Message trop long, mon chapitre va être postée en deux post :$
C’est vraiment pas mon truc les combats >_<
Mince, maintenant vous savez qu’y a un combat :O
Chapitre 7
Elle, cheveux longs, bruns, élégamment tenus par une queue de cheval fait avec une rigueur épatante, lui donnant un air soigné, qui disparaissait tout de suite en voyant ses habits souillés.
Lui, les cheveux châtains, sans aucune marque de soin, des yeux couleur marron, exactement le visage de son père.
Si diffèrent mais pourtant si ressemblant. La même vie de tristesse. Les mêmes péripéties qu’ils devaient affronter sans en avoir la moindre envie. Et surtout le même regard. Pas les mêmes yeux, mais la même tristesse quand sent dans leur regard, une tristesse ineffaçable, qu’on sent même dans un sourire.
Mais pour l’instant. La surprise. La peur. L’inconnu. Face à soi. Le mystère, aussi. Tant de choses qui forment une rencontre étant inattendu. Et sans intermédiaires. Les deux personnes étaient plutôt introverties. Encore un point commun à ajouter à la longue liste. Très longues. Aussi étendues que celle de leurs souffrances. Le temps passait toujours sans que le moindre mot fût prononcé. Ils se scrutaient, attendant que l’autre face le premier pas. En se disant que s’il ne le faisait pas, il serait bien obligé de le faire. Mais plus tard beaucoup plus tard. Sauf si l’autre prend la parole. La libération à leurs yeux. La fin de ce suspense atroce et de cette tension pesante. Le même que celui que les réalisateurs se plaisent à mettre dans leur film… à succès. Le succès chez ceux qui n’ont pas encore senti cette sensation. Que leur vie tient à un fil ou alors leur bonheur. Ou même leur envie de supporter les souffrances pour chercher la joie, quand déjà le bonheur n’est plus.
La vie est une vaste souffrance, surtout par les moments de silence, moments où on est seuls confrontés à sa conscience qui nous torture. Voilà pourquoi Lili parlait seul et pourquoi Kenji décida de prendre la parole :
<< Je peux savoir ce que tu fais là ?
-Oui. >>
Kenji eut envie de la frapper où même de se taper la tête contre le mur. Il avait posé une question stupide, elle avait répondu pas plus intelligemment. Et maintenant, il avait perdu toute envie et tout courage de lui demander ce qu’elle faisait là, et, cette fois, pas par une question stupide où l’interlocuteur peut choisir de vous mettre dans l’embarras en répondant « oui « ou « non «. Il se haïssait. Non, il la haïssait. Elle était sans doute bien consciente des risques, mais elle l’avait quand même fait. Courageuse ? Non, sinon elle aurait pris la parole. Méprisante du danger ? Oui. Folle ? Oui ! Stupide ? Oui !! La rage commençait à s’emparer de lui. Forte. Une envie puissante de la tuer. Il serra le poing très fort. Une vive douleur lui monta à la tête. Il eut une vision de purée en son for intérieur en pensant à ses pauvres doigts. Il allait la taper, il allait la taper. Il allait la faire !
Au moment où il avait décidé de passer à l’acte, elle se leva du lit dans lequel elle était allongée. Elle n’était pas très grande. Pour l’instant il n’avait vu que son visage, le reste de son corps étant étendu sous le drap. A part sa petite taille, elle n’avait pas de défaut. Du moins sur le plan Physique. Il se demandait pourquoi une fille comme elle pouvait avoir un regard si triste. Comme le sien. Exactement le même. Elle avait du vivre le même genre d’événement tragique que lui. Elle était un peu comme lui, en féminin. Des personnes sur qui s’acharnent le sort, qui ne peuvent que souffrir en silence, se demander où est l’intérêt de ses souffrances, et pourquoi même croient t’ils qu’il y a un intérêt.
Elle répondit finalement à sa question. D’une voix douce, calme, posée. Une image lui traversa l’esprit : celle de sa mère.
<< Je suis venu parce que je n’ai rien à faire dans ma vie… Et p…
- Ah d’accord, c’est parce que je suis la moins mauvaise possibilité que tu m’as suivi ?
- Je peux parler ? >> Un petit silence s’installa après cette phrase. Elle reprit :
<< Oui, c’est un peu pour ça. Je pensais que je pourrais t’aider, et c’est surement vrai. Et puis je te suis redevable. Tu t’es battu pour mon village, même si n’as pas abouti aussi bien que tu le pensais, l’essentiel c’est d’essayer. Je te respecte pour ça. Tu t’es battu alors que personne n’y tenait plus. C’est leur village, merde. Ils s’en foutent on dirait. Comme de la p’tite Lili. Une bonne à rien celle-là ! Incapable de bosser correctement ! D’accord, ses parents sont morts, mais ce n’est pas une raison pour se fermer sur le monde. Et là voilà qui prend des cours d’arts martiaux ! Pourquoi ? Pour venger ses parents ? Quelle idiote ! >> Elle s’arrêta un instant, puis reprit de plus en plus fort, son ton montant en un crescendo infernal.
<<Tu me regardes comme si j’étais folle ! C’est ce que tu penses ? Hein !? Avoue, dis-le ! Tu te dis quelle tarée, je vais la buter pour qu’elle se la ferme à jamais ! Non, ce n’est pas ça ? Ou alors tu es aussi fou que moi. Et là je te plains. >>
Silence.
<< Il faut que je t’accompagne. Pour les tuer.
- Qui ça ?
- Eux
- Qui eux ?
- Ceux que je dois tuer ?
- Pourquoi tu dois les tuer ?
- Parce qu’ils ont pourris ma vie, je ne pourrais jamais les pardonner ! Je les tuerais, je les massacrerais !
- Arrête, la haine te fait dire n’importe quoi.
-Oui, la haine me contrôle, mais je le dois. J’ai enfin trouvé un but à ma vie, tu voudrais le détruire ?
- C’est n’est pas un but le meurtre.
- Pour moi si !
- C’est faux. Tu t’énerves pour des raisons sans doute importantes, mais, tu ne peux pas avoir pour but un meurtre. Un meurtre de vengeance.
- Et alors ? Quel est ton but, toi ?
- Un meurtre, moi aussi.
- Mais, alors, tu ne fait que raconter des conneries depuis toute à l’heure. Pourquoi ? Je suis une fille je dois rester pure, c’est ça ?
- Mon but est de le tuer pour que ma vie redevienne normale.
- Tu ne trouves pas que c’est égoïste ?
- Egoïste ?
- Oui, tuer la première personne qui gêne ton bonheur. Tu peux bien me faire des reproches, tu es pire que moi.
- Je veux tuer le président d’Esthar. L’homme qui est à l’origine de l’explosion dans Balamb, l’homme qui est à l’origine de toute cette guerre, qui n’hésite pas à sacrifier des centaines de soldats pour son seul intérêt.
- Tu vas aller le chercher à Esthar ?
- Oui
- Avec moi ?
- A toi de voir, même si ça m’arrangerait d’être seu…
- D’accord, je t’accompagne, dit-elle, faisant un beau sourire pour compléter cette phrase.
- Tu sais où est Esthar ?
- Ben évidemment, comme tout le monde.
- Ah oui, comme tout le monde… Enfin presque.
- Tu veux dire que tu ne sais pas où c’est ?
- On peut changer de sujet ?
- D’accord ! >>
Il s’avança vers elle, franchissant le seuil de la porte.
<< Hum, je peux savoir ce que tu comptes faire là ?
- Garde ton air menaçant pour plus tard. Tu sais que tu es dans l’unique pièce de ce vaisseau où il y a un lit ?
- Ah bon ?
- Ben oui.
- Alors tu as attendu que je libère la place ?
- Oui.
- J’ai dormi longtemps ?
- J’ai du piloter ce vaisseau pendant trois heures, en essayant de trouver cette saloperie de ville futuriste, c’est quand même visible une ville aussi grande qu’on le dit dans les…
- Elle est invisible pour quiconque ne l’a jamais vu. Elle se révèle aux yeux si on emprunte un passage. Et ainsi, la ville surgira de l’endroit qu’on croyait vide. Ca ne sert à rien d’indiquer Esthar sur une carte, car on ne la verrait pas. Cette ville est si bien faite que n’importe qui marchant au milieu de la ville croira qu’il n’y a rien, s’il fonce dans les murs, il ne sent rien. Et les habitants de la ville ne le voient pas non plus. La seule solution est de passer par la région du lac salé. Un petit problème : il fait plutôt froid dans cette région.
- Tu veux dire qu’il fait dans les environs de zéro degrés?
- Tu rigoles ?
- Ah bon, j’ai eu peur…
- Il fait quinze degrés… en dessous de zéro.
- Quoi ??
- Bon, j’nous amène au lac, bonne nuit.
- Mais att… >>
Elle sortit rapidement en fermant la porte.
Elle commença à avancer dans le couloir puis entendit la porte s’ouvrir derrière elle.
<< Qu’est-ce qu’y a ?
- Juste une question ?
- Ca peut pas attendre demain ?
- Ben pas trop en fait.
- T’es sur ?
- Plutôt oui…
- Ben vas-y poses, alors.
- D’accord… En fait… Je voulais te demander…
- Oui ?
- J’crois que j’ai oublié, en fait…
- Pas grave. >>
Il fit quelques pas vers sa chambre, puis se retourna vivement :
<< Voilà, je m’en souviens.
-Enfin...
- Quel est ton prénom ?
- Ben, Lili.
- Parfait. >> Il se retourna, puis ajouta : << Moi c’est Kenji>>
Puis il repartit dans sa chambre la laissant trouver toute seule la cabine de pilotage.
La laissant toute seule. Toute seule. Seule. Comment pouvait-elle trouver la salle de pilotage ? Il a l’air vachement ce vaisseau ? En même temps, je lui ai rien demandé, il peut pas penser à tout, c’est pas de sa faute si je suis stupide. Lui aussi. Pas stupide, enfin pas vraiment. Mais diffèrent des autres. Son regard ? Un peu. Ses yeux aussi. Son attitude, son vocabulaire, sa façon de parler. Ses choses qui prouvent qu’il est comme moi, accablé par la souffrance et exclu de la société. Un mal-aimé. C’est pour ça qu’il me ressemble.
<< Oui, je suis-je juge un peu vite. Et alors ? Si ça se trouve il n’a rien à voir avec moi. Rien du tout. Enfin bon, s’agit de trouver la salle de pilotage. Y a deux portes en face de moi et un ascenseur. Bon, voyons voir la porte. Une large salle avec des sièges et … des sièges. Bon, l’autre porte. Un autre couloir. Pff, la flemme d’y aller, j’vais essayer l’ascenseur. >>
Elle appuya sur l’unique bouton de l’appareil et l’engin l’emmena avec une douce lenteur au premier étage où elle se trouva face à une salle de pilotage. Elle poussa un petit cri de joie, puis s’avança vers le tableau de bord. Elle l’identifia en vitesse. Un tas de boutons et une manette faisant penser au joystick que les garçons de son village avaient dans leurs jeux vidéo d’abrutis. Même dans ce petit village, le progrès était en route.
<< Donc, la manette, pour diriger et suffit de trouver un bouton pour démarrer. Voyons voir. Sans doute le plus gros. >>
Elle appuya sur un bouton un peu à l’écart et – ô joie – entendit un bruit de moteur. Le vaisseau commença à avancer. Une demi-heure plus tard, Lili était arrivée à la région du Lac Salé. Elle n’avait plus qu’à attendre le réveil de Kenji.
Kenji dormait encore paisiblement, bercé par la douce odeur de la jeune fille, odeur qui imprégnait les draps. Il s’était sentit bizarre quand il avait parlé avec cette fille. A deux pas de la folie. Un et demi, même. Ils avaient échangé un long dialogue, dénué de sens, comme son objectif. Tuer le président. Est-ce que ça allait faire avancer les choses ? Sans doute pas. Mais que pouvait-il faire maintenant. Il était recherché par les autorités de la prison où il était avant, et par les Seeds, une organisation très puissante, sans doute. Il ne pouvait reculer. Et puis Lili voulait aller avec lui. Il allait passer pour un trouillard, un menteur, un moins que rien, s’il rebroussait chemin maintenant. Surtout pas. Plutôt mourir. Quoique le résultat sera sans doute le même. Mais bon. Et il cessa de réfléchir, repoussant les idées qui lui envahissaient le cerveau, voulant être exploitées, à tout prix. Puis il s’endormit, au bout d’un certain temps d’attente, qui est de rigueur pour les gens comme lui. Les exclus.
<< Bon, tu t’lèves ?
-Humm ? Maman… J’peux pas dormir encore un peu ?
- Non, debout feignant. Et puis j’suis pas ta mère !
- Ah oui, c’est vrai, dit-il en ouvrant enfin les yeux. Pourquoi tu m’fais lever si tôt ?
- La route va être longue, et puis j’ai hâte de mettre un terme à cette guerre.
-Ok, on y va. >>
Il se leva et la suivit jusqu’à la sortie du vaisseau, où il eut une vision splendide de la région du lac salé. Oui, le paysage était magnifique, mais glacial. De la neige, sur des kilomètres et des kilomètres. Son visage était déjà couvert par les flocons qui tombaient en abondance du ciel.
<< On y va, Lili ?
- On n’a pas vraiment le choix, je crois.
- Sans doute. >>
Et ils commencèrent leur voyage. Ils ne parlaient pas. Ils avançaient. Depuis déjà dix minutes, sentant leur corps se congelait, articulation par articulation, les pas devenant de plus en plus pénibles, de plus en plus épuisants. La jeune fille trainait un peu. Kenji ne s’en rendait pas compte, il avançait, sachant qu’il ne fallait surtout pas s’arrêter, c’était trop dangereux. Ils n’étaient pas équipés pour cette expédition, pas du tout. Kenji avait des chaussures légères, un pantalon noir, comportant de nombreux trous, et un tee-shirt, à plusieurs endroits tachés de rouge, et ce n’était surement pas de la confiture. Lili, elle, portait des vieilles baskets, un jean rapiécé, et une chemise, froissé et poussiéreuse, elle semblait avoir été rouge à l’origine.
<< Kenji ?
-On peut s’arrêter ? J’en peux plus, mes jambes ne veulent plus avancer.
-Non, on ne peut pas, rétorqua t’il en continuant de marcher.
-Alors pars sans moi ! >> Il se retourna.
<< Qu’est-ce que tu fous ?
-Je t’ai dit de partir !! >> Elle s’assit par terre, ou plutôt, s’écroula par terre.
<< Mais qu’est-ce qu’il y a ?
- Je te l’ai dit, je n’en peux plus, pars tout seul.
-Je ne peux pas te laisser là, tu vas y rester.
- Ben alors je mourrais, qui ça gênerais ?
- Ben… euh… Je ne peux pas avoir ta mort sur la conscience.
- C’est pas de ta faute, c’est de la mienne.
-J’m’en fous, viens.
-J’peux plus marcher, j’ai le pied gelé.
- C’est pas grave, tu peux le faire.
- Non !
-Ben alors, j’vais être obligé de te porter, t’es vraiment un boulet.
- Oui, je sais. >>
Il fit un habile fléchissement de ses jambes, pour qu’elle puisse grimper sur son dos. Elle enroula ses jambes et ses bras autour du corps du garçon et lui dit faiblement qu’il pouvait y aller. Il pressa un peu le pas. Au bout d’un quart d’heure de marche, il arriva devant un écran.
Oui, un écran. Mais brouillé, comme une vieille télé. Il attendit quelques secondes, s’attendant à ce qui se passe quelque chose, mais rien. Il s’apprêtait à repartir, quand l’écran avait disparu. Il regarda, l’endroit où il se trouvait auparavant, puis, subitement, apparut une porte.
Elle était à trois mètres de hauteur. Que faire ? Il s’aperçut alors qu’il y avait une échelle.
Il agrippa un barreau et se hissa tant bien que mal, ses mains le faisant souffrir, et devant utiliser une seule main, vu que la deuxième servait à tenir Lili qui semblait s’être endormie à moins que… il n’osait pas imaginer cette possibilité.
J´suis crevé
Bonne nuit ![]()
Bon je vais etre franc.Je ne veux pas te decevoir mais franchement tu as vu tout ce qu´il y a à lire?Rien qu´avec deux messages,tu en fait toute une montagne.Il aurait été préférable que tu postes le deuxième ce soir ou demain.Là c´est decourageant.
Resultat:J´en ai eu marre au bout d´un moment et j´ai lu en digonale.Espaces plus tes messages la prochaine fois.
Et attention,n´utilises pas "tu vas crever",c´est vraiment familier.
La longueur n´est pas un problème. Je trouve ça plutôt d´une taille raisonnable. Tu t´améliores, enfin quelques oublies de mots etc. Mais rien de grave. Ça sent le futur 1ere L dis moi ;)
Premiere S à tout prix plutôt ![]()
Mon seul problème c´est que je suis nul pour les combats ![]()
Non mais ça va, bon c´est pas extraordinaire, et c´est un peu fouilli, mais ça ira en s´améliorant. Au pire, si tu veux, je veux bien te les écrire. Mais faudra que tu me dises ce que tu veux exactement comme genre à chaque fois.
Hum j´aime toujurs meme si les combats sont un peu fouillis mais ce n´est pas grave,je suis mauvais moi aussi en la matière.
Ah non, pas me faire écrire mes combats, c´est pas terrible :$
Dans quel sens dois je lire la phrase?
"Je ne me ferais pas écrire mes combats par quelqu´un" ou "Ne me faîtes pas écrire des combats"
Dans le sens, je sais que j´ai aucun talent pour la fic, mais ça m´embeterait vraiment qu´on écrive à ma place, ce qui prouverait que je suis incapable.
Et je suis obligé de faire des combats, donc je vais en écrire, mais moi même ![]()
Moi j´aime les montagnes! ![]()
Superbe fic les chapitres sont longs comme j´aime et l´histoire est vraiment bien, il faut continue!
Bonne continuation et en attendant bonne nuit à tous! ![]()
Bonne nuit ![]()
Merci mais c´est l´aprème ![]()
Debout et bonjours à tous, alors elle vient cette suite? ![]()
J´viens d´en faire une y a trois jours ![]()
J´ai tout lu ( en fait juste le dernier chapitre ) et c´est quand que Kenji et Lili s´embrasse ? (
)
Qui te dit qu´ils vont s´embrasser ? :$
Chacun ses fantasmes...
loul :p
C´est sur que Kukud, niveau fantasme :$