La fin des Boulogne Boys ?
Par la Rédaction
De Football.fr
le 04/04/2008
Les Boulogne Boys ne devraient plus exister. (Maxppp) Les Boulogne Boys ne devraient plus exister. (Maxppp)
La banderole n'a pas fini de faire parler d'elle. Vendredi matin, trois personnes étaient en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le message anti-ch'ti étalé samedi dernier lors de la finale de la Coupe de la Ligue. Si les individus ne sont pas apparentés à un groupe de supporters, les Boulogne Boys, présumés être en première ligne par la police, ont annoncé leur intention de "s'auto-dissoudre" avant d'éventuelles sanctions.
Heureusement que la justice procède plus rapidement que la Commission de discipline de la LFP. Alors que la Ligue devrait sanctionner sportivement et financièrement le PSG dans quelques semaines, l'enquête sur la banderole déployée samedi dernier au Stade de France avance à grands pas. Mardi, Nicolas Sarkozy avait promis aux dirigeants du RC Lens, outrés par le message anti-ch'ti, que les coupables seraient rapidement mis derrière les barreaux. Lundi, le parquet de Bobigny avait ouvert une enquête préliminaire pour "provocation à la haine ou à la violence". La police technique et scientifique était sollicitée pour analyser l'ADN sur des morceaux de tissu récupérés.
Garde à vue et perquisition
Etant donnée la faible crédibilité des résultats génétiques dans ce cas précis (la banderole ayant été touchée forcément
par un grand nombre de personnes), ce sont des images de France Télévisions que la police a utilisée pour repérer les personnes placées en garde à vue. On notera d'ailleurs un véritable camouflet de la part de la vidéosurveillance du Stade de France, puisque les caméras de l'enceinte ont été incapables d'identifier les visages des fautifs. Face à ce manquement grave, le responsable de la sécurité du stade dionysien doit être entendu. Quoi qu'il en soit, les trois supporters du PSG seront déférés dans la journée au parquet de Paris.
Ces derniers ne sont apparentés à aucun groupe, mais seraient tout de même familiers de la tribune Boulogne du Parc des Princes. La Brigade de répression de la délinquance contre la personne, chargée de l'enquête, est d'ailleurs formelle : l'association des Boulogne Boys est présumée être en première ligne dans cette affaire. C'est une conclusion faite après la perquisition effectuée dans le local du groupe créé en 1985. Des traces de peinture ont été retrouvées, à l'endroit même où, selon un stadier, la banderole aurait été confectionnée. Des analyses afin de confondre les deux substances pourraient être sans appel pour les "Boys", qui seraient alors coupables.
Les Boulogne Boys baissent les bras
Afin d'anticiper toute sanction prononcée par le ministère de l'Intérieur, et ceci malgré plusieurs démentis, les Boulogne Boys ont d'ailleurs annoncé une probable et prochaine autodissolution. "On a du mal à comprendre pourquoi on s'acharne autant sur le PSG et notamment sur la tribune Boulogne. On est stigmatisé, décrié. C'est totalement démesuré. On travaille pour assainir une tribune et en quelques déclarations, Mme Alliot-Marie détruit tout. Dans nos têtes, peut-être pas dans nos coeurs, on est prêt à s'auto-dissoudre", regrettait Philippe Pereira, le président de l'association Gavroche, au micro d'Europe 1. Le groupe se positionne aujourd'hui en victime. Les conclusions de l'enquête pourraient engendrer une dissolution obligatoire de ces Ultras, et peut-être logique par rapport à tous leurs malheureux faits d'armes.
Terra j'espere pour toi que ta rien a voir la dedans ...