Le chapitre 5 est arrivé [ouaiiiiss ! !!]
. ..DONG, DONG, DONG...
J´ouvris difficilement les yeux. L´espace d´un instant, j´eus du mal à me souvenir où je me trouvais. Le soleil inondait déjà la chambre, la lumière pénétrant par l´ouverture béante de la fenêtre. Elle tombait en cascade sur Fafnir. Il remua, et n´allait sans doute pas tarder à se lever à son tour.
Une porte s´ouvrit lentement, entre deux casiers. Sully en sortit, recouvert d´un peignoir blanc. La vapeur s´évadait de la pièce par laquelle il apparut.
- " Kupo ! Ca va ? Tu fais une drôle de tête, tu kupo...
- Ouais, ouais, je sais, c´est le vin d´hier je pense !
- Va te kupo une bonne douche, ça ira mieux kupaprès ! "
Je me leva, et entra dans la nouvelle pièce. La salle de bain était carrelée de marbre blanc piqueté de tâches noires. Le chandelier disposé au plafond faisait jouer d´étranges reflets sur les murs.
Il y avait quatre cabines. Comme quatre lits, quatre casiers, quatre occupants. Une disposition somme toute logique. Sully avait déjà utilisé la cabine qui se trouvait à gauche en entrant. Je pris la première à droite, ayant la flemme de faire trois pas pour m´installer au fond. J´ôtais ma tunique et fis couler l´eau. La chaleur et le bien-être envahirent mon corps raidi par la fatigue. J´ignorais où se trouvait la source d´eau chaude la plus proche mais les ingénieurs Mogs avaient réussis à l´amener jusqu´ici. Fermant les yeux et plongeant la tête sous le jet d´eau, je m´imaginais sans peine les réseaux de galeries qui devaient s´étendre sous la terre, jusqu´à... jusqu´à... allez savoir, l´Orglas ? Une entreprise titanesque. Et les mages qui s´occupaient de chauffer l´eau. Quelle quantité de magie était utilisée pour alimenter en eau chaude cette Université ?
- " Ssssalut !
- Mmblgblm, kof, kof, ark... euh, salut Faf´... "
Un instant, la silhouette de Fafnir éclipsa la lumière distribuée par le chandelier. Il s´installa dans la seconde cabine de gauche et se désaltera. Lui aussi devait avoir mal au crâne. Après tout, c´était normal vu le jeu auquel nous avais convié Sully. Une fois la bouteille de vin finie, nous nous étions alors payés chacun une pinte. Le but du jeu consistait alors à la finir le premier. Celui qui finissait en dernier devait alors payer une tournée aux autres et le jeu recommençait à nouveau. Sans s´en rendre compte, nous avions réquisitionnés un tonneau à nous quatre. Ou alors, Faf´ avait fait preuve de diplomatie pour expliquer aux autres qu´il s´agissait d´une fête privée. M´en souvenais plus, mais la bière était fraîche.
- " ´Jour... "
Firys venait de se lever, elle aussi avec une figure de déterrée. Je commencais à croire que Sully avait tout manigancé pour boire autant qu´il le voulait à nos frais... J´arrêtais le jet d´eau, et me séchais rapidement avec la serviette disponible, et remis ma tunique. Le service d´étage était déjà passé et de nouveaux vétements pendaient sur les crochets près de la porte d´entrée. Je me changeais rapidement, et rejoignit Sully. Il lisait avec grande attention une page de son livre. Je jetais un regard au-dessus de son épaule, tâchant de savoir ce qui l´intéressait à ce point. Peine perdue, la page était griffonnée dans une écriture étrange. On aurait dit à peu près tout et n´importe quoi. Si ces gribouillis reflétaient la puissance magique d´un quelconque sortilège, alors je devais être un redoutable mage quand j´essayais de dessiner une fleur à trois mois. Je n´osais pas le déconcentrer et m´éloignais de lui. Le carton qui me fut remis à l´accueil attendait sur la table basse. Un rapide coup d´oeil m´apprit que mon premier cours avait lieu dans une heure, en salle 107, la mention " cours théorique" écrite à proximité. La barbe ! Rien de pire que quitter son lit pour rejoindre un cours qui risquait de vous endormir si vous y prêtiez attention. J´avais hâte de participer aux cours pratiques. Rien ne la remplace.
Firys sortit des douches, suivie de peu par Faf´. Fafnir prit sa tunique et ajusta son armure de cuir. Nous détournâmes le regard tous les trois, afin que Firys puisse se changer. Les nuages s´effilochaient en altitude, poussés par un vent venu du Nord. J´en profitais pour jeter un bref coup d´oeil vers le bas, la cour était en train de reprendre vie subtilement.
- " Dépêches-toi, Firysss, j´ai faim !
- Deux secondes, je finis juste d´ajuster ma chemise !
- Tu veux qu´on t´aide ?
- Très drôle... "
J´ignorais pourquoi j´avais lancé cette remarque. Une idiotie vite dite, vite oubliée. La première d´une longue série que j´étais sûr de réaliser.
L´estomac de Faf´ gronda, tel la sentence d´un ultimatum. Il me jeta un regard que j´interprêta comme " si elle n´est pas prête dans les dix secondes qui suivent, j´y vais". Je tentais de modérer ses ardeurs.
- " Ca y est ! On peut y aller !
- Enfin !
- J´ai une faim de kupo.
- Qué ? !
- De loup. Il veut dire une faim de loup !
- Ah...
- Tu ne kupo rien au langage de mon peuple ?
- Pas grand chose en effet... "
Sully tenta de m´enseigner les rudiments de sa langue. Il était clair que j´aurais besoin au plus vite d´un remède contre la migraine. Nous descendîmes au rez-de-chaussée, et gagnâmes l´aile opposée aux dortoirs. Le flair de Fafnir nous fit arriver en vitesse à la cantine.
Qui était à demi pleine. Je vérifiais à nouveau l´heure, grâce à la pendule proche. Non, les cours ne commençaient que dans cinquante-cinq minutes. Alors pourquoi y avait-il si peu de monde ici ?
- " C´est aussi un test ! Les examinateurs n´indiquent pas où se trouve la cantine, aux nouveaux de se débrouiller pour la trouver.
- Mais pourquoi ?
- Cela leur permet de voir qui s´en tirera le mieux pour subsister pendant un trop long combat. Et cela leur permet de mater les rebelles. Quand on doit faire des exercices sur plusieurs kilomètres le ventre vide, n´importe quel dur devient alors aussi doux qu´un agneau...
- Mais comment sais-tu tout ça ?
- Ma soeur à passer trois ans ici.
- Alors, vous vous inssstallez ? "
Fafnir et Sully ne nous avaient pas attendu. Tous deux engloutissaient leurs petits-déjeuners. Tout du moins Faf´. Il était incroyable de voir la quantité de nourriture qu´un Vangaa pouvait avaler. Nous les rejoignirent après nous être servis au self. Firys ne prit qu´une tasse de café et un petit pain. L´exact contraire de Faf´...
Sully, penché au-dessus de sa tasse avait encore les yeux rivés sur son bouquin. Au bout d´un petit moment, il referma le grimoire, et ferma les yeux. Firys, sirotant toujours son café, leva un sourcil interrogateur dans sa direction. Je ne compris pas tout de suite ce qu´il faisait, jusqu´au moment où la carafe d´eau qui trônait au milieu de la table se mit à miroiter d´une lueur bleue pâle. Sous mes yeux, je la vis qui commençait à geler. Ce qu´elle fit en moins de dix secondes. J´étais étonné. Sully avait maîtrisé un nouveau sort en quelques minutes. C´était à se demander quel potentiel magique ce petit être était prêt à déclencher en plein combat.
Il se rejeta en arrière, et ouvrit les yeux. Voyant l´état dans lequel se trouvait le récipient, Sully fut heureux de lui. Son prochain cours, nous dit-il, s´annonçait bien plus facile qu´il ne l´aurait cru lui-même.
Firys se leva alors, repoussant sa tasse de la main.
- " Bon, j´y vais ! Mon cours va bientôt commencer, et je dois rejoindre mon groupe dans la cour !
- Ah ? Exercccices physiques ?
- Non, je crois que notre premier cours est...sur le déplacement en terrain difficile. On s´entraîne dans la forêt !
- Arh, la chance ! Je suis cantonné aux cours théoriques. "
Le métier des armes m´apparaissait alors de moins en moins bien loti.
La Vieira nous gratifia d´un clin d´oeil et sortit de la salle. Elle nous souhaita la bonne journée avant de disparaître au tournant de l´embrasure de la porte.
Fafnir et Sully la suivirent peu de temps après. Tous deux paraissaient heureux de commencer enfin les cours. Seul à la table, je finissais mon plat, sans toucher au café. De toute façon, il avait gelé dans la tasse en même temps que la carafe.
. ..DONG...
L´horloge me rappela que le cours allait commencer. Retournant dans le hall, je grimpais quatre à quatre les marches qui m´emmenaient au premier étage. La salle 107 fut facile à trouver. L´amphithéâtre de la salle était plein à craquer. Au moins cent, cent cinquante personnes attendaient de commencer les leçons. Je me trouvais une place près des fenêtres. Peu de temps après, le professeur entra dans la pièce à son tour et referma la porte.
- " Chers élèves, laissez-moi tout d´abord vous souhaiter la bienvenue dans la célèbre Université Académique d´Ivalice, ou comme elle fut nommée à l´époque par les sages et les érudits, la Final Ivalice University. Bien, maintenant que c´est fait, veuillez soulever le plateau du bureau devant vous et prendre une feuille et une plume. Notre premier cours reflétera l´importance stratégique du bon placement d´un combattant face à l´ennemi. Comme vous le montre le diagramme qui se trouve sur le tableau de gauche, vous remarquerez que... "
La plume dans la main, je n´écoutais que brièvement les paroles du prof. Tournant la tête vers la fenêtre, je fis perdre mon regard dans le lointain, par delà les murailles et les champs environnants.
Au moins mes camarades s´amusaient.
Enfin, j´espérais...
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Un mot de l´auteur ´et ouais, encore un!)
Bien, je sais déjà par avance ce que la majorité d´entre vous vont me dire. Trop de bla-bla et pas assez d´action ( ce qui disent " on veut voir Firys à poil" ont gagné le droit d´aller se pendre).
Comme l´avait dit Keep´...je crois..."Rien ne sert de remplir des pages si l´histoire n´avance pas", mais bon j´étais lancé et ça m´aurait fais chier de atrtiner six pages de cours. Donc j´ai tout scinder en deux.
La suite, dans un ( gros) instant. Peut-être. Priez pour nous...
Enjoy 