Plop les zamiz.
Je suis de retour, et avec du nouveau en stock. ^^
Et oui, je me suis enfin remis à écrire. A vrai dire, c´est la fanfic de ShaunCrahan qui m´y a poussé. En effet, le thème de celle-ci me démangeait depuis déjà un p´tit bout de temps.
Ne vous étonnez guère si certains passages se ressemblent. C´est normal. Je vais tacherais au fil des chapitres de m´en éloigner le plus possible.
PS: Ne vous étonnez pas si le sujet avait disparu. Les admins ont fait du ménage tout à l´heure.
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INTRODUCTION
C´était une magnifique journée d´été. Le soleil brillait et trônait fièrement dans le ciel, baignant dans la lumière de toute sa splendeur les plaines alentours de Timber. Il faisait bon vivre en ce jour... Deux jeunes adolescents étaient là, assis devant le lac Obel. Un bien jeune étudiant, accompagné par l´une des plus douces compagnies quoi soit, la charmante Rinoa. La jeune demoiselle s´était parée de tous ses plus beaux atours. Elle portait une magnifique et longue robe blanche, étincelante tel le soleil lui même. Vêtue de la sorte, on aurait dit un ange, oui, un ange sorti d´un de ces rêves dont l´on ne voudrait jamais s´éveiller. Ce jeune et pourtant si fier guerrier était là, assis à ses côtés, passant inlassablement sa main dans les cheveux de la jeune demoiselle. Il nageait dans le bonheur le plus total, tel un rêveur, ne se rendant guère compte de sa chance. Mais tout ceci n´était qu´illusion... Soudainement, la vue du jeune homme se brouilla, et tel un flash, il se retrouva en un instant dans un tout autre contexte. En effet, il n´était plus sur les rives du lac, mais il était là, bel et bien devant son plus grand rival. Il faisait nuit, l´aube ne s´était pas encore levée, et deux fiers guerriers s´affrontaient, gunblades en mains. L´un était vêtu d´un long manteau blanc et était connu pour ses ambitions démesurées, tandis que l´autre, vêtu tout de noir, était connu pour sa fierté et sa détermination. Ce dernier, à l´apparence pourtant si sombre, était bien plus pur que l´on ne pouvait l´imaginer, de même que le premier... Les deux hommes combattaient ainsi sur les hauts plateaux de la plaine d´Arkland. Notre jeune rêveur se reconnu en ce fier guerrier arborant une gunblade effilée. Il avait si changé, depuis cette douce époque, où tout ne lui semblait que futilité. En effet, il était là, trônant fièrement devant son adversaire, arme à la main, prêt à frapper. Seifer était enfin parvenu à mettre son adversaire à terre. Ce qui au début aurait pu sembler être un simple entraînement allait subitement se changer en un violent règlement de compte. Le jeune homme vêtu de blanc frappa brutalement son rival au visage, lui laissant une longue cicatrice. Mais ce dernier, n´avait pas dit son dernier mot… Alors que celui-ci, le visage ensanglanté, s´apprêtait à lui rendre la pareille, dans un élan de fierté, la vue de notre jeune rêveur se brouilla de nouveau. A l´instant même où lui aussi fut frappé au visage, il se retrouva soudainement emporté par un flot de pensées. Tel un flash, Seifer se retrouva à nouveau dans un autre songe. Il était là, face à Squall. C´était la grande parade de Deling City, tout deux se regardaient avec un certain mépris, arme à la main. Quand soudainement tout s´accéléra. D´autres flash, encore et encore. Seifer fut porté de songes en songes, à mesure que son rêve, pourtant si doux à la base, se transformait en un véritable cauchemar. Il pensa à cet instant, où il fit le choix de suivre la prêtresse, à cet instant, ou avant de se battre avec Squall et son équipe, à la fac de Galbadia, il regarda longuement son ancienne petite amie, avec un regard gêné et triste, avant que sa fierté ne le rattrape. De songes en songes, Seifer vit ainsi de suite tous ces derniers mois, où il avait tant changé. Il se remémora ainsi tous ses actes qui l´avaient tant troublé. Son sommeil devint de plus en plus agité ; Rinoa était là, à la merci de la prêtresse, dans un amphithéâtre en ruines. Edea était vaincue, c´est ce que pensaient les Seeds, mais à quel prix ? Elle était enfin à la merci d´Ultimécia. Puis il la vit de nouveau, face à Adel, terrorisée par ce monstre sans foi ni loi. Les songes s´accélèrent, les flashs devinrent de plus en plus omniprésents. Seifer était là, perdu au milieu de tout, il ne savait plus où aller ni que faire... et pourtant, une voix l´appelait. Etait-ce elle ? Il vit une ombre sortir de la lumière, mais ce n´était guère celle qu´il attendait. Elle criait, hurlait. Elle avait les mains ensanglantées. Ses yeux étaient devenus jaunes, assoiffés de sang, son visage avait changé, la joie et la paix qui y régnaient jadis étaient devenus haine et tourments… De longues ailes lui poussèrent soudainement dans le dos, lorsque que celle-ci lui tendit la main, en hurlant : "SEIFER, REJOINS MOI !"
Le jeune homme s´éveilla alors brusquement. Il se redressa d´un vif sursaut. Quelques goûtes de sueur perlaient le long de son visage, son regard était humide. Il venait de faire là un bien pénible cauchemar, et était encore sous le choc. Il était assis sur un vieux lit miteux, aux côtés d´une femme presque ivre morte. Seifer balaya la salle du regard, il se souvint soudainement qu´il était dans un de ces hôtels en piteux état de Timber. Tout semblait se troubler à son réveil... Il n’avait plus conscience de ce qu’il avait fait la nuit. Et pourtant, ce n´était pas un rêve. Il était bel et bien là, dans cette bien triste réalité.
Il décida de se lever, pour aller se rafraîchir dans la salle de bain. Ses membres le faisait souffrir, il n´avait pas dormi dans un vrai lit maintenant des mois, et ses multiples combats n´avaient pas arrangé la situation. Il s´extirpa alors avec brutalité de ses draps souillés, et déambula dans la pièce. Des dizaines de bouteilles vides étaient là, parsemant sa minable suite. Cela faisait quelques temps déjà qu´il résidait ici, et depuis tout ce temps la femme de ménage n´était pas passée. Peut-être l´avait-elle reconnu ? Peut-être avait-elle peur de venir ici ? Son intervention télévisée lors du discours du président Deling n´était pas passée inaperçue, il fallait bien l´avouer. Quoi qu´il en soit, Seifer parvint à se frayer un chemin jusqu´à la salle de bains. Sa tête le faisait souffrir horriblement, peut-être avait-il encore une fois trop bu ? La jeune femme présente à ses côtés pouvait certainement en attester...
Il faisait encore nuit, il devait être aux alentours de trois heures du matin. Cela faisait une semaine qu´il n´avait pas trouvé le sommeil, depuis que ce rêve était venu à nouveau le hanter. Il alluma la lumière, qui se mit péniblement en marche. On aurait dit que l´ampoule aurait pu éclater d´un instant à l´autre. "Quel trou pourri", aurait-il pu se dire. Mais cela ne le dérangeait guère plus. Il y était désormais habitué…
Seifer était face à son propre reflet, déformé par les défauts du miroir. Il se passa un coup d´eau sur le visage, et s´essuya les mains, avec une certaine difficulté. Puis il fixa de nouveau son reflet. Il faisait peur à voir : les cheveux en bataille, mal coiffé au possible, une barbe de plusieurs semaine, et un regard vitreux et vide. Il passa la main sur sa cicatrice, puis poussa un soupir en posant sa tête contre la glace. « Mais que suis-je devenu ? » se disait-il... Son regard changea alors subitement, ses yeux étaient emplis de haine, de colère. Il fit alors un pas en arrière, et brisa le miroir en mille morceaux d’un violent coup de poing.
Chapitre premier : Des doutes bien pesants.
La Balamb Garden University était encore plongée dans un profond sommeil. Il était cinq heures du matin, et l´aube commençait à peine à embraser le ciel. Squall dormait profondément aux côtés de sa douce Rinoa. Lui aussi rêvait. Mais son rêve, n´était pas aussi cauchemardesque que celui de Seifer, bien qu´aussi torturé.
Il était là, dans cette imposante demeure trônant au dessus de l´ancien orphelinat, au coeur de ce noir château, face à la redoutable Ultimécia. Il était seul.. seul face à son destin. La puissante nécromancienne lui faisait face, en chair et en os. La sorcière du temps, telle qu´on la nommait, celle qui voulait faire la compression temporelle, pour détruire toute forme de vie sur terre.
« Seed, misérable Seed ! commença-t-elle. Votre outrecuidance est risible ! ». C´est ainsi que commença un long combat acharné. Squall, bien que seul, se démenait comme jamais, tel un lion face à une horde de gladiateurs, tel un lion face à ses bourreaux. Il se battait pour sa vie, pour accomplir son destin, ce pourquoi il était venu au monde. Les puissantes attaques magiques de la sorcière ne semblaient faire aucun mal au jeune Seed. Celui-ci présentait la plus grande détermination qui soit. C’est alors que tel un lion, il s´élança d’un bond sur la sorcière et la frappa de toutes ses forces dans l´abdomen. Le sang commença alors à couler à flots. Mais Ultimécia ne semblait pas être impressionnée par cette prouesse. D´un puissant sort de télékinésie, elle repoussa le Seed, et déploya ses longues ailes noires.
« Je peux créer le monstre suprême. clama-t-elle dans un élan épique. La créature de vos cauchemars. Soyez victime de votre imagination ! »
La nécromancienne commença alors à s´envoler, entourée d´une vive lueur mauve ; elle se concentrait. « Griever, achève le ! » hurla-t-elle. En effet, Ultimécia venait d´invoquer l´incarnation du pire cauchemar de Squall... Le lion aux nobles valeurs. Bien que ces dîtes valeurs aient été celles du jeune homme durant des années, ce dernier ne pouvait se résigner à les suivre après sa rencontre avec Rinoa. Il avait découvert ce qu´était l´amour, et il était désormais pour lui impossible d’accepter de devenir "une machine de guerre". Son idéal d´antan était ainsi devenu sa pire hantise.
La sorcière lança alors une boule d´énergie vers le sol. Celle-ci implosa à son contact, créant une multitude rayons de rayons lumineux. Une aura violette s´éleva doucement du sol, lorsque celui-ci se déchira dans vacarme assourdissant, pour laisser enfin apparaître un monstrueux lion rugissant. Griever venait était enfin là... Son pelage était d’une couleur violacée. De longues ailes lui ornaient le dos. Cela signifiait que Squall était désormais confronté à la pire création de son imagination. Le jeune homme aurait pu commencer à douter, en se demandant comment la sorcière aurait pu connaître son plus intime cauchemar, mais non, il ne faiblissait pas, sa détermination était impénétrable...
Un nouveau combat commença donc. La créature était bien plus vive que sa maîtresse, mais il fallait l´avouer, Squall n´en attendait pas moins. Le combat fut rude, et sa pistolame fut mise à l´épreuve plus d´une fois, mais celle-ci ne cédait pas, sa fiabilité n´était plus à prouver. La détermination du Seed était telle, qu´il était prêt à vaincre ses plus intimes peurs. Il devait le faire, il devait aller au bout, non pas pour lui, ni pour le monde entier, mais pour Rinoa. Il devait revenir, pour tenir sa promesse. Elle l´avait profondément changé. En effet, si Squall n´était plus dirigé par ces valeurs, c´est parce qu´elle les avait vaincu en lui. Il ne se battait plus pour l´amour du combat, mais pour l’amour de sa bien aimée. C´était désormais pour lui une occasion de battre l´incarnation même de ce qu´il avait tenté d’être. La peur ne le faisait pas faillir, au contraire même, elle lui redonnait force et courage. Il devait le vaincre, pour elle, pour lui montrer qu´il n´était plus ce "monstre". Cependant, on pouvait le sentir, Squall n´était pas à l´aise face à lui. Il se refusait à toute réflexion sur l´origine de cette chose. Il n´osait pas se demander comment Ultimécia avait su... Et s´il l´avait fait, peut-être l´issue du combat aurait été autre ?
Cependant, lorsque le monstre commença à faiblir, Ultimécia usa d´une nouvelle ruse : elle fusionna avec lui.
« Vous n´avez encore rien vu, vous allez découvrir ma vraie nature. » prononça-t-elle.
Le corps encore fumant du lion disparu dans une explosion, laissant ainsi place à une entité de lumière vive et à quelques plumes blanches. Cette lumière tourna au violet, puis au noir. Elle se déforma, puis laissa une ombre apparaître. Un nouveau monstre était né. Un lion, auquel était accroché un corps humain, celui de la sorcière.
Le combat fut de nouveau rude, mais tout aussi bref. En effet, Griever avait perdu toute vivacité sous cette nouvelle forme, il ne se contentait plus que d´user de puissants sorts magiques. Mais cela ne semblait pas affecter Squall, bien au contraire même. Dans un dernier élan, il lança alors sa plus puissante attaque, Outerspace. Il tendit les bras au ciel pour se concentrer. Mais lorsqu´il s´apprêta à la lancer, Squall s´élança sur lui, arme à la main. Il trancha alors le monstre en deux... Celui-ci explosa dans un festival de lumière. On aurait pu croire que le combat touchait à sa fin, mais il n´en était qu´à son commencement. Griever avait disparu pour de bon, mais ce n’était guère encore le cas d’Ultimécia. L´air devint alors froid. Le ciel s´assombrit soudainement... L´ambiance devenait des plus ténébreuses. Il faisait presque nuit désormais.
Une nouvelle ombre apparu, tout droit sortie des ténèbres. La sorcière du temps était désormais là, sous son véritable visage. Une entité informe, vêtue de rouge et de mauve, sans visage, ornée d´un corps humain, suspendu au bas de son torse. Ce dernier semblait être celui d´une femme, l´expression sur son visage était si triste...
« Je suis Ultimécia. murmura-t-elle. Je vais compresser le temps, et faire disparaître toute forme de vie. »
Le combat final venait de commencer. Squall commença alors à réellement se battre. Il savait qu´il ne devait pas faillir. Cependant, ce corps flottant au gré du vent, accroché à la partie basse du monstre retenait l´attention de jeune homme. Il lui semblait si familier... Et pourtant, il n´arrivait pas à le nommer. « Mais qui es-tu donc vraiment ? » se demandait-il. La sorcière semblait pour l’instant passive. A mesure que le combat continuait, elle se mit à parler. Elle prononça d´étranges paroles... Celles-ci auraient pu perturber son adversaire, mais, non, bien au contraire même, cela renforçait davantage sa détermination, comme s´il se jetait désespérément dans la bataille pour ne pas voir la vérité. Le combat s´intensifia ainsi de nouveau.
« Souviens-toi de ton enfance. En grandissant, tu as oublié la moitié de toi-même. »
A l´instant même où elle acheva sa phrase, Squall trancha en deux, d’un geste vif, une boule de feu que venait de lui envoyer la sorcière.
« Mais le temps n’attend pas, quelque soit ton désir. »
Ainsi, le jeune homme continua de s´énerver, devenant une véritable bête féroce. La nécromancienne restait cependant toujours passive… Elle semblait invincible, aucune des attaques du jeune homme ne semblait la faire faillir. Et pourtant, celui-ci se jetait à cœur perdu dans ce combat...
« Le temps s’écoule comme du sable. »
Squall continuait ainsi de battre, la rage au ventre. Il était devenu tel ce démon qu´il venait d’affronter : une véritable machine à tuer. La puissance de la sorcière se mit alors subitement à croître. Elle s’apprêtait bientôt à infliger le coup de grâce à son misérable adversaire. Et oui, bien qu´il se débattait de toutes forces, le Seed semblait incapable de terrasser le monstre.
« Et… »
Alors qu´elle prononçait ses dernières paroles, la nécromancienne leva un bras au ciel, elle fit appel à l´apocalypse. Alors qu´elle s’apprêtait à lancer la plus puissante qui soit sur le jeune homme, elle fut comme stoppée net. Quelque chose la retenait, oui, quelque chose la retenait de faire cela. Pris par la rage et la peur, Squall s´élança alors dans un dernier élan droit vers la partie basse du monstre. Il hurla de toutes ses forces, et planta sa pistolame dans celle-ci. Ce semblant d´humanité s’avérait finalement être une femme. Une jeune femme pour ainsi dire. L´expression sur son visage avait changé. Elle était si douce désormais ; elle semblait comme libérée.
Le Seed venait ainsi d´achever le monstre. Le rêve épique tourna alors au cauchemar. Squall, triomphant, se retrouva alors projeté dans l´espace le temps. Il vit dans un premier temps Ultimécia transmettre ses pouvoirs à Edea. La boucle était bouclée... Puis il finit par errer dans un aride désert. Il était là, titubant, accablé par la fatigue. Elle n´avait pas tenu sa promesse... Rinoa n´était pas là. Mais c´est alors qu´il vit une plume blanche tomber du ciel. Le jeune homme la saisit en plein vol, puis compris qu´elle l´attendait, quelque part ailleurs. Il s´efforça alors de penser à elle, mais il n´y parvint pas. Il songea à cette soirée, à ce bal, ou il l´avait rencontré, ainsi qu´à toutes ces péripéties, qui les avaient si fortement liés. Mais alors qu’il pensait à elle, son visage lui sembla si… flou. En effet, Squall ne parvenait pas à se rappeler de celui-ci, et au fur et à mesure qu´il s´efforçait à le faire, il se brouillait de plus en plus. Jusqu´à ce qu´il aperçoive le visage d´Ultimécia, puis clairement celui de Rinoa. La nécromancienne était revenue le hanter ! Il venait enfin de comprendre, il venait de comprendre quelque chose d´inavouable. Ce n´était pas la rage qui l´avait guidé tout au long de ce combat, mais la peur. La peur de découvrir la vérité... La dernière image qu´il eut en tête, fut une image de lui même, avec un trou béant au milieu du visage. Le bruit de sa gunblade venait de retentir, comme pour sonner le glas de son rêve...
Squall se réveilla brutalement. Il était lui aussi essoufflé, comme Seifer. Ses yeux étaient humides, et ses draps mouillés. Rinoa dormait profondément, blottie à ses côtés. Un mois déjà qu´il faisait ce même rêve, encore et encore.
Chapitre 2 : Le bilan des six mois.
Cela faisait six mois qu´Ultimécia avait été vaincu. Le monde était redevenu un peu plus calme, malgré certaines tensions. La renaissance d´Eshtar avait eu pour effet de créer un vent de panique. En effet, cela avait ravivé une certaine psychose due à Adel et à la troisième guerre occulte. Et malgré le fait que la disparition du président Deling et de la prêtresse Edea avait mis terme la politique guerrière de Galbadia, de nouvelles tensions naissaient...
La petite île de Balamb était cependant redevenue un véritable havre de paix. Bien que les travaux de réinstallation du Garden dans les plaines d´Arkland s´étaient achevés depuis déjà un mois, les techniciens de l´Université avaient déjà prévu bien d´autres travaux, dont notamment un certain nombre d´agrandissements. La côte de popularité de la BGU était devenue telle que celle-ci croulait désormais sous les demandes d´admissions, alors qu´à l´époque du conflit avec Edea et l´université de Galbadia, on frôlait presque la pénurie. L´indépendance de Timber n´était pas encore acquise, mais de nombreuses négociations étaient en cours. Quant à Trabia, Eshtar leurs fournissaient des fonds pour la reconstruction. Encore quelques semaines de travaux et la fac allait à nouveau redevenir opérationnelle. De nombreux changements avaient cependant changé la face actuelle du monde. En effet, avec la disparition de la base orbitale, l´émission d´ondes hertziennes était enfin redevenue possible. Les habitants de la planète étaient alors tous remontés dans leurs greniers pour dépoussiérer radios et autres télévisions. Timber était ainsi devenu l´un des plus grands centres d´émission, de même que Dollet avec sa tour satellite. Le chômage et la misère étaient ainsi voués à y disparaître, laissant ainsi un avenir florissant se dessiner. Cependant, quelque chose ne tournait pas rond... Et ça, Squall en avait bien conscience, de même que Seifer.
Chapitre 3 : Dur, dur le réveil.
Cinq heures du matin. Squall venait de s´éveiller d´un bon, à nouveau hanté par ce cauchemar. Il était là, essoufflé, la peur au ventre. Ce rêve l´avait troublé. Les yeux humides, il regarda Rinoa, blottie à ses côtés, enroulée dans ces draps bleus qu´elle affectionnait tant. Elle était toujours là, elle ne l´avait pas abandonné... Si douce Rinoa... Qu´aurait-il fait sans elle ? Lui même ne le savait pas, elle était tout pour lui. La jeune femme l´avait profondément changé. Il n´était plus cet homme froid et distant d´autrefois. Dans le fond, il était même devenu un être sensible et chaleureux. Elle l´avait aidé à combattre ses plus intimes peurs, et l´avait ouvert au monde, en lui faisant découvrir un nouveau sentiment : L´amour.
Encore accablé par ce cauchemar, Squall décida de se lever. Il savait qu´il ne trouverait plus le sommeil désormais. Pourquoi faisait-il ces étranges rêves, se demandait-il ? Quelque chose n´allait pas, il le sentait, mais il était pourtant incapable d´en déterminer la raison. Le jeune Seed observa alors longuement avec amour sa douce demoiselle. Il se baissa pour l´embrasser tendrement sur le front, puis se leva doucement afin de ne pas l´éveiller. Il rassembla silencieusement ses différentes affaires dispersées au pied du lit, puis se rendit dans la salle de bains. Leur chambre n´était plus un petit dortoir simple et austère. En effet, ils en avaient changé le mois dernier pour s´installer dans les nouveaux quartiers maîtres du garden. Celle-ci n´était certes pas beaucoup plus grande, mais on pouvait noter l´apparition d´un lit deux places, d´une télévision, ainsi que d´une petite salle de bains. C´en était enfin fini des douches communicantes, si traditionnellement militaires…
Squall pénétra dans la salle de bains, il était encore en caleçon. S´approchant du miroir situé à gauche de l´entrée, il observa son propre reflet. Cela faisait fort longtemps qu´il n´y avait pas lu une telle expression : la peur. Dans le silence le plus total, le jeune homme s´approcha du lavabo et se lava le visage à grande eau. Lorsqu´il eut fini, il s´essuya soigneusement le visage avec une serviette aux couleurs de l´université. Puis il contempla de nouveau son reflet. C´était sa cicatrice qui avait retenu son attention cette fois ci. Les images de son combat sur les hauts plateaux d´Arkland, avec son ancien rival, Seifer, revinrent soudainement en tête. Cela faisait des mois qu´on ne l´avait pas revu. Après l´incident de Lunatique Pandora, le jeune homme avait complètement disparu de la circulation. Certaines rumeurs avaient fait part de sa présence au port de Balamb, il y avait quelques mois déjà, mais personne ne le revit après cela. On aurait cependant pu penser qu´il serait revenu vers l’université, mais non, il préférait rester à errer dans le silence, par fierté sûrement. Mais cela n´intéressait guère Squall davantage, il était heureux dans sa nouvelle petite vie avec Rinoa, et c´est tout ce qui comptait désormais.
Après s´être longuement rafraîchi, perturbé encore par ce long et chaotique rêve, Squall enfila enfin ses vêtements. Il devait être désormais cinq heures et demi du matin, l´aube commençait à se lever, et, le ciel s´embrasait de milles feux tandis que le chant des oiseaux commençait à résonner aux alentours de l´université. Le jeune homme était habillé comme à son habitude. Il avait cependant abandonné son fidèle pantalon noir et ses multiples ceintures pour un jean plus décontracté, ainsi que son vieux débardeur pour un T-shirt un peu plus présentable. Cependant, son épais blouson en cuir était toujours au rendez-vous. Si Rinoa avait réussi à le faire changer d´attitude vestimentaire, elle n´allait pas pour autant lui faire abandonner sa bonne vieille doudoune...
Ceci fait, Squall sortit avec hâte de la pièce. Il retourna dans la chambre, d´un pas discret et silencieux, pour enfiler ses chaussures, et se saisir de sa bonne vieille pistolame. Ces derniers temps, à défaut de trouver le sommeil, il avait pour habitude d´aller s´entraîner dans la serre de combat. Il était sur le point de mettre à bas une nouvelle technique...
A ce même moment, à l´autre bout du monde.
Un jeune homme était nu, assis dans un canapé miteux. Il se tenait la tête, et regardait fixement le sol. Cela faisait des semaines qu´il ne s´était pas rasé, ni même coiffé ou lavé. Il sentait l´alcool à plein nez... C´était Seifer, ce grand et fier guerrier d´autrefois. Rongé par la haine, le doute, et la peur. La haine d´avoir perdu ce qui lui était le plus cher, le doute de n´être plus qu´une âme damnée, et la peur qu´un jour ses plus sombres cauchemars deviennent réalité...
Il était désormais six heures du matin. Seifer n´avait guère réussi à retrouver le sommeil depuis son effroyable cauchemar. Il était là, assis dans ce fauteuil, fixant le sol, tête baissée. Il pensait, oui, il pensait, encore et encore. Quand soudain, on entendit quelqu’un frapper à la porte. Le jeune homme désabusé se redressa et regarda en direction de l’entrée de la chambre, puis il rechigna et se remis dans la même position. Etait-ce la femme de ménage qui se décidait enfin à venir nettoyer cette si doute suite ? Impossible, pas à cette heure du moins. Les sens aiguisés de Seifer avaient bien repéré que celle-ci ne passait dans cette partie de l’hôtel qu’en début d’après midi. On entendit à nouveau frapper à la porte, mais cette fois-ci d’une façon beaucoup plus forte. Inconsciemment, le guerrier aguerri avait déjà compris qu’il s’agissait de deux personnes différentes. A nouveau, il leva la tête. C’est alors qu’il entendit une voix qui lui semblait fort familière. « Seifer, on sait que t’es là ! Ouvre nous ! beuglait l’inconnu. » S’en suivi alors le bruit d’un violent coup de pied, un cri étouffé, puis des murmures. Cela ne faisait aucun doute, ils étaient bien deux. Seifer se leva alors soudainement, et se dirigea vers la porte d’un pas pressé et ferme. Il semblait irrité, il ne devait guère apprécier le fait qu’on l’ait sorti de sa torpeur. Il mis alors la main sur la poignée, et ouvra brusquement celle-ci, elle n’était même pas fermée à clé…
Deux silhouettes distinctes apparurent alors aux yeux de Seifer : un homme plutôt grand et fort de sa carrure, ainsi qu’une femme assez fine et de taille moyenne. Leurs visages si familiers lui apparurent comme ceux de deux revenants. Cela faisait des mois qu’il ne les avait pas vus.
« Ah, enfin ! » s’écria l’homme, avec une certaine chaleur dans la voix. C’était bel et bien lui, Raijin. Ce fort gaillard. Il était revenu chercher son ami de toujours. Et à ses côtés, se trouvait cette bonne vieille Fujin. Ils n’avaient pas changé d’un pouce. Ces derniers réalisèrent cependant bien vite que leur acolyte était complètement nu devant eux. La jeune femme, gênée, se détourna immédiatement, alors qu’on pu lire une expression des plus étonnées sur le visage de ce bon vieux Raijin. Seifer les avait reconnu avant même d’ouvrir la porte. Leur discrétion n’était plus à démontrer…
« Entrez » leur dit-il d’un ton sec. Tandis que Fujin s’efforçait d’entrer dans la pièce en gardant le regard détourné, Raijin restait là, sur le pas de la porte, encore sous le choc de la vision qu’il venait d’avoir. Son amie s’arrêta un bref instant en le fixant, puis elle lui donna un violent de coup de pied dans le tibia en braillant : « Tu vas te bouger un peu ? ». Le fort guerrier pénétra alors dans la pièce en gémissant et en se tenant le jambe. Il n’en revenait toujours pas. Seifer avait tellement changé, on aurait dit que ce n’était plus la même personne.
« Je n’en ai pour pas longtemps. » continua le jeune dépravé. Arrivé au centre de la pièce, il fit signe à ses anciens amis de s’asseoir. Il rassembla ses affaires et parti se changer dans la salle de bains. Raijin et Fujin s’assirent alors sur l’un des canapés de la chambre. La jeune femme observa silencieusement la pièce et repéra un certain nombre de bouteilles d’alcool, au quatre coins de celle-ci, toutes vides de surcroît. Quelque chose d’autre avait cependant capté l’attention de l’homme à ses côtés. Il observait avec forte attention la jeune femme à moitié découverte allongée dans le lit. Son amie mit alors bien peu de temps à comprendre et lui donna à nouveau un coup de pied. Raijin détourna alors le regard en poussant un gémissement. « C’est bon, ça va ! » brailla-t-il.
Ce qu’était devenu Seifer faisait bien de la peine à cette pauvre Fujin. Elle l’avait vu pour la dernière fois à Balamb, lorsqu’ils s’y étaient retrouvés après les évènements de Lunatique Pandora. Il semblait pourtant aller bien à cette époque, mais ce n’était qu’illusion. En effet, le jeune homme prit le large quelques jours plus tard, et ce, sans prévenir. Il avait sûrement besoin de prendre du recul, de se changer les idées, pensait Fujin, mais elle ne savait pas qu’ils allaient rester ainsi des mois durant sans le moindre contact. Cela faisait deux mois que ces deux là s’étaient lancés à sa recherche, ils avaient fouillé tout le pays, à commencer par Balamb et Deling City, mais en vain… Finalement, ce fut lors d’une pause à la fac de Galbadia quelques semaines plus tôt qu’ils eurent retrouvé sa trace. « Je l’ai aperçu aux alentours du lac Obel ! » avaient-ils soutiré à un vieil homme peu coopératif.
Quelques minutes s’étaient écoulées. Seifer revint dans la pièce, il avait rapidement enfilé un débardeur noir ainsi qu’un jean sale et déchiré. Ses deux acolytes l’observent longuement avec un drôle de sentiment. « Tu as bien changé depuis le temps. commença Fujin.
- C’est vrai ça. Et puis tu ne nous as pas donné de nouvelles depuis des mois !
- Peut-être n’avais-je tout simplement pas envie de vous voir. continua Seifer. »
Cette phrase les perturba énormément. Et s’il ne voulait plus les voir se disaient-il ?
« Bon, et si on sortait ? On doit avoir un certain nombre de choses à se raconter depuis tout ce temps. » termina le jeune homme sans prendre la peine d’esquisser le moindre sourire. « Je connais un café assez sympa non loin d’ici. » termina-il en enfilant sa veste.
Excelent, un bon respect des caractères des personnages.
Bon mon cher "[Space_Monkey]" (tu as des pseudos bizarres sur jv.com
) j´imagine que tu me reconnai ^^ merci de m´avoir passer le lien et sache même si j´ai toujours pas jouer a FFVIII et bien j´ai trouver ta fanfic super et j´attendrai impatiement la suite donc préviens moi dès qu´il y a la suite pour que je la lise
!
Très Réussi ! Pour le moment le premier chapitre me plait,C´est bien écris et l´histoire semble intéressante.Continue comme cela =)
Merci pour tous ces compliments.
Quant à la suite ? Peut-être ce soir, si je ne suis encore trop malade à crever, sinon, pensez que demain ça sera bon. ^^
Sur ce, peut-être à tout à l´heure.
Ca y est j´ai lu ^^
Quelques maladresses, mais rien de bien méchant.
Des maladresses sur l´écriture ou sur les personnage ? Si c´est la seconde option, dis les moi que je corrige ça au plus vite pour les prochains chapîtres.
(Si c´est sur l´écriture, oui, je confirme, après relecture, moi même j´en ai remarqué quelques unes. Elles m´ont échappé les saloupiottes !
)
Je les ais pas noté malheureusement, c´était juste quelques phrases un peu lourde, où il y avait un mot en trop, une virgule aurait été la bienvenue.
"Lunatique Pandora" ça m´a bien fait tripper lol. Tellement habituée à voir Lunatic, on dirait que c´est la correction automatique qui a frappé xD
Il y a aussi Squall qui "va mettre à bas une nouvelle technique" rofl, je savais pas que Squall était une femelle et qui plus est un animal
. Bon fou rire là dessus lol
Vu la technique qu´il va sortir, le registre animal est justifié, j´te rassure.
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(Comment ça c´est un argument de mauvaise foi ?)
Désolé, ça a posté avant que j´ai le temps de finir. ^^
" "Lunatique Pandora" ça m´a bien fait tripper lol. Tellement habituée à voir Lunatic, on dirait que c´est la correction automatique qui a frappé xD "
Non je confirme que ce n´est pas la correction automatique, la plupart des fautes ont été corrigé par ma relecture, je le lui ai signalé il m´a assuré que je me trompé...
Bon, ça va hein :p
loool
Il nous sors les noms en anglais dans sa fic, mais il nous faire le Pandora à la sauce française, trop bon ![]()
Bon, honêtement, j´avoue, c´est un coup du correcteur auto. ![]()
Bon, la suite pour ce soir ^^
Je viens d´étoffer un peu plus le scénario de Seifer. je pense que côté rebondissements, vous allez être servis. ;)
Il va mettre bas lui aussi ? ^^
