Jusqu'à maintenant, on pensait qu'une partie de jambes en l'air valait bien une petite séance de gym en termes de dépenses énergétiques. Mais un chercheur prétend au contraire que le sexe ferait grossir! La faute à une hormone produite en masse au moment de l'orgasme... Qui croire?
Une bonne partie de jambes en l'air: rien de tel pour garder la forme. Et la ligne! Au fond, faire l'amour, c'est du sport. On s'agite, on transpire, on s'essouffle, le coeur s'emballe, les muscles se contractent, le cerveau frise la crise d'épilepsie... Il y a des chances qu'on laisse quelques calories dans le feu de l'action. C'est en tout cas ce que l'on entend habituellement. Pourtant, un chercheur vient de prendre le contre-pied du discours familièrement admis en avançant l'hypothèse suivante: et si le sexe faisait plutôt grossir...
«Chauds lapins», attention aux bourrelets! Publiée dans le journal Medical Hypotheses, la théorie avancée par Ritesh Menezes, du Kasturba Medical College de Mangalore, en Inde, se focalise sur une hormone bien particulière: la prolactine. Essentiellement connue pour stimuler, chez la femme, la glande mammaire afin de produire du lait (d'où son nom), la prolactine est également liée à l'activité sexuelle. En effet, sa concentration dans le sang grimpe en flèche après l'orgasme. Indicateur de satisfaction, elle contrebalance l'effet de la dopamine sécrétée durant la phase d'excitation et bloque le désir en mettant un terme, en quelque sorte, au feu d'artifice.
Mais la prolactine est également liée à la prise de poids chez plusieurs espèces animales, ainsi que chez l'homme, notamment dans les cas d'hyperprolactinémie, une pathologie chronique caractérisée par une sécrétion excessive de prolactine. D'où la corrélation entre sexe et embonpoint échafaudée par Ritesh Menezes.
Et au fond, c'est bien vrai: faire l'amour provoque une réelle déferlante de prolactine. Stuart Brody, professeur en psychologie clinique à l'Université de Paisley en Ecosse et son collègue Tillmann Krüger, de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich ont planché sur la question et mesuré qu'après un orgasme déclenché par un rapport sexuel, le niveau de prolactine est supérieur de 400% au niveau observé après avoir atteint le nirvana en solitaire.
Conclusion faite la guerre et pas l'amour 