La suite:
Chapitre septième
Julia se tenait devant Stefan et Tormod, leur jetant un regard menaçant. Tous les autres soldats étaient partis en avant, mais elle avait resté en arrière, au cas où. Et elle avait bien fait. Les deux fugitifs avait l’air de combattant accompli, mais cela ne l’inquiétait en rien : elle avait confiance en ses capacités. Elle raffermit la prise sur sa lance, puis s’élança en direction des fuyards.
De son côté, Stefan avait déjà analysé la situation, et essayait d’envisager une solution. Mais il n’avait à peine réfléchi que la jeune femme se lançait sur lui. Il esquiva avec maestria, et enchaîna avec un coup latéral, paré par son adversaire. Julia réajusta une mèche d’un rouge flamboyant qui tombait devant ses yeux d’un léger coup de tête, puis retenta une attaque sur le bretteur.
Tormod ne pouvait intervenir dans ce combat, la taille du sort était trop importante, celui-ci risquait de toucher Stefan. L’épéiste utilisai une grande marge de manoeuvre, fatigué par son séjour en prison, cherchant plus à fatiguer Julia qu’à l’affronter. Mais la jeune femme était endurante. La flamme du combat brillait dans ses yeux couleurs brasier. En parant un coup, le bretteur entailla la partie la plus faible de la lance, ce qui eut pour effet de la briser. Ils étaient maintenant deux contre une, de plus armés et l’adversaire non. Julia attendit la sentence, mais elle ne vint pas.
-Nous ne sommes pas ici pour tuer des recrues, dit l’homme aux cheveux verts.
Julia sentit son amour-propre en prendre un coup. C’est vrai, il était le plus fort, mais il n’était pas obligé de la traiter ainsi. Le bretteur rengaina son épée, et rentra dans le couloir derrière la lancière. Tormod le suivi. Et ils laissèrent Julia seule. Elle rugit intérieurement de les avoir laisser s’échapper, mais elle devait s’avouer qu’elle n’avait aucune envie des les arrêter. Elle s’empara alors d’une lance, et rattrapa les prisonniers.
-Je vais vous conduire dehors. Je connais ces geôles mieux que vous.
Tormod était sceptique, mais Stefan dit :
-Pourquoi te laisserions-nous nous guider ? Il n’y a pas une minutes, tu voulais nous empêcher d’avancer.
-A vrai dire, répondit-elle, ce sont les ordres. J’ai été choisie de force vous savez.
-Très bien, dit le bretteur. Mais passe devant. Et au moindre mouvement suspect, tu goûteras à mon fer.
Tormod laissa Julia passer devant lui. Puis il regarda Stefan d’un air interrogateur. L’escrimeur n’avait pas l’habitude de capituler aussi vite. Mais il lui emboîta le pas en pensant que, après tout, c’était Stefan.
- ***************** *******************
-Arrêtez-vous.
La personne qui avait dit cette parole n’était autre que Soren qui demandait que l’on fasse le camp ici. Ike s’arrêta net, puis posa son chargement au sol. Il s’étira, faisant rouler ses muscles endoloris. En arrière se trouvait Gatorie et Vilnius qui discutaient tranquillement.
-J’espère que cette fois on va bien dormir, grogna le chevalier. Je suis exténuer.
-Moi aussi, mon ami, répondit l’archer.
Il posa alors ses bagages et aida Volke à monter sa tente.
De son côté, Yvan était pensif. Il allait encore ne fois devoir dormir dans la même tente que Zihark. Il ne supportait toujours pas sa défaite face au bretteur. Il s’approcha de lui, et l’interpella :
-Eh Zihark !
L’intéressé se retourna.
-Oui ?
-Comment as-tu fait pour être aussi fort ?
-Quelqu’un de bien plus fort que moi m’a enseigné touts mon panel de coup.
-Tu veux dire qu’il existe quelqu’un de plus fort que toi au maniement de l’épée !?
-Évidemment.
-Qui est-ce ? demanda avidement Yvan.
-Il se nomme Stefan.
Stefan. Ce nom lui disait quelque chose. Mais le jeune épéiste ne savait plus quoi.
- ***************** *******************
-Quand arrivons-nous, s’enquit Tormod, qui avait mal aux pieds à forces de couloirs traversés.
-Bientôt, lui répondit pour la cinquième fois Julia. Au prochain couloir.
En effet, ils bifurquèrent sur un chemin transversal au leur, puis arrivèrent sur la sortie. Une dizaine de gardes étaient posté devant l’ouverture.
-Tormod, vas-y, dit Stefan.
Le mage prononça quelques paroles, puis jeta sur les sentinelles. Trois moururent. Les autres se retournèrent et aperçurent les fugitifs. Stefan s’avança et dégaina sa Vague Katti, une lueur flamboyante dans les yeux.
Deux minutes plus tard, cinq autre soldats étaient tombés. Mais des pas lourds se firent entendre. Un long râle suivi. Le sifflement d’une flèche. Un cri de douleur.
Tormod regarda l’homme aux cheveux verts avec effroi. Celui-ci avait une flèche fiché dans le dos. Il se retourna, et aperçu une ombre aux traits menaçants se dessiner dans l’obscurité du couloir…
- ***************** *******************
Yvan se réveilla en sueur. Une douleur lui lacérait le dos. Il respira difficilement pendant quelques secondes, puis jeta un coup d’œil sur Zihak qui dormait profondément. L’épéiste sortit dehors, et s’installa près du feu. Quelqu’un qu’il connaissait bien était sur le point de mourir…