Chapitre 20
Lorsque je me réveillai, j’étais enfermé dans une cabane faiblement éclairée. J’avais été capturé par des indigènes de l’île probablement. Mon sang se glaça. Ils avaient sûrement l’intention de m’utiliser comme déjeuner ce midi. Il fallait que e me défende. Ils ne connaissaient pas mes techniques de combat et j’avais en ce sens une chance de m’échapper.
Quand à m’échapper de l’île, ça serait beaucoup plus difficile. Je n’avais ni mon arme, ni mon sac à dos. Je n’avais plus l’unique. Ces fous m’avaient confisqué mes affaires. Impossible de s’enfuir. Je m’effondrai par terre. De plus si un indigène avait activé l’unique par inadvertance, je serais prisonnier de ce monde passant ma vie à fuir les indigènes. Je n’eus pas le temps de réfléchir plus. La porte s’ouvrit brutalement. Un indigène entra son visage étant caché par un masque. Il devait être sûrement le chef.
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Deux indigènes entrèrent à leur tour et m’empoignèrent fermement. Ils portaient de l’autre main une lance. Ils m’amenèrent devant l’immense marmite. Un bouillon était déjà prêt. Il ne faisait aucun doute que j’allais servir de repas à ces indigènes. Les indigènes qui me tenaient stoppèrent plusieurs mètres devant la marmite. Le chef seul s’approcha de la marmite.
Il prit une louche en bois et goûta le bouillon. Il le recracha aussitôt.
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Il gifla alors l’indigène devant la marmite qui devait être le cuisinier. Cela me faisait rire de constater que le cuisinier n’était pas capable de faire cuire un simple bouillon. Mais il faut dire qu’une simple marmite avec seulement un feu de camp n’équivalait pas une grande casserole sur une gazinière. L’indigène cuisinier avait il fait un repas indigeste ? La réponse fut non car les indigènes ne le changèrent pas. En fait, il était trop chaud et il fallait attendre un peu. Me laissant ce délai supplémentaire, j’en profitai pour examiner les environs. Je vis avec surprise et joie que mon sac se trouvait juste à coté de la marmite. Personne n’avait songé à s’en servir. L’envie d’utiliser une technique pour me débarrasser des deux indigènes qui me tenaient me tenaillait mais d’autres indigènes tenaient des arcs. Si je me dégageai trop tôt,ils pourraient tirer.
Quelques minutes après, le chef fit signe aux deux indigènes qui me tenaient. Ils m’amenèrent devant la marmite. C’était le moment ou jamais. D’un violent coup de pied, je poussai la marmite. Celle-ci se renversa, le bouillon atterrissant sur le chef. Celui-ci hurla de douleur. Le bouillon était bon à boire mais pas à recevoir sur le corps. Les indigènes prirent leurs armes. Je fis une technique pour me dégager de mes deux adversaires. Ils tombèrent à la renverse. Les indigènes avec leurs arcs tentèrent de décocher des flèches mais aucune ne m’atteignit. Et pour cause, ils visaient comme des pieds. Voilà pourquoi ils mangeaient des êtres humains. Ils étaient tellement mauvais en tir que la chasse ne devait pas être fameuse.
Je me jetai sur mon sac et constatai avec regret que mon fouet était introuvable. Haussant les épaules, je me dis que le but était de sortir d’ici vivant. Je pris l’unique et partit.
Je n’étais pas dans le meilleur des mondes. Le ciel était rouge. La végétation était totalement anéantie, ravagée par le feu. Des flammes apparaissaient de temps autre. On entendait parfois des coups de feu, des explosions. Quel monde affreux ! C’est l’enfer. Je m’assis alors contre un rocher et essaya de m’endormir. Il n’y avait rien d’autre à faire. Je pouvais mourir d’un instant à un autre mais ou que j’aille rien en changera. Je me blotti contre un rocher tentant de m’assoupir.
Je n’entendis pas une créature arriver et murmurer
?? ?: Voici le porteur de l’unique. Je vais tenter de m’en emparer.