Miss et les autres, je vous entends mais bon, vous n´admettez pas une évidence.
Se baser sur l´opinion des autres pour vivre sa propre vie, un manque, une faiblesse de caractère ? C´est évident.
Mais vous êtes trop orgueilleux, messieurs les originaux et marginaux, pour reconnaître que, primo, vous avez dû, à un moment ou un autre, passer par le jugement silencieux et meurtrier des yeux d´autrui avant de pouvoir acquérir votre " indépendance" de style, et que, secundo, certaines personnes sont fragiles, timides, qu´elles ont besoin de repères ( discours bateau, je sais) et que les traiter par le mépris n´est pas la solution adéquate.
Je traite par le mépris, moi, le système qui va leur imposer des sources artificielles de stress, inutilement supplémentaires aux angoisses véritablement dignes d´être des angoisses ( la survie... et tout autre chose, bref, ce que bon vous semblera).
Et pourquoi, justement, le système n´encouragerait-il pas les faiblesses de caractère ? Peut-être que l´humain, plongé en pleine nature, et complètement nu, deviendrait l´être le moins complexé du monde !
Ca devient même une certitude.
Malheureusement, les naturistes d´aujourd´hui sont rarement des philosophes. Généralement, ce sont des hommes. Les femmes se font rares ou lesbiennes. Les mâles veulent s´exhiber ou se livrer au voyeurisme en prenant hypocritement l´alibi d´un " mode de vie pensé" qui ne l´est pas.
De plus, si les naturistes peuvent vivre, on les fait vivre reclus. Sur des plages spéciales. Des villes spéciales. Des zones spéciales.
Et pourtant... Pourquoi bannir ce que l´homme a toujours été ?
Les théoriciens me répondront sûrement : c´est une question de pomme, abruti !
Je leur rétorquerai, moi : c´est une question de vous.