Vous voulez un jeu de mots de ma création ? A sept, huit heure du mat, après une nuit blanche, c´est fou ce qu´on peu écrire
C´est le nom d´un personnage de Stephen King tiré de Cujo qui m´y a fait songé, et tout d´suite après je me suis dit " il faut que j´écrive une histoire ! "
Donc voilà un petit texte qui j´espère sera apprécié ^^ ( Après tout, c´est le blabla ici =))
Le soleil se lève sur un merveilleux jour, semblable à la levée de rideau sur une quelconque représentation théâtrale ou musicale. Charity à ses yeux légèrement embourbés, mais l´impatience la guette trop pour qu´elle puisse, comme à son habitude, se permettre de flemmarder dans son lit. Non, ce matin là, elle se force à ouvrir rapidement les yeux. Une lumière intense l´aveugle, pour peu à peu se transformer en une douce et chaleureuse lueur. Un jour d´été en plus sur le calendrier, il est 6h15 et le soleil commence déjà à briller. Après avoir regardé un moment à travers les fins tissus, presque transparents des rideaux, le départ d´un jour nouveau, elle décide d´aller à sa salle de bain. Oui, aujourd´hui, il ne faut vraiment pas traîner, Charity n´en a pas la possibilité, elle le sait et à vrai dire, elle n´en a pas non plus l´envie. C´est donc d´un pas plutôt rapide, pour une endormis, qu´elle rejoint sa salle de bain. Le froid soudain que lui procure le carrelage achève son réveil dans un sursaut. La nuit étant étouffante, Charity ouvre une grande partie de ses fenêtres. Or, si l´on ajoute à la froideur du carrelage, le vent frai qui souffle dehors, on comprend beaucoup mieux les tremblements de la jeune fille. Mais ce n´est qu´une raison supplémentaire pour se presser. Plus vite aura-t-elle fait sa toilette, plus vite pourra-t-elle s´habiller.
Hier soir, elle n´avait pas trouvé le sommeil de suite, l´excitation était trop intense. Alors elle en avait profité pour préparer dès lors les vêtements qu´elle porterait le lendemain. Elle les avait soigneusement pliée et rangée sur un support de la salle de bain. A présent, elle les regardait rêveuse, ils étaient comme la promesse d´une journée excellente.
Si seulement elle savait...
Elle revint à ses esprits, elle s´était placée devant le lavabo et se regardait dans la glace. Elle n´était pas si mal que ça, se dit-elle. Et l´on ne pouvait dire le contraire. Une jeune fille pétillante, un visage fraie et presque toujours dispo, bien qu´il devrait passer à l´eau se matin avant d´être totalement émergé. On lui devinait une peau douce, comme celle dont on parle dans les pubs pour certains savons. Oui, Charity possédait une peau désirable. Une chevelure châtain lui descendait à la hauteur des épaules, on pouvait y déceler des nuances marron et des reflets blonds comme les feuilles d´automne et le soleil. Une peau douce comme du coton, des cheveux qui rappelaient les feuilles, tout ça sur un visage ensoleillé, elle avait tout d´une petite fleure qui ne demande qu´à s´épanouir.
Ah, pauvre Charity, si elle savait...
Après un passage au cabinet, une courte douche et un brossage de dents, notre petite fleure reporta son attention sur la petite pile de vêtements. Il fallait bien qu´elle s´habille, elle ne pouvait pas aller nue alors que cette journée lui réservait tant d´évènements ! Elle se glissa donc dans ses beaux habilles pour être fin prête à ce qui l´attendait.
Du moins, c´est ce qu´elle croyait...
L´impatiente la rongeait, elle se dit qu´elle pouvait bien sauter le petit déjeuner aujourd´hui. D´un pas rapide elle parcourut sa maison pour trouver sa petite veste, les clefs de sa voiture et son sac à main avec les papiers habituelles plus ses effets personnels.
La voilà sortie...
Elle est sur son porche...
Une, puis deux, trois et quatre, ça y est, les marches son dévalées...
Charity est désormais sur le trottoir...
D´un geste de la main, elle presse ses clefs et ouvre sa voiture de l´autre côté de la rue...
Elle a la tête ailleurs, la pauvre...
Au fait, voulez-vous connaître la marque de sa voiture ? Je pensais se détail sans importance... Par contre, c´est une Mercedes celle qui va la percuter. Et alors que je parle de marque, voici Charity qui, dans ses pensées, n´avait pas vu la dite voiture arriver. Comme je le disais donc, elle fut percuté par une Mercedes...
C´était un si beau jour, pour une si belle jeune femme. Désormais, après être passée par-dessus le capot du véhicule et être atterri lourdement sur le goudron, elle ne pourrait aller nul par ailleurs qu´à l´hôpital. Mais pour ça, faudrait-il encore que le conducteur daigne s´arrêter et lui porter secours...
De sport... Oui, la Mercedes, de sport. Elle arborait une peinture bleue métallisée, des rétroviseurs et un pot d’échappement chromés ainsi que des vitres semi teintés noires.
Charity gis donc, là, à quelques mètres derrière l´automobile. Elle est belle, endormis comme cela sur le bitume. Heureusement, elle est tombée ( et je ne pèse pas mes mots) sur un conducteur sympa. Gentleman comme tout, il s´arrête, descend, jauge la situation, essaie de lui porter les premiers soins et appel une ambulance.
Oui, seulement, ce n´est pas ce type qui causera sa perte...
Je vous passe les longues minutes d´agonies qui s´écoulent en attendant l´ambulance en question, je préfère garder ces moments intimes pour moi =)
Charity n´a aucune plaie ouverte, mais allez savoir ce qui se passe à l´intérieur de son pauvre corps. Son transport arrive enfin accompagné de deux voitures de policiers. Les policiers s´occupent du jeune homme, les ambulanciers de la jeune femme, c´est dans l´ordre des choses.
Mais avec lesquels aurait-elle eu le plus de chance de survit ? Allez donc savoir, car tout deux l´auraient emmené à l´hôpital de toute façon.
Pendant le voyage jusqu´au lieu dit, un des responsables oublie de l´attacher convenablement. Du coup, pendant tout le trajet, la blessée reçoit pleins de petites secousses qui la font horriblement souffrir, mais aucun son ne sort de sa bouche. Une fois à l´hôpital, les ambulanciers expliquent mal son cas. Le médecin qui gère l´accueil des urgences à donc quelques problèmes à saisir l´affaire et à comprendre comment réagir. Un boulet, parmi tant d´autre, en plus il est nouveau... Si seulement il n´y avait eu que ça, mais les ambulanciers continuent de foirer leur boulot, ils la déposent dans le couloir qu´on leur a désigné, mais une porte plus loin que prévu. L´équipe qui devait alors la chercher se trompe de brancard et retrouve sur son lit d´opération un patient seulement endormis après une tentative de suicide raté aux somnifères noyés dans l´alcool au lieu de notre belle et mourante Charity.
Le temps de rectifier leur erreur et de trouver le bon brancard, le cas de la souffrante désespère.
Son corps saigne de leur incompétence.
L´équipe, qui constate l´ampleur des dégâts et leur malheureux retard fortement compromettant pour la vie de leur patiente, stresse un maximum. Je passerais donc sous silence les nombreuses bêtises commises lors de l´intervention.
Sachez juste qu´au final, notre belle âme vogue dans un océan noir, elle ne souffre plus, elle s´éteint lentement avec le doux souvenir qu´aurait pu, qu’aurait dû être cette magnifique journée.
Si tout ces incidents ne se seraient pas produit, si... si... et encore si...
Mais voilà, c’est bien connu : l´hôpital se fou de la ( pauvre) Charity...