Génial, de la nouvelle lecture !
Je lirais tout ça demain... *baille* *dodo*
alors sgt, ca donne quoi sur ragnarok, avec sylka et laurent?
Eva > > Vas-y, fonce, fonce, je veux voir ce que ca va donner ! ! ^^
Shadok > > euh, bof... petite perte d´entrain on va dire... j´espere passagere
je sais pour laurent qu´il est tjs, et sylka? t plus GM? ca devrait motiver pour y aller de temps en temps pourtant ^^
Laurent y est toujours, oui, Syl aussi. ils sont tous deux Gms et moi, guard ( un cran en dessous, en fait)
Ca motive...bof, oui et non. Y´a plus trop de challenge en fait pour nous ^^ mais l´ambiance du serveur est un peu...bizarre en ce moment. Mais bon, y´a des fois ou on se marre bien !
Et c´est ca qui compte.
je vais faire ma PREMIERE histoire apres... quelques jours d´absence à jouer à mon ffta en francais et sans le bug de NE PAS POUVOIR SAVER!!!!!!!
je vous prie de patienter ou sinon, vous aurez l´air de cela: ![]()
bon... chu un peu a cour d´idée mdr
NNNNNNNNNNNNOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNN
!!!!!
JE VIENS DE PERDRE MON COPIER!!!!!!
j´avais fait mon histoire à 90% et le voila qu´il faut que je le recommence car jai perdu mon copier et je ne peux pas recoller mon histoire ( je lavait fait ici mais j´avais oublier le nom d´un arme et la, y´avais fallu que j´aie chercher sur mon emulateur et la, internet avait buggé ( sa j´en était sur...) et voila que non seulement internet a fermémais jai perdu TOUT mon histoire alors qu´il était à un peu plus que 90% )
SA FAIT
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chu désolé mais sa me tente pas de refaire toute l´histoire
Encouragé par le retour du recordman de caractères sur ce topic ( sgt^^), j´ai décidé de m´y remettre.
Au programme la suite de ma fic et toujours ces mêmes impressions :
- Les mots... je manque parfois de vocabulaire pour exprimer mes idées... pfff...
- Ca manque de fluidité, on passe parfois du coq à l´ane...
- Je suis content concernant le passage de reflexion du héros et j´espère vous amener à y refléchir aussi...
- la fin peut paraître précipitée mais je ne voyais pas l´intéret d´alourdir le descriptif...
Ne vous inquiétez pas, ça se lit quand même... bonne lecture...^^
La douleur revenait sans cesse, lancinante et Tanis n’aurait pu imaginer qu’il pouvait ressentir la souffrance dans l’autre monde. Où se trouvait-il ? De l’autre côté, il en était sûr car il ne sentait plus le sol sous ses pieds et cette plume noir qu’il vit, flottant dans les airs, quand il ouvrit les yeux, ce piaillement strident qui parvenait à ses oreilles, était-ce son châtiment ? Des harpies aux ailes noires qui se chargeaient de son supplice pour l’éternité. Non, ce n’était pas possible, à mesure qu’il reprenait ses esprits, la situation lui apparaissait de plus en plus absurde. Simplement suspendu par l’attache de son ceinturon à une vieille réminiscence d’un arbre planté sur une paroi rocheuse et escarpée, avec pour seul compagnon deux corbeaux qui prenaient un malin plaisir à lui picorer le haut du crâne, Tanis contemplait le vide en dessous de lui.
- Je ne suis pas encore mort maudites bêtes !
Les deux volatiles s’envolèrent dans un déluge de plumes, jetant un dernier regard dédaigneux à cette proie récalcitrante. Les derniers événements remontèrent rapidement à la mémoire de Tanis, le traquenard sordide de bandits des plus organisés. L’assaut avait été rapide, Grégoire en avait fait les frais le premier et notre jeune ami en deuxième. Sous une pluie de flèches qui visait les éclaireurs, la monture de Tanis s’était cabrée, envoyant son cavalier dans le précipice. Pourtant, Kaze avait sûrement sauvé la vie de son maître en lui permettant d’éviter les traits meurtriers dans sa chute. Et les autres ? S’en étaient-ils sortis ? Il était temps de remonter car il ignorait le temps qu’il avait passé dans les limbes de l’inconscience et s’il avait une chance de retrouver ses compagnons vivants, elle s’amoindrissait à mesure que le soleil se couchait.
Il lui fallu près d’une demi heure pour escalader dix mètre de dénivelé et une fois arrivé en haut, il n’y avait plus trace des deux voitures. Visiblement la lutte n’avait pas eu lieue et Tanis ne retrouva que le corps du malheureux Grégoire, négligemment abandonné dans les fourrés du bas côté. La préparation du rite funéraire ne prit que peu de temps, Tanis prit soin de déposer une pièce sur chaque œil du défunt pour le passage, avant de mettre le feu à la dépouille. Emportant l’épée avec les armoiries des Gardecouronne, le jeune cadet de la FIU prit la direction des lumières dansantes à l’horizon, qui devaient être le Jagd de Tax Narak. Derrière lui, les flammes s’élevèrent comme si elles avaient soif de vengeance et cette nuit les brigands allaient payer.
Tax Narak ne disposait pas de défense particulière, aucun avant-poste, pas de gardes aux différents accès de la cité, la réputation du lieu tenait à l’écart la majorité des personnes ne souffrant d’aucune altération de la santé mentale, mais Tanis était poussé par l’obligation de retrouver ses amis. Il avait le sentiment qu’ils étaient toujours vivants, sinon il aurait déjà retrouvé leurs cadavres. Malgré la faible protection des lieux, Tanis faisait preuve de prudence, profitant de chaque zone d’obscurité que pouvait offrir la nuit. Sa tenue le camouflait de façon surprenante et les bruits qu’il pouvait faire, étaient couverts par le vacarme général de la fête. Tout le monde se félicitait pour ce « gros coup » et l’alcool coulait à flots. Un seul baraquement attira son regard, c’était le seul avec deux gardes à l’entrée et quelqu’un avait écrit de façon grossière : « PRIZON » sur la façade.
Fang, Biggs, Wedge et Artémis ne pouvaient être captifs que dans cet endroit et Tanis repéra rapidement une porte à l’arrière du bâtiment qui échappait à toute surveillance. Il s’en approcha sur la pointe des pieds, prenant soin de ne pas se dévoiler à la lumière. Il y était presque quand une énorme main s’abattit sur son épaule.
- Hé… viens boire un coup avec nous !
Tanis se retrouva nez à nez avec un malfrat à l’haleine chargée.
- Mais… t’es qui…
La lumière accrocha la longueur de la lame de Tanis et l’on entendit qu’un gargouillis, mélange de râle et de tripes se déversant sur le sol. Trois autres personnes s’approchèrent dangereusement.
- Putain Raoul… kesss tu fous ?
- Je gerbe, répondit Tanis d’une voix censé imiter un homme saoul.
- Arf… le con, il est bourré ! Venez on se casse, ça pu trop ici.
Le subterfuge avait marché, décidemment ils n’étaient pas recrutés pour leur intelligence pensa Tanis. Il cacha sa victime sous un tas de pailles et entreprit d’observer l’intérieur de la prison par l’entrebâillement de la porte arrière. La pièce était dépouillé de tout meuble, hormis une chaise sur laquelle était vautré un garde, plutôt balèze et surveillant sa marmite sur le feu. Il apercevait également le début d’une cage en fer dont la clé était accrochée sur le mur décrépi en face de lui. Deux dehors, un à l’intérieur mais qui faisait face à lui. Même en étant très rapide, le garde aurait le temps d’appeler à l’aide.
- Viens me voir mon chou !
- Hé hé… Tu t’es enfin décider à être gentille avec moi.
La viéra prenait une pause des plus aguicheuse, prenant soin de caresser les formes qu’elle avait de plus généreuses. Le geôlier se leva et s’approcha de la cage d’un air satisfait, le même que dans la soirée quand il avait maîtrisé ces étudiants lors de l’attaque surprise sous son déguisement de soldat. Tanis comprit aussitôt qu’Artémis avait du l’entendre et lui offrait la chance de rentrer. Il se faufila rapidement jusqu’au clés et le gardien eu à peine le temps de se retourner que les bras puissants de Biggs et Wedge le saisir et lui fracassèrent la tête sur les barreaux. Tanis lança la clé de la délivrance à ses amis quand les deux gardes de devant entrèrent, intrigués par les bruits étouffés du sauvetage. Notre héro frappa d’un violent coup de pied l’âtre du feu, envoyant une volée d’eau bouillante au visage de l’un d’eux et embrocha le second avec Drake. Fang aussitôt sortit se chargea d’achever le brûlé en l’égorgeant comme un porc.
Tanis resta quelques instant immobiles, il semblait comme tétanisé. Son regard plongé dans celui de sa victime qui se recroquevillait au fur et à mesure que l’acier déchirait les chairs. Il voyait toute la scène au ralentit, observant du coin de l’œil Fang qui tranchait la gorge de son opposant avec une sauvagerie quasi bestial. Deux, Tanis venait de tuer deux êtres humains et cela le bouleversait, pourtant il avait pourfendu plusieurs gobelins, mais la résistance de la chair n’était pas la même, tout était différent, il était dans le monde des morts et l’agitation autour de lui ne pourrait le sauver. Que faire ? Enfoncer encore et toujours plus la lame pour que la mort fasse son office. Quand il retira son épée du tas de chairs sans vie qui s’écrasa lourdement sur le sol, il contempla ses mains pleines de sang. La jeune viéra vint alors se blottir contre son dos et il su qu’il était de retour dans le monde des vivants.
- C’est fini maintenant !
- J’ai… deux… tué…
- Tu n’as pas eu le choix, c’était pour nous sauver !
- Peut être… mais qui me sauvera moi ! C’était horrible, un moment j’ai cru sombrer dans la folie…. J’étais tout seul.
- Tu arriveras à surmonter cette épreuve la prochaine fois parce que je crois en toi et que des gens comptent sur toi, au final tu es loin d’être tout seul… rappelles t’en !
La viéra s’éloigna en baisant le front de Tanis.
- Artémis
- Oui ?
- Merci !
Les propos de son amie réchauffèrent le cœur de Tanis. S’il avait fait le mal en tuant deux hommes, combien de bien avait-il fait en contre partie ? Ce n’était pas comme s’il avait commis un meurtre, il avait lutté pour sa survie et celle de ces amis, et cette pensée le rassura, car, l’espace d’un court instant, il n’était pas devenu un monstre comme il l’avait craint, mais un homme luttant pour une cause juste. Pendant ce temps, le reste du groupe fit l’inventaire de toutes les armes dont ils disposaient et définirent les options à leur disposition. La mission était d’escorter un convoi de matérites, aussi pour la mener à bien ils avaient besoin de retrouver les deux chariots, mais comment sortir d’un Jagd sans avoir une horde de pillards à ses trousses : une diversion.
L’incendie se propageait à une vitesse folle, de mémoire d’hommes aucun feu ne se comportait de manière aussi illogique, ne suivant pas le sens du vent, aussitôt éteint, il repartait de plus bel à l’autre bout de la ville. Maintenant la situation devenait ingérable avec ses toits de chaumes qui s’embrasaient à la moindre étincelle, l’eau qui commençait à manquer et un régiment d’hommes complètements ivres qui pensaient que l’urine seule suffisait à éteindre des flammes de cinq mètres. A cette organisation catastrophique s’ajoutait la panique due à l’apparition soudaine de deux ogres, colosses ou titans, selon les différents dires, qui brisaient les mâchoires et fracassaient les nez à volonté. Autant dire qu’Artémis, Biggs et Wedge n’étaient pas étrangers à cette folle agitation qui permit à Fang et Tanis de trouver le hangar des deux voitures de matérites. Tanis fut également soulagé de retrouver Kaze qui ne portait que quelques blessures dues aux flèches et qu’un onguent approprié soigneraient rapidement. Après avoir atteler des chocobos, il ne manquait plus que leurs trois amis pour prendre la poudre d’escampette.
- Bande de cloportes ! C’est donc vous la cause de tout ce chambardement.
- Tout juste sale rat puant !
- J’ai un cadeau d’un ami qui ne demande qu’à te pourfendre vermine !
Dans l’encadrement de l’immense porte du hangar, la silhouette d’un homme débonnaire muni d’un fouet et d’un sabre se découpait : Ansel Heratt, chef du Jagd de Nax Tarak. Fang et Tanis tournèrent autour d’Ansel, tel deux tigres encerclant un dragon. Si l’entente en dehors des combats entre les deux jeunes hommes était loin d’être évidente, ils étaient en parfaite osmose lors d’affrontements, enchaînant les divers combos qu’ils avaient appris à la FIU. Mais il en fallait plus pour décontenancer un guerrier de la vieille école, Ansel jouait de son fouet et de son sabre de telle façon à rompre les enchaînements par des alternances de combats à distance puis rapprochés. Par moment Tanis croyait avoir des hallucinations, il lui semblait voir des flammes sur le fouet, la blessure qu’il reçut sur l’avant-bras gauche lui ôta tout doute.
- Tanis… son fouet nous coupe toute option, t’as pas une idée de génie pour nous en débarrasser ?
- J’ai m’a petite idée, continu de faire le singe pour l’occuper !
En d’autres circonstances cette réflexion aurait suffit à déclencher une bagarre, mais Fang se contenta d’obtempérer, lançant un enchaînement permettant à Tanis d’attaquer. Ansel contre attaqua et désarma Tanis d’un coup de fouet, le malandrin porta alors son attention sur l’endroit où Drake retomba, ne s’apercevant pas du coup du mouvement peu académique de Tanis qui se contorsionna pour attraper de la main gauche l’épée Gardecouronne qui était fixée derrière son fourreau. Tanis visa la main droite d’Ansel et lança de façon maladroite la lame qui décrivit plusieurs arcs de cercles avant d’atteindre son but. La main n’était pas tranchée mais le pouce oui, ce qui est plutôt inconfortable pour manier un objet tel qu’un fouet. Le hurlement de douleur se stoppa net au moment où Fang donna un violent coup de pommeau à Ansel, l’assommant par la même occasion.
- Vous confirmez bien la version de l’initié Fang Izumo, novice Lankeshire ?
- Oui Monsieur, une fois rejoint par Artémis, Biggs et Wedge, nous avons pris la fuite avec les deux diligences, effectuant la livraison à bon port et en livrant Ansel Heratt aux autorités.
Erol Patepor gardait un air sérieux face aux cinq étudiants, il avait du mal à cacher son excitation. La réussite d’une telle mission avait eu un impact plus que positif sur la notoriété de la FIU.
- Hé bien jeunes gens, je suis en mesure de vous dire que votre action aura permis l’arrestation d’un dangereux criminel, l’éradication d’un Jagd brûlé à soixante quinze pour cent… Inutile de vous dire que même si vous n’étiez pas présent aux examens, vous avez été tous reçut avec mention au cycle d’été.
Plusieurs sourires se dessinèrent sur les visages des étudiants.
- Vous pouvez retourner dans vos quartiers et prendre un repos bien mérité.
Les étudiants saluèrent et sortirent un à un, Tanis fermant la marche.
- Novice Lankeshire… encore bravo ! Nous suivrons votre carrière avec le plus grand intérêt, rajouta Erol.
la fin vous dit quelque chose... c´est normal, vivement l´épisode 3
Pour ceux que ça interresse voici la liste de mes différentes parties :
- 15 Parties :
1 : page 02
2 : page 13
3 : page 39
4 : page 48
5 : page 70
6 : page 93
7 : page 142
8 : page 148
9 : page 150
10 : page 171
11 : page 187
12 : page 191
13 : page 245
14 : page 264
15 : page 267
+ celle ci
![]()
promis, je combatrais ma flemme et je lirais tout ![]()
Juste une deux petites fautes d´ortho, mais c´est super ![]()
aie...
je suis super en retard et j´ai pas le temps de tout lire
Déjà celles de SGT après Supervangaa, Darktanis, nico, keeper, eva-fan etc... ![]()
ohhh, j´ai cru voir un tanis!!!! sauvage en plus!!!!! y´a quelqu´un qui a pensé a le capturer?
" Sors un harpon"
Non mais je m´en charge...
La vache, ca dechire ! ( puis ca coupe, ca tranche, etc... oui d´accord elle etait facile, bref ! )
Superbe, Tanis ! Un épiode plein de fureur comme j´aime bien en voir ( qui a dit " barbare" ? ).
Concernant les points que tu cites, bah :
Continue dans la meme veine !
Bon allez, va falloir y mettre un coup, moi aussi...
Merci cher public...
Maintenant va falloir refléchir à un nouveau chapitre et... faire intervenir le big méchant... mais le temps me manque, je joue trop aux jeux vidéo... entre Phantom Brave, MGS3 et CS Source, je n´ai plus de vie social ( sans parler du taf mais bon, je fais beaucoup de figuration^^)
j´en profite pour saluer tout le monde ![]()
´lu a toi
Kjark resta debout, les yeux fermés, sans bouger. Il cherchait à percevoir ce qui l’entourait sans avoir à ouvrir les yeux, en vain. Ça ne marchait jamais ces choses là, pensa t-il. N’ayant pas d’autre choix, il finit par regarder autour de lui. Il reconnut tout de suite l’infirmerie. Rien ne bougeait, les médicaments étaient disposés naturellement sur les étagères, au-dessus du bureau où l’infirmière avait l’habitude de s’installer. En tout cas elle était assise là lorsqu’il était à l’infirmerie à la suite d’une blessure à l’épaule. Son regard fuyait le lit sur sa gauche où était censé se trouver Déina. Du coin de l’œil il avait distingué une forme. Il se retourna vers la porte. Elle était de nouveau là, sinistre, et il ne pouvait pas l’ouvrir. Pendant une fraction de seconde il eut l’intention de la défoncer mais il renonça aussitôt. Elle ne s’ouvrirait pas, il le savait. Fatalement, il regarda le lit qui, soit dit-en passant, ne se trouvait actuellement plus qu’à quelques centimètres de lui. Quelque chose lui avait dit de le faire. Quelque chose de plus fort que lui, auquel il n’avait d’autre choix que de substituer. Alors que ses yeux se posèrent sur le lit, il sembla à Kjark que son cœur flanchait. Ce qu’il voyait en ce moment sur ce lit, il avait su au plus profond de lui-même qu’il le verrait mais la terreur qu’il lui infligea était bien au-dessus de ce qu’il n’aurait pu l’imaginer. Déina était bien là. Etendue sur le côté. Le regard livide, elle fixait Kjark, et l’accusait ! Elle avait une flèche planté dans le dos. Si elle lui parlait… Ses lèvres tremblèrent presque imperceptiblement. A cette vision, Kjark ne put s’empêcher de reculer, libérant un puissant cri de terreur à laquelle se mêlait une certaine culpabilité. Il l’avait tué. Les yeux de la viéra le fixait et le lui disait très clairement. Il n’avait pas su la protéger, et elle était morte. Lui non. Pourquoi l’avait-on épargné ? A cet instant, Kjark désirait avoir pris la flèche à sa place. Il s’effondra sur elle, les larmes lui étaient montées aux yeux. Il la tenait enlacée et tentait, dans un torrent de pleurs de se faire pardonner avant qu’il ne soit projeté en arrière, par une force surnaturelle. Il s’assomma légèrement contre le mur. Tout devint flou. L’infirmerie se dissipa progressivement, faisant place au noir le plus complet. La dernière chose qu’il vit fut Déina, debout devant lui, l’arc bandé en sa direction. Il aurait souhaité qu’elle tire avant de disparaître.
Une forme apparut devant lui. A peine visible et comme éclairée de l’intérieur. Kjark cru d’abord à une simple colonne torsadée, noire et immense. Un grondement se fit entendre, sourd, il provenait de celle-ci. Ce bruit glaça le sang de Kjark. Les torsades s’éloignèrent l’une de l’autre comme si la colonne se dépliait, ce qui était en réalité le cas. Brusquement celles-ci se déployèrent, libérant une rafale de vent qui fit chanceler Kjark en arrière. C’étaient des ailes, des ailes noires. Kjark restait pétrifié. Ce qu’il voyait en face de lui était inimaginable. Un œil énorme était rattaché à celles-ci. Ses paupières étaient remplacées par de sombres écailles qui lui recouvraient la moitié de la surface et qui lui formaient une puissante armure, presque impénétrable au premier abord. Sa pupille était semblable à celle d’un chat, à la fois fascinante et inquiétante. Son regard finit par se poser sur Kjark. Cette chose le dévisageait et contemplait bien plus que son apparence. Elle regardait en lui, fouillait dans ses souvenirs et décelait le moindre de ses sentiments. Kjark ne pensait plus –ou plutôt ne pouvait plus penser- à rien mais il remarqua qu’il tenait son épée fermement. Qu’espérait-il ? Un instant, un ricanement lui échappa. Il n’arrivait pas à décrocher son propre regard de celui de…de cet œil. Ses souvenirs affluaient vers son esprit. Les plus horribles seulement, comme si cette chose les triait avant de les lui remémorer. Une lueur rouge apparut dans l’iris de celui-ci. Le monstre rassemblait une énergie incroyable. Des ondes l’entouraient maintenant et de celles-ci partaient, dans un bruit de choc et de déflagration très lointains et très sourds, plusieurs éclairs, les mêmes qu’il avait vus dans la forêt. Kjark ne bougeait toujours pas, il ne cherchait plus à lutter, il était encore en train de se remémorer les souvenirs les plus pénibles de son existence. Il en était à la mort de la viéra et du mog lorsque la pupille du monstre s’effila brusquement. Un éclair le frappa.
Lorsqu’il ouvrit les yeux, Kjark se rendit compte qu’il était couché sur le sol. Qu’est-ce qui s’était passé ? Il avait rêvé de l’Université et de Déina, c’était la seule chose dont-il se rappelait. Il toucha sa tempe et sentit 2 marques distinctes autour desquels sa chaire était légèrement brûlée. Il se releva et resta figé ainsi un long moment avant d’apercevoir le corps de la panthère étendu devant lui. Elle avait une flèche dans le flanc et une autre dans le cou, laissant un filet de sang s’échapper de la plaie. Il entendit un bruit de pas qui s’éloignait et n’eut le temps que d’apercevoir une silhouette de viéra qui disparaissait derrière un de ces gros rochers qui parsemait le flanc du volcan Roda. Il allait la suivre lorsqu’il entendit Moki crier très longuement, de douleur et d’effroi. Kjark fit volte-face, ramassa son sabre et courut dans la direction d’où lui semblait venir ce cri. Il l’avait laissé seul avec un bombo. Il fallait qu’il le sauve. Il ne laisserait plus personne mourir devant lui sans qu’il ne réagisse. Deux marques à la tempe. Une de la panthère, ça il s’en rappelait. Mais l’autre ? Sa douleur se raviva et il entendit une voix lointaine qui lui interdisait de penser à ça. D’accord. Après tout il y avait plus important.
Lorsqu’il arriva à la hauteur du mog –il s’était plus éloigné que ce qu’il croyait-, il constata avec effroi que sa jambe gauche avait été brûlée et que son ami ne pouvait plus que ramper pour fuir le bombo qui, heureusement, avait été ralenti par un sort. Kjark sentit qu’il pouvait profiter de cette situation. Il s’interposa entre le monstre et Moki. Le monstre, qui avait les réflexes eux aussi diminués, s’arrêta près d’une seconde plus tard. Dès ce moment, Kjark sut, sans comprendre pourquoi, ce qu’il devait faire. Une force semblait guider ses gestes, encore une fois pensa t-il amèrement. Il empoigna fermement son sabre bleu et le dressa droit devant lui, dans l’alignement de son bras. Celui-ci scintilla à ses yeux, puis l’aveuglèrent, sans toutefois que cela ne l’inquiète. Une voix, une autre de celle de tout à l’heure et plus rassurante, lui disait que cela faisait parti du processus. Lorsque Kjark retrouva la vue, tout était différent. Il ne distinguait plus que son adversaire, une vague boule rougeoyante. Ce n’était, en fait, plus que les flux de chaleur que dégageait celui-ci. Après un instant, les flux se stoppèrent et la chaleur se rassembla au centre, là où Kjark pensait trouver de la gorge du monstre, ne laissant autour qu’une sphère plus terne. Kjark examinait le moindre de ces transferts d’énergie et s’en imprégnait. Puis le monstre attaqua et libéra son projectile dans sa direction. D’instinct ou d’autre chose, celui-ci plaça sa lame sur la trajectoire que décrivait la boule de feu. Lorsque le projectile frappa son arme, Kjark, sans qu’il ne comprenne réellement comment, sut qu’il pouvait en faire autant. Il avait assimilé la technique de son adversaire et pouvait à tout moment la reproduire. Alors que sa vision redevenait normale, un sentiment de fierté l’envahit. Il avait réussi quelque chose qui lui tenait à cœur mais surtout quelque chose dont on le croyait incapable. Son professeur d’abord, puis le gérant du magasin, au port Baguba. Bien que la suite des événements s’étaient révélés plus importants, Kjark n’avait pas oublié la touche de mépris qu’il lui avait porté. C’était véritablement là, une revanche personnelle à ces deux nu-mous.
Alors qu’il allait achever la bête qui, ralentie, ne présentait plus de danger pour lui, une flèche lui siffla dans les oreilles. La viéra avait décoché une flèche. Le bombo tomba instantanément et se condensa comme le faisait tout les bombos à leur mort, laissant apparaître des ailes noires tatouées sur ce qui restait de son bras. Moki était blessé et l’endroit devenait réellement dangereux. Mieux valait le raccompagner au QG des Résistants et faire connaissance avec la viéra.