Chapitre 15:
A petite foulée, deux hommes apportèrent un gros coffre. Simon l´ouvrit et les hommes prierent leur arme: un bazooka. Ils se tinrent devant l´allée qui menait à la terre ferme. Regina regardait de gauche à droite, surveillant l´horizon. Un cri se fit entendre non loin d´ici mais personne ne pouvait dire ce qu´il en retournait.
Regina: Un de vos homme est mort.
Simon: Je m´en fout, c´est pas moi qui les payent. Tant qu´ils me protègent...
Riffle tenait fermement sa mitraillette. Il avait attaché quelques munitions sur son vêtement de militaire et avait trois grenades à fragmentation dans sa poche gauche.
Angelo: On a tous les spécimens ?
Regina: Oui doudou.
Simon se sentit gêner d´entendre Regina parler comme cela à Angelo. Il n´eprouvait aucun sentiment pour cette jeune femme mais se sentait proche d´elle.
Simon, frappant dans ses mains: Allez, on transporte la grosse cage et on m´attrappe cette [merde] !
Tout les militaires s´activèrent à part les hommes qui surveillaient le Némésis avec leur bazooka. Regina et Angelo se regardèrent longtemps puis Simon les poussèrent.
Simon: On ne rêvasse pas !
Angelo attrappa un petit chargeur de munitions pour son fusil à pompe puis descendit accompagné de Riffle.
Malgré l´ambiance de mort qui planait sur la Floride, une épouvantable châleur envahissait Simon. Celui-ci ne pouvait se permettre d´enlever sa tenue de militaire contenant des grenades et autres objets high-tech développé par Umbrella.
Riffle: Bon les gars, c´est simple. Primo, on trouve le Némésis. Secondo, si on le voit, on appelle les autres ! Tuez le si besoin est mais tenter de le garder intact.
Les quelques militaires commandé par Angelo et Riffle prierent le devant, longent les rues désertes recouvertes de sangs sec. Une odeur de cadavre planait dans cette ville. Même le parfum qu´avait mis Riffle ne se sentait plus.
Riffle: Putain, ça pue.
Angelo acquieça de la tête restant silencieux, observant le bâteau non loin de lui. Quelques coups de feu le fit se retourner. Il courut en direction du militaire qui avait vidé son chargeur.
Militaire: Ce mort n´était pas mort.
Angelo: Beau pléonasme. C´est un mort-vivant.
Riffle: Attention, monsieur est expert en français ! Dit voir, tu pourrais pas me pirater ma banque. Je touche pas beaucoup avec Umbrella.
Le point sensible d´Angelo fut touché. Hackeur, bagarreur, tel était-il il y a trois ans. Condamné pour avoir piraté le site de son équipe de rugby et licensié pour s´être battu avec un de ses rivals, Angelo fut écroué. Purgeant sa peine, il avait reçu une lettre de sa femme lui disant qu´elle divorçait et que son avocat se chargerait de l´affaire. Affaire qui fut vite finie... Angelo venait de perdre la maison de ses parents et même son chien. Repensant à tout cela, il devint rouge et pointa son arme sur la tempe de Riffle. Les militaires se retournèrent vers eux.
Angelo, hurlant: Ne redit plus jamais cela !
Riffle: Mais...
Angelo: Ferme ta grande gueule, enflure !
Il frappa Riffle au visage, celui-ci tomba, une dent cassée et la lèvre saignant.
Riffle: Salot !
Un combat s´engagea entre les deux hommes sous les yeux ébahi des militaires chargés d´une mission. Frappant à plusieurs reprises Riffle, Angelo s´arrêta subitement, un de ses hommes venait d´hurler. Ils se relevèrent rapidement, impuissant. Plusieurs zombies affluaient vers eux. Dans la "foule", un grand zombie les regardaient avec le seul oeil qu´il avait.
Riffle, murmurant: Némésis...
Angelo, hurlant: Tirez !
Une raffale de balles s´écrasèrent contre les corps ambulants. Mais ceci ne faisait juste que les retarder, bientôt plusieurs zombies faisaient déjà leur festin. Reculant lentement, Angelo dégoupilla une grenade et la lança dans la horde de macchabés. Une explosion se créa envoyant une giclées de sangs couagulées sur le petit groupe. La fumée se dissipa lentement, les militaires gardaient leur armes, prêt à tirer. Un zombie sans bras fut le premier à sortir de la ´brume´. Riffle vida son chargeur dessus puis rechargea rapidement.
Angelo: On se casse !
Riffle s´en alla le premier suivit de quelques militaires restant. Mais Angelo et deux militaires gardaient position. La fumée dissipait, des centaines de bras saisièrent les hommes d´Angelo. La scène fut insupportable pour lui, les zombies mangeaient les membres des militaires, encore vivants, tout en leur bavant dessus. Un des leur prononça ces derniers mots: " Je t´aime Sarah. "
Angelo: Bon de dieu.
Il courut à reculons, tout en dégoupillant une seconde grenade. A ce moment, il s´aperçu que Némésis n´était plus là. Angelo lança sa grenade puis s´en alla.
Maison de Nelson, le lendemain, 8h:
Nora touillait lentement sa cuillère dans son café, le regard vague. La concierge apporta de la confiture et des croissants qu´elle avait fait elle-même. Dans cette même salle, Jérôme tenait son portable tout en négociant plusieurs places pour aller au Canada, l´Amérique étant soit disant indisponible.
Jérôme: Puisque je vous dit que c´est important ! . .. Non ! . .. Bon, 700 € mais c´est du vol ! . .. Merci.
Il raccrocha, furieux de ne pas avoir put baisser le prix. Jérôme regarda Nora, il la trouvait belle.
Jérôme: Vous allez bien ?
Nora: Oui.
Elle répondait sans enthousiasme. Jérôme se rendit compte que sa question était maladroite. Nelson était il ne savait ou et peut-être en train de se faire torturer. Les autres n´étaient pas encore levé.
Jérôme, lentement et la voix douce: On part ce soir, à 19h.
La concierge arriva et demanda à Jérôme s´il avait besoin de quelque chose.
Jérôme: Non merci !
Puis elle s´en alla. Nora fixait un bout de papier sur la table puis se mit à parler comme si elle était seule.
Nora: Je n´ai jamais su pourquoi il voulait que vous donne ce bout de papier ! Jamais... jamais...
Jérôme fut surpris et saisissa la feuille pliée en quatre. Il la parcourut des yeux, la replia et la mis dans sa poche. Il regarda une seconde fois Nora qu´il trouvait de plus en plus belle. Jérôme s´asseya à côté d´elle et passa son bras autour de son épaule. A ce moment, Manu arriva et flasha sur la scène: Jérôme venait de faire un bisoux à Nora. Il se frotta les yeux.