Voilà la suite.
Chapitre sixième
Tout le monde était stupéfait. Comme cela avait-il pu arriver ?
-Sûrement pendant l’affrontement entre Zihark et Yvan, dit Mia. Nous étions en train de les regarder, et personne ne surveillait nos affaires.
Mia avait raison.
-Mais nous ne pouvons pas rester ici sans rien faire ! s’exclama Ike. Nous allons nous diviser en deux groupe pour retrouver les voleurs. Et deux personnes resterons ici. Gatorie, Yvan et…Volke, vous resterez ici. Ensuite Mia, Vilnius, Soren, Ranulf et Néphénie, vous irez par là, dit l’homme aux cheveux bleus en désignant un petit sentier qui s’enfonçait dans une mince forêt. Et Janaff, Astrid, Rhys, Zihark, Oscar et moi, nous allons à l’opposé. Rendez-vous ici dans une heure. Les deux groupes partirent chacun de leur côté, laissant seuls Volke et Gatorie. Celui-ci s’assit sur une grosse roche et contempla l’horizon. Le mer reflétait le soleil éclatant. Au loin, quelques oiseaux volaient. Deux nuages s’étiraient paresseusement sur le ciel d’azur. Volke faisait les cent pas de son côté, ne trouvant aucune distraction. Quant a Yvan, il astiquait sa lame consciencieusement.
De son côté, le groupe de Soren avançait dans la légère forêt. Mia et Vilnius, tout deux de petites tailles, se mouvaient sans difficulté dans la végétation. Ranulf ne s’était pas métamorphosé, histoire de rester avec ses compagnons. Néphénie et Soren trébuchaient çà et là, sur quelques racines qui sortaient du sol.
Quant au groupe d’Ike, il avançait sur une pente rocheuse, à la recherche d’un indice. Zihark était monté sur le cheval d’Astrid, tandis que Rhys faisait de même avec Oscar. Ike marchait d’un bon pas, et Janaff s’était transformé. Tout à coup il dit
-J’entends des hommes discuter d’un butin. Pas loin d’ici.
-Bien, allons-y, ordonna Ike, en bifurquant sur la gauche.
Soren avait lui aussi changé de direction, le sentier tournant sur la droite. Après une dizaine de mètres, son groupe déboucha sur un camp de bandit, sûrement ceux qui leur avaient volés leur nourriture. Le stratège élabora un plan d’action, puis donna des ordres. Ranulf surgit sous sa forme de chat, et se jeta sur un brigand. Vilnius encocha des flèches et tira. Mia et Néphénie étaient au corps à corps, et Soren tuaient à distance. Après s’être défaite de deux bandits, Mia alla aider Néphénie aux prises avec un homme maniant la hache. La jeune femme esquiva habilement un coup, puis tenta un coup avec sa lance qui rata sa cible. Mia fit alors un habile mouvement du poignet et porta une estocade aux flancs de son adversaire. Vilnius abattit n mage qui allait utiliser le feu sur Ranulf, et tua en même temps le dernier bandit. Ils récupérèrent leurs vivres, ainsi que ceux des bandits, puis retournèrent au camp.
Sur la route, ils croisèrent le groupe d’Ike.
-Nous avons retrouvés notre nourriture, leur dit Vilnius. Rentrons.
Une fois au camp, ils mangèrent enfin, puis repartirent pour passer de l’autre côté de Daien.
Le soleil commençait sa descente à l’horizon quand le groupe s’arrêta. Soren prit en main le commandement et donna les ordres pour dresser les tentes. Comme il n’avait rien demander à Yvan, celui-ci s’approcha du mage :
-Et moi, je fais quoi ?
-Tu tais et tu me laisses !
La réponse sèche et blessante laissa Yvan bouche-bée. Comment avait-il pu lui répondre ainsi, alors qu’il ne demandais qu’à rendre service. L’épéiste alla voir Ike pour demander explication.
-Oh ne t’inquiète pas, lui dit le commandant. Soren n’a jamais eu grand cœur.
Yvan alla donc dans sa tente, où il aperçu Zihark.
-Nous devons partager cette tente, dit le bretteur. Cela ne te déranges pas ?
L’homme aux cheveux bruns ne répondit pas et alla se coucher.
Zihark fit de même. Peu à peu, le sommeil régna sur le camp, sauf pour Ike qui avait pris le premier tour de garde.
Au petit matin, Soren réveilla tout le monde sans ménagement. Une heur plus tard, le petit groupe était en route.
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Un homme s’approchait des geôles. De haute stature, les cheveux rouges, une assiette à la main. Il ouvrit la porte, et lança :
-Prisonnier ! La nourriture est là.
Un jeune homme, les cheveux roux, de taille plus petite que moyenne, un bandeau vert dans les cheveux, se leva et s’approcha. Il prit l’assiette qu’on lui tendait, puis repartit dans son coin. Le geôlier sortit, et se rendit dans la cellule suivante. Un homme de haute taille, les cheveux verts coiffés en bataille, se leva.
-Que me veux-tu ? demanda-t-il.
-Calme toi, Stefan. Je viens t’apporter à manger. Mais si tu veux, je m’en vais et te laisse mourir de faim.
Stefan serra le point, mais se calma. Le soldat lui donna alors son assiette et repartit.
Stefan posa l’assiette dans un coin, et s’approcha de la cellule à côté de la sienne.
-Alors, tu t’en sors.
Le jeune garçon se leva et répondit :
-Mieux que toi on dirait.
-Tormod, ne me provoque pas.
-Holà, calmez-vous Sieur Stefan. Je ne vous veux aucun mal.
-De toute façon, te tuer maintenant ne me servirai à rien. Nous avons chacun besoin de l’autre pour nous enfuir. Te souviens tu du plan ?
-Pour qui me prends-tu ? Je ne suis pas un mage de seconde zone.
-Chut. Quelqu’un viens.
En effet, un soldat vient récupérer les assiettes. Mais ce qu’il reçu de la part de Stefan ne fut rien d’autre qu’un superbe uppercut dans la mâchoire. Le bretteur se saisis des clés du soldat, libéra le mage et enferma leur geôlier dans une des cellules.
-Bonne nuit, dit Tormod de son humour particulier.
Les deux hommes montèrent prudemment les escaliers, puis débouchèrent sur une grand salle, pleine de soldat.
Julia avait fini de manger depuis longtemps. Mais elle devait attendre que son imbécile de supérieur se décide à quitter les lieux. Et celui-ci était en train de ripailler, au milieu des autres. La jeune lancière pria pour qu’un événement inattendu se produisit. Apparemment, la déesse l’avait entendue. En effet, deux hommes non armés firent irruption dans la pièce. Tous les soldats étaient stupéfaits. Les deux hommes en profitèrent pour s’éclipser dans un couloir adjacent. Ils couraient à perdre haleine, poursuivi par deux régiments entiers de guerriers, armés, contrairement à eux. Tormod ouvrit une porte sur la droite, et la ferma derrière Stefan. Une chance pour les amis, ils étaient rentrés dans la salle d’arme. Stefan s’empara tout de suite de sa Vague Katti, tandis que Tormod prit un Inferno. Les soldats en fonçaient la porte. Ils eurent tôt fait de la briser, mais personne n’était dans la pièce. Une porte ouverte sur la droite ne laissait aucun doute sur la direction qu’avait emprunté les deux hommes. Les deux régiments s’engouffrèrent dans un couloir. Après un court instant de calme, deux personnes sortirent de derrière les rideaux. Stefan s’empressa de couper toute retraite aux soldats en fermant la porte. Mais Tormod ne disait rien. Il avait aperçu une jeune fille dans l’embrasure de la porte. Et celle-ci était bien décidée à les arrêter…
ça vous plaît j´espère. 