Hop voilà la suite ! C´est petit, mais c´est du concentré ^^
13 Septembre 3004, 4h10
Les pattes du Chocobo martelaient le sol, soulevant un nuage de poussière derrière lui et laissant ses traces. L’aube pointait doucement, le ciel s’éclaircissait délicatement parsemé de fines traînées blanches. La lumière semblait irréelle, teintée d’un léger rose, parsemée de quelques étoiles résistant encore à la journée se faisant présente au fur et à mesure que les minutes s’écoulaient. La lune allait bientôt céder la place au soleil.
< < Quel spectacle.. Il y a longtemps que je n’avais plus vu une aussi belle matinée.. Ou plutôt que je n’avais pas eu le temps d’en voir une…>>
La veste noire de Squall devenait quelque peu terne due à la poussière qui volait autour de lui. Ses cheveux étaient parsemés de sable, lui donnant un look de nomade du désert. Il jeta un regard en arrière. La BGU se faisait de plus en plus petite, se fondant avec le paysage. Ses couleurs vives et nacrées étaient parsemées de reflets, la rendant féerique, sublime aux yeux de squall. Il tira brusquement les rênes faisant stopper net sa monture qui émit un piaillement. Il voulait profiter du spectacle, regarder ce dont il était responsable. Ce bâtiment était en quelque sorte le sien désormais.
< < Tout a évolué si vite depuis la mort d’Ultimécia.. Non, tout a évolué depuis bien avant. Depuis que je suis devenu un Seed. Rencontrer Linoa.. Cette danse au bal, ma première danse… Si je ne l’avais pas rencontré que se serait-il passé ? Rien du tout…Mais le monde ne serait pas ainsi, il serai chaotique. J’ai tellement changé que se soit en bien ou en mal. Je ne suis plus moi-même… A moins que.. A moins que je ne sois devenu moi-même… > >
Il secoua la tête, le sable délaissant ses cheveux. Puis regarda sa montre.
< < quatre heure quinze ! Je ne me rends pas compte de la vitesse du temps qui passe. Je ne sais plus rien apprécier… Allez ! >>
Un petit coup de talon au Chocobo suffit à ce que celui-ci se relance dans sa course. Le paysage défilait de nouveau, entourant Squall plongé dans ses pensées.
L’alarme se déclencha à la Prison du Désert. Le hurlement de la sirène fit sursauter tous les pensionnaires profondément endormis. Malgré l’heure très matinale, beaucoup de gardien couraient dans tous les sens, vérifiant que les cellules étaient correctement fermées.
La tempête de sable faisait rage dehors. Désormais des éclairs surnaturel s’abattaient sur la prison qui ne pouvait plus se camoufler tant le niveau du sable avait baissé.
Biggs : Mais c’est quoi ce bordel ? ?? J’aurai jamais, JAMAIS, due accepter ma mutation à la prison !
Wedge : Sans vouloir vous contrarier, nous n’avions pas trop le choix !
Biggs : Tais toi imbécile, et va vérifier les autres cellules !
Wedge soupira puis s’exécuta.
Soudain une énorme détonation ébranla toute la prison faisant vaciller ses occupants. Biggs tomba se cognant la tête contre le mur, comme une bonne dizaine de garde.
Un garde ensanglanté arriva au bout de couloir, et rassembla ses force pour hurler :
Garde 058 : Un pan du mur s’est effondré ! L’éclair était trop puissant ! Ils sont de plus en plus intenses ! Ce n’est pas normal ! !!
Garde 032 : Il faut demander des renforts extérieurs !
Lieutenant Sarks : Toutes les communications vers l’extérieur sont coupées ! Les paraboles et antennes ont été détruites et cette tempête génère un champ d’énergie qui ne laisse pas passer les ondes !
Garde 032 : On fait quoi Lieutenant ? !
Le Lieutenant Sarks réfléchit un court instant, ne sachant pas trop que faire…
Lieutenant Sarks : Dressez un état des lieux afin d’évaluer les dégâts ! Je veux aussi un bilan humain ! Il faut que l’on sache où nous en sommes…
Garde 032 : Bien Lieutenant !
Lieutenant Sarks : Et emmenez déjà celui-ci à l’infirmerie.
Garde 032 : D’accord !
Le garde invita son collègue ensanglanté à le suivre à l’infirmerie. Malgré les bonnes protections dont disposait le garde, les projectiles constitués de pierres, verre et divers matériaux avaient réussi à le blesser traversant son uniforme ce qui témoignait de la violence de l’éclair.
Squall voyait au loin l’orphelinat d’Édéa. Un flot de souvenirs vient passer en lui… Son enfance… Il chassa ses pensées d’un lourd soupir et fit ralentir le Chocobo. Avant même que celui-ci ne ralentisse il butta contre quelque chose, s’étalant de tout son long, et renversant son cavalier. Squall roula de côté et se retrouva assis par terre. < < Pfff, c’est pas vrai ! Contre quoi il a trébuchée celui là ? > >
Il se releva doucement, le corps légèrement endolori par la chute. Le Chocobo était déjà relevé, passant son bec entre ses plumes pour se nettoyer. Le Seed s’approcha de sa monture afin de voir si elle n’avait rien mais le roc où l’oiseau avait trébuché attira son attention. La pierre était finement dorée et lisse. Aucune poussière ne se posait dessus, comme si rien ne pouvait la salire, l’atteindre. < < Comme si elle était protégée par un quelconque bouclier…>>
Squall : Un élément du prochain temple.
Le soleil pointa enfin ses premiers rayons, éclairant tout la plaine désertique. Ses rayons frappèrent la pierre qui les refléta sur une autre situé quelque peu plus loin. La deuxième pierre s’ébranla légèrement, gagnant quelque centimètre de hauteur. Elle semblait se nourrir de toute l’énergie de soleil
Squall : Je suis vraiment tombé au bon endroit au bon moment on dirait…
Leonhart s’approcha de la seconde pierre. Les rayons du soleil la quittait peu à peu. Elle stoppa son ascension, sa source d’énergie devenant insuffisante. Un anneau d’une bonne dizaine de centimètre de diamètre était sur la pierre, tel un heurtoir sur une porte.
Le soleil continua de se lever, délaissant la pierre de ses rayons. Cette dernière recommença à trembler pour s’enfoncer doucement dans le sable ! Le Seed, surprit, se rua vers la pierre et plongea en avant dans l’espoir de saisir le mystérieux anneau qui disparaissait sous le sable. Il le saisit juste à temps, tenta de le tirer pensant qu’il s’agissait la clé d’un quelconque mécanisme. Il tira de toute ses forces, mais rien ne se produisit. La pierre continuait de descendre. Les mains de Squall étaient enfoncés dans le sable. Il était couché à plat ventre, puisait dans tous ses muscles pour essayer de retenir la pierre. Rien n’y faisait, elle continuait encore sa descente. Le sable avait engloutie ses poignets et commençait a recouvrir ses avant bras. Il était littéralement tiré vers le fond. S’il ne lâchait pas l’anneau, il risquait d’avoir la tête ensevelie d’ici peu. < < Je vais devoir lâcher… > > Le sable frôlait son menton. Il relâcha quelques instants sa prise pour mieux la ressaisir et tirer dessus une dernière fois de toute ses forces. Le sable flirtait avec sa bouche désormais.
Un déclic…L’anneau sembla s’avancer, entraînant un carré de pierre avec lui…
La pierre se mit à trembler, Squall eut un mouvement de recul, profitant pour inspirer et recracher un peu de sable.
Tout le sol se mit à vibrer tel la pierre…