Yahoo... v´la la suite de ma fic...
Au menu nous avons beaucoup de blabla mais des choses importantes y figurent... l´histoire avance...
Vous retrouverez la partie précedente de ce chapitre page 171...
- Dis Tanis… ce n’est pas Belaffont ?
- Oui Wedge, c’est bien lui…
- Oh purée…
- Mais qu’est-ce qu’il foutait dehors à cette heure là ?
- On peut vous poser la même question à tous les deux !
- Oh purée… oh purée… oh…
- Biggs arrête ! et toi Tanis, qu’est ce qu tu veux dire par « on peut vous poser la même question » ?
- Biggs m’a posé une drôle de question tout à l’heure. Je n’ai parlé à personne de mon entretien avec Belaffont. Comment était-il au courant ?
- Je… heu…
- Et après ?
- Mon petit doigt me dit que seul des complices pourraient être au courant. Quelqu’un cherche à me faire du mal, Belaffont était dans son camp et je suis persuadé que vous faites partie de son équipe !
- Mais de quoi il parle ? Dis lui toi Wedge comment on a été mis au parfum.
- Le contremaître de l’écurie t’a vu rentrer dans le bureau de Belaffont. Ca lui est paru bizarre car il avait déjà été interrogé dans cette affaire par un autre régent et ce n’est pas dans l’habitude de l’école de faire de même avec les élèves… c’est pourquoi il nous a tout raconté.
- Alors que faites vous dehors ?
- Avec Wedge on s’est inquiété de ne pas te voir rentrer.
- Oui et il ne faut pas oublier que l’on vient de te sauver la vie.
- C’est vrai, mais… toutefois je ne sais pas si je peux vous faire confiance.
- Tu peux nous croire, on dit la vérité. Hein Wedge ?
- Si tu as des doutes, on pourrait s’éviter un petit moment, le temps que tu y réfléchisses.
- Je ne sais pas…
A ces mots plusieurs sentinelles vangaas de la FIU firent leur apparition, accourant à grands pas vers Tanis et ses deux compagnons. Aucune explication ne fut demandée, devant le cadavre d’un régent de l’université, les reptiles en charge de la sécurité ne tardèrent pas à mettre les trois jeunes gens aux arrêts. Tanis fut isolé des deux autres dans un cachot sombre et humide, après tout c’était son épée que l’on avait retrouvée dans le corps de Belaffont. Coupé du monde, il avait perdu toute notion du temps dans cette cellule plongée dans l’obscurité. Combien de temps avait-il passé dans ce lieu où la puanteur de la moisissure vous agressait les narines, un jour, une semaine, peut-être deux.
En tout et pour tout, il avait passé une seule et unique nuit en prison quand la lumière remplit la totalité de la pièce. Dans l’encadrement de la porte se dessinait l’ombre d’un garde, son énorme bras vint saisir Tanis par le col, le soulevant sans effort. Il était maintenant dans une pièce attenante aux geôles, face à ceux qui allait le juger. Il y avait Ashtar, un vangaa templier chef de la sécurité de la FIU, le professeur Auggie qui était le professeur principal de Tanis et le dernier était un humain. Vêtu d’une toge rapiécée, le vieil homme avait les cheveux aussi long que sa barbe, le tout descendant jusqu’à ses pieds. Au milieu des cette jungle argentée, deux yeux d’un bleu acier, reflets d’une intelligence et d’un savoir hors du commun. C’est ainsi que l’on pouvait décrire Borgess, le détecteur de mensonge de la FIU.
Il fut le premier à prendre la parole, indiquant à Tanis qu’ils avaient déjà interrogé Biggs et Wedge et que tout deux avaient donné la même version des faits, le disculpant du meurtre de Belaffont par la même occasion. Il restait seulement une dernière vérification à faire, Tanis devait se plier au test de vérité de Borgess. Ce dernier sortit des replis de ses vêtements un médaillon pour le moins étrange. La relique semblait accrocher la lumière, briller de plus en plus à un point qu’il en devenait pénible de la regarder. I E YU I… La lumière était de plus en plus intense… NO BO ME NO… RE N MI NE… Tanis voulait fermer les yeux, mais il ne le pouvait pas… YO JU YO GO… HA SE TE KA NA E… KU TA MA E…
La lumière intense se dissipa et Tanis commençait à distinguer les lieux. A première vue cela ressemblait à un temple dans les nuages et la construction était en marbre blanc. D’ailleurs, tout était blanc en ces lieux, le sol, les colonnes et mêmes les autochtones. Tanis se demandait comment il avait pu arriver en ces lieux et comme pour répondre à sa question, un homme s’avança vers lui.
- Bonjour Tanis… nous sommes heureux de te revoir en bonne santé.
- Heu… on se connaît ?
- Bien sur ! Nous nous sommes rencontrés dans une grotte il y a peu.
- La musique ! ! C’est l’air des priants.
- La mémoire semble te revenir.
- Hum… oui, heu… mais pourquoi suis-je ici ?
- Mais voyons… pour connaître ton destin.
La surprise se lut sur le visage de Tanis et l’homme esquissa un sourire. Il commença à battre des cartes avec une dextérité d’illusionniste. Un jeu d’une rare épaisseur, les dos imprimés de circonvolutions complexes.
- Un tarot… c’est le jeu classique, augmenté de cartes personnelles. Nous pourrons voir comment retrouver les quatre cartes.
- Vraiment ?
- Il faut en retourner cinq, une par carte sacrée et la dernière pour les impondérables. Voila bien trois siècles que je n’ai tiré de cartes à personnes, et je soupçonne ne l’avoir jamais fait pour y lire un avenir comme le tien.
- Ah… ! ?
Une première carte fut retournée.
- Le pendu ! Mais en l’occurrence cela signifie force et non mort. Le pendu, c’est toi Tanis, cheminant vers ton but, obstinément, bravant la grande faucheuse. Tu lui as déjà lâché un compagnon de voyage, si je ne me trompe.
Deuxième carte.
- Le barde ! Un être sage à la magie puissante.
Troisième carte.
- Le forgeron ! Celui qui peut tout unir.
Quatrième carte.
- Le maudit ! Il apporte le malheur sur son entourage.
Dernière carte.
- … ?
- Qu’est ce que c’est ?
- C’est… c’est le brouillard ! L’avenir apparaît si sombre.
- Bon pas de panique. Si j’ai bien compris, il me suffit de retrouver ces personnes pour retrouver les cartes et donc j’en ai déjà une en ma possession.
- C’est cela… mais, ne l’as-tu pas déjà trouvé ?
- Ahem… heu… si, si… bien sur.
- Maintenant va… il est temps de trouver ces cartes avant qu’il ne les trouve.
- Mais qui ça « il » ?
A ces mots Tanis reprit ses esprits, il était allongé sur le sol et les trois juges le regardaient avec un regard inquiet. On lui raconta que le test de Borgess était un puissant sort magique obligeant les personnes à dire la vérité, mais Tanis était tombé inconscient dès la première seconde. Borgess en avait donc conclu que seul un esprit n’ayant rien à se reprocher aurait pu réagir ainsi, Tanis regagna donc sa liberté. Une fois libre son premier réflexe fut de chercher la carte qu’il était censé détenir, mais il ne trouva rien dans ses affaires. « il » avait déjà du lui voler.
Les semaines suivantes, tout le monde parlait d’un professeur devenu fou qui avait agressé un élève et à chaque passage de Tanis près d’un groupe d’étudiants, il avait droit à de nombreuses questions, ce qui avait don de l’agacer. Seul Biggs et Wedge tiraient avantage de la situation, ils étaient devenus des héros qui avaient sauver un étudiant des griffes d’un monstre assoiffé de sang. Petit à petit les rumeurs s’estompèrent et la vie reprit son cours à la FIU. Tanis continuait son entraînement et à la première occasion où il pourrait sortir de l’université, il en profiterait pour se renseigner sur les personnes qu’il devait rechercher.