up! la suite dans une dizaine de minutes . ..
Shu partit en courant en direction des dortoirs. Elle doit être la seule de nous trois à ne pas se soucier de la nomination de notre chef. Dommage que je ne connaisse pas mieux Quistis, peut être que je la juge mal, si Terrik l’a nommé c’est qu’il avait une bonne raison. Mais j’aurai quand même bien accepté cette place. Je peux facilement me rappeler ce que je connais d’elle, elle est arrivée ici en même temps que moi, il y a de cela trois ans, mais ça ne doit pas être pour les mêmes raisons. Je sortais à peine de ma petite ville de Winhill, qu’elle avait déjà passé plusieurs années à l’université de Galbadia. Elle doit être sûrement une orpheline comme beaucoup de gens d’ici, cela se remarque vite je suis un des rares à partir de la BGU lorsque nous avons des vacances, et j’en remercie Hyne.
La troisième membre de notre petit groupe revient enfin, je ne l’avais jamais remarqué pendant les entraînements mais sa lance est vraiment magnifique. Malgré que Shu ne soit pas vraiment grande, la taille de cette arme lui donne une allonge qui doit appréciable pour les combats rapprochés. Son style de combat doit être complètement différent du mien, mes deux dagues ne me permettent pas une si grande sécurité, sauf si je les utilise comme arme à distance, je suis imbattable au lancer de couteaux, mais je devrais compter sur mes poings et mes pieds ensuite, chose que je préfère éviter. Finit de réfléchir, le temps passe nous devrions nous mettre en route.
< < Maintenant que nous somme prêts, peut être devrions nous y aller ?
- Oui … oui, tu as raison, souffla Quistis comme si je venais de la sortir de ses pensées.
- Si nous restons trop longtemps ici, ajouta Shu, ce serait considéré comme de la flânerie, et cela ne représenterait pas un bon début pour notre mission.
- Alors en route. > >
La traversée de la BGU fut rapide, nous ne mîmes que quelques minutes à en sortir. Arrivés à l’entrée de l’université, nous retrouvâmes d’autres groupes, certains partant à pied, d’autre utilisant les véhicules de transport, sûrement pour rejoindre le port de Balamb et d’autres coins de Done à partir de là. Pour nous, aucun moyen de transport ne nous attendait, cela ne m’aurait pas gêné d’en avoir un à notre disposition surtout à la vue des dimensions de la forêt de Balamb, de longs moments de marche nous attendaient. D’un signe de tête, je souhaitai bonne chance à Keyran Halcyon, un membre du groupe D, l’une des rares personnes avec qui je m’entendais bien.
Puis nous partîmes. Pour briser le silence qui durait depuis une bonne vingtaine de minutes, je posai une question à Quistis.
< < La mission qui nous est confiée ne sera pas facile, as-tu réfléchi à ce que nous devrons faire pour débusquer le monstre ?
- Et bien oui, j’y ai réfléchi un peu. Nous pourrions tout simplement suivre le chemin principal qu’utilisent les voyageurs pour la traverser, peut être tomberons nous dessus.
- Tactique simple mais pas vraiment efficace, dis je en espérant ne pas la contrarier. La forêt est trop grande il pourrait se cacher n’importe tout dedans, et pire nous ne savons pas à quoi nous avons à faire.
- Exact, ajouta Shu. Nous ne pourrons pas prévoir ses mouvements, ni deviner ses réactions mais heureusement lui non plus.
- Comment cela ?
- Les seuls hommes qu’il a croisés sont de simple touriste. Les attaquer ne doit pas être bien dur pour lui, peut être ne s’attendra t’il pas à des personnes expérimentaient en matière de combat, du moins au début. Ce qui nous laisse un petit effet de surprise dont nous devrons essayer de tirer parti.
Quistis écoutait attentivement les paroles de son ami. Elle y réfléchit quelques instants.
- Très bonne analyse Shu. Cela me donne une idée. Nous repérerons la zone où le plus grand nombre d’attaques du monstre a eu lieu, le Professeur Terrik m’a remis une carte où elles sont mentionnées. Shu tu devras attirer le monstre, c´est-à-dire en te faisant remarquer le plus possible dans la forêt, il ne résistera sûrement pas à l’envie de te dévorer.
- Je prends cela pour un compliment, maugréa Shu attristée de se voir reléguer au rang d’appât.
- Slyve et moi, nous nous cacherons dans le meilleur endroit possible pour te couvrir, derrière un bosquet peut être ou un arbre. Puis dés qu’il fera son apparition, nous interviendrons pour lui régler son compte.
- Pas bête, ajoutais je. Mais pour nous cacher, pourquoi ne pas grimper dans un arbre pour l’attendre. Il ne s’attendra pas à une attaque venant d’au dessus de lui.
- Bonne idée. Ce sera toujours cela de gagner. Mais il faut espérer que ce ne soit pas un monstre trop dangereux. Un Arconada pourrait approcher sans qu’on le voit venir et il nous repérer en moins de deux, même cacher dans les arbres. > >
A peine avait elle finit sa phrase que nous arrivions à la lisière de la forêt. Le chemin semblait s’enfoncer dans l’ombre des arbres. Nous nous décidâmes rapidement à entrer mais un bruit nous força à nous arrêter quasiment au même moment. Les bosquets sur notre droite bougeaient de plus en plus et cela s’amplifiait au fur et à mesure que cela se rapprochait de notre groupe. Par pur réflexe je posa ma main droite sur ma dague et la saisit. Aussitôt, à une vitesse folle, une créature bondit des fourrets et se jeta sur moi, toutes griffes dehors.
g commencer a lire la 1ere partie, sa ma l´air pas mal mais g pas le temps de poursuivre
aime pas.
normal j´ai vu qui était l´auteur.
Surpris par la rapidité de l’attaque, je ne pus me défendre correctement. Je sentis trois puissantes griffes déchiraient la peau de ma main gauche, qui me protégeait de la visage, ainsi que sur l’avant bras. De ma main droite, j’essayai de planter ma dague dans le flan droit de mon adversaire. Celle-ci perfora l’épiderme du monstre et le força à stopper son attaque contre moi. Bondissant en arrière, il émit un cri puissant et strident. Remettant mes pensées en ordre je baissa ma main de devant mes yeux et aperçut enfin la bête qui m’avait attaquée. Ne dépassant pas un mètre cinquante de haut, elle ressemblait en tout point à un T-Rex. La puissante mâchoire, de petites pâtes avant mais avec des griffes impressionnantes et deux solides pâtes arrières. La seule différence avec un T-Rex normal ? Sa couleur, celui-ci possédait le dos mauve au lieu de l’habituel couleur rouille.
Poussant un autre cri sauvage en direction des deux autres membres du groupe, il se mit à labourer le sol avec ses membres arrière. Quistis et Shu le fixèrent, armes à la main. Elles s’écartèrent l’une de l’autre, en demi cercle autour du monstre, le forçant à mieux choisir sa future cible. Quistis se positionna devant moi.
< < - Comment va ta main ? Me demanda t’elle sans même se retourner vers moi.
- Il ne m’a pas raté mais c’est superficiel. Une bonne magie soin devrait faire disparaître ces blessures.
- Tant mieux. Soigne toi, on va s’en occuper avec Shu. > >
Reculant de quelques pas, je vis que le T-Rex mauve avait choisit son adversaire. Tournant le dos à Quistis, il rugit en direction de Shu. Celle-ci fit tournoyer sa lance dans ses mains, la faisant passer de sa main droite à la gauche sans pour autant ralentir dans ses mouvements. Elle faisait preuve d’une réelle maîtrise.
Le monstre bondit en avant, comme il l’avait fait auparavant, sauf que cette fois si son adversaire ne se laissa pas faire aussi facilement que moi. Shu pivota sur elle-même, évitant de justesse l’attaque, dans son mouvement elle planta sa lance dans le dos du monstre, mais la peau du monstre fut plus résistante. La pointe de la lance ne parvint pas à s’enfoncer suffisamment pour administrer un coup mortel. Se relançant à l’attaque, elle essaya de nouveau de planter la pointe de son arme sur le crâne du monstre. Mais ce fut encore une fois un échec.
< < - Sa peau est aussi dur que de la roche !
- Non vise plutôt les flans du monstre, la dague de Slyve a réussi à le blesser. Sa carapace osseuse ne couvre que son dos et non pas le corps en entier.
- D’accord, je vais tenter cela.
Elle repassa aussitôt à l’attaque. Feintant une attaque sur le dos du monstre, elle réussit à le toucher au niveau de ses côtes. Sa lance laissa une grosse ouverture dans sa peau d’où une grosse quantité de sang se déversa. Dans un grand cri de douleur le T-Rex se débattit quelque instants puis s’effondra sur le sol. Avec un sourire sadique Shu se retourna vers nous.
- Vous voyez ! Ce n’a pas été si dur que cela. On l’a trouvé cette terrible créature et on l’a vaincu.
- Je doute tout de même qu’un si petit T-Rex aurait causé tant de peur aux gens. Un élève SeeD seul a réussi à en venir à bout, je ne vois pas pourquoi ils nous auraient envoyé à 3 pour nous débarrasser de lui.
- Tu as peut être raison Slyve. De plus on ne doit rentrer à la BGU que demain matin, autant en profiter pour patrouiller dans cette forêt jusqu’à ce soir. Il nous reste environ 2 heures avant le coucher du soleil.
- Laissez moi le temps de soigner mon bras et je vous suis. On devrait se séparer peut être, on pourrait quadriller une plus grande surface. Notre plan ne nous servira plus à rien avec le bruit que l’on a déjà fait.
- C’est d’accord, on se retrouve ici dans une heure, dit Quistis en hochant la tête. Si vous rencontrez le moindre pépin, revenez sur vos pas. Si vous avez vraiment un problème, lancez un Brasier dans le ciel, on se repérera plus vite ainsi. Je pars vers l’Est, Shu prend la partie Nord de la forêt. A toi l’Ouest Slyve. > >
Je m’appliquai tout d’abord à soigner ma blessure. Deux magies Soin vinrent à bout de la douleur et refermèrent ma plaie, ne laissant qu’une maigre cicatrice qui disparaîtrait vite avec le temps. Je pus me décider à me mettre en route, regardant mon chronomètre une dernière fois. Je n’avais fait que deux pas quand j’entendis Quistis criait un < < Attention > >.
Le petit T-Rex venait de rouvrir ses deux yeux et s’étaient aussitôt lancé sur Shu qui lui tournait le dos. Heureusement pour elle Quistis avait déjà décrochait son arme de sa ceinture. Elle lança son fouet, et dans un claquement sonore, avait attrapé l’une des pattes du monstre. Celui-ci ne pu se réceptionner correctement à cause de ses trop petites pâtes avant, il racla le sol. Elle tira de toutes ses forces en arrière pour l’empêcher de se relever. Shu en profita. Elle se positionna au dessus du monstre. Pris sa lance à deux mains, la leva en l’air, et frappa avec une telle violence que le crâne du T-Rex ne résista pas. La pointe de la lance perfora sa tête, le clouant au sol dans un craquement sinistre. Son sang éclaboussa la tunique de Shu.
< < Cette fois ci, tu ne bougeras plus, lança t’elle avec un ton de dégoût. > >
Elle délogea sa lance du crâne du T-Rex et alla l’essuyer dans l’herbe, la nettoyant du sang et de la cervelle qui restait accroché. Et sans un mot, elle repartit vers le Nord. Quistis la regarda partir puis, d’un signe de tête vers moi, elle partit elle aussi.
< < Etre un SeeD ne signifie pas avoir une vie paisible et un état d’esprit parfaitement sain. Shu vient de m’en donner la preuve. On nous apprend à nous battre, à survivre dans un milieu où notre présence n’est parfois pas voulue, pas nécessaire. Tout cela fait ressurgir parfois le mal et la cruauté qui se trouve en nous. Des instants passagers, fugaces, où nos émotions prennent le dessus, où nous nous permettons des actes que jamais nous n’aurions imaginé. Cette fois ci, ce ne fut qu’un simple animal, un être vivant sans réelle intelligence, mais un être vivants tout de même. Nous l’avons fait souffrir, nous l’avons tué dans un excès de rage de colère d’une manière ignoble, alors que d’autres possibilités se présentaient sûrement à nous. Mais je sais l’occasion se présentera bien trop vite, les humains sont parfois beaucoup plus stupide que des animaux. Est-ce donc ça être un SeeD ? > >
et même repaf !
Plus de cinquante minutes passèrent. J’étais en train de m’aventurer à la lisière de la forêt quand je vis une explosion dans le ciel. Une boule de feu s’envola et une autre explosion se produisit. C’était le signal ! Quistis ou Shu avait des problèmes ! Oubliant ma légère fatigue, je m’élança à travers les bois aussi vite que je le pouvais. L’adrénaline qui fouettait dans mes veines me débarrassa de l’ennui qui m’avait pris depuis plusieurs minutes. Une autre explosion dans le ciel, plus proche cette fois ci. S’ensuivit un énorme cri de rage à vous glacer le sang. Ce n’était pas un cri mais un rugissement, un rugissement de rage et de haine. La créature qui avait produisait ce son devait être terrifiante, mais cela signifiait aussi que j’approchais.
Avec des gestes affolés, je vis passer Shu en courant un peu plus loin, entre les arbres. Elle lançait de rapide regards en arrière, sans pour autant s’arrêter de courir. Me déplaçant à grandes enjambés pour aller à sa rencontre, elle me repéra enfin. Hors d’haleine elle s’arrêta près de moi et s’adossa à un arbre, sans pour autant arrêter de lancer des regards tout autour d’elle.
< < - Qu’est ce qu’il se passe Shu ? Demandai je d’un ton pressé.
- Il m’est tombé dessus par surprise, un T-Rex, énorme, m’expliqua t’elle entre deux halètements. Du même genre que celui qu’on a tué mais en beaucoup plus gros. Il doit faire trois mètres de haut. J’ai essayé de lui échapper, je me suis caché partout où je pouvais. Derrière un arbre, ou dans des feuillages mais à chaque fois que je pense l’avoir semé, il réapparaît aussitôt. J’ai réussi à le coincer en passant entre deux arbres très proches, mais il ne devrait plus tarder à revenir. Tu as vu Quistis ?
- Non, je suis arrivé le plus vite que je le pouvais. Tu es blessé ?
- Pas vraiment seulement d’un peu de repos.
- Tu en auras à la fin de la mission ne t’inquiète pas. Qu’est ce qu’on fait maintenant ? On essaye de le tuer ou on attend Quistis ?
- Il est bien plus puissant que ne l’était le précèdent T-Rex que nous avons affronté, celui-ci doit être son père ou sa mère. Je serai plus rassuré si l’on avait Quistis avec nous. Mais je ne sais pas si je pourrais courir bien longtemps encore.
- C’est sûrement pour ça qu’il te poursuivait, tu as du sang sur toute ta tunique. Du sang de son enfant, il veut se venger pensant que tu l’as tué. Il te pourchassera partout où tu te cacheras. Quistis a du voir ton appel, elle ne tardera pas je l’espère. Le plus important est de sa cacher le mieux possible. Tu devrais déjà enlever ta veste, elle est souillait par le sang du petit T-Rex. J’irais la poser un peu plus loin et on partira dans l’autre direction. > >
D’un hochement de tête, elle enleva sa veste, n’ayant plus que pour protection au niveau du torse le T-shirt blanc réglementaire de la tenue SeeD, et me la donna. Je la cachai dans un petit fouret d’arbustes touffus. Je revins sur mes pas, aida Shu à se relever, tandis qu’un autre rugissement se produisit dans la forêt. Le cri semblait venir de toutes les directions à la fois, nous empêchant de déterminer de quel endroit surgirait le monstre. Sachant que nous n’avions plus beaucoup de temps, j’eu l’idée de nous cacher en hauteur. Je dus aider Shu une nouvelle fois en la faisant monter plus facilement de branches en branches. Nous stoppâmes tout bruit lorsque nous sentîmes des pas faire trembler le sol. Le monstre passa près de l’arbre où nous nous réfugions sans pour autant s’arrêter, je pus voir son énorme dos violet et tacheté de marque plus sombre, sa queue géante ballotante au grés de ses pas. Il se dirigeait, à pas mesurés, directement à l’endroit où j’avais caché la veste de Shu. Puis d’un mouvement, il se jeta en avant. Déchirant la veste, déracinant de ses puissantes dents les feuillages alentour. Mais il se rendit compte vite qu’il ne tenait personne, il leva sa tête des restes d’arbustes et ne bougea plus. Toute la forêt semblait s’être tue sur un ordre du puissant animal. J’avais même arrêté de respirer, essayant de ne pas troubler le silence pesant. D’un coup d’œil je vis Shu dans le même état que moi. Tournant sa tête dans toutes les directions, il se dirigea très lentement vers nous. Avec des gestes mesurés et le plus silencieux possible je délogea les deux dagues de ma ceinture et les serra fortement dans chacune de mes mains, je vis Shu resserrait sa prise sur sa lance, posée sur ses genoux. Le T-Rex était juste en dessous de nous maintenant, reniflant le tronc de l’arbre sur lequel nous nous trouver, il reniflait exactement l’endroit où Shu s’était reposée. On pouvait entendre sa respiration, il nous cherchait, il essayait de nous repérer. Mais il tourna subitement sa tête dans une autre direction. Tout d’abord perplexe, j’essayais de comprendre pourquoi il s’était arrêté si près de ce qu’il cherchait. Une voix lointaine mais de plus en plus proche se fit entendre.
< < … Où êtes vous ? Shu ? Slyve ? … > >
C’était Quistis, elle aussi nous cherchait ! A une vitesse effrayante, le T-Rex partit aussitôt dans sa direction.
Petite mise à jour ici, avec les parties que je n´avais pas posté !
Je regardai les flammes crépitaient lorsque Shu revint avec de nouveaux branchages. Le soir tombait déjà lorsque le T-Rex fut achevé. D’un commun accord, nous décidâmes de ressortir de la forêt pour passer la nuit, comme on nous l’avait indiqué. Après tout ce qui nous était arrivé dans celle-ci, elle nous paraissait maintenant beaucoup moins accueillante. J’espérais seulement que rien ne viendrait nous déranger dans la nuit.
< < - Dure journée hein ? Me demanda t’elle, me sortant de mes pensées.
- Oui, j’ai rarement été crevé à ce point.
- C’est le cas de tout le monde, ne t’inquiète pas. Si elle le pouvait, je crois que Quistis retournerait à la BGU, direction les dortoirs et nos petits lits douillets. En fin de compte je pense que je l’accompagnerai même.
- D’ailleurs où est elle ?
- Elle est au ruisseau, elle essaye de faire partir toutes les traces de reste du monstre de ses vêtements et de sa peau !
- Elle aura du mal à y arriver, je n’ai pas réussi à enlever certaines taches de sang.
- Mais vous avez toujours votre veste ne vous plaignez pas. J’ai retrouvé ma veste complètement déchiquetée par ce stupide T-Rex.
- C’est vrai, heureusement que nous ne sommes pas en hiver. Je n’aurai pas aimé faire cette petite aventure en hiver. Et de plus je n’ai peut être pas perdu l’un de mes vêtements mais j’ai retrouvé ma dague complètement grillée. Le manche avait fondu et la lame s’était fracturée en de nombreux endroits. Je suis bon pour m’en racheter une nouvelle.
- En effet c’est dommage. J’aurai été plus peinée si j’avais perdu ma lance à la place de ma veste. Malgré cette froideur qu’elles représentent, on peut s’attacher à de vulgaire bout de métal qui nous sert d’arme. Je trouve cela assez … étrange, avoua t’elle après avoir bien cherché le mot à utiliser.
- Ce n’est pas seulement une arme, à force de s’entraîner avec on développe une maîtrise qui nous permet de nous défendre plus efficacement, et de nous battre aussi bien évidemment. Je n’irais pas jusqu’à dire que me servir d’une dague me fait le même effet qu’une Guardian Force mais cela peut y ressembler. On peut créer un lien avec son arme. Voila ma théorie.
- Oui, cela se tient.
Et le silence retomba, des bruits de pas nous firent nous retourner. Heureusement ce n’était que Quistis qui revenait. Les habits, le visage et les cheveux mouillés, elle s’assit elle aussi autour du feu. Le jeu de lumière sur son visage semblait lui donner parfois un air démoniaque. Elle me surpris la regardant, aussitôt elle détourna les yeux. Attrapant le sac à côté de moi, j’en sortis une poche. A l’intérieur ? Plusieurs rations de survie que l’on donne généralement aux SeeDs partant en mission. En sortant trois, je les tendis aux deux filles.
- L’une d’entre vous à faim ?
- Non merci, répondit Shu avec un ton dégoût. J’ai assez vu de viande aujourd’hui, je ne pourrai rien avaler.
- Moi oui je t’en prendrais une s’il te plait. > >
Je tendis l’une des rations à Quistis et je rangeai la troisième. Je pris la mienne, tira sur la languette et patienta quelques secondes. Je sentis le dessous de la ration se réchauffer aussitôt. Elle s’ouvrit en même temps révélant un maigre plat, un morceau de viande et quelques légumes me sembla t’il, ainsi que deux couverts. Nous mangeâmes en silence. Pour la première fois que je goûtais a l’une de ces rations de survie, je ne fus pas aussi déçu que je m’y attendais, c’était même bon, passablement bon. A la fin du repas, je me détendis dans l’herbe. La nuit était complètement tombée, le vent s’était arrêté, les étoiles brillaient par milliers dans ce ciel si loin mais proche à la fois. La lune de montrerait pas sa face ce soit, elle éclairait de sa pâle blancheur l’autre hémisphère de Done. Dommage. Une étoile filante déchira le tissu étoilé de la nuit. Quistis leva la tête pour l’observer. Son regard était malgré tout perdu dans le fil de ses pensées. Puis elle se leva.
< < - Que fais tu ? Lui demandai je.
- Il faut qu’on fasse des tours de garde, je n’aimerai pas être surpris en pleine nuit par des monstres qui ont décidé que l’on sera leur repas. J’ai eu ma dose de surprise pour aujourd’hui, me répondit elle dans un bâillement qu’elle cacha avec sa main.
- Va te coucher je m’occuperai du premier quart. Je n’ai pas vraiment envie de dormir, tu devrais te reposer, regarde toi cela se voit à ton visage combien tu es fatiguée. Je viendrais te réveiller dans trois heures.
- Tu en es sur ?
- Oui vas y ne te gène pas. Shu est déjà en train de dormir, tu devrais faire comme elle.
- Merci Slyve.
Rien ne se produisit durant la nuit. Le réveil par contre fut plus difficile. Je dormais paisiblement lorsque Shu décida de me réveiller. Après un terrible effort, je pus me dégager de l’état semi comatique dans lequel je me trouvais généralement au réveil. Quistis était déjà réveillée elle aussi.
- Il est 7H30 nous dit elle. Je pense que nous pouvons retourner à l’université.
Le retour se fit beaucoup plus paisiblement que l’aller. Le gardien à l’entrée nous souhaita un bienvenu réconfortant. De nombreux professeurs étaient rassemblés dans le hall d’entrée. A ma grande surprise nous n’étions pas les premiers. Dés qu’il nous repéra Booster Terrik vint à notre rencontre avec un grand sourire.
- Bienvenue à vous. J’ai suivi la plupart de vos mouvements par les cameras qui vous suivaient à votre insu. Je suis certain que vous ne vous êtes même pas rendu de leur présence. Et je peux dire que je suis fier de vous.
- Merci Monsieur, nous répondîmes en même temps.
- Je suis désolé de ne pas pouvoir continuer là-dessus mais je viens de recevoir un coup de fil urgent il y a quelques minutes, nous dit il avec un air sinistre tout en se tournant vers moi. Slyve, c’est un appel de Winhill, il y a un problème chez toi. > >
et hop la suite !
8H46
Le doute le plus intense possible s´installait en moi. Je me suis mis à réfléchir à une vitesse ahurissante, j´imaginais les pires scénarios possibles. Winhill était une ville des plus paisibles, perdue sur le continent de Galbadia. Elle ne comprenait au maximum qu´une centaine d´habitants avec une majorité de personnes d´âge avancé. C´était là-bas que j´ai vécu mon enfance, jusqu´à mes quinze ans où j´avais décidé de rejoindre la BGU.
< < - Que se passe t´il ? Demandai-je d´un ton extrêmement pressant.
- Le maire nous a appelé, il voulait te parler. Ton père est encore malade et c´est grave cette fois-ci, me répondit il avec une franchise qui me glaça le sang.
Ces mots me firent l´effet d´un coup de fouet au moral. Mon père avait toujours eu des problèmes de santé. C´est d´ailleurs pour cela qu´il avait quitté l´armée de Galbadia dans laquelle il travaillait, pour venir s´installer à Winhill et se reposer. Il y avait rencontré ma mère et il l´avait épousé quelques années plus tard.
- Vous n´avez pas d´autres informations ?
- Non, le maire de la ville n´a pas été très explicite. Le médecin de Winhill ne peut plus rien y faire.
- Alors je veux tout de suite me rendre à Winhill. Kit à bousiller mon test de SeeD, je vous pris d´accepter ma requête le plus rapidement possible Monsieur.
- Malheureusement nous avons un autre souci, tous nos pilotes d´Hovercrafts et d´Aircrafts sont en mission pour préparer votre test SeeD sur le terrain.
Je sentais à ce moment-là, la colère, mélangée à un sentiment de terreur, montait en moi. Je fis de mon mieux pour me calmer.
- Vous voulez dire que je n´ai aucun moyen de me rendre auprès de ma famille ?
- Je suis désolé Slyve, mais sans un pilote habilité, on ne peut rien faire.
- Vous avez tout de même des Hovercrafts encore à dispositions ?
- Oui, quelques-uns, me répondit avec une touche de curiosité dans la voix. Mais vous ne pourrez pas vous en servir.
- Ne vous inquiétez pas, dis je, sentant un poids s´envolait de mon coeur. J´ai trouvé votre pilote qualifié. Je vous demande de venir avec moi Monsieur, je vais avoir besoin de votre intervention.
- Très bien, si cela n´est pas trop poussé j´accepterai. Mademoiselle Trèpe, je vous pris de contacter le proviseur pour lui demander de vous confier un Hovercraft, expliquez lui la situation et dites lui que vous venez sur mon ordre.
- C´est d´accord, j´y vais tout de suite.
8H59
Quistis partait à travers la foule rejoindre le proviseur Kramer qui était descendu pour assister lui aussi, à l´arrivée des nombreux futurs SeeDs. De mon côté, je me dirigeais vers l´ascenseur, Terrik sur les talons. A peine nous étions à l´intérieur, que j´indiquais à l´ascenseur de monter au premier étage.
- Pouvez vous tout de même me dire Folio ce que vous comptez faire ?
- Il est quasiment neuf heure. Les premières années sont en cour à cette heure-ci. Nida, l´un d´eux, serait capable de conduire n´importe quoi. Il n´a pas son permis pour Hovercrafts à cause de son âge mais il connaît parfaitement leur pilotage. Aucune simulation ne lui résiste.
- C´est risqué tout de même mais je vous fais confiance sur ce coup-là.
- Allez donc vérifier son dossier si vous ne me croyez pas, lançai je sur un ton acerbe.
L´ascenseur était long, effroyablement long. Dés qu´il s´ouvrit, je partis vers la salle de classe. Sans taper, j´ouvris la porte et m´adressa au professeur.
- Désolé monsieur mais ceci est très important. Je vous pris de laisser partir immédiatement l´élève Nida Tendra, et qu´il m´accompagne.
- Je ne sais pas qui vous êtes mais vous avez un culot énorme jeune homme, me dit le professeur tout en me foudroyant du regard. Je ne vois pas en quoi je laisserai . ..
- Faites ce qu´il dit Monsieur Rissian, dit Booster Terrik qui venait d´apparaître au pas de la porte, derrière moi. C´est un ordre qui vient tout droit du proviseur Kramer, pas le temps de discuter.
- Très bien, mais sachez que je n’aime pas du tout ce genre d’intervention, je me plaindrais au proviseur de l´attitude de votre élève. Tendra, sortez s´il vous plait. > >
9H08
En me fixant avec de grands yeux, Nida se leva prestement et nous rejoignit. Tout en me bombardant de questions, nous retournions au rez-de-chaussée. Après lui avoir expliqué la situation, il acceptait avec plaisir de m´aider. Quistis nous attendait. Elle avait pu avoir accès à la liste des Hovercrafts encore disponible et avait pu en réquisitionné l´un d´entre eux, il nous attendait au port de Balamb. Elle nous expliqua qu´il contenait en plus du matériel qui pourrait me servir, en effet une moto était entreposée à l´intérieur. Winhill étant éloigné de la côte, je pourrai rejoindre la petite ville bien plus rapidement. Maintenant, direction le garage. Booster Terrik décida de nous accompagner. C´était surtout la seule personne d’entre nous autorisée à conduire une automobile. A une vitesse ahurissante il nous conduisit jusqu´au port de Balamb. Quistis accosta le bateau en première, donnant au gardien le papier que Cid lui avait confié, accusant l´autorisation d´emprunter l´un des Hovercrafts. Il nous laissa monter à bord. Nida se mit aussitôt à sa tache. Il montra rapidement sa maîtrise de l´engin à Booster Terrik en réussissant à sortir du port de Balamb en l´espace de quelques secondes malgré que celui-ci soit remplit de bateau de pêche. Puis il mit le cap sur Winhill à la vitesse maximal. Je restais assis à l´intérieur, sur l´un des bancs d´intérieur, avec Quistis assise sur celui d’en face. Elle me parlait, elle essayait de me remonter le moral, de me faire chasser les idées noires qui me trottaient dans la tête. J´appréciais ce qu´elle faisait mais ce n´était pas le moment. Je ne savais que trop bien ce qui allait m´attendre à Winhill.
9H54
Nous passâmes sous l´ancien pont qui reliait autrefois le continent de Galbadia et celui d´Esthar. Cela signifiait que nous approchions. Quelque temps plus tard à travers le micro, Nida me le signala. Je partis en direction de la cale pour préparer ma sortie. J´enlevais les différentes fixations de la moto, débloquais les roues, la démarra quelques instants pour vérifier si tout allait bien, mis le casque puis attendis.
10H06
J´entendais le moteur du bateau rugir plus faiblement, ensuite ce fut le tour de coque qui crissait au contact de la terre ferme. Un lumière verte s´afficha près du tableau de bord, Nida venait d´ordonner l´ouverture des portes de la cale depuis la salle de contrôle. La moto bondit tel un fauve sautant sur sa proie. J’entendis Nida, grâce au micro à l’intérieur du casque, me criait de foncer aussi vite que je le pouvais. A pleine vitesse je m´approchai de Winhill.
la suite dans un quart d´heure normalement !
Et voila la suite !
La région de Winhill n’est pas ce que l’on peut appeler un paysage luxuriant. Quelques rares forêts de petite taille s’étendaient à travers toute la zone, mais aucune d’entre elles ne se trouvaient sur ma route. J’en profitais pour accélérer au maximum. C’est à ce moment là que je réalise que les conseils de Nida portent leur fruit. En effet, c’est lui qui m’a conseillé de prendre des cours supplémentaires d’utilisation des différents modules de l’université. Si je n’avais pas pu conduire cet engin, j’aurai du faire le voyage à pied. Perdre plusieurs heures n’aurait pas été pas le moment. Je croisais par moment quelques monstres mais heureusement aucun d’eux ne réussit à m’attaquer sauf un, un triste bogomile qui se trouvait au milieu de mon chemin. Un puissant brasier lancé droit devant moi à une vitesse ahurissante me dégagea le chemin rapidement.
Au loin se dessinait enfin les veilles battisses qui formaient Winhill. Rien n’avait changé depuis ma précédente venue, la décharge était toujours aussi mal entretenue. Je vis la vieille vendeuse de fleur, en passant devant sa maison, qui sortait de chez elle. Elle devait sûrement être intrigué par le bruit de mon véhicule. Je ralentis enfin. Dans un bruit de dérapage, ma moto s’arrêta au beau milieu de la place du village. Deux vieilles personnes, assises sur un banc, me regardaient avec un air stupéfait. D’autres sortirent sur le seuil de leur maison pour voir ce qui se passait. Sans perdre de temps en explication, je partis en courant vers ma maison. Située sur une petite rue à droite de la place, elle se plaçait entre d’un grand champ qui appartenait à ma famille depuis très longtemps.
Lorsque je fus sur le pas de la porte, je fus pris d’une étrange appréhension. Devrais je vraiment ouvrir cette porte ? Suis-je prêt à affronter cela ? Sans y prêter qu’un millième de seconde, je poussais la poignée de la porte. Elle s’ouvrit dans un fracas bruyant. A l’intérieur se trouvait deux personnes, le médecin du village et le maire.
< < - Te voila enfin Slyve, dit le maire tout en bondissant du canapé sur lequel il était assis. Je pensais que la BGU ne t’accorderait pas l’autorisation de venir.
- Comment va mon père ? Demandai je sur un ton sec sans prêter attention à ce qu’on venait de me dire.
La seule réponse que me donna le médecin fut un mouvement de sa tête, de gauche à droite, en me fixant avec un regard triste. Puis il baissa les yeux.
- Il était malade depuis un bon moment, il s’affaiblissait de semaines en semaines. On ne pouvait rien y faire, je suis désolé Slyve.
Je fus cloué sur place. J’eu enfin toutes les réponses à mes questions. Une profonde tristesse m’envahit, une boule se forma au fond de ma george. Mon père s’était éteint. Je n’étais pas là. Je n’ai pas pu l’aider quand il en avait besoin. Je n’ai pas pu lui dire adieu. Il était redevenu malade depuis déjà quelques temps. Lors de nos dernières conversations que nous avons eues par lettres, il m’avait avoué se sentir plus faible qu’auparavant mais que je n’avais pas à m’inquiéter de cela, il se reposait paisiblement et profitait encore de nombreuses activités. Il n’avait pas voulu m’alerter, préférant que je me consacre à mes études plutôt que de me faire du souci pour lui. Mon admiration pour lui augmenta d’un cran. Il m’avait si bien menti, me racontant en détail ce qu’il faisait, ce qu’il pensait sans pour autant me mentionner combien il pouvait souffrir. Mes yeux s’embuèrent aussitôt. Je les essuyais rapidement à l’aide de mon avant bras, et je posa une question à mes interlocuteurs d’un voix cassé.
- Quand est ce que cela est arrivé ?
- Aux alentours de 9H ce matin. Il s’était endormi quelques minutes auparavant. Il n’a pas souffert je peux te le promettre.
- Vous l’avez laissé dans son lit je suppose ?
- Oui, tu peux aller le voir si tu le souhaites.
- Peut être mais pas tout de suite. Où est elle ?
- Chez moi, répondit le maire, avec ma femme. Nous ne lui avons pas avoué la triste nouvelle encore, ne sachant comment s’y prendre. Tu veux que j’aille la chercher ?
- Oui s’il vous plait.
- Très bien.
Il sortit au pas de course vers sa maison. Je ne pouvais la laisser seule dans ce moment là. Je voulais lui annoncer moi-même la nouvelle. Maintenant que mon père est partit, je suis sa dernière famille et inversement. Je tiens trop à elle pour la laisser vivre seul de pareil moment. Ils étaient très proches, surtout depuis que j’ai quitté la maison. J’enviais presque cette relation mais je m’en réjouissais surtout. Elle pouvait transmettre à n’importe qui la côtoyant une envie de vivre irrésistible. Je suis certain qu’elle a aidé inconsciemment mon père à se battre. Même si cela ne l’a malheureusement pas sauvé. La porte se rouvrit que très peu de temps après.
- Vite entre, fit le maire à une personne derrière lui, il y a quelqu’un pour toi.
- Slyve ! Tu es là !
Je me tournai vers elle. Malgré mes yeux emplis de larme, je la gratifiai du plus grand sourire que je pouvais.
- Que se passe t’il ? Pourquoi pleures tu ?
Je mis un genou à terre, ouvrant grand mes bras pour l’inviter à se blottir contre moi. La petite fille se jeta aussitôt sur moi, accepta mon étreinte et me la rendit de toutes ses forces. Elle parvint à me réchauffer du froid qui m’avait envahit quelques temps auparavant. Elle détourna sa tête de mon épaule pour me regarde droit dans les yeux.
- C’est papa c’est cela ?
Je ne pus contenir mes larmes plus longtemps. Ce visage si triste d’un seul coup qui me fixait, me déchira le cœur. Du haut de ses 8 ans, elle avait deviné ce qui s’était passé rien qu’en me regardant. La serrant encore plus fort contre moi, je ne pus lui dire qu’une simple phrase.
- Oui Edalia, c’est papa, il est partit.
j´adore ! !! LA SUITE ! !!!! J´adore ce récit a la premiere personne !
la suite, je ne sais pas kan.
vraiment exellent j´attends la suite avec impatience!
merci =)
suite suite suite ! !!
Midi était passé depuis un long moment déjà. La vieille pendule affichait deux heures quinze. Assis sur le seuil fauteuil, je n’entendais que le silence qui pesait sur la pièce. Le médecin et le maire Valger étaient partis, nous laissant Edalia et moi seuls. Elle était assise sur le grand canapé, les genoux repliés sous son menton, les bras entrelacés autour de ses jambes. Elle qui d’habitude était si joyeuse, n’avait pas dit un mot depuis plus d’une heure. Depuis que le maire avait fait enlevé le corps de mon père de sa chambre précisément. Ils l’avaient transporté dans la maison à côté du cimetière du village, pour le préparer en vue de l’enterrement, qui devait se dérouler le lendemain. Je sentais mon ventre gargouillait depuis quelques minutes quand je réalisais que je n’avais pas mangé depuis très tôt ce matin. Depuis la fin de ma mission en fin de compte. Ca ne remontait qu’à moins de 8 heures, mais cela me semblait si loin. Trop de choses s’étaient déroulées entre temps. Malgré le fait que je n’avais pas faim, je me décidai à manger quelque chose. Je me levais de ma chaise pour aller m’asseoir sur le canapé à côté d’Edalia. Je posa ma main sur sa tête et me mis à lui caresser doucement les cheveux. Elle ne cilla même pas.
< < - Je vais préparer un peu à manger, tu veux quelque chose de spécial ? Lui proposais-je.
- Non, je n’ai pas faim.
- Ce n’est pas une raison pour ne pas te nourrir.
- Cela ne changera plus rien.
- Oui je sais, mais sache que papa n’aurait pas aimé te voir refuser de manger à cause de lui.
Elle bougea enfin. Elle tourna vers moi sa tête, les yeux remplis de larmes. Au même instant, quelqu’un toquait à la porte. Posant délicatement un baiser dans ses cheveux tout en lui indiquant de ne pas bouger, je me levais pour aller ouvrir. A ma grande surprise, Booster Terrik et Quistis se trouvaient derrière celle-ci. Je ne devais pas être vraiment présentable, les yeux rougis, ma veste et mon t-shirt en piteux état suite à la poussière reçue durant ma chevauchée. Mais ils ne semblèrent pas y prêter attention. Je les fis rentrer. Edalia leva la tête et fixa bizarrement les deux invités.
- Edalia, dis-je, je te présente mon professeur Monsieur Terrik et Quistis Trèpe, une amie. Ils m’ont accompagné.
- Bonjour, répondit elle d’une faible voix.
- Pour vous, je vous présente Edalia Monothér Folio, ma jeune sœur.
- Bonjour Edalia, lui fit Booster avec un grand sourire. ( Il revint vers moi, avec un regard froid et sérieux) Comment va votre père ?
- Il est décédé dans la matinée, un peu avant que j’arrive, dis je en détournant les yeux.
- Oh, nous sommes désolé Slyve, me répondit Quistis avec une moue dans la voix. Toutes mes condoléances. Peut être pourrions nous repasser un peu plus tard Monsieur Terrik, ce serait plus judicieux.
- Non ne vous dérangez pas, je me préparais à faire un peu à manger même s’il est un peu tard pour cela, vous voudriez peut être une collation, avec le trajet que vous avez fait.
- Ne vous inquiétez pas, nous avons ce qu’il faut avec nous. Mais merci quand même.
- Comme vous le souhaitez. Mais asseyez vous, ne restez pas debout
Terrik prit le fauteuil sur lequel j’étais installé quelque temps auparavant, Quistis s’assit sur le canapé à côté d’Edalia, lui chuchotant quelque chose à l’oreille avec un petit sourire. Ma sœur se tourna vers elle, et afficha elle aussi un faible sourire, qui disparut très rapidement. Même si ça n’avait duré qu’une petite seconde, cela me fit un grand plaisir. Mais je me demandais bien ce qu’elle avait pu lui dire. J’éclaircirais cela un peu plus tard. Je pris une chaise qui se trouvait autour de la table de repas et m’installa près d’eux. A les voir tous les deux, je remarquai enfin l’absence de Nida.
- Nida n’est pas venu avec nous ?
- Non, il est resté à bord de l’hovercraft, m’expliqua Quistis. Nous aurions du le joindre à notre arrivée mais nous avons oublié de le faire je remarque.
- Il patientera bien un peu encore, lui répondit Terrik. Nous avons été obligé de venir ici étant donné que vous n’aviez pas emporté de radio avec vous
- C’est exact, je n’y ai même pas pensé à vrai dire. Désolé pour le dérangement.
- C’est tout à fait compréhensible. J’ai réussi à joindre l’université. Et j’ai une mauvaise nouvelle de plus à vous annoncer. Le test SeeD aura lieu dans deux jours. Le proviseur comprend parfaitement votre situation, et il ne vous en tiendra pas compte si vous préférez rester ici avec votre famille. Par contre cela mettra une croix à votre examen cette année. Je suis désolé.
J’enfouis ma tête dans mes mains. C’était vraiment la journée des mauvaises nouvelles, et elle était loin d’être terminée. Je n’avais pas envie d’être ailleurs que dans cet endroit mais cela signifierait que je devrais repousser d’un an mes études, et donc annuler tous les efforts que j’ai dépensé pour en arriver là.
- Vous devez bien comprendre que je ne peux vous reprendre tout de suite.
- Bien sur. Vous avez jusqu´à demain seize heure pour vous décider, heure à laquelle nous devons rentrer à Balamb.
- Très bien. L’enterrement se déroulera demain matin, je vous donnerai ma réponse après. Quand j’aurai l’esprit reposé.
- C’est d’accord. Nous allons donc vous laissez tranquille maintenant. Désolé encore d’avoir été le porteur de tant de mauvaises nouvelles aujourd’hui Slyve.
- Ce n’est pas votre faute Monsieur, je ne vous en veux pas. Mais que comptez vous faire maintenant ?
- Et bien je vais aller faire mon rapport à Nida. Puis je compte aller voir le maire pour lui demander s’il n’aurait pas un endroit pour nous héberger cette nuit. Au pire nous pourrions retourner jusqu’à l’hovercraft.
- Ne vous donnez pas cette peine, vous pouvez rester ici tant que vous le souhaitez. La maison possède assez de chambres pour vous loger.
- C’est très généreux de ta part Slyve, mais nous ne voudrions pas nous imposer ni vous déranger toi et ta soeur.
- Ne te fais de soucis Quistis, cela me fait plaisir. Vous pourriez aussi proposer à Nida de nous rejoindre plutôt de le laisser seul.
- Oui, nous le ferons. Il reste une moto dans l’hovercraft. Nous n’avions pas voulu l’utiliser pour ne pas l’abîmer mais je pense qu’il en fera bon usage.
- Il n’y a pas meilleur pilote que lui.
- Alors le problème est réglé. Nous allons tout de même vous laisser quelque temps avec votre sœur, pour continuer ce que nous avons coupé. Mademoiselle Trèpe se chargera de joindre Nida Tendra, je compte aller voir le maire. Le proviseur m’a laissé quelques indications pour lui.
- Entendu, à plus tard.
Et ils sortirent.
exellent!
j´attends la suite avec toujours autant d´impatience!
j´ne sais quand la fic.
Wahou, ça faisait longtemps que j´avais pas lu de fic, la dernière c´était Musical mercenaire du défunt Chapter. La, je viens de me faire l´intégrale de la tienne XW, elle est plutôt bien, tu as trouvé la bonne mesure pour raconter les événements, assez détaillé mais en même temps pas trop long.
La scène où Sylve annonce la mort de son père à sa jeune soeur et tout simplement prenant, toutes les émotions y ont été reproduites, le meilleur moment selon moi, assurément.
Vu le contexte, et la façon dont elle se passe, cette fic est faite pour dépasser les 100 pages, bon courage, pour les écrire, le style est bon, mais fais gaffe aux fautes...
En tout cas pas mal pour XW
xeno, c excellent, vivement la suite!
Merci vous deux, ca fait plaisir.
Les fotes d´orthografes et la conjugaison sont mes principaux problemes. Depuis que j´ai commencé cette fic, je l´avais un peu remanié, c´est a dire essayer d´eviter les fautes de style et ce qui va avec. Mais comme il n´y a pas de fonction editer ici, impossible de vous mettre les mises a jours.
Pour arriver aux 100 pages, ca tient plus du reve qu´autre hcose je pense. Meme si j´ai beaucoup d´idée, il ne faudra pas que je perde ma motivation ou meme mon temps dpour ecrire.
Et puis j´en suis qu´a 20 pages ; )