voilà la suite
CHAPITRE 5 : LA FUITE
La grotte était bien éclairée, et devait faire environ 500 mètres de diamètre. Les murs étaient recouverts de tapisseries représentant des scènes de batailles. Comme les autres fois, Tania était assise sur un fauteuil doré. Taike se trouvait à 3 mètres de la Viéra, qui le regardait fixement. Après un long moment de silence, elle prit enfin la parole :
« Tu es parfait ! Je me sens revivre ! Tiens ? Tu veux parler ?
Les liens magiques qui bloquaient la bouche de Taike disparurent.
-Pourquoi moi ? demanda-t-il, au bord des larmes.
-Pourquoi toi ? Par simple caprice !
-Espèce de…
-Pas d’insulte !
-Je vais te tuer ! »
Taike fut soudain projeter violemment en arrière et se cogna la tête sur la paroi.
« Misérable vermisseau ! tu pense pouvoir te mesurer à moi ? »
Le voleur ressentit soudain une atroce douleur dans tout le corps, et hurla comme il n’avait jamais hurlé.
Il se réveilla en criant, se calma et se réinstalla, des larmes coulant sur ses joues.
Le lendemain, Taike quitta la grange dans laquelle il avait passé la nuit et se mit en route pour quitter Cyril. En arrivant sur la place du marché, il vit un Vangaa sur une estrade en train de parler à une foule. Taike s’approcha et parvint à capter ses paroles :
« Il faut retrouver cet assassin !
-Qu’est-ce qui se passe ? demanda le voleur à son voisin
-On a retrouvé toute une famille assassinée ce matin. »
Taike partit de la place et se mit à courir de plus en plus vite. Il s’en souvenait. Il se souvenait des cris de panique et de douleur des enfants, et les hurlements de tristesse des parents quand il égorgeait leurs fils devant eux. Taike courait toujours, des larmes sur les joues.
Dans sa tête résonnait encore son rire quand il achevait les parents.
La nuit tombait, Taike était assis contre un arbre, au bord de la route. Il avait marché toute la journée, la tête vide. Maintenant, il ne pouvait plus chasser ses images de sa tête. Tania ! Ses yeux brillèrent de rage et il hurla des insultes pendant plusieurs minutes avant de se calmer.
Il sortit de sa poche des herbes sensée lui procurer un repos son rêve, en mâcha une et s’endormit immédiatement.
Oh non ! Il était encore une fois dans la caverne, mais le décor avait changé. Les murs étaient rouges et, Taike le supposa, couverts de sang. Sur un trône était assise Tania, un sourire mielleux sur les lèvres.
« Tu pensais pouvoir m’empêcher de venir te voir avec tes plantes ? Pauvre imbécile ! Puisque tu le prends comme ça, il va falloir que je m’occupe de ton esprit.
-Sortez de ma tête !
-Tais-toi ! »
Taike sentit de nouveau le bâillon d’air sur sa bouche, puis une vive douleur au crane.
« Bientôt, ta m’accueilleras à bras ouvert. »
Taike Sentit quelque chose pénétrer son esprit, comme un courant d’air, puis il s’évanouit.
Le lendemain matin, Taike avait complètement oublié son entrevu avec la Viéra. Il se mit en route vers Cadouan pour participer à un tournoi et tenter de gagner quelques Gils.
Une heure plus tard, il croisa une caravane de marchand qui avançait lentement. Il s’approcha du conducteur de la file de chariot et proposa ses services comme garde du corps.
Quelques minutes plus tard, il était à dos de cheval, et escortait une caravane vers Cadouan.
Les trois premiers jours se passèrent sans incidents et les journées se passèrent tranquillement.
Le quatrième jour, Taike était en tête et guetter une éventuelle attaque. Il devais être environ trois heures quand une pluie de flèches s’abattit sur la caravane. Les bœufs tombaient, criblés de carreau. Les hommes hurlaient. Une troupe de brigands humains chargeaient vers les chariots. Taike dégaina un court glaive offert par un conducteur et se préparait au choc quand il reçu une lèche dans l’épaule qui le fit tombait à terre. Il tenta de se relever, ce qui lui arracha une grimace de douleur.
« Ca suffit comme ça ! , dit une voix résonnant dans sa tête
-Tania !
-Tu abîmes ton corps.
-Sort de ma tête !
-Trop tard… »
Taike se releva, un sourire malveillant sur les lèvres. Il se dirigea vers les brigands et lança Brasier X. Puis il fit apparaître une immense épée et chargea.
Dix minutes plus tard, tous les brigands et tous les marchands étaient morts.
« Je revis ! » dit-il avec une voix étrange, qui ressemblait à celle de Tania
Puis il partit en courant et se dirigea vers Cadouan.
Le vrai Taike regarda la scène avec horreur, ne contrôlant plus son propre corps.