Bon, un mini-chapitre, je sais :$
Pourquoi si petit me demandez-vous ? Ben parce que j’ai noté une phrase, à la fin. Et là, j’ai ressenti la sensation que j’ai à la fin de chaque chapitre. Une sensation de fin. La dernière phrase colle vachement bien en plus comme une fin de chapitre.
Pour me faire pardonner, le prochain chapitre arrivera bientôt
Chapitre8
<< Abruti ! C’est quoi ton but ? Te vider de ton sang devant moi ? Non ? Hein ? Réponds ? Fais pas l’évanoui, ça marche pas avec moi ! Alors, vas-y dit moi !! Et ouvre tes yeux, regarde-moi quand je te cause… Kenji ? Tu es sur que ça va ? Dis-moi, ça va ?
Merde, pourvu qu’il ne soit pas mort. Réveille-toi ! Qu’est-ce que je vais faire s’il est mort. Je suis toute seule. Et sans défense, de plus. Quoique je sais à peu près me battre. Mais ça ne fera pas le poids du tout contre une cinquantaine de gardes armés jusqu’aux dents. Et si j’allais essayer d’accomplir le rôle de Kenji, afin de lui rendre le dernier hommage qu’il mérite.
Oui, c’est une bonne idée. J’y vais en courant. Je ne laisse à personne le temps de réagir, je menace le président avec l’épée de Kenji – Oui, je sais c’est une gunblade, je suis sur qu’il m’aurait lapidé s’il avait entendu ça, mais bon, vu qu’il est…- et je hurle que c’est une prise d’otage, que je veux qu’ils me laissent sortir de la ville. Une fois arrivée dehors, je bute le président, mission accomplie ! Mais s’ils sont plus rapides que moi ? Je me fais tuer. La mission a échouée ! Et puis en fait, j’m’en fous de cette mission. Un dernier hommage, quelle idée à la con. C’est pas en me laissant buter que j’assurerais le salut de son âme. Et puis, vu qu’il est mort, il a aucune preuve que j’l’ai pas fait. Hop, ni vu ni connu. Et qu’est-ce que je vais faire de son corps. Là est la vraie question. Ca serait vraiment pas propre de le laisser là, à se laisser faire bouffer par les vautours. Oui, y a pas de vautours dans un bureau, c’est juste une expression. Bon, j’pense que je vais trainer le corps, et … le ramener à Balamb, c’est la meilleure solution. Puis, je l’enterrai, voilà tout…
- Evite de m’enterrer trop vite, s’exclama le cadavre.
- T’as pas le choix, t’es mort, t’es enterré… Minute, c’est plutôt rare les cadavres qui parlent. Serais-tu en vie, Kenji, demanda-t-elle, la voix gorgée d’espoir.
- Tu croyais que j’allais me faire tuer par une vieille ?
- Elle était plus forte que toi, ne l’oublies pas !
- Plus forte que moi ?! Tu rigoles, j’espère, s’écria-t-il en brandissant le poing, ce qui lui arracha un cri de douleur.
- Arrête de bouger ton bras. Si tu ne l’avais pas remarqué, tu viens d’être gravement blessé.
- Tu ne pourrais pas me soigner ?
- Moi ?
- Non.
- Qui ça, alors ?
- Sans commentaires.
- Mais qu’est-ce qu’il y a à la fin, je ne comprends rien.
- Ce n’est pas toi, qui a, utilisant des sorts de magie blanche surpuissants, remis sur pieds la moitié des soldats de la BGU, dont moi ?
- Ah oui, j’avais oublié. Mais je ne sais pas si j’en serai à nouveau capable.
- Essaye toujours, si tu ne le fais pas, je n’sais pas si je tiendrai bien longtemps. >>
Et elle se mit à sa rude tâche. Elle ferma lentement ses yeux, puis les rouvrit. Elle fit un cercle avec ses mains, sur sa poitrine. Un courant d’air, venu de nulle part, commença à souffler dans les cheveux de la jeune fille. Ils s’élevèrent en l’air. Elle prononça des mots incompréhensibles, comme envoutée et son visage s’éclaira d’une forte lumière blanche.
Et puis… il fut soigné. Il ne ressentait plus la moindre douleur. Lili disposait assurément de compétences hors pair.
<< Maintenant que je suis soigné, on y va ? Lili ? Ca va ? Pourquoi tu réponds pas ?
-Oups, excuse-moi. Je m’étais assoupie. C’est bon, on continue.
- Assoupie ? Debout ?
- On dirait bien.
- Ce sort doit te prendre plein d’énergie, faudrait que t’évites de le faire trop souvent !
- Ok, la prochaine fois je te laisserai crever. >>
Après avoir traversé le seuil de trois portes, ils étaient arrivés. « Bureau du directeur » était marqué en gros. Personne devant ? Bizarre. Sans doute y avait t-il beaucoup de monde à l’intérieur. Pas un bruit pourtant. Ils se regardèrent, hésitèrent… se regardèrent encore, hésitaient toujours.
<< Tu es prête, Lili ? Nous allons risquer notre vie. Pour défendre notre pays. Comme c’est noble. Je suis sur que personne nous connaissant aurait jamais cru ça de nous. Pourtant nous allons le faire. Risquant notre vie pour… tuer. Faire couler le sang, rouge, sombre, annonçant la fin. La fin de ce stupide combat mettant le monde en péril. Nous devons continuer, au nom de tous ceux qui sont morts dans cette stupide guerre. Si je m’aventure dans cette phrase stupide c’est pour nous montrer l’importance de notre tâche, et de nous forcer à le faire. Qu’importe s’il y a trois morts de plus, même vingt -que dis-je quarante-, tant que notre objectif est atteint, objectif qui sauvera la vie de milliers de personne et nous fera gagner amplement au change, vingt contre mille. Maintenant, cessons de parlementer et ouvrons cette maudite porte qui dévoilera cette obscure pièce où la mort rode déjà sans doute, appâtée par ce festin qui s’annonce.
- Exactement, sourit-elle.
Et ils ouvrirent, leur main se croisant sur la poignée, la porte du destin.