Eva : je disais ça surtout pour Médryl, j´ai bien vu et je sais bien que tu ne t´inspires qu´en partie de SC...
Voici ma suite :
Bonne lecture
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La forêt Materite, immense territoire inexploré. Elle devait son nom aux gemmes du même nom. Ces pierres étaient très prisées pour leur résistance exceptionnelle et leur rareté. Cette région reculée d’Ivalice avait jadis attiré les foules. Mon village natal, Minoria, est d’ailleurs né pendant cette période. Mogs, Vangaa, Vieras et Humains avaient alors cohabités dans un même but : Récolté les si précieuses pierres bleutés. La contré avait alors connu richesse et prospérité.
Malheureusement, chacun sait que le bonheur ne dure jamais. Gloire et fortune disparurent aussi vite qu’elles étaient apparu. Le minerai devint vite rarissime. Les peuplades dépitées, désertèrent peu à peu laissant Minoria, jusqu’à ce jour si prolifique, sombré dans l’oublie. Aujourd’hui là où se trouvaient autrefois les carrières se dressait d’immenses arbres, leurs cimes défiant les cieux.
La forêt était l’objet de mille légendes. Certains affirmaient que des druides y tenaient des assemblés, réveillant les esprits des bois. D’autres lui prêtaient un respect mystique, affirmant qu’elle était le repère de Dieux désormais oubliés.
Le fait est qu’aucun être humanoïde n’y mettaient plus les pieds.
Je m’enfonçais dans la végétation à coup de machette. Les rayons du soleil filtré par la végétation éclairaient nos pas.
- Avances Zek ! Tu traînes !
- Ouais, ouais ! Minute !
Un coup à droite, un autre sur ma gauche. Un revers du droit, un coup à gauche. Mon bras suivait machinalement ces gestes depuis l’aurore. La bruine emplissait l’air ambiant. La rosée perlait encore sur les feuillages qui nous entouraient. A chaque coup, une pluie fine s’abattait sur nous, nous trempant littéralement. Ma tunique de cuir retenait tant bien que mal les gouttelettes perlant dessus. Mon bras commençait à s’ankyloser. J’arrêtai quelques instant le temps de reprendre des forces. Inspirant profondément, m’étirant tant bien que mal, mes épaules craquèrent. La calme régnait en maître. Seul le son de nos voix et le bruit des branchages coupés net brisaient ce silence oppressant. Je respirais le doux parfum de fraîcheur me remémorant les paroles du vieil homme.
« Partez à l’aube et dirigez vous toujours vers le Nord. Quand le soleil sera au zénith suivez le. Que le soleil vous fasse toujours face. Le temple se trouvera sur votre chemin… »
- Allez ! Grouilles toi ! Je ne tiens pas à y passer la nuit !
- Facile à dire ! C’est moi qui fais tout le boulot ! Passe devant si t’y tiens !
- Ne sois pas aussi antipathique. J’ai découvert comment être cent fois plus riche que le chef du village. C’est donc maintenant à toi de faire joué tes bras pour m’aider.
Je tournai la tête lui adressant un regard glacial. Le sourire toujours aux lèvres signe de son air enjoué, les yeux malicieux : Médryl prenait toujours cet air faussement innocent quand il s’agissait de se défiler. Les cheveux d’ébène, le visage dur, la mâchoire carré. Son physique contrastait étrangement avec son caractère. C’était un coureur de jupon invétéré et le plus grand guignol que la terre eu jamais porté. Je le connaissais depuis ma plus tendre enfance.
- D’une ce n’est pas toi qui a découvert l’endroit, c’est le vieil étranger qui te l’a dit. De deux j’étais avec toi quand il t’en a parlé. De trois, tu es aussi fort que moi et pas plus chargé. Alors… tu passes devant !
- Aie ! La douleur me tenaille ! J’ai mal aux bras ! J’ai du me froisser un muscles…
- Te froisser un muscle… ? Ce ne serait pas en faisant des galipettes avec Ehilyn par hasard ? !
Il éclata d’un rire franc.
- Que veux-tu Zek, je n’y peux rien : Je fais le cerveau, tu fais les muscles. C’est dans l’ordre des choses…
- Toi, Le cerveau du groupe ? ! Ne dis pas n’importe quoi ! ... et arrête de faire ton air de malheureux !
- Arf ! c’est bon ! Tires pas cette tête, dis !
- « Continues comme ça et on va s’attirer les fauves du coin. » Marmonnai-je
- « Mais non ! Te fais pas de bile pour ça ! Regarde : Héhoooooooo ! Je suis Médryl, Tremblez devant moi ! » hurla t-il les bras écarté en signe de défit. « Tu vois ? Toujours aucun bruit ! »
« Ton ami t’apportera le malheur si tu l’emmènes là-bas » m’avait dit le vieillard entre deux profondes inspirations…
Il n’y a plus aucun doute là dessus… Si il ne se calme pas dans les prochaines minutes je vais finir par l’étrangler…
Nous marchâmes pendant des heures, suivant méticuleusement les conseils du vieil homme. Imperceptiblement, la végétation se dispersait. La flore se fit moins dense. Une forme blanche se dessina entre les arbres.
- « Encore un petit effort ! Nous y sommes presque ! » lui dis-je le souffle haletant.
Enfin, nous touchions au but. De la lumière !
Nous courions maintenant hypnotisés par cette lueur blanchâtre filtrant devant nos yeux. J’enjambais lestement les racines. Les branchages me fouettaient le visage. Je m’arrêtai soudain, fis encore quelques pas hésitant. Le sol était bien plus ferme qu’auparavant. Je glissai mon regard à mes pieds, relevant peu à peu la tête.
Nous nous trouvions désormais à l’orée d’une clairière. Des dalles recouvraient le sol. Des touffes d’herbes clairsemées naissaient au creux d’entre elles. Le lierre envahissait la pierre de toute part. Une ébauche de mur, des bâtisses délabrées, une porte calciné, des piliers brisés. Aucun doute : cet endroit avait été abandonné depuis fort longtemps. Au centre, un massif rocailleux sortait de sous terre.
- C’est ça, le temple du vieux ? ! Un gros caillou et un village en ruine ? ! Il s’est foutu de nous le vieux schnock !
- On vient à peine d’arriver et tu te mets déjà à râler ! Tu fouilles à gauche, je jette un œil à droite, d’accord ?
- Mouais…
Le temps avait fait des ravages. Pas un seul monument ne tenait encore debout. Seul le bruit de mes pas venait troubler le silence morbide des lieux. La nature elle-même semblait s’être tue.
- Tu trouves quelques choses Médryl ? ! Y a rien de mon coté…
- Rien à signaler de mon coté non plus.
Un mouvement rapide, un bref ricanement. Je tournais vivement la tête. Rien. Curieux, j’aurais pourtant juré voir quelque chose.
« Médryl ? »
Le monticule rocheux attirait mon regard. Je m’en approchais, sceptique. De la taille d’un Vangaa, la surface rocheuse était étrangement régulière. J’en fis le tour, passant ma main sur sa surface, glissant sur la mousse qui la recouvrait.
« Viens à moi ! ».
- Hey ! Arrête de jouer, ce n’est pas le moment…
« Cherches moi ! »
Mon cœur commençait à battre la chamade, je dégluti avec peine, sorti ma gourde et étancha ma soif.
Un bruit derrière moi. Je pivotai brusquement. Toujours rien. Je tournai à présent sur moi, scrutant attentivement les environs. Je fis quelques pas, prudemment.
- Yoh !
Mon cœur bondi dans ma poitrine. La main à la ceinture, je me retournais dans un sursaut.
- Qu’est-ce que t’as ? T’as trouvé un truc ? !
- Me refait plus jamais ça ! Encore un peu et j’avais une attaque !
Je m’adossais contre le rocher, sentant la surface lisse contre mon dos, je pris une profonde inspiration… « Lisse ? »
Je fis un bond en avant, sautant tel une puce sur le dos d’un Nu-mous. J’arrachais le lierre avec une rare vivacité.
- Ne Reste pas planté là ! Aides moi !
La surface plane fut très vite débroussaillée. Une fine rainure la délimitait. Instinctivement nous poussâmes de toutes nos forces dessus. Ce qui semblait bien être une porte pivota sur elle-même dans un grincement sourd. Les premiers mètres furent alors éclairés dévoilant une première série de marche. Nos ombres touchaient maintenant les ténèbres. Médryl sorti de sa poche une pierre aussi grosse que son poing. Il la brandit devant lui et ouvrit la paume face vers le ciel. La pierre se mit à étinceler, brillant d’une lueur blanche. De l’ambre… surnommé le Soleil d’Ivalice, elle émettait des propriétés insoupçonnées dans la pénombre. La lumière vacillait devant nous éclairant sur quelques mètres.
- Prêt ?
- Et comment ? ! lui répliquais-je.
Nous pénétrâmes dans le long escalier sinueux. La porte se referma derrière nous, nous plongeant inexorablement vers les entrailles de la Terre.
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Voilà, voilààààààà...
Dites moi ce que vous en pensez s´il vous plait...
Merci d´avance 