Depuis longtemps déja on sait nous plier
Sans trop nous supplier, éprouver notr´maléabilité
Parfois tu sembles oublier, alors tu questionnes pas
Pourvu qu´ça fonctionne un peu, et qu´tout l´monde marche au pas
Pourquoi s´étonner faire semblant de rien voir ni entendre
Si facile de prendre l´air de rien y comprendre, mais
Garde roulée sous l´oreiller la corde pour te pendre
Tant qu´il restera une poutre au plafond, on aura qu´à prétendre
Qu´on en a rien à foutre, au fond, de la galère des autres
Et qu´le jour où ça saute, ce s´ra pas d´notre faute
Tous coulés dans la merde, on remarquera c´qui nous soude
Comme une bande de tox´ qui s´battent autour du dernier paquet d´poudre
Ca risque de flipper sec des HLM à la jet set
A moins qu´avant la planète nous mette elle-même sur eject
Panique complète, radical changement d´décor
Si elle nous réserve le même sort qu´aux dinosaures
Elle aurait tort de s´gêner vu c´qu´on lui a faut subir
Comment imaginer que sans nous ça puisse être pire ?
Et me voilà accablé par ce constat macabre:
Pourquoi ce maudit macaque est-il descendu d´son arbre ?
Pour se raser les poils, porter une cravate
Inventer le travail, la pensée étroite, et les mains moîtes
Aller faire chier les girafes, bétonner la savane
Depuis les chiens aboyent quand passe une caravane...