Hum... ahem... Oyé, oyé... voici la suite de ma fic... après une attente quasi insurmontable, vous allez avoir un ´ti kek´chose à vous mettre sous la dent...
Chapitre II – L’orbe bleu
Le jour s’était levé, consumant la terre et écrasant les environs sous une chaleur torride. On pouvait entendre le crissement de criquets frottant leurs pattes les unes contre les autres. Seul les piaillements des corbeaux qui picoraient les restes de matière grise du voleur, venaient troubler cet éternel chant du désert. La scène n’avait guère changé depuis une heure, Tanis continuait de serrer la dépouille de Drake contre lui, cependant les larmes avaient laissé place au désespoir stérile de tout pleurs. Peu à peu, il reprenait conscience de ce qui l’entourait et quand il sortit de son songe, il vit que l’homme en noir le contemplait avec une avidité malsaine.
Il aurait pu être curé ou moine avec son long manteau et son capuchon rabattu qui occultait ses traits. Et sous cette sombre masse de tissu qui claquait et se tordait, de lourdes bottines à boucle et bout carré. Le manche de son épée, qui dépassait des replis du manteau, était constitué d’ivoire et avait la forme d’un dragon. Sous la capuche on pouvait distinguer son visage. Déception troublante, en un sens, que ses traits étaient fins, réguliers, sans rien des stigmates de quelqu’un qui a connu des temps difficiles et s’est vu instruit de grands secrets. Il avait de grands yeux lumineux, cependant la pénombre interdisait d’en distinguer la couleur exacte.
Tanis : « Qu’est-ce que tu regardes comme ça ? »
L’encapuchonné : « Toi, bien sur. »
Tanis : « Alors arrête. Je n’aime pas ça. »
Il détourna la tête vers Drake, en quête d’un quelconque soubresaut de la part du défunt.
L’encapuchonné : « Ton ami aura bien du mal à te suivre sur le chemin du retour. »
Tanis : « EVIDEMMENT… Il est mort ! »
L’encapuchonné : « Ah, oui, c’est exact. Quelle impolitesse de ma part d’avoir oublié ce détail ! Je sens cependant que tu t’interroges. Pose tes questions, j’y répondrai dans la mesure de mon savoir. »
Tanis : « Qui… qui êtes vous ? »
L’encapuchonné : « Je me nomme Maerlyn… mais, je ne pense pas que ce soit la question que tu souhaites vraiment me poser. »
Tanis savait qu’elle était cette question. Elle ne l’avait pas lâché, le tourmentait depuis qu’il tenait Drake dans ses bras. Elle lui brûlait la langue, tremblotait au bord de ses lèvres, mais il ne la formula pas…
Maerlyn : « Il n’y a aucun moyen de faire revivre ton ami. Trop de temps s’est écoulé, les potions phoenix seront inefficaces. Je peux cependant t’aider à conserver son âme… si tu le désires vraiment ! »
Tanis fut surpris par la réponse de l’encapuchonné. A ce premier sentiment, se mêla bientôt la peur. Il était effrayé par cet homme tout de noir vêtu qui avait pu lire dans ses pensées, effrayé que son interlocuteur ait des yeux de couleur indéfinissable, et par-dessus tout, effrayé par ses propres désirs. Ils étaient capricieux, échappaient à son contrôle. Il ne voulait pas se séparer de son ami, mais garder son âme signifiait priver la famille de Drake du deuil auquel ils avaient droit. N’était-il pas égoïste ? Certes oui… mais Tanis ne se sentait pas le courage d’affronter le regard des villageois une fois qu’il aurait raconter toute l’histoire. Il aurait aimé mourir, comme ça il n’aurait pas à subir le jugement de ses proches.
L’encapuchonné esquissa un sourire.
Maerlyn : « Tu te soucies pour ta famille ? Si cela peut t’enlever toute inquiétude… sache que le clan Borzoï a rasé ta ferme peu après ton départ. Je pense que la requête à leur encontre n’a pas du leur faire plaisir. »
Tanis était abasourdie. D’abord son meilleur ami et maintenant toute sa famille… et cela n’avait pas l’air d’affecter Maerlyn.
Tanis : « Ma famille… le clan Borzoï ? »
Maerlyn : « Je t’offre l’opportunité de te venger. En associant l’âme de ton ami à ton épée, tu seras à même de remplir cette mission. »
Le bourdonnement avait refait surface dans la tête de Tanis. Puis plus rien, le silence et les pulsations de son cœur. Ses jambes le portèrent dans une brusque détente hors de l’entropie qui le tenait et d’une voie claire il dit : « Que dois-je faire ? »
Tanis se contenta de regarder le rituel suivant. Ecoutant l’incantation, patchwork d’un dialecte qu’il ne comprenait pas. Contemplant le corps de Drake qui se transformait en une débauche de couleurs à la recherche du chemin vers le paradis. Il était émerveillé par toutes ces lucioles qui se regroupaient dans un scintillement de plus en plus intense, pour finalement laisser place à un orbe bleu. Tanis le recueilli au creux de ses mains, le contact était chaud et il sentait la présence de son ami. Il ne pu retenir une dernière larme à la pensée qu’il ne reverrait plus jamais Drake, mais au fond de lui, il savait que, d’une certaine manière, son ami ne le quitterait jamais.
Maerlyn : « Il te reste du chemin à parcourir ! »
Tanis : « Je sais… mais par où commencer ? »
Maerlyn : « Tout d’abord je connais un bon forgeron pour ton épée. Il est un peu spécial, mais tu pourras le trouver dans un hameau proche de Cyril. Voici également l‘argent volé, j’y ai déduit mon salaire, ce qui fait qu’il te reste 15 000 Gils. Le dernier conseil que je peux te donner est de perfectionner ta technique à l’épée si tu veux avoir une chance contre tes adversaires… Bonne chance, en attendant notre prochaine rencontre ! »
Tanis regardait désormais cette ombre disparaître à l’horizon, gravant ces dernières paroles dans sa mémoire. Il était également temps pour lui de se mettre en route, il avait encore du chemin à parcourir avant d’atteindre Cyril et d’y embrasser son destin.
Voili voilou... en fait g pas changer grand chose hier soir... bref g pas trop fignoler... 