Je tiens à dire que tout ce chapitre sera constitué d’une seule tirade. Ca paraît chaud, non ? Axnyff l’a fait pour vous !! Kukud va être content, j’ai casé son perso :p En fait, ça sert les exposés de latin, je viens de placer un bout avec Sysiphe. Vous chercherez dans le dico, ça sera une chose constructive de faite, vous vous coucherez moins bêtes ce soir ^^
Une petite anecdote rigolote, enfin je trouve O_O c’est que ce con de Word ne voulait pas que je mette une folle, à chaque fois il corrigeait par un fou. Bizarre !
Désolé, il est moins long que les precedents, mais bon, c´est pas facile de faire que une personne qui parle :s
Chapitre 5
<< Tient, on dirait que ça s’est calmé. C’est pas dommage en même temps, ces bruits de tirs, de soupirs agonisant, j’pense que je vais m’en souvenir pendant longtemps. En fait, j’crois que c’est cette grande explosion qui a tout calmé. Ils sont p’tête tous morts. Après tout, j’m’en fous, c’est rien que des soldats, des gens qui ont décidés de gagner leur vie à s’entre-trucider. Tous les civils sont partis, sauf moi. J’allais quand même pas abandonner mon village. Suffit de bien se planquer. Oui, je parle toute seule, ça vous gêne ? Vous avez sans doute aussi remarquez que je suis une fille avec la prononciation de la dernière phrase. Mais vous en foutez vu que y a personne, j’sais même pas pourquoi je dis vous, je pourrais aussi bien dire tu, ou même je. Mais bon, on va dire que c’est une question d’habitude. Quoi ? Je suis folle, moi ? C’est vrai qu’on dit les gens qui parlent tout seul sont fous, mais bon, c’est pas une généralité non plus. Et pis si j’suis folle, ça vous dérange ? T’façon vous n’existez même pas, enfin pas dans cette pièce, où je suis blotti dans un drap crasseux, recroquevillée pour me faire la plus petite possible. Recroquevillée sur moi-même, comme toujours d’ailleurs. C’est pas pour essayer d’attirer votre pitié, mais bon, j’ai toujours été une victime. A croire que ce mot a été inventé pour moi. Pas génial. M’enfin bon, on vit avec. Et on s’habitue même. Et on essaye de relever la tête, parce que c’est pas quelqu’un d’autre qui va vous la relever à votre place, il s’en foute les autres. Et si ils posent des questions stupides nous demandant ce qui nous arrive, c’est pas une marque d’affection, faut pas croire, c’est juste leur côté commère qui ressurgit en pleine puissance. Je suis pessimiste, je sais. Mais bon, quand on l’est on n’est jamais déçu. Tient, j’m’ennuie alors je vais vous – me – raconter mon histoire. Z’allez voir, ma vie est loin d’être glorieuse, et pis c’est pas fini, loin de là, malheureusement. Commençons par mon âge. J’ai seize ans. Seize ans de galère, déjà !! Plus que ça, même ça fait deux moi que je les ai. Là n’est pas la question. Mon nom, ça sert à rien de vous le dire. Ni mon prénom d’ailleurs, toute façon, vu que vous êtes parti intégrante de moi, vous le savez déjà. Quoi ? Faut que je le répète ? Z’êtes lourds ! Ok, vos désirs seront des ordres. Je m’appelle Lili. Oui je sais, c’est un prénom pourri. Mais bon, c’est pas de ma faute. C’est à mes parents qu’il faudra se plaindre. Quels parents ? C’est vrai, j’oubliais. Et voilà, une larme qui coule sur mon visage. Qu’est-ce que je suis sensible ! C’est de votre faute, m’obligez à raconter mon histoire. Enfin bon, j’ai commencé, je finis. Tient, on va justement passer par l’absence de parents. Ne croyez pas que je n’en ai jamais eu, ça s’rait trop beau. Je les ai trouvés froidement assassinés en rentrant chez moi après une journée d’école. J’avais quatorze ans. Le pire c’est que les assassins les ont faits souffrir. Je suis entrée et je suis tombée sur cet affreux spectacle. Mes parents gisaient, au milieu de l’entrée, nus, ligotés, portants d’affreuses marques sur tout le corps, brulures ou coupures, principalement concentrés sur le visage. J’ai failli vomir sur les cadavres. Je me suis juré de retrouver ces salauds, mais ça m’étonnerait que j’y arrive. Avant, ma vie était plutôt agréable pourtant. Ce n’était pas le bonheur parfait mais bon. La perte de mes parents m’a conduit dans un gouffre sans fond, chaque fois que je crois avoir remonté la pente, je redescends, poussée par un malheur encore pire que le précédent, sachant que le prochain sera sans doute encore pire, éternel supplice de Sysiphe que je vis, moi qui n’ait fait aucun mal à personne. Après la mort des mes parents, je suis allé chez ma tante. Attention, croyez pas que c’est la situation de conte de fée, les deux parents parfaits meurent, et la fille va chez l’affreuse tante. Dommage, sinon, un prince charmant aurait fini par venir me délivrer. Bon, j’arrête avec ces conneries, ça existe que dans les contes ces trucs-là. Ma tante n’était pas méchante, mais bon, elle n’était pas non plus gentille. En fait, elle s’en foutait de moi. La vie rêvée pour pas mal de personne, mais pas pour moi. J’avais besoin de réconfort et je ne l’ai pas trouvé. Je ne l’avais pas trouvé au près de ma famille, le côté où j’avais le plus de chance, avec qui pouvais-je le trouver ? Auprès des mes amies ? Mais bien sur, pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ?! Ah oui, c’est vrai je n’ai pas d’amis. Pas même une simple confidente, genre meilleure amie, même pas des camarades de classe. Ma seule amie c’est moi. Mais vu que c’est en même temps moi qui déprime et qui doit me réconforter, ça ne colle pas. Et puis, vu que je suis en même temps ma pire ennemie, ça marche encore moins. Pourquoi je n’ai pas d’amis ? Parce que tout le monde me prend pour une folle. Le pire c’est qu’ils ont peut-être raison, tous autant qu’ils sont. Je parle toute seule. Il ne reste donc plus personne qui puisse me réconforter. Un p’tit copain ? Vous rigolez ?! C’est vrai que je suis plutôt pas mal, mais tous les garçons sont cons. Et puis ils ne voudraient pas sortir avec une cinglée. J’ai essayé de satisfaire mon désir de vengeance, mais je n’ai rien trouvé. J’ai appris les arts martiaux, et faut avouer que je suis plutôt douée, sans me vanter, mais tant que je ne les trouve pas, ça ne sert à rien. Bon, et maintenant c’est encore plus la galère, à cause de cette saloperie de guerre. Les soldats sont arrivés hier, capturer la ville. Mais quelqu’un s’est interposé, un jeune homme avec une grande épée. Il les a tous massacrés, sans en laissant réchapper aucun. Je ne sais pas pourquoi il a fait ça, pour quelles raisons, ce n’était pas pour défendre son village, il n’est pas d’ici. Mais je lui dois une fière chandelle. Enfin, je me disais ça hier encore, mais c’est sans doute lui qui a provoqué la suite, était-il conscient de la tournure qu’allait prendre les événements ? En effet, quelques jours après son massacre - je n’ai plus la notion de jours depuis que je suis ici, vu que je ne fait rien, je ne m’aperçois pas du temps qui passe -, ils sont revenus. Ils étaient beaucoup plus cette fois-ci. Je me suis cachée de peur d’être vue. Mais j’ai tout entendu, ça m’a fait peur. Et puis tout a explosé et maintenant, le silence total. Un silence de mort, combien de survivants. Je pense que je peux les compter sur les doigts de la main. Faut que j’aille les aider. Mais pourquoi ? Après tout, ce ne sont que des soldats, et puis ils n’ont fait que leur devoir. Et alors, est-ce que ce n’est pas mon devoir de les aider ? J’pense pas. Si, ça l’est. En suis-je bien sure ? N… Oui !! Et s’il en reste et qu’ils me tuent ? Ben, ça sera que le destin en aura décidé ainsi. N’importe quoi ! C’est les feignants qui croient au destin ! Ou les timides ! Ou les suicidaires ! C’est facile de ne rien faire et de dire que c’était son destin, c’est facile de ne pas s’avancer et de se dire que c’est son destin de ne pas le faire, parce qu’on ne peut pas avoir des liens avec cette personne, c’est facile de se tuer et de dire que c’est son destin de mourir. Serais-je dans une de ces catégories-là ? Ou même dans les trois à la fois ? Surement, mais j’espère pas ! Bon, faut que je me décide, j’y vais ou j’y vais pas ? Le temps presse, sauf si j’n y vais pas. Si je réfléchis encore trop, ça ne servira à rien que j’y aille ! Bon, si j’y vais pas, je vais rester là à m’embêter et rien de bien ne va se passer, rien de captivant surtout. Si j’y vais, c’est le contraire. Je risque ma vie, mais en même temps ça me gênes pas tellement de mourir, -même si je préférerais venger mes parents avant, mais ça parait tellement voué à l’échec que…- et si je survis, et que je sauve des personnes, on arrêtera de me prendre pour une folle, et même qu’un petit sentiment de gratitude et de respect sera ressenti pour moi. Hum, décision du juge ?? D’accord, j’y vais !! Lili en Action !! ! >>