Part 7: Jehan
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Condamné à mort ! Ces paroles ne cessaient de torturer l´esprit de Jehan et trouvaient un écho lugubre dans la cellule exiguë qu´il occupait depuis une semaine. A une époque reculée, qui correspond à peu près au début de notre Moyen-Age,
Trabia était occupée par quelques villages. La plupart de ses habitants était des paysants, cultivant péniblement les pauvres fruits de la terre souvent gelée de cette région, ou encore des trappeurs, chassant sans grand danger dans une époque où la Larme Sélénite n´avait pas encore apportée son lot de monstres. Il y avait aussi des guerriers, peu fringants mais au coeur vaillant.
Vint une période où le village de Jehan, Gimlhor, entra en guerre indirectement comme beaucoup d´autres contre les armées d´un Tyran dont le nom n´a pas été retenu par l´Histoire. Qu´il nous suffise de savoir que tous les volontaires étaient ardemment attendus pour venir en aide aux voisins des Trabiens. Jehan était l´un d´entre eux, portant dans son coeur un courage qui ne tarda pas à se transformer en amertume devant les battailles désespérées qu´il devait livrer. Décidant sans hésiter de déserter le champ de battaille, il courru sans autre but de s´éloigner de ses compatriotes et de la guerre vaine qu´ils livraient. Il fut toutefois rapidement rattrapé par son compagnon d´arme qui, ayant perdu toute amitié pour ce lâche, décida de le remettre aux autorités de son village. Le tribunal de Gimlhor trancha rapidement: le crime de Jehan était le pire qui pouvait être commis à cette époque...
Tandis que la mojorité des hommes étaient à la guerre, il restait les femmes, les enfants, et les vieux qui avaient à affronter une nouvelle menace: un Esprit Supérieur qui habitait la montagne contre laquelle était construit le village multipliait les orages dévastateurs, foudroyant habitations et habitants.
La rumeur de ces catastrophes parvint jusqu´à Jehan qui se proposa d´aller arrêter l´Esprit. Le chef du village, un noble vieillard, prevint Jehan:
- On dit que la cause de tout nos malheurs est l´esprit du Légendaire Quetzacoatl, le dieu de foudre. Bien que tu sois le seul homme valide du village pour ce genre de combat, je doute qu´un lâche réussisse à vaincre un ennemi pareil.
Jehan, honteux de son comportement se resigna à son triste sort de traître lorsque le chef continua son discour:
- Néamoins, j´ai pitié de toi et puisque la mort semble être le seul dénouement possible à cette mission... je vais t´accorder une grâce.
Jehan, fou de joie à cette idée, se sentit renaître: c´était la chance de sa vie. Il se prépara rapidemment en s´équipant de tout ce qui pourrait assurer sa survie en montagne, puis, se prépara à partir.
Le chef lui fit une dernière remarque:
- Je t´offre là une chance que bien peu t´aurais donné. Si tu ne reviens pas, nous te considererons comme un héros mais si par le plus grand des hasards je venais à apprendre que tu en avais profiter pour fuir une fois de plus; les hommes du villages seront sans pitié pour toi; ils te retrouveront, où que tu sois...
- N´aie crainte, chef, ajouta Jehan, sincère.
Je saurais me montrer digne cette fois.
Commença alors pour lui une sorte de mise à l´épreuve, un chemin qui menait à la redemption.
Une semaine durant, il endura un véritable calvaire. Toujours plus haut. Toujours plus froid.
L´oxygène même semblait manquer. Il est inutile de décrire minutieusement tout ce qui lui est arrivé, le principal étant que vous sachiez qu´il arriva difficilement au bout du chemin...