars ont été rapidement détruits, causant seulement la perte de deux Ariete italiens du côté allié. Les soldats ne comprennent pas pourquoi ils sont là, pourquoi la Macédoine a été attaquée.
Le plus souvent, ils ont été levés de leur lit tôt, un matin, il y a à peu près une semaine, puis envoyés dans des camps d'entraînement avec la promesse d'un gros pactole. Si ils survivaient.
L'homme à côté d'Amenopoulos voit son corps exploser dans une gerbe de sang.
" - Des mines ! EN PLUS ! Que pouvons nous faire ?! "
Les expérimentés soldats serbes commençent à arriver aux abords de la forêt, les échanges de coup de feu recommencent. Quelques grenades explosent de part et d'autre.
Les pertes ne se chiffrent plus du côté macédoniens et leurs cadavres jonchent le sol, elles sont beaucoup plus faibles du côté allié.
C'est alors qu'un haut-parleur retentit dans la vallée :
" - Peuple de Macédoine ! Si vous rendez les armes, nous vous promettons de ne rien vous faire et de vous laisser rentrer chez vous. Nous savons que le gouvernement vous a promis de l'argent pour combattre, et nous vous le donnerons. "
Pendant quelques instants, les tirs continuent, puis se font moins entendre, hésitants, jusqu'à se stopper complètement.
" - Soldats, rendez vous. Cette bataille était perdue d'avance, vous avez bien combattus mais ils sont plus forts. "
Les soldats macédoniens sortent des fourrés, désarmés, les bras en l'air.
La Bataille de Debar est une réussite.