~\\¤\\~ Nation Arc-en-ciel d‘Afrique du Sud ~//¤//~
Canyon de la Fish River, Namibie
31 Mais 2013, 3h12am
Nuit noire, 9°
La nuit se cache dans son imperméable manteau noir. On y voit pas à trois mètres. L’unité de la 17th Force Recon ont dû s’équiper de leurs lunettes de vision nocturne. Le temps est optimal pour s’approcher discrètement de l’ennemi sans éveiller les soupçons, celui-ci étant dépourvu du matériel qui lui permettrait de riposter dans ces conditions, afin d’obtenir des informations sur ses mouvements et ses emplacements.
Des bruits de pas transperce celui de la brise qui transporte le sable à travers la vallée. Ce sont dix soldats de la 17th Force Recon. Lunettes sur les yeux, armes au poing, ils avancent, se rapprochent de la position ennemie tant convoitée. Puis, d’un signe bref de la main, l’officier, en tête, somme à ses hommes de stopper la marche. Ils sont désormais au bord du canyon. Toujours par le langage des signes, le leader d’unité ordonne à ses hommes de se baisser. Ces derniers se mettent à plat ventre et rampent jusqu’à la bordure.
Il y a de l’activité dans la vallée. Les lampes torches éclairent les lieux. Les soldats namibiens déchargent des camions de caisses, probablement des vivres et des munitions, et établissent un campement rapide pour la nuit. Deux chars T-55 fournissent l’appui feu. Il y a également 2 Casspir et trois 4x4 Wolf. Tous les hommes sont équipés d’AK-47 et de grenades à fragmentation.
L’officier recommence à faire des signes. Ses hommes ont l’air de comprendre et acquiescent d’un hochement affirmatif de la tête. Trois partent au Nord-Est de la position des sept autres.
En quelques minutes, deux tirs de missile illumine brièvement les positions de l’unité de reconnaissance, puis, les deux Ingwe anti-tank viennent percuter les T-55, anéantissant les engins et expulsant son équipage qui rodait autour de leurs véhicules. Puis, le sniper de l’équipe tir, avec une précision déconcertante pour l’ennemie, dans un des bidons du camion, protéger par une simple bâche, marqué de l’insigne « explosif ». Le carburant prend flamme, embrasant la nourriture et le camion par la même occasion. Très vite, les soldats sud-africains changent de position, se dispersent, et tirent sur les namibiens, déboussolés et pris au dépourvu. Les CR-21 montés de leur lunette permettent à ses possesseurs de ne pas faire de quartier, qui profitent en plus de l‘effet de surprise et de leur position surélevée. Les soldats namibiens se réfugient derrière leurs véhicules, mais un autre missile Ingwe vient se loger dans l’un des Casspir. L’onde de choc renverse un des 4x4 Wolf, désormais inutilisable.
Il ne reste plus personne, presque. La position des sud-africains n’a même pas été repérée. Pour achever les dernier résistant, les militaires de la 17th lancent une demi-douzaine de grenade à divers endroit du camp namibien. Les explosions, presque simultanées, détruisent un second 4x4 et l’autre camion ravitailleur. Il n’est que le seul survivant. Il jette son arme, se met à découverts, à genoux, les mains sur la tête. Le sniper le tient en joug.
- « Que fait-on capitaine, demande le sniper.
-Abattez-le, répond d’un ton glacial son supérieur.
-Mais c’est un prisonnier de guerre, continu le soldat.
-Nous ne pouvons pas aller en abs pour le faire prisonnier. Et nous ne pouvons repartir lui vivant, cela représente un trop gros risque. Abattez-le, c’est un ordre. »
Une détonation, un mort…
L’endroit est marqué au stroboscope infrarouge. Demain, une équipe viendra inspecter les carcasses. Cette nuit-là a été rythmée par les tirs d’artilleries sud-africains. À d’autres endroits du massif montagneux, les combats se sont terminés à coup d’obus, l’infanterie se chargeant de marquer les cibles, sans intervenir.