regardez ce que j´ai trouvé,si vos parents ne s´occupaient pas de vous plus jeune vous serez maintenant pourquoi^^
Des chercheurs canadiens sont parvenus à une conclusion étonnante : les parents s’occupent moins bien de leurs rejetons les plus laids. Des chercheurs de l’université de l’Alberta ont étudié le comportement des parents à l’égard de leur progéniture quand ils sont au supermarché. Ils ont découvert que l’apparence physique des enfants jouait un rôle fondamental. Les chercheurs ont pris en compte plusieurs critères : si les parents attachaient leurs enfants sur le siège du Caddie ; combien de fois ils relâchaient leur surveillance et le nombre de fois où les enfants se lançaient dans des activités potentiellement dangereuses ( comme se mettre debout dans le chariot) sans que leurs parents interviennent. Ils ont également évalué l’apparence physique des enfants sur une échelle allant de 1 à 10.
Pour ce qui est du Caddie, plus l’enfant est beau, plus il a de chances d’être attaché au chariot. Quand c’est la mère qui fait ses courses, seuls 4 % des enfants les moins gâtés par la nature sont attachés alors que 13,3 % des enfants les plus mignons le sont. La différence est encore plus frappante avec les pères : les enfants disgracieux ne sont pas attachés du tout, alors que 12,5 % des petits chérubins le sont.
Les enfants au physique ingrat sont également moins souvent surveillés par leurs parents et se promènent fréquemment à plus de 3 mètres du chariot.
L’âge des parents et des enfants entre également en ligne de compte. Les adultes plus jeunes ont tendance à attacher leur progéniture et les bambins plus petits sont plus souvent attachés. Les adultes plus âgés sont en revanche plus enclins à laisser leurs enfants déambuler dans les rayons et à prendre des risques.
Les chercheurs ignorent pourquoi, chez les enfants les plus beaux, les garçons sont plus étroitement surveillés par leurs filles. D’après certains, c’est parce que les parents font davantage confiance aux filles qu’aux garçons du même âge. Les chercheurs ont étudié plus de 400 familles et leurs enfants dans 14 supermarchés. Pour le Dr W. Andrew Harrell, qui est directeur du Laboratoire de recherches sur la population à l’université de l’Alberta et a dirigé cette enquête, ces découvertes s’expliquent par la théorie de l’évolution : les enfants beaux, dit-il, représentent le meilleur patrimoine génétique, et c’est pour cela qu’on s’occupe davantage d’eux.
Mais tous les experts ne sont pas d’accord. Le Dr Frans de Waal, professeur de psychologie à l’université Emory d’Atlanta, est sceptique. “Les gens laids ont-ils moins d’enfants que les gens plus beaux ? J’en doute fort. Si le nombre d’enfants est le même dans ces deux catégories, alors la théorie de l’évolution n’a rien à voir dans le fait que les parents s’investissent moins dans leurs enfants au physique ingrat.”
Pour le Dr Robert Sternberg, professeur de psychologie et de pédagogie à Yale, les méthodes et les conclusions du Dr Harrell posent problème. Ainsi n’a-t-il pas pris en compte le statut socio-économique des parents. “Les parents plus aisés peuvent mieux nourrir, habiller leurs enfants et s’occuper d’eux que les autres, car ils ont plus d’argent, dit le Dr Sternberg, ce qui peut rendre ces enfants plus agréables à regarder. Ce lien avec la théorie de l’évolution est artificiel.” Mais le Dr Harrell rappelle que l’importance du physique “va au-delà des classes sociales, des revenus et de l’éducation. Comme beaucoup d’animaux, nous avons tendance à consacrer notre énergie à ce qui compte le plus pour nous, dit-il. Ce n’est peut-être pas conscient, mais c’est un fait. Beaucoup de choses font qu’on attache de la valeur à autrui, notamment le physique.”