Comme tu dis. J´ai pas encore compris toutes les finnesses mais ca ne saurait tarder! ^^
Je sns que ça av être pas mal !
ça doit être bocoup plus attrayant sursit, ça serai plus facile, par ex, de lire une fan fict sans à avoir à chercher la suite, voir même à illuster ! ![]()
eva, je croi que c toi qui m´ avai donné une adresse pour les cartouches réiscriptibles, mais je me souvient plus de l´ adresse et j´ aimerai en savoir un peu plus !
à moins que ça soit janus !
( je corrige mon mess illisible )
Je sens que ça va tre pas mal !
Ca doit être beaucoup plus attrayant sur site, ça serai plus facile, par exemple, de lire une fan fict sans à avoir à chercher la suite, voir même à l´ illuster !
Pour les cartouches de GBA de Snes?
Nan c´était Janus
moi c gba tout court, voir si yen à pas trop chèr...
on va au bar ? c mieu pour discuter !
Bon, j´ai fait une présent rapide ainsi que les principales rubriques. Mais comme vous pouvez le remarquer, elle sont loin d´être remplies et je risque d´avoir besoin de votre aide.
Dites moi si vous voulez bien m´aider. ![]()
salut eva!
lut´ ![]()
content de te revoir!
v´là mon post de la soirée ! Attention, fic en trois parties ! Vous êtes prévenus
Chapitre 23.
Un soleil brillant se levait sur la lande Numéenne. Les oiseaux chantaient, piaillant à tout va maintenant que la pluie et le brouillard n´étaient plus que d´anciens souvenirs.
- " . ..mes hommes sssont partis exxxplorer les environs, jusssqu´au bassssin de Drokassss ! Ils devraient être de retour sssous peu !
- Merci Marlion.
- Nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour avertir et protéger la population de Cadoan, selon vos ordres, Initiée ! Désormais, si la créature se montre en ville, elle risque d´avoir une surprise !
- Essspèrons qu´elle n´y mette plus les pieds !
- Oui ! Comment se porte votre compagnon ?
- Bien...enfin je pense. Nous ne l´avons pas encore réveillé et averti. Sa réaction est...à craindre. Mais je vous remercie de votre aide Adef, ainsi que de la votre, Borgias. Sans votre secours, je ne sais pas si nous aurions pu le maîtriser.
- Moi, j´y ssserais arrivé !
- Je sais Faf´, je sais.
- Je regrette sincèrement pour votre ami Mog ! En arrivant plus tôt, j´aurais pu le sauver !
- J´ai envoyé l´un de mes sssoldats à votre Universssité, pour les avertir ! Il devrait être de retour dans la soirée !
- D´accord Marlion. Merci.
- Firysss. Je crois qu´il ssse réveille ! "
Rassemblant mes esprits, je tentai de discerner l´endroit où je me trouvais. Allongé dans l´herbe fraîche, j´avais la bouche pâteuse et mon crâne me faisait un mal de chien. Je réalisai alors que j´avais les mains fermement attachées dans le dos.
Je me retournai, apercevant un groupe de personnes qui discutaient entre elles. Firys, Fafnir, Marlion, Adef et un humain habillé d´une toge de mage blanc faisaient le point sur la soirée. La créature avait dorénavant décidé d´attaquer directement dans les logements, il fallait prendre des mesures adéquates.
Plus bas sur la route, la carcasse calcinée de l´auberge finissait de s´écrouler sur elle-même. Quelques illusionnistes utilisaient " H2o" afin d´éteindre les flammes subsistantes parmi les décombres.
Ce fauve avait fait fort, très fort. Attaquer une bonne dizaine de personnes capables de se défendre...voilà qui donnait à réfléchir.
Et puis...
Et puis, que s´est-il passé, en fait ? Je me souvenais parfaitement de l´intrusion de la créature dans l´auberge. Je me souvenais qu´elle avait mis le feu au bâtiment. Je me rappelai que des poutres enflammées avaient risquées de nous tomber dessus. J´ai également le souvenir de m´être jeté sur elle, afin de défendre Sully, et puis ce coup de griffes qui m´avait tailladé le bras... Et plus rien, le néant.
Juste une impression de chaleur intense, qui s´amplifiait. Et ce rêve étrange. Moi, solitaire, tailladant des Gobelins à tour de bras, jusqu´au moment où un Xylomid m´agrippait avec ses tentacules tandis qu´un dragon venait s´asseoir sur moi. Vraiment étrange.
Firys sortit sa dague et coupa mes liens. Je frictionnai mes poignets afin de faire circuler le sang plus facilement dans mes mains. Faf´ vint s´installer derrière moi, le visage grave. Quand à Firys, le regard qu´elle me porta avait tout pour annoncer une très mauvaise nouvelle.
- " Euh...oui ?
- Tu te sens mieux ?
- Ben ouais, ça va ! Même très bien, je dirais ! "
Une bourrasque fit remuer les quelques fleurs disséminées autour de nous. Elle jeta également un froid dans la discussion. Je me levai, faisant quelques pas dans l´herbe haute. Mon pied tapa contre mon arme, perdue dans le gazon. J´en profitai pour la ramasser.
- " Quoi ? On a pas assuré ? C´est rien, on y retourne et on leur montre ce qu´on vaut ! C´est pas un stupide animal qui aura raison de nous !
- Jay...
- Où est Sully ? Faut que je lui demande un truc ! Ensuite on se prépare et on repart traquer cette bête !
- Jay ! "
L´intonation de la voix de Firys m´arrêta net. La Vieira se mordilla la lèvre inférieure et planta son regard droit dans le mien.
- " Tu ne te souviens donc de rien ? De ce qui s´est passé la nuit dernière ?
- Ben, a part l´attaque de ce fauve gigantesque...non !
- Le mage nous avait averti de cccette probable perte de mémoire !
- Oui.
- Une perte de mémoire ? Quelle perte de mémoire ? Qu´est-ce qui s´est passé ?
- Ecoutes Jay, ça va te remuer énormément, mais...vois-tu, en te blessant, cette créature t´a rendu fou furieux et...
- Tu as pris Ssssully pour un ennemi ! Et tu l´as tué !
- . ..
- Bordel Faf´, on avait dit avec du tact.
- Pourquoi, ccc´en était pas ?
- Ah...ahaha...ok, ok ! J´ai fais un drôle de rêve et là, vous vous payez ma pomme !
- Non.
- Allez, c´est une blague bien nulle, et vous allez m´annoncez la chute... "
Pour seule réponse, Fafnir tendit le bras en direction d´un petit bosquet d´arbres. Des NuMous, quelques humains et deux Vieiras se tenaient immobiles, la tête baissée et les yeux clos, comme en prière. Je détachai mon regard de cette assemblée pour reporter mon attention sur mes compagnons. Seule Firys, le regard triste, hocha lentement la tête. Je couru alors vers le regroupement de personnes, un peu plus bas sur la colline et découvris l´horrible vérité.
Sully reposait désormais allongé dans un cercueil d´un bois noir et brillant. Son corps était recouvert de glace, probablement un sort " Glacier X" jeté par un autre mage noir afin de conserver le plus longtemps possible mon ami des affres du temps et des charognards souterrains. Malgré le soin des préparations funéraires, je distinguai à travers la gangue de glace une profonde et vilaine blessure. Mon coeur hoqueta quand je compris de quelle façon horrible Sully était mort.
Quatre personnes firent descendre le cercueil dans un trou creusé dans la terre meuble, remontèrent les cordes qui avaient servies à emmener mon ami dans sa dernière demeure, et comblèrent la tombe sans un mot.
Un toussotement se fit entendre derrière moi. Adef, encadré par la svelte silhouette de Firys et l´imposante stature de Faf´, avait dans ses bras le sac à dos de Sully, ainsi que les plans de la région et des mines environnantes. Le bourgmestre s´approcha et posa le tout à côté de moi, sans me regarder. Puis il fit un pas en arrière avant de s´adresser à moi.
- " Initié, je regrette amèrement la tragédie qui est arrivée ! Sachez que toute la population de Cadoan sera désormais mise en alerte et pourra vous prêter main-forte si ce monstre venait à réapparaître !
- S´il vous plait, Adef...laissez-moi seul...laissez-moi tout seul ! Juste Sully et moi ! "
Le NuMou fit signe a l´assemblée de retourner vers l´immense chapiteau dressé de l´autre côté de la route. Celui-ci servait de refuge, en attendant que l´auberge ne soit remise en état.
Je tournai légèrement la tête sur la droite, portant le regard sur les affaires de Sully.
- " Toi aussi, Firys ! J´aimerai être seul !
- Ecoutes Jay. Tu devrais partager ta peine. Ca aide, crois-moi.
- S´il te plait, Firys...toi aussi ! "
Dans un léger bruissement d´herbe, la Vieira prit à son tour le chemin du refuge. Je comptai mentalement jusqu´à cinq, puis m´effondrai à genoux, enfonçant mes doigts dans la terre fraîchement retournée et pleurant à chaudes larmes. Repensant à tout ce que nous avions traverser, mon chagrin s´amplifia.
Sully n´était plus, et cela était de ma faute.
La matinée passa. Le soleil était au plus haut dans le ciel quand il fut à nouveau masqué par les nuages. J´étais encore accroupi devant la tombe de Sully quand les premières gouttes s´écrasèrent sur mes épaules. Le vent charria contre moi les plans du site minier numéro six. Je pris machinalement le sac du Mog dans les mains et l´ouvrit. Je trouvai à l´intérieur une gourde, un livre de sorts, une étrange pierre jaune et opaque, ainsi qu´une courte baguette de bois sec. Sa première arme, pourrait-on dire. Celle qu´il avait lors de notre rencontre près de la Dent de Gaïa.
Je reportai mon attention sur le plan de la mine. Le papier gorgé d´eau devenait peu à peu illisible. Me relevant, je portai le regard sur la tombe de mon compagnon. Avec une idée précise en tête, je remis tous les objets dans le sac à dos et avançais vers le Nord.
Le vent faisait trembler l´armature de toile et de bois du chapiteau, la pluie fouettant la tente avec force. Seul se tenait une silhouette reptilienne devant l´entrée, une tasse de café fumante à la main. Elle surveillait la colline de l´autre côté du chemin. Firys était attablée à proximité, le regard plongé dans son verre.
- " Il n´a pas l´air de vouloir bouger !
- Il est désemparé. Qui ne le serait pas...Même le ciel pleure Sully.
- J´essspères qu´il ne compte pas passsser toute la journée sssous la pluie !
- Il se sent responsable, même si ce n´est pas de sa faute. Il lui faudra du temps pour comprendre ça.
- Pourquoi les humains font-ils sssi grands cas de leurs sssentiments ?
- Tu n´as donc pas de coeur, Faf´ ?
- Bien sssûr que sssi ! Mais nous les Vangaas, plutôt que de nous morfondre dans notre peine, nous nous relançççons dans le combat afin de venger nos disssparus !
- Les Humains ne pensent pas comme ça, Fafnir. Avec Jay...j´ai peur qu´il ne puisse se le pardonner.
- Firysss !
- Oui ?
- Jay...
- Il a enfin fait un geste ?
- Oui ! En fait, il a disssparu... "
( fin de la première partie)
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Tout de suite la suite ![]()
Enjoy ![]()
Chapitre 23. seconde partie
Après quinze minutes de course effrénée, je me tenais devant le portail rouillé du site minier numéro six. Les carcasses des infrastructures d´un autre âge donnaient une image sinistre à la scène, immenses reliquats vétustes prêts à s´effondrer.
Je passai le grillage défoncé de l´entrée pour entrer dans la cour d´extraction des gravats. Un étrange chemin reliait le portail de la cour et l´entrée de la mine. Des wagonnets avaient été renversés avec force, déversant leur chargement sur le sol de pierre. En examinant plus attentivement le dallage grossier de cet endroit, j´aperçu de grandes traces de sang, preuve qu´un animal blessé venait de passer ici peu de temps avant. D´autres traces apparurent plus loin vers l´ouverture de la mine. De petites traces, celles que laisserait un gobelin ou bien...
- " Ou bien un Mog...deux Mogs ! "
Oui... les deux Mogs de l´auberge. Leur départ de l´auberge avant l´attaque du fauve pouvait passé pour fortuit. Mais leur présence sur le lieu du crime ce même jour dérangeait. Sans compter leur sale manie d´avoir pariés de l´argent sur notre retour à l´auberge vivant. Ils m´apparaissaient de plus en plus crédible qu´ils étaient coupables.
- " Sauf qu´il m´a bien fallu quinze minutes en courant pour parvenir jusqu´ici, alors que la créature est apparue cinq minutes après leur départ de la taverne ! Ils ont du utiliser des montures...aïe, non, ça colle pas ! Le nombre de chocobos était le même entre notre retour à l´auberge et le nombre de cadavres que la bête avait laissée derrière elle ! Ou alors, ils l´avaient cachée quelque part entre ici et le lieu de l´attaque... Rhaaa, a quoi bon se prendre la tête... "
En fouillant parmi les débris de l´entrée de la mine, je trouvai une caisse contenant quelques torches et un briquet à silex. Je réussi à allumer le morceau de bois malgré l´humidité et m´enfonçai dans la galerie principale. Une odeur de bois flotté et de charognes en décomposition emplissait l´endroit. Les étais de soutien craquaient, prêts à s´écrouler sous le poids de la montagne de pierre qu´ils supportaient. Suivant les rails rongés par la rouille, je parcourai des centaines de mètres avant de parvenir à une intersection. Chaque couloirs avaient la fâcheuse idée de ressembler à l´autre, et ils étaient aussi étroits et aussi sombres l´un que l´autre. Pour couronner le tout, ils dégageaient tous deux la même odeur de pourriture repoussante. Portant la torche en avant, j´essayai de percer l´obscurité afin de discerner un indice sur le couloir à emprunter. Un long feulement se répercuta alors sur les parois du couloir de droite. Sortant ma lame avec hâte, j´attendis un moment que la créature se montre, mais rien ne vint à ma rencontre.
Calmant les battements de mon coeur, j´avançai prudemment dans le couloir, ma torche jetant une vive lueur qui perçait les ténèbres avec difficultés. La galerie formait un coude sur la gauche et s´élargissait brusquement. C´est alors que j´atteignis une nouvelle salle aux dimensions gigantesques. Une salle ronde, dont le plafond était si haut que le dôme était percé et laissait entrer la lumière du jour, certes faible, mais présente. Un puits sans fond était creusé au centre, presque aussi large que la salle elle-même. Un immense portique en bois trônait au-dessus du gouffre, un curieux appareillage pendant à quelques cordes et chaînes de métal. Une cage de fer se balançait au gré du vent souterrain, grinçant parmi cet obsédant silence. J´avançai sur le chemin qui contournait le puits, apercevant cinq nouvelles ouvertures qui partaient toutes dans des directions différentes. Je fouillai dans ma poche à la recherche du plan de cette mine, afin de m´orienter dans ce labyrinthe. Un nouveau feulement retentit, venant de la première ouverture sur la droite. Plaqué contre le mur, je m´approchai lentement du couloir. Le grognement caractéristique du fauve remonta de nouveau dans le boyau. Caressant du bout du doigt la mince baguette magique de Sully sous ma ceinture, je m´engageai dans l´étroite galerie secondaire.
Le boyau serpentait à travers la montagne, et j´avais bien dû parcourir deux cent mètres au bas mot. Des rats parcouraient la galerie en tous sens et je manquai à chaque instant de marcher dessus. Un wagonnet était retourné en travers du chemin, bloqué entre les deux parois trop proches du couloir humide. Je me demandai encore comment cet objet avait pu atterrir ici quand un tintement métallique résonna dans le noir. Je me retournai vivement vers le passage que j´avais emprunté, pointant la torche dans cette direction. Les rats détalèrent, se cachant dans les failles des murs de pierre. Angoissé à l´idée de combattre un adversaire dans un espace aussi exigu, je me remis en marche. Vingt mètres plus loin, le couloir devenait plus large et s´incurvait sur la droite quand un nouveau tintement se fit entendre.
Tendant l´oreille, je discernai à présent d´étranges bruits. Des pas résonnaient dans la galerie, quelqu´un avait suivi ma trace depuis l´immense salle du gouffre. J´attendis au beau milieu du couloir mon adversaire, quand un second détail arriva à mes oreilles. Des glapissements s´entendaient à présents, nombreux et vociférants. Des Gobs descendaient la galerie en vitesse, prêts à défendre leur territoire et à faire un repas de plus. Conscient du danger, je fis volte-face et courut devant moi sans attendre un instant de plus. Dévalant le boyau le plus vite possible, je risquai un oeil au-dessus de mon épaule. La lueur des torches des Gobs illuminait l´autre extrémité de l´étroit passage. J´accélérai encore afin de mettre le maximum d´écart entre eux et moi, quand je débouchai dans une nouvelle salle. Une immense cavité béait au centre, telle une bouche ouverte vers les profondeurs abyssales. Des passerelles, tantôt intactes, tantôt effondrées permettaient de rejoindre le côté opposé de cet endroit. Les vociférations se rapprochant, je mis le pied sur la plate-forme branlante devant moi. Le bois craqua et grinça un long moment, et j´espérai que cette passerelle tiendrait le temps de la traverser.
C´est alors que la plate-forme gémit en tremblant dangereusement. Une vingtaine de Gobelins se tenaient à l´autre extrémité du passage, et déjà trois d´entre eux avançaient vers moi, sans prendre conscience du poids grandissant sur une si fragile passerelle. Je voulus faire demi-tour mais trop tard, la dizaine de créatures qui me poursuivaient dans la galerie avaient déjà prit position sur le promontoire rocheux par lequel j´étais arrivé. L´un d´eux, un Gob plus massif portant une capuche rouge, exhortait les autres à avancer devant lui. Je revins alors sur les trois Gobelins face à moi. Le premier sauta sur moi sans aucune stratégie, mais je le stoppai d´un coup de pied en plein estomac. Déséquilibré par l´impact, il recula et se heurta à son congénère derrière lui. J´embrochai alors les deux corps d´un vif mouvement d´estoc de ma lame. Malheureusement, mon arme resta coincée et les deux corps s´effondrèrent sur la passerelle, bloquant mon épée sous les deux cadavres. Le troisième Gob, conscient de cette aubaine, me sauta dessus. Je réussi à l´intercepter d´un violent coup de pied en pleine tempe, l´envoyant plonger vers le néant souterrain. M´équilibrant avec peine tant les planches vibraient en geignant, je vis que cinq monstres s´approchaient rapidement de l´autre côté du pont. Mon épée désormais bloquée sous les corps de ces créatures, j´attrapai la baguette de Sully et la tendait en direction de mes plus proches adversaires, en hurlant " Brasier ! !!".
J´étais peu habitué aux choses magiques. Je le compris quand en lançant le sortilège, mon coeur se souleva dans ma poitrine, un goût de sel emplit ma bouche et que mes jambes se dérobèrent un instant, m´envoyant presque par-dessus bord. Un torrent de flammes fusa sur les créatures, grillant sur place les deux premières tandis que la troisième préféra sauter dans le vide pour éviter l´attaque. Les deux derniers Gobs s´arrêtèrent et regardèrent avec crainte le petit morceau de bois. De l´autre côté de la plate-forme, les créatures firent de même. Profitant du répit, je soulevai les deux corps sur la passerelle et récupérai mon arme. Les Gobelins, comprenant que le combat reprenait de façon plus conventionnelle, se remirent en marche. Encerclé, pris en tenaille sur une passerelle en train de s´effondrer, je compris que j´allais bientôt rejoindre Sully. Qu´à cela ne tienne, j´emporterai le plus de Gobs avec moi.
Mais mon heure n´était pas encore venue. Une fois de plus, Fafnir et Firys vinrent à mon secours. Mes compagnons se trouvaient sur une passerelle en hauteur, et Firys arrosait les créatures d´une pluie de flèches acérées. Faf´, en grand guerrier Vangaa qu´il était, sauta sur une autre plate-forme plus basse et courut à l´une des extrémités.
Voyant cela, le grand Gob fit signe aux autres de foncer sur Fafnir. Quatre monstres escaladèrent les échafaudages dans sa direction, tandis qu´une dizaine montaient rapidement vers la position de la Vieira. Il ne restait que cinq monstres autour de la passerelle, ainsi que celui qui paraissait être leur chef. C´est tout naturellement qu´ils se rapprochèrent de moi.
Une nouvelle flèche partit et se ficha avec un bruit sec dans le front d´un Gob et celui-ci entraîna deux des siens dans sa chute. Firys s´écarta du rebord de la passerelle à son tour, mettant un coup de pied au beau milieu du visage à l´une de ces créatures au passage. Le Gobelin rejoignit à son tour les profondeurs obscures du gouffre en hurlant. Deux monstres mirent pieds sur la plate-forme, encerclant Firys. La Vieira sauta alors sur une passerelle en contrebas. Le bois était vieux et fragile, mais grâce à son agilité et sa légèreté incroyable, la planche résista et l´archère courut rejoindre Fafnir. Malheureusement pour eux, les monstres n´avaient pas le même poids que Firys et lorsqu´ils la suivirent, les Gobs passèrent au travers de la plate-forme emportant avec eux une partie de la passerelle. Quand à moi, après quelques passes d´arme, j´avais éliminé mes adversaires et seul restait le grand Gobelin. Celui-ci cracha et siffla en direction du gouffre.
J´avançai vers lui, persuadé qu´il ne s´agissait que d´une ruse stupide destinée à nous tromper quand un immense bruit de raclement se fit entendre plus bas dans les ténèbres. Les cris de dizaines, peut-être même de centaines de Gobelins résonnèrent contre les murs. Une masse grouillante remonta le long des parois, et des dizaines de Gobs sortirent des boyaux avoisinants en hurlant. Le chef de la meute fit un saut qui lui permit de rejoindre ses congénères plus à l´écart et se préparait déjà à festoyer en nous regardant d´une étrange façon. Mes deux compagnons me rejoignirent, et nous nous mirent dos à dos comprenant que même avec la meilleure volonté du monde, notre fin était proche. Ma main rencontra celle de Firys et je la serrais avant le début de notre dernier combat.
Un énorme rugissement se fit alors entendre dans la caverne.
- " Là-haut !
- La créature.
- Encore des ennuis en plusss !
- Euh, non je ne pense pas ! "
Les Gobelins, apercevant la bête, paniquèrent et s´enfuirent dans les boyaux proches, nous laissant seuls au beau milieu de l´immense salle. Notre espérance de vie eut un léger prolongement.
- " Je pensais que ces Gobs empêchaient les curieux de notre genre d´approcher de la mine. Et qu´ils étaient de mèche avec la créature et ses maîtres.
- Moi aussi, mais c´est pas le cas !
- Je vois sssurtout que le fauve à été sssoigné !
- Et nous ne sommes que trois face à elle !
- Qu´est-ce qu´on fait ?
- . ..
- Courrez ! "
Nous fonçâmes dans une galerie attenante, à la suite des Gobelins. Et la créature fit de même.
( fin de la seconde partie)
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Le reste arrive, patience ![]()
Enjoy ![]()
Chapitre 23. 3eme partie.
Nous parcourions le tunnel, évitant les carcasses rouillées de wagonnets renversés. Derrière nous, des échos métalliques nous firent comprendre que la créature fonçait droit devant elle sans se soucier des obstacles sur son chemin. Le tunnel remontait et tournait à nouveau sur la droite. La caverne dans laquelle nous débouchâmes était elle aussi immense, et un étroit pont de pierre emjambait le gouffre qui parcourait une grande partie de la pièce.
- " Décccidement, ccc´est une manie iccci, les ponts !
- Allez, avancez. La bête est sur nous.
- moi, je veux bien, mais...j´crois qu´on veut pas nous laisser passer ! "
Sur le pont attendait un Mog. Il s´agissait de celui qui portait des vêtements voyants. Il se tenait debout, fermement campé sur ses courtes jambes, faisant passer sa courte dague d´une main à l´autre. Faf´ avança vers lui, mais je le retint par le bras. Comprenant que sa force ne suffirait pas face à l´agilité extraordinaire du Cabotin, le Vangaa recula et fit face au couloir par lequel arrivait la créature. Je déglutis lorsque mon regard plongea dans le néant souterrain. Le pont était étroit, et il serait difficile de se battre en équilibre précaire.
Mon arme à la main, je fis un pas vers le Mog. Celui-ci changea de position et me lança avec un sourire en coin :
- " Vous ne passerez pas !
- Sans déc´ ? "
Le Cabotin, dans un rapide volte-face, mit la main à la poche et jeta vers moi une corde lestée par deux poids. L´objet s´enroula autour de mes chevilles et me fis tomber à genoux. Le Mog n´attendit pas une seconde pour attaquer, mais sa dague rencontra mon épée à chacun de ses assauts. Une flèche vint heurter le pont, tout près du Cabotin. Firys tentait de faire front au fauve tout en essayant de m´aider à me débarrasser de mon adversaire. Un rapide coup d´oeil m´apprit que Fafnir se tenait devant l´ouverture de la galerie et empêchait la bête d´aller plus loin, gênant ainsi ses attaques.
Le Mog recula, une autre flèche s´écrasant devant lui. Tranchant mes entraves, je refis face au Mog. Il eu néanmoins le temps de fouiller sa sacoche et lança une fiole vers la Vieira. Firys recula à temps, car lorsque la petite bouteille se brisa sur le sol, le liquide s´enflamma en un instant. Un claquement sourd résonna, et Firys fut jetée en arrière. Inquiet pour elle, j´en oubliai mon adversaire mais ce ne fut pas réciproque. Il me planta sa dague dans la cuisse et manqua m´envoyer au fond du gouffre. Un rire éclata. Le second Mog se trouvait de l´autre côté du pont, utilisant son arme étrange. Firys se releva malgré tout, blessée à l´épaule.
Me jetant sur le Cabotin, j´abattis mon épée sur lui. Mais grâce à sa rapidité, il l´évita sans problèmes. Deuxième attaque, seconde esquive. Le Mog m´entailla l´avant-bras gauche pendant sa riposte. Il esquiva une troisième attaque mais mon genou le percuta, et il recula sous la surprise. Plié en deux sous la douleur, il n´eut pas le réflexe d´éviter mon assaut. Une estafilade pourpre naquit sous son oeil droit, le jetant à terre sans ménagement. Un rapide coup d´oeil de l´autre côté du gouffre m´apprit que le compagnon du Cabotin avait disparu.
- " Firys, est-ce que tout va bien ?
- Oui, ça ira. Va aider Faf´, vite. "
Fafnir avait effectivement besoin d´aide. Retenant le fauve du mieux qu´il pouvait dans la galerie, le Vangaa montrait des signes de fatigue. La créature, cloîtrée dans l´étroit boyau, s´énerva et cracha une langue de flammes dans notre direction. Sautant sur le côté, nous esquivîmes sans mal l´attaque de la bête. Mais profitant de cette faille, le fauve bondit hors de la galerie et nous fit face. Reculant d´un pas, je jetai un coup d´oeil vers Faf´. D´un commun accord, nous nous jetâmes sur la bête au même instant.
La lame vibrant dans l´air, mon coup passa juste au-dessus de la tête de la créature. Celle-ci riposta d´un coup de patte dans ma direction que j´évitai d´un bond maladroit. Lançant son épée dans un violent mouvement de taille, Fafnir planta son arme dans le flanc du monstre, lui arrachant un rugissement de douleur. Une flèche vint également se planter dans l´épaule de la créature, exacerbant sa fureur. Le fauve balança sa queue de gauche à droite, forçant le Vangaa à reculer et frappant Firys avec force en plein visage. La Vieira glissa sur le sol en direction du gouffre. Courrant dans sa direction afin de la retenir, mon épée frappa la gueule du fauve, lui arrachant deux dents. La bête recula, surprise par cette attaque, me laissant le temps de rattraper la Vieira par la taille.
Fafnir, voyant la créature se diriger vers Firys et moi, planta son arme dans le dos du fauve, et attrapa la queue du monstre. Celui-ci se débattit un instant, puis comprenant que Faf´ ne lâcherait pas si facilement, lança l´une de ses puissantes pattes en arrière. Le Vangaa fut propulsé contre la paroi de la grotte. La bête tourna la tête vers mon compagnon, grogna, et me refit face.
Me relevant avec prudence, je déposai Firys à côté de moi, et me préparai à l´assaut du fauve. Il se déplaça lentement sur la gauche, puis en un instant, changea de direction et fonça sur moi. Elle sauta au dernier moment, présentant son coeur sans défense. Agrippant la poignée de mon arme à deux mains, je glissai sous le corps du monstre et plantai mon arme dans son poitrail. La lame s´enfonça jusqu´à la garde, faisant gémir la créature. Elle en profita néanmoins pour me griffer dans le dos, puis retomba lourdement sur le sol dans un bruit d´os brisés.
La bête glissa, portée par les graviers qui bordaient l´abîme obscur, et se rattrapa au dernier moment, plantant ses longues griffes dans le sol rocheux. Haletant, la bête rugit avec force, comme pour un dernier chant du cygne. Fafnir s´approcha, l´épée en main et se tourna vers moi. Je me régénérai grâce à " 1ers soins" et me levai vers mon compagnon. Je pris l´arme dans ses mains, et fixais la créature d´un oeil las. Celle-ci gémit un court moment, puis je coupai ses griffes d´un puissant coup d´épée.
Le fauve tomba dans les ténèbres sans un bruit.
Je pris Firys dans mes bras. La Vieira était évanouie, résultat du coup qu´elle avait reçu en plein visage. La queue cinglante lui avait balafré la joue gauche, et sa blessure à l´épaule n´était pas très importante. Par prudence, je fouillai dans sa sacoche et débouchai une bouteille au liquide incolore. Elle réussie à avaler le contenu de la fiole, permettant ainsi à ses blessures de cicatriser plus vite. Puis je demandai à faf´ de s´occuper d´elle.
- " Et toi, où vas-tu ?
- Nous nous sommes débarrassés de la créature, mais je n´en ai pas terminé avec ses maîtres ! Reste ici avec elle, je t´appellerai une fois que cette affaire sera finie ! "
Je m´arrêtai au niveau du Cabotin inconscient. La colère me suggéra de le jeter dans le vide, le faisant rejoindre ce monstre mais je me calmai rapidement. Sully n´aurait jamais voulu ça et il ne l´aurait jamais fait s´il avait été à ma place. Je ramassai la dague du Mog, attrappai le Cabotin par le col, et le jeta à Fafnir afin qu´il le ficelle pour le livrer aux autorités. Je traversai le pont de pierre, franchit la plate-forme rocheuse opposée et pénétrai dans une nouvelle galerie. Au bout de quinze mètres, un escalier était taillé dans la roche. Seules les premières marches étaient visibles, éclairées par la lumière descendant du dôme de la caverne. Nos torches, tombées durant le combat, finissaient de brûler par terre. C´est alors que je repensai aux affaires de Sully. J´ouvris le sac et en extirpai la curieuse pierre jaune opaque. On m´avait très souvent parlé de ces pierres et je n´avais pas fait le rapprochement avec celle là.
Si ma déduction était bonne, il devait s´agir d´une pierre d´ambre. Il suffisait d´en frotter la surface polie pour qu´elle éclaire telle une torche. Et c´était bel et bien le cas. Tenant fermement la dague dans une main, les doigts crispés sur la pierre dans l´autre, je commençais mon ascension vers les hauteurs. Je grimpai les marches une à une, lentement, tendant l´oreille au moindre bruit. L´escalier formait un coude et débouchait sur un palier rocheux. Trois ouvertures étaient creusées dans les parois à gauche, en face et à droite. Des bruits provenaient de l´ouverture d´en face et j´approchai avec discrétion. J´étais parvenu au milieu du palier quand une ombre se jeta sur moi. Le second Mog surgit de l´ouverture de gauche, et dirigea sur moi son arme, un étrange tube de bois et de métal ouvragé. Je me jetai sur le côté quand une détonation assourdissante se fit entendre. Un projectile passa près de ma tête, arrachant quelques éclats de pierre au mur opposé.
Surpris par cette attaque et à moitié sourd à cause du bruit, le Mog plia son arme en deux pour en retirer un petit cylindre de métal large comme le doigt. Il en pris un similaire à sa ceinture et le mit à la place du précédent. Comprenant qu´il rechargeait son arme à la manière d´un canon, je fonçai sur lui, la dague en avant. Il mit alors son arme en travers de son corps, et la dague se planta avec un bruit sec dans le bois de son fusil. Attrapant son arme, je le poussai contre le mur. Le canon de son fusil appuyé sur sa gorge, il étouffait presque quand il me cracha à la figure.
- " Toi mon pote, tu vas pas t´en tirer si facilement !
- Arkkh ! Toi serviteur ! Moi protéger le maître ! Moi le protéger du Mangeur d´âme ! Le Dévoreur ne prendra pas notre trésor, non, il ne le prendra pas !
- Quoi ? "
Dans un dernier réflexe, le Mog sortit de derrière son dos un pistolet, réplique miniature de l´arme avec lequel je l´étouffais. Jetant l´arme sur la gauche, la crosse du fusil le frappa au menton. Il roula à terre, mais se rétablit assez vite et pointa son arme sur moi. Ma main trouva la pierre d´ambre que je lançai alors dans la direction du Mog. Je l´atteignis en plein milieu du front. Il tituba et fit deux pas en arrière. La pierre d´ambre roula sur le sol de la pièce, révélant une salle sans ornements qui s´ouvrait sur le vide. Je me levai, prêt à bondir en direction de l´Artilleur. Celui-ci se trouvait au fond de la pièce, au bord du vide. Ramassant en vitesse la dague qui était tombée à terre, je la jetai avec force dans sa direction. Une nouvelle détonation retentit, et le projectile me frappa au bras gauche, me rejetant en arrière contre le mur. La dague continua sa course et se planta sans un bruit dans le corps du Mog. Baissant les yeux sur l´arme qui lui dépassait du thorax, il me toisa d´un regard fou.
- " Toi fou ! Le dévoreur bientôt venir ! Lui venir mais le maître s´échapper ! Jamais le Mangeur d´âme ne trouvera le trésor ! Nous disparaîtrons tous avant sa venue ! "
Partant dans un rire dément, l´Artilleur tourna les talons et sauta dans le vide. Son rire résonna contre les parois de la caverne tandis qu´il disparaissait dans les abysses obscures.
Utilisant une nouvelle fois " 1ers soins", je ramassai la pierre d´ambre qui brillait par terre et me dirigeai vers l´ouverture opposée. Une solide porte de bois rouge foncé en interdisait l´accès mais en posant la main sur la poignée, je vis qu´elle n´était pas vérrouillée. Ouvrant lentement le battant, je risquai un coup d´oeil prudent dans la salle. La lumière de la pierre d´ambre éclaira un énorme empilement de caisses, qui occupait toute la place disponible. Refermant la porte derrière moi, je me dirigeai vers l´une d´elle. Le couvercle n´était pas fermé, et celle-ci contenait des fragments de minerai blanc. Ceux-ci brillaient de mille feux quand j´amenai la pierre d´ambre à leur hauteur.
De la matérite ! Ainsi donc, voilà ce que protégeai la créature et ses gardiens. Si toutes les caisses étaient remplies de matérite, il y avait là de quoi payer dix, vingt, sinon cinquante fois la rançon d´un roi. Laissant cette découverte de côté pour le moment, je ressorti sur le palier et gagnait la porte qui se trouvait à son extrémité. La salle qui se trouvait derrière était un gigantesque capharnaüm. Des étagères s´alignaient contre le mur, leur contenu répandu à terre. Des fioles, livres et alambics de toutes tailles étaient renversés et brisés. Une tenture était arrachée et pendait de ses attaches murales. Une violente odeur âcre me prit la gorge et je compris de quoi il retournait en voyant ce matériel d´alchimiste. Une expérience avait dû mal tournée, rendant folle la ou les personnes présentes. Je déchirai alors un morceau d´étoffe afin de me couvrir le nez et la bouche et avançai dans la pièce, me dirigeant vers un vestibule proche. Je m´apprêtai à y entrer quand une table mise à l´écart couverte de feuillets attira mon attention.
Remuant tout ce fatras, je lus rapidement les informations que j´avais sous les yeux. Rapports d´excavations, livraisons, horaires et trajets des caravanes de transports, tout ce qui concernait les gisements de matérite était là. Les dernières feuilles dataient d´il y a trois semaines, puis plus rien... Rassemblant tous les documents, je les mis dans ma sacoche. Refermant le rabat de mon sac, je remarquai alors un tas de lettres au pied de la table. Je les pris avec les autres sans les regarder, et avançai dans le vestibule. Le couloir ne mesurait que deux mètres et donnait accès à une nouvelle pièce. J´ouvris la porte sans perdre de temps, pénétrant dans une salle illuminée par deux grands chandeliers de fer. La pièce formait un coude, me cachant une partie de l´endroit et des tables garnies de matériel d´alchimie se pressaient contre le mur. Un bureau siégeait au centre de la pièce, recouvert d´un épais tissu rouge. Une carte des couloirs de la mine était étalée dessus. Je l´observai quand un bruit de verre brisé résonna de l´autre côté du coude. Tournant le coin avec prudence, j´aperçus alors le corps d´un NuMou recroquevillé sur lui-même. Le retournant par l´épaule, je vis qu´un poignard était planté dans son abdomen. Je le retirai et l´observai. L´arme était de fort belle facture et n´était pas originaire du territoire Numéen, ni même du royaume d´Ivalice. J´étais fasciné par la lame ciselée quand je remarquai un mouvement du coin de l´oeil.
Une ombre se tenait contre le mur, près de la porte qui s´ouvrait de ce côté de la pièce. Le poignard en main, je me mettais en position de combat mais l´ombre ne fit que rire doucement. Elle plongea alors la main dans les replis de sa cape sombre et en ressortit vivement une petite sphère blanche qu´elle jeta à terre. Elle se brisa dans un violent flash qui m´éblouit et dégagea tant de fumée que je voyais pas plus loin que ma main tendue devant moi. Je restai ainsi posté, jusqu´à ce que la fumée disparaisse totalement.
L´ombre avait fait de même.
Passant la porte en vitesse, je vis l´ombre courir dans le couloir qui remontait. La lumière du jour brillait au bout du tunnel, et j´abandonnai sur l´instant l´idée de poursuivre ce mystérieux agresseur. Je redescendis alors retrouver Fafnir et Firys qui s´était remise du choc.Nous retraversâmes les pièces et corridors, puis nous sortirent au grand jour. Après cette aventure souterraine, et le temps exécrable des derniers jours, le soleil nous fit un bien fou. Nous prîmes alors la route de Cadoan, afin d´avertir le bourgmestre Adef que tout était fini.
Mais était-ce vrai ?
( fin de la 3eme partie)
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Finalement, c´est pads fini ![]()
Enjoy ![]()
Cool! de la lecture!
Sgt, tu me dis ce que tu pense du site et est-ce que je peux y mettre tes fics?
Chapitre 23. Suite et fin. ( enfin!)
La grande horloge murale sonna six heures. A cette heure-là, les derniers cours étaient donnés et la plupart des élèves se retrouvaient déjà au réfectoire. Mais ce n´était pas le cas de Firys, Fafnir, ni même le mien. Dans la grande salle des Dirigeants, le conseil était réuni. Les Dirigeants, derrière leur table dorée, les instructeurs Mertens, Becks, Shara et Einfield près de la fenêtre dans la lumière déclinante du jour. Shade et Iris étaient placés contre le mur proche de la double porte. La scène était la même que la dernière fois que j´étais entré ici. L´un des Dirigeants reposa la liasse de documents que j´avais récupéré dans les tunnels de la mine. Il s´éclaircit la gorge et se leva.
- " Ceci est intéressant, très intéressant ! Des gisements de matérite ont été redécouverts ! Voilà qui est étonnant !
- Effectivement, ça l´est ! Mais nous devons nous poser quelques questions !
- Oui ! La première est de sssavoir qui a organisé cccette récccente exploitatttion ! Et sssurtout à quoi ccce minerai était dessstiné !
- Il est dommage de constater que les noms des commanditaires ne soient pas donnés ! Mais maintenant que nous avons connaissance des lieux de rendez-vous, nous y posterons nos meilleurs éléments pour connaître le fin mot de l´histoire !
- Ccc´est d´ailleurs pour cccela que vous avez été nommés, chers Apprentis ! Elève Shade, élève Irisss, vous partirez dès demain pour les champs d´Aisen !
- D´après les renseignements trouvés par l´Initié Stanfield, il s´agit là du plus important point de trafic !
- Bien, Dirigeants.
- Il est regrettable que nous ayons à déplorer la perte d´un élève ! L´Initié...Sully !
- Oui, Dirigeant ! C´était un excellent élève, et un très bon ami !
- oui, oui... Nous comprenons tousss ccce que vous ressssentez, Initttié Ssstanfield !
- Nous avons tous, à un certain moment dans notre vie, faire face à la perte d´un être cher ! L´Initié Sully aura droit à des funérailles dignes de son rang ! "
Je soupirai. tout le monde perdait des amis ou des proches, mais est-ce eux qui les avaient tués de leur mains ? Je baissai la tête, ne sachant trop quoi dire. Les Dirigeants nous firent sortir, règlant entre eux la question sur le trafic de matérite. Nous regagnâmes notre chambre sans dire un mot. Je m´accoudais à la fenêtre, jetant un coup d´oeil dans la cour intérieure. La cérémonie d´adieu était préparée pour ce soir. Le navire-amiral de la FIU flottait au-dessus des champs, attendant le moment pour intervenir durant l´enterrement. Ouvrant mon casier, j´en retirai la tenue d´apparat de l´Académie. Je pris une rapide douche, puis me changeais. Le carillon sonna la demi-heure quand je décidai de rejoindre le réfectoire.
Firys était déjà attablée devant une tasse de café fumante. Prenant une assiette à moitié remplie, je m´assis face à la Vieira, bientôt rejoint par Fafnir. Celui-ci nous tendit une enveloppe brune que j´ouvris avec mon couteau, coupant le cachet de cire. Une simple feuille blanche griffonnée glissa sur la table entre nous.
LES HAUTES INSTANCES DE L´ACADEMIE RECONNAISSENT LA MISSION COMME ACCOMPLIE.
SOLDES DE MISSION VERSEES SUR VOS COMPTES RESPECTIFS.
1000 GILS PAR PERSONNES.
LES DIRIGEANTS DE L´UNIVERSITE.
KZ. DT. VA.
Je ramassai la feuille, et la roulai en boule avant de la jeter au loin. Comment pouvais-t-on avoir la tête à ça ? Je réussis à me calmer quand la pendule sonna sept heures. Nous traversâmes le hall en vitesse, gagnant la cour où se pressaient les élèves de l´Académie. Personne n´était obligé d´assister à l´enterrement, mais ils venaient quand même, conscient que n´importe qui pouvait être à la place de Sully. Le discours du professeur Mertens fut bref mais poignant, et le Saute-Nuages, le navire-amiral passa lentement au-dessus de l´assistance.
Une triple canonnade retentit comme un dernier adieu à notre compagnon Mog. M´approchant de la tombe de Sully que l´on comblait, j´y jetais le livre de sorts et la baguette qui m´avait sauvé la vie dans les mines.
Firys se plaça à côté de moi et me prit la main. Elle essuya une larme et posa la tête sur mon épaule. Fafnir, sur ma gauche, prononça quelques paroles en dialecte Vangaa tribal.
Les élèves rentraient déjà dans leurs chambres. Tournant le dos à la tombe de Sully, je pris le chemin de Cyril. Ni le Vangaa, ni la Vieira ne me demandèrent ce que j´allais faire là-bas. Au contraire, ils m´accompagnèrent même de bon coeur.
A notre façon, nous nous souviendrons de Sully.
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Enfin la fin de ce récit...pfiouuu, et bé, quelle misère !
Bonne soirée !
Ah, hey oh ! Totalement d´ac avec Eva. Vive le site, et si tu veux de la mienne, sers-toi !
Y´a pas de problemes.
Enjoy ![]()
C´est la fin SGT?
Toutes les bonnes choses ont une fin...
J´ai presque plus envie de lire la fic pour la garder pour plus tard.
Et aussi:
Ton dernier chapitre est le numéro 23, comme ton pseudo.
Coincidence?
J´y vais. La MAJ du site sera demain:
Au programme: Mise en ligne de mes fics et début de celles de SGT.
Pour le site d´acceuil, j´aimerais des volontaires pour m´aider! ![]()
Arf, non Eva, c´est pas la fin...pas encore
Je prevois..hmm...un, deux, trois, peut-etre quatre voir cinq chapitre, et là, oui, ce sera la fin...
Enjoy ![]()
Cool SGT, t´as enfin posté ta fic
Je la lirais une autre fois...
( Quand je ne serais plus malade
)