Coubo à la FIU
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Le pays de Giza
Il faisait beau ce matin-là dans les plaines de la région de Giza. Une douce brise venant de l´est s´était levée voilà une heure, faisant onduler gaiement l´herbe émeraude sous un soleil d´or. Giza, contrée paisible située au sud-ouest du Royaume d´Ivalice, était surnommée à juste titre le " Pays Tranquille". Cette réputation en avait fait le lieu d´asile idéal pour nombre de retraités, peintres, pêcheurs, bref de toutes ces personnes qui préfèrent une vie en fleuve placide qu´en torrent tumultueux.
Cependant, ce calme devenu légendaire ne satisfaisait pas tout le monde, et là où la plupart des habitants coulaient des jours heureux dans cette sérénité ambiante, la jeunesse trépidante s´ennuyait ferme. Beaucoup passaient leur temps à rêver d´aventure, d´horizons nouveaux, de luttes épiques, se remémorant les récits de leur enfance. En comparaison de ces contes où le péril est le lot quotidien du héros, la réalité affichait un bien morne visage.
Néanmoins, si la grande majorité de ces jeunes avaient de tels songes, rares, voire très rares étaient ceux qui avaient du courage en suffisance pour se lancer seuls à la découverte d´une terre aussi dangereuse et inhospitalière qu´Ivalice. L´un deux, pourtant, montra davantage de bravoure que les autres et entreprit de quitter sa terre natale.
C´était probablement le dernier auquel on eût pensé pour tenter pareille expédition : un mètre quarante-sept, peureux et faible, Coubo le Mog n´avait a priori rien d´une terreur.
Mais, issu d´une longue lignée de Chevaliers dont l´honneur avait perdu de son éclat et désireux de voir du pays, il avait saisi la première opportunité qui lui avait été offerte.
Celle-ci s´était présentée sous la forme d´un carton publicitaire jaune pâle vantant les mérites de la " Final Ivalice University", un nom que Coubo voyait pour la première fois.
Ledit carton expliquait que la " FIU" – ainsi qu´on l´abrégeait – dispensait un enseignement permettant à tout Humain, Vangaa, Nu Mou, Viéra ou Mog d´Ivalice de devenir un combattant aguerri. Coubo parvint sans trop de peine à convaincre ses parents de la nécessité de redorer le blason de la famille, et quitta son village natal, Kupolis, dès le lendemain.
Son départ fit l´effet d´un véritable événement dans le village, l´étonnement se mêlant à la fierté dans les sentiments des Kupoliens, qui vinrent nombreux pour le dernier " au revoir". Portant sur le dos un solide sac en peau de Fourmilion rempli de victuailles et de quelques habits de soie, ainsi que la Lame Soleil de son illustre aïeul Coubole, Coubo disparut bien vite à l´horizon.
Une heure plus tard, une silhouette marchait sur ses traces...
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