( Comment on fait les alinéas déjà ? alt + quoi ? )
Bon avant mon chapitre :
( Fic de SGT) :
Chap 01 : page 15
Chap 02 : page 16
Chap 03 : page 19
Chap 04 : page 24
Chap 05 : page 28
Chap 06 : page 31
Chap 07 : page 37
Chap 08 : page 44
Chap 09 : page 52
Chap 10 : page 65
Interlude 1 : page 66
Chap 11 : page 70
Chap 12 : page 74
Chap 13 : page 82
Chap 14 : page 85
Chap 15 : page 100
Chap 16 : page 105
Chap 17 : page 134
Chap 18 : page 141
Chap 19 : page 148
Chap 20 : page 177
Chap 21 : page 196
Chap 22 : page 219
Chap 23 : page 237
Chap 24 : page 243
Chap 25 : page 252
Chap 26 : page 253
Chap 27 : page 257
Chap 28 : page 257
Chap 29 : page 259
La suite... :
Chap 1 : page 280
Chap 2 : page 282
Chap 3 : page 284
Chap 4 : page 286
Chap 5 : page 291
Chap 6 : page 296
Chap 7 : page 298
Et donc après ça :
CHAPTER 8
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Les négociations n’avaient pas eu lieu. Kjark était arrivé, et avait frappé. Mais Benji avait prévu cette attaque. Il tenait fermement son épée à deux mains depuis qu’il avait aperçu Kjark au loin et il savait ce qui l’attendait. Ce rendez-vous n’était qu’un prétexte.
Le combat continuait encore, et Kjark commençait à douter. Pour la première fois depuis « sa révélation », il ne parvenait pas à prendre le dessus. Son adversaire ne lui laissait pas le temps de préparer son attaque et lorsqu’il tentait d’esquiver, celui-ci revenait plus rapidement encore sur lui. Il connaissait la réputation de Benji et savait qu’il maniait très habilement sa lame, mais il ne comprenait pas.
Benji sentait une profonde fatigue musculaire dans les bras, mais il ne pouvait pas arrêter. Il repensait à tout ce qu’avait fait Kjark, et à toutes ses victimes...Il ne pouvait pas les abandonner. L’homme qu’il avait en face de lui devait mourir.
Il frappa plus violemment encore.
Ne pas le laisser prendre le dessus.
Kjark sentit une violente douleur au niveau de son poignet. Il n’avait pas de bouclier- il n’en avait jamais eu besoin - et il devait parer tous les coups - ou au moins les dévier - à l’aide de son épée, plus légère que celle de Benji, mais moins bien adaptée à ce genre de combat. Il souffrait. Et il faiblissait. Il devait agir. Kjark redécouvrait la peur. Pas celle de mourir ; simplement celle de ne pas vaincre. Il fixa son adversaire. De la colère montait en lui, il ne voulait pas admettre qu’on puisse lui tenir tête. Cette homme ne pouvait pas le battre. Il ne pouvait pas le dominer, il en était hors de question. Il scruta un instant le visage de Benji et afficha un léger sourire en coin...Son adversaire semblait épuisé.
L’attaquer...Maintenant.
Benji l’empêcherait de préparer un sort. Il devrait se servir de son épée, et frapper plus vite que lui. Lorsqu’il croisa le regard de Benji, une violente rage s’empara de lui, lui faisant oublier toute douleur. Il abaissa sa garde et prépara son attaque.
Ce dernier coup avait visiblement affecté son adversaire, mais Benji avait également souffert. Même si Kjark ne le frappait pas, il devait fournir un très gros effort pour l’empêcher d’agir et le poids de l’épée commençait à devenir insupportable. Le choc causé par le dernier coup l’avait encore plus affaibli. Il avait chercher à cacher cette fatigue, mais il avait vu Kjark le dévisager, et il avait aperçut son sourire en coin.
« Il va attaquer ».
Il avait également croisé son regard, plein de rage - proche de la folie - et de fatigue ; mais ce qui l’avait plus marqué était cette lueur, dans le fond. Une lueur d’espoir, mêlé à une souffrance morale très profonde. Il se rappela sa discussion avec Moki. Il ne l’avait d’abord pas cru, mais Benji se rendait compte que le mog avait raison. Kjark n’était pas le véritable responsable de tous ces crimes. Il devait l’aider.
Toucher ce « dard ». Le libérer...
Kjark abaissa sa garde. Après avoir repéré sa véritable cible, Benji se prépara. Kjark allait l’attaquer, il devait être le plus rapide, le frapper latéralement, du plat de sa lame. Il voyait déjà celle de son adversaire se diriger vers lui.
Il fallait qu’il le touche avant. Kjark fixait le cou de son adversaire. Cette attaque serait peut-être sa dernière, elle devait être mortelle.
L’épée de Benji.
Elle se dirigeait vers son visage...vers sa tempe...vers « Elle », la Voix. Il ne pourrait pas se protéger s’il continuait son geste...
Benji puisait dans ses dernières réserves. Il voulait lâcher cette arme qui lui meurtrissait ses bras. Kjark, équipé d’une épée plus légère, serait le plus rapide. Il n’allait pas y arriver. Le désespoir commençait à l’envahir lorsqu’il s’aperçut que Kjark avait ralenti son mouvement, visiblement perdu dans ses pensées ; son regard s’était posé sur l’épée et il hésitait. Benji allait réussir à le frapper. Son adversaire n’avait plus le temps de le toucher, ni de parer. Il ne pouvait plus...
Kjark sentit ses pieds quitter le sol. Il ne pensait à rien. Les yeux dans le vide, il ne voyait que des images successives, sans arriver à comprendre ce qui se passait. Et il sentait un manque. Quelque chose d’inhabituel. Puis une douleur à la tempe...Des souvenirs qui affluaient...des souvenirs d’enfance...La Voix... Alors que Kjark allait réaliser qu’elle n’était plus là, celle-ci reprit le dessus. Le dernier coup avait touché très violemment la tempe, et elle semblait avoir été déstabilisée.
Kjark distinguait le sol juste devant lui.
Fuir. Et préserver son autorité.
La Voix ne voulait plus combattre. Il s’était presque libéré...
Ne plus prendre de risque.
Alors qu’il allait toucher le sol, Kjark resserra ses poings, avant de les cogner violemment contre terre. Il avait appris cette technique quand il avait combattu un Keurl, lors d’une expédition au désert d’Eluut. Ralentir l’ennemi pour mieux éviter le combat. Il ne s’en était jamais servi.
Ses poings s’enfoncèrent légèrement, et des ondes de chocs se propagèrent, en direction de son adversaire. Lorsque celle-ci le frappèrent, Kjark se releva, avec une facilité déconcertante. Il souriait presque sataniquement, les yeux toujours plus sombres. Mais il ne pouvait pas l’achever. La douleur lui martelait maintenant le crâne, la fatigue lui engourdissait de nouveau les muscles et la voix jugea qu’il valait mieux partir le plus rapidement possible. Il jeta un dernier regard vers son adversaire.
Benji était exténué. Il avait lâché son arme et cherchait désespérément à reprendre son souffle. Il avait du mal à se maintenir debout. Il reconnut tout de suite la technique utilisée par son adversaire, mais il ne pouvait pas l’éviter...Il s’agenouilla et le regarda.
Il n’en croyait pas ses yeux. Kjark venait de se relever comme s’il n’avait jamais combattu, et Benji senti le désespoir l’envahir. Il l’avait frappé du plat de sa lame, de tout son poids, de toutes ses forces...Mais ça n’avait pas suffit.
Benji repensa aux victimes de Kja...de celui qui le contrôle rectifia t-il intérieurement. Il avait combattu pour elles...mais il ne pouvait plus les aider. Il allait mourir. Il s’aperçut que Kjark l’observait et il tenta de croiser son regard une dernière fois. Il distingua la même haine dans ses yeux, mais la lueur du fond n’était plus la même. Elle n’exprimait plus de l’espoir mais de la...
Benji sentit son cœur bondir dans sa poitrine lorsqu’il comprit...
Il avait réussi. Il ne l’avait pas libéré mais en voyant son adversaire qui s’éloignait, il comprit que son coup avait eu un impact suffisant. Ce n’était peut-être plus qu’une question de temps.
La lueur qu’il avait vu dans ses yeux n’exprimait plus de l’espoir mais de la gratitude.