Bon, j'avais un chapitre qui trainait, étant donné que j'suis de passage sur le forum, j'vais le poster pour les lecteurs éventuels qui n'auraient pas encore déserté. XD
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Chapitre 8 : Attention aux turbulences.
« Dépêchez vous, attrapez le !
- Par où est-il parti ?
- Vers la gare mon commandant !
- Alors bougez-vous, au pas de course, et vite, ou vous finirez tous au mitard ! »
Timber était en proie à une ruée de soldats Galbadiens, ils étaient tous à la recherche de Seifer. De la sorte, son exécution aurait été perçue comme un exemple à tous ceux de la résistance qui auraient osé braver l’envahisseur. Cependant, cela ne motivait nullement les locaux à collaborer avec l’armée. En effet, cela faisait déjà presque vingt qu’ils s’étaient installés, et les tensions entre les opprimés et les oppresseurs ne cessaient toujours de croître. A leurs yeux, Seifer était un vrai symbole de la résistance, c’était lui qui avait failli tuer l’ancien président Deling.
Raijin et Fujin étaient toujours campés à la gare. De leur position, ils pouvaient observer les soldats fouiller un à un chaque wagon du dernier train en partance pour Dollet. Au moindre incident, les Galbadien avaient pour habitude de paralyser les réseaux de transport afin de pouvoir effectuer le plus rapidement possible leurs recherches… Mais cela n’était pas suffisant pour intercepter ces jeunes gens. Ils avaient étés entraînés en vue de devenir des Seeds après tout. Cela faisait déjà un quart d’heure qu’ils attendaient Seifer, et il ne daignait toujours pas donner le moindre signe de vie. Mais ou était-il donc passé ? Les avait-il à nouveau abandonnés ? Non… Ca ne se pouvait pas. Bien qu’il fût un peu arriviste et égoïste sur les bords, il ne pouvait pas oublier qui il était, et d’où il venait ; de ce fait, il ne pouvait omettre ses amis. Enfin, c’est ce que Fujin s’entêtait à se répéter, mais le doute s’installa doucement, lorsque Raijin, comme à son habitude, fit une boulette.
« Hey Fujin, tu crois pas qu’on devrait y aller ? Le train ne va pas tarder à partir.
- Tais-toi ! lui répondit-elle, en le frappant. Seifer ne devrait plus tarder.
- Ca fait déjà dix minutes qu’on l’attend, le train va pas tarder. Il s’est peut-être fait attrapé, qui sait ?
- On en sait rien, alors on reste ici et on l’attend !
- J’suis sûr qu’à notre place il aurait déjà foutu le camp ! Si ça se trouve, il est peut-être déjà même dans ce foutu train.
- Idiot ! T’as fini de faire ta poule mouillée ?! Tout ce qu’on a à faire c’est d’attendre ici. De toute façon, le train ne partira pas avant qu’ils aient fini de le fouiller.
- Ouais, j’espère que t’as raison… »
Les soldats s’activaient de plus en plus, ils étaient tous employés à leur recherche. C’était là tout une garnison qui avait été dépêché dans la ville pour retrouver les fugitifs. Bien que Wedge et Biggs avaient peur de Seifer, l’affront qu’il leur avait fait ne pouvait rester sans conséquence, et cette fois, c’était la pendaison en place publique qui l’attendait. Raijin et Fujin attendaient toujours, cachés derrière un amas de poubelle à côté d’un des derniers quais de la ligne en partance pour Dollet.
Et puis, plus rien, c’est le trou. Les deux acolytes s’écroulèrent au sol, inconscient. Les unités d’élite Galbadiennes les avaient repéré depuis longtemps, et avaient profités de leur dispute, afin de se mettre en place pour les prendre par surprise. Leur intervention avait pris moins de trois secondes pour mettre Raijin et Fujin au tapis. Etait-ce fini pour eux ? Non, Seifer n’était guère loin, et vu toute la scène. Il avait laissé les soldats faire. Peut-être les avait-il laissé opérer pour mieux agir librement à son tour.
Lorsque les deux compères se réveillèrent, ils étaient à l’arrière d’une camionnette, les mains menottés dans le dos, et ligotés l’un à l’autre. Des douilles de calibre 7.62 jonchaient le sol en bois et des impacts de balles parcouraient l’ensemble des taules du petit van. Le pare-brise était recouvert de sang, et la moquette de mauvais goût à l’arrière en était elle aussi tout imbibée.
« Fujin, tu m’entends ? commença Raijin.
- Ouais…
- Tu te souviens de quelque chose ? Merde, qu’est-ce qu’on fout là, qu’est-ce qui s’est passé ?
- Je crois qu’ils ont fini par nous tomber dessus. Et ils ont du nous emmener ici.
- Tu rigoles ? T’as vu l’état du camion Fujin ? Ils ont du avoir des sacrés emmerdes, y a du sang et des impacts de balles partout là dedans.
- Je sais, j’ai une tripoté de douilles entre les miches. Si j’avais les mains libres je te tordrais le cou.
- Comme quoi cette situation a aussi des bons côtés. repris Raijin d’un ton enjoué.
- Tu pourrais pas un peu la fermer ? »
Pourtant, l’expression amusée sur le visage du jeune homme cessa immédiatement. Il avait perçu des bruits de pas qui se rapprochaient. Son ouïe fine lui permit de deviner qu’il s’agissait d’un homme seul, sûrement blessé, il devait boiter. Etais-ce un soldat en déroute ? La vitre arrière du camion explosa soudainement, laissant percevoir la crosse d’un fusil d’assaut. Puis un bras dénudé, sali, et ensanglanté passa au travers du carreau brisé afin de saisir la poignée pour ouvrir l’arrière du véhicule. « Seifer ! » s’écria Raijin, qui avait alors vu sur l’arrière. Cependant, il n’avait pas l’air au mieux de sa forme… Il se hissa avec difficulté dans la fourgonnette, sa fidèle Hypérion à la main lui servant de canne, un fusil d’assaut attaché en bandoulière à l’épaule, vous savez, une de ces fameuses Kalachnikov, cet indémodable AK47, connu pour sa fiabilité qui a traversé les âges.
Le jeune homme n’était pas cependant dans une forme olympique. S’il avait été capable de mettre en déroute une unité d’élite entière, cela n’avait pourtant pas dû être très aisé, et les séquelles s’en voyaient clairement. Son bras droit était décharné et ensanglanté, de nombreuses coupures le parcouraient de l’épaule jusqu’au coude, ainsi que son torse, férocement entaillé sur les abdominaux. Sa jambe gauche n’en déméritait pas moins, elle ne fonctionnait presque plus, usé par la force des combats, et par une balle qui s’était logée non du fémur, quelques centimètres au dessus du genou. Seifer était en sueurs, harassé par des violents combats dont il s’était sorti avec une certaine aisance, malgré quelques blessures plus ou moins graves. Il s’approcha de ses deux jeunes amis et les libéra et coupant leurs liens.
« Tu vas bien ? lui demanda alors Raijin, étonné de le voir un tel état.
- Ouais, ça devrait aller. Dis moi, tu serais capable de faire démarrer ce truc ? J’ai pas réussi à retrouver les clés.
- Ca ne devrait pas poser de problèmes. Jette à un œil à ses blessures Fujin, ça a l’air pas trop grave, mais quand même.
- Depuis quand est-ce que tu me dis ce que j’dois faire, crétin ?! le reprit-elle en lui assénant un coup de poing sur le haut du crane. J’t’avais dit que j’t’en foutrais une en me libérant, espèce d’imbécile, c’est de ta saute si on s’est retrouvé et qu’il a fini dans cet état.
- Vous voulez pas un peu vous calmer ? J’ai eu ma dose d’émotions pour aujourd’hui. continua Seifer, essoufflé. Démarre le camion et sors nous d’ici Raijin. »
L’homme fort de sa carrure passa à l’avant du petit van, ils semblaient être sur un terrain vague, au beau milieu d’une décharge, là ou les Galbadiens ne serraient jamais venu les chercher. Raijin s’installa au volant, et fis sauter la partie du tableau de bord protégeant la boite à fusible. Il tira trois fils, en connecta deux, et mis le contact avec l’intervention d’un troisième en guise de démarreur, puis par force d’habitude, il débloqua la direction, embraya et pris la route. « Allez, on sort de là » dit-il. Derrière, Fujin était occupé à installer Seifer, qui semblait-il, était assez mal en point. Elle lui retira sa veste, ou du moins ce qu’il en restait, et pu observer par elle-même l’ampleur des dégâts, Almasy était assez mal en point.
« Dis moi, comment est-ce qu’on a atterrit ici ?
- J’étais sur le point de rejoindre votre position, quand j’ai repéré une unité d’élite qui vous avait cerné. Ils n’ont eu aucun mal à vous neutraliser. Ensuite, je les ai suivi, et ils vont ont mis dans ce camion. J’en ai profité pour les attaquer, ça n’a pas été facile, mais j’ai réussi à vous sortir de là.
- Mais qu’est-ce qu’on fout dans une décharge. reprit Raijin, occupé à conduire.
- Tu pourrais me laisser finir, espèce d’âne bâté ? Donc, j’ai piqué les clés d’un garde, j’ai pris le camion, et j’ai conduis jusqu’ici. Quand j’ai vu que ça servait à rien d’essayer de vous réveiller, j’ai été faire un tour pour vérifier le périmètre. J’ai été attaqué par un groupe de reconnaissance, et j’ai paumé les clés.
- Dis donc t’as morflé. continua Fujin, occupée à éponger les plaies avec un linge.
- Ces enfoirés étaient plus nombreux que je l’aurais pensé. »
La camionnette était désormais sur une route de campagne, en direction de Dollet. Seifer avait bien insisté sur le fait de prendre le plus de petites routes possible, histoire d’éviter les barrages routiers.
« Il va falloir que tu m’aides Fujin, la balle est resté dans ma jambe, va falloir que je l’enlève.
- Le problème c’est qu’on n’a rien sous la main pour faire ça.
- Regarde sous le siège passager, dois y avoir une trousse de secours logiquement. lui affirma Raijin.
- Putain, pour une fois que tu dis des trucs intelligents. C’est le fait que j’vous ai sauvé la peau qui a réveillé ton cerveau périmé ou quoi ?
- Non, c’est le fait de conduire, ça me détend, ça me permet de réfléchir.
- Evite la surchauffe alors. rétorqua Fujin en saisissant la trousse de secours.
- Essaye de l’enlever avec les pinces et la paire de ciseaux. »
Fujin, bien qu’assez compétentes en premiers soins, tenta de la retirer, mais en vain, cela fit plus hurler Seifer de douleur qu’autre chose. Celui-ci lui ordonna immédiatement de cesser de le charcuter, et de regarder s’il n’y avait pas une seringue dans la trousse. Heureusement pour lui, il y en avait effectivement une. Il se saisit d’un petit flacon sans marquage dans une poche intérieure de sa veste, et s’en injecté immédiatement un shoot complet dans la jambe. La jeune femme continua alors sa chirurgie archaïque, et retira avec grand mal la balle qui s’était logé à quelques centimètres du fémur. Son patient serrait des dents si fort qu’il en transpirait. Il ne cessait de répéter que ça lui faisait « un mal de chien ». Fujin détourna alors le regard et montra fièrement au pilote ce qu’elle venait d’extraire de la jambe de son acolyte, si bien que celui-ci profita de son inattention pour se réinjecter une dose de tranquillisant. C’était du calibre 7.62, autrement dis, une balle d’AK47. Ils étaient tellement fascinés par la balle qu’ils n’avaient même pas remarqué que Seifer venait de s’assoupir, complètement défoncé et anesthésié.