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[HS] Mon 3000ème post !

ppmario85
ppmario85
Niveau 10
18 décembre 2009 à 17:55:29

Dommage, c'est du lourd pourtant. :noel:

Spy2
Spy2
Niveau 10
18 décembre 2009 à 17:56:43

Il y a un vieux proverbe qui dit qu'on n'est jamais aussi bien servi que par soi même. ^^

ppmario85
ppmario85
Niveau 10
18 décembre 2009 à 18:12:39

ppmario85 a Posté le 16 décembre 2009 à 21:43:24
"C'est pas que je veuille te faire faire quelque chose"
J'avais donc pas l'intention de me faire servir par quelqu'un d'autre. :noel:

Spy2
Spy2
Niveau 10
19 décembre 2009 à 11:13:47

Justement, si tu te donnes le temps de chercher comment ton jeu fonctionne ou de chercher un tutorial tu prendras encore plus de plaisir à y apporter les changements. :)

ppmario85
ppmario85
Niveau 10
19 décembre 2009 à 14:10:57

Ouais, ça me plairait bien de savoir programmer des trucs. :)
Enfin pour l'instant je suis pas dedans.

Spy2
Spy2
Niveau 10
31 mars 2010 à 10:47:24

Je remonte ce sujet pour un gros HS. J'ai à peu près fini mon rapport de stages (la fin est à revoir, plus des idées à réécrire et réordonner) et je me demandais si le style et les idées étaient corrects.

---

Le métier de professeur des écoles est un métier à la fois enrichissant et complexe. Pour cela, il suffit de lire le référentiel de compétences : l’exercice de la responsabilité professionnelle et éthique, l’acte d’enseigner et la prise en compte du contexte social et scolaire. Ainsi, effectuer des stages durant l’année de PE1 nous confronte à la réalité du métier.

J’ai effectué mon dernier stage à l’école primaire Lino Ventura de Loison-sous-Lens durant la période comprise entre le 8 et le 12 mars 2010. Il s’agissait d’une classe de CE2 composée de 24 élèves, dirigé par monsieur Waele. Celui-ci avait disposé la classe de façon à ce que les élèves soient face au tableau, forme de pédagogie frontale en apparence (voir annexe 1).

Cette école se situe en REP (Réseau d’Education Prioritaire) qui est devenu le RAR (Réseau Ambition Réussite) depuis 2006. L'équipe éducative de cette école primaire est composée de professeurs des écoles qui sont aidés par des intervenants extérieurs, notamment dans le cadre musical ainsi que pour le domaine sportif (gymnase, piscine). De plus, des maîtres E et G complètent le travail de classe. Il s'agit d'un travail d'équipe où chacun apporte son savoir-faire et ses connaissances aux enfants.

Le règlement intérieur est relativement ordinaire (se comporter correctement en classe, remplir son devoir d’élève tel que faire ses devoirs, respecter l’enseignant et ses camarades).

Concernant l’équipement de l’école, nous trouvons une bibliothèque (voir annexe 2) comportant divers livres. Parmi ceux étudiés en classe, divers livres de littérature de jeunesse comme Journal d’un chat assassin, Touchez pas à Amélie, mais également des revues scientifiques accessibles pour des enfants de CE2 comme C’est pas sorcier : 4 saisons, surprenante nature. L’école primaire comprend également une salle informatique comportant un TBI (tableau noir interactif). Cependant, l’école manque de matériel et de lieux appropriés pour promouvoir les activités scientifiques et technologiques, ce qui limite l’acquisition d’un savoir issu de l’expérimentation dans le cadre de l’enseignement des sciences.

Lors de ma scolarité, j'ai constaté que nombre de mes camarades avaient fait un « blocage » sur les sciences du fait de la conception magistrale qui consistait souvent à apprendre par cœur des phrases en rouge pour les restituer en évaluation lors du cours suivant. Il s'agissait d'apprendre pour apprendre sans vraiment chercher à comprendre. Ainsi, après avoir fait des études scientifiques, je me suis, entre autres, intéressé à chercher un moyen de concevoir un enseignement scientifique approprié et adapté au niveau des élèves, qui leur donne envie de découvrir et qu'ils comprennent ce qu'ils font.

Comment parvenir à intéresser les enfants à l’enseignement des sciences ?

Dans ma première partie, je présenterai les séances que j’ai réalisées en science lors de ce stage ainsi que ce que j’en ai tiré comme expérience. Puis, dans un second temps, mon attention portera sur la recherche de solutions pour mieux prévenir et donc mieux transmettre le savoir scientifique aux élèves.

I) SEANCES REALISEES LORS DE MES STAGES

1) Première séance

Les élèves ayant déjà travaillé sur l'électricité et l'eau, j'ai décidé de mettre au point une séquence sur l'air et ses propriétés, conformément aux instructions officielles du bulletin officiel d’août 2008, afin de poursuivre dans la continuité de l’enseignement scientifique. Je les avais prévenus la veille lorsqu'ils m'ont demandé ce qu'ils feraient le lendemain : nous nous intéresserons à l'air. Ainsi, lorsque je leur ai montré un verre vide en leur demandant ce qu'il contenait, ils sont parvenus assez vite au concept d'air. Après leur avoir fait chercher une définition dans le dictionnaire puis demandé de dessiner ou d’écrire tout ce qu'ils avaient en tête concernant l'air, je leur ai présenté du matériel en leur demandant d'imaginer des expériences possibles avec ce thème sur leur cahier d'expériences. Ensuite, par demi-groupe, les élèves sont passés en salle informatique où ils ont pu faire des recherches supplémentaires avant de préparer la prochaine séance.

2) Deuxième séance

Lors de la seconde séance, après la récréation, nous avons résumé brièvement le travail entrepris précédemment. Les élèves ont émis des hypothèses et nous avons procédé à des expériences afin de les vérifier. Par groupe de 4, ils ont expérimenté avec le matériel mis à leur disposition afin de valider ou réfuter les hypothèses précédentes pour aboutir à des vérités générales qu'ils trouvèrent dans la documentation mise à leur disposition après les expériences.

3) Bilan de ces deux séances

Théoriquement, je m'attendais à une réussite en alternant le travail collectif, en demi groupe et individuel mais j'ai fait des erreurs qui m'ont beaucoup appris. Par exemple, il a été particulièrement difficile de faire manipuler tout le monde par groupe tout en conservant le calme, en particulier avec de l'eau comme matériel dans certaines expériences d’où une perte de temps qui m'a empêché de faire les expériences 7, 8 et 9 (voir annexe) car les groupes de 4 se sont faits par affinité, ce qui s'est ressenti ensuite dans le déroulement de la séance. De plus, j’avais complètement négligé que les élèves seraient plutôt turbulents après la récréation, ce qui, avec les groupes faits par affinité, n’aidait pas à leur concentration.

L'organisation matérielle de la classe n'a pas posé problème, les tables ont été disposées d'une autre manière pendant la récréation afin de constituer les groupes. Le but était de gagner du temps avant la seconde séance et ne pas les perturber ou les distraire en effectuant les changements en leur présence. J'avais amené et vérifié le matériel avant la séance. Les élèves avaient trouvé, comme je l'escomptais, les « bonnes » expériences que j'avais déjà vues lors de mes propres recherches sur Internet donc j'ai pu les faire réfléchir à ce qui pouvait se passer avant manipulation vu que tous n'avaient pas trouvé les mêmes expériences.

Par contre, j'ai sur-estimé leur imagination. Bien souvent, ils ne parvenaient pas à dessiner ce qu’ils pourrait ce passer par des schémas alors qu’ils possédaient le langage oral adéquat pour l’expliquer. Je n’avais pas un seul moment qu’ils ne soient pas aptes à ce type de représentation mentale. C’est là un problème que j’ai été totalement incapable d’anticiper. J’ai donc opté pour qu’ils expliquent par des mots ce qu’ils pensent qu’il se produira avant de les faire réaliser chaque expérience.

En outre, la démarche d'investigation a été assez laborieuse. Les laisser chercher par eux même sans leur donner la réponse est une tâche plus difficile qu’il n’y paraît. Pourtant habitués à l’outil informatique, il n’est pas évident de les faire rechercher par mots clés. La polysémie des mots a parfois été un problème. Quelques uns des enfants se sont contentés de taper le mot « air » via leur moteur de recherche et se sont trouvés sur la page web d’Air France sans qu’ils réalisent que cela leur était inutile pour le travail qui leur était demandé. Aussi, j’ai cherché à les aiguiller sans leur donner la réponse. Utiliser des mots clés résumant leur recherche n’étant pas dans leurs habitudes, contrairement à ce qu’ils laissaient entendre, il a fallu le leur suggérer. Ainsi, ils ont pu aboutir à des expériences intéressantes qu’ils avaient pour mission de recopier dans leur cahier d’expériences si le matériel utilisé avait bien été présenté en classe.

Comme je l’ai dit tantôt, je n’ai pu faire les trois dernières expériences par manque de temps. Je veux trop en faire et j’en oublie l’essentiel. J’ai vérifié qu’il y avait un dictionnaire pour chacun, assez de gobelets pour tous mais j’ai oublié de vérifier la définition du mot « air » dans leur dictionnaire. Je ne m’attendais pas à voir une suite d’expressions comme « avoir l’air » ou « tête en l’air » au lieu d’une définition classique comme j’y suis habitué. J’étais persuadé qu’ils auraient une définition classique mais simplifiée. J’aurai dû penser à vérifier cela au lieu de me focaliser sur le matériel destiné à la manipulation. C’est en partie ce temps qu’il m’a manqué pour réaliser tout ce que je comptais faire et j’ai dû leur expliquer d’une manière assez magistrale, sans avoir assez de recul ce qu’était l’air vu que je n’avais pas prévu de manipuler en tout début de première séance. Je tenais absolument à partir de concret et de ne surtout pas débuter par quelque chose d’abstrait qui pourrait les faire « décrocher » dès le début du cours.

Malgré tout, je pense avoir réussi à me mettre à leur niveau. Le vocabulaire scientifique a été compris en expliquant et en écrivant chaque terme au tableau durant les séances. Chaque propriété vérifiée a fait l’objet d’une phrase concise et scientifiquement correcte dans leur cahier d’expériences.

L’acquisition de la notion d’air et de ses propriétés était un pré-requis indispensable afin de pouvoir par la suite continuer la séquence de l’air en finissant avec une séance concernant de la pollution, que je n’ai pas pu faire en juste une semaine de stage. Comprendre un concept, visualiser les moyens par lesquels il est possible de le mettre en évidence quelque chose d’invisible et d’inodore a été par moment laborieux mais, au final, compris. J’ai même eu des réflexions sur d’autres expériences possibles pour vérifier les propriétés qu’ils venaient de découvrir alors qu’ils n’y avaient pas du tout pensé auparavant.

Spy2
Spy2
Niveau 10
31 mars 2010 à 10:47:37

II) PERSPECTIVES POUR REUSSIR A MIEUX ENSEIGNER

1) Mieux tenir compte des capacités des enfants

Après coup, il apparaît que j’aurai dû davantage penser aux capacités cognitives des enfants à cet âge. Malgré les cours de psychologie du développement de l’IUFM, il existe encore de nombreuses choses qui me paraissent trop souvent évidentes mais qui ne le sont guère à cet âge. Il me faudra donc entreprendre de mieux cerner les capacités des élèves selon leur âge afin d’être plus en mesure de me mettre à leur niveau.

Même si, sur le papier, tout semble correct, il faut également savoir tenir compte du rythme des élèves qui n’est le même. Pour un gain de temps et pouvoir réaliser toutes les expériences tout en conservant mieux l’attention des élèves. Peut être que si les groupes avaient eu chacun une expérience différente à réaliser, ils auraient été plus attentifs. En effet, une fois leur expérience terminée, les plus « rapides » tentaient d’en profiter pour bavarder en attendant que les autres terminent la leur. Une pédagogie différenciée, en répartissant les enfants selon leur rapidité à manipuler, sur les expériences plus ou moins longues serait une autre approche à tester maintenant que je suis en mesure de savoir lesquels sont plus rapides que les autres dans un cadre de manipulations.

Le moment pour la réalisation d’une activité est lui aussi déterminant. Faire des expériences avec des manipulations après une récréation n’est pas facile. Avec le recul, il aurait peut être mieux fallu programmer la séance 1 en fin de matinée puis procéder à la séance 2 en début d’après midi, après le repas. Les journées précédant ces séances, j’avais pourtant observé qu’ils étaient plus calmes en début de matinée ainsi qu’en début d’après midi.

La capacité de concentration augmente avec l’âge. Ainsi, il n’est pas envisageable de passer trop de temps de suite sur une même activité. 45 minutes semble de trop pour des CE2. Il me faudra donc me renseigner pour connaître la durée de concentration maximale moyenne pour les enfants de cet âge. En effet, il faut parvenir à passer à autre chose avant que l’attention des élèves décline, quitte à y revenir plus tard. Savoir gérer son temps est donc essentiel pour parvenir à conserver l’attention des enfants.

2) Mieux savoir s’organiser

Il n’y a pas que la disposition de la classe qui influe sur la réussite d’une séance mais de nombreux autres paramètres que je n’ai pas toujours en tête du fait qu’ils vont souvent de soi à mes yeux. Ainsi, vérifier le nombre de tels objets avant une manipulation ou leur état (gobelet transparent et non pas opaque pour la visualisation de l’expérience) ne sont pas les seuls critères pour l’élaboration de la préparation d’un point de vue purement logistique. S’assurer des définitions données par les dictionnaires est aussi important que leur nombre, surtout quand on en a besoin pour expliquer un concept abstrait au départ.

La gestion du temps est également très importante. J’avais commis l’erreur de ne pas me chronométrer et je me suis aperçu, bien trop tard, que je ne pourrai pas finir toutes les expériences. Or, le programme de l’après midi était « classique » avec une séance de mathématiques pour débuter, donc avec les tables disposées de nouveau face au tableau. Il n’était pas envisageable de disposer de nouveau le matériel pour les faire manipuler à nouveau, le ranger puis ensuite changer la disposition de la classe alors que j’étais déjà en retard. Ainsi, en tout début d’après midi, j’ai opté pour prendre dix minutes en leur demandant ce qu’ils avaient supposé au départ avant chaque manipulation, ce qu’ils ont observé, si c’était ou non conforme à l’idée qu’il s’en faisaient et de noter le tout dans leur cahier d’expériences.

Pour conclure, comme je l’ai mentionné, mes stages m’ont été bénéfiques. J’ai beaucoup appris en pratique qu’en théorie à l’IUFM étant donné que je ne pouvais pas visualiser la réalité du métier. J’ai été confronté à la réalité du métier, à sa polyvalence, entre la rigueur des séances à préparer le matériel, les consignes, le travail collectif, individuel, par groupe, par demi groupe et ne pas oublier le retour réflexif sur les séances afin de s’auto-évaluer et être en mesure de ne plus reproduire les mêmes erreurs.

J’ai ensuite pu observer que la motivation des élèves était un facteur déterminant dans leur apprentissage. Partir du vécu, de quelque chose de concret, de la vie courante permet de les faire s’intéresser à l’activité. Le rebrassage, les phases de recherche, de tâtonnement donnent une marge de réflexion à l’élève favorisant ainsi sa motivation et son autonomie.

D’un point de vue physiologique, je savais que l’attention des enfants est restreinte et qu’il faut constamment rebondir et leur proposer une nouvelle activité afin d’éviter la lassitude. Il me faut donc parvenir à trouver un juste équilibre entre vouloir faire beaucoup et vouloir faire efficace pour conserver l’attention des élèves. Prévoir une séquence avec une peu plus de séances, bien que plus courtes, serait une bonne idée.

L’organisation de la classe et du matériel scolaire est un facteur à ne pas négliger afin de bien être en mesure de connaître les limites matérielles pour faire découvrir les enfants par la manipulation.

Mes stages m’ont conforté dans ma conviction d’exercer le métier de professeur des écoles. Je me suis aperçu que, malgré mes difficultés comme novice, je pouvais leur apprendre beaucoup et que, réciproquement, ils m’apportaient beaucoup en retour.

J’ai fait mon possible pour me mettre au niveau des élèves

Esprit critique, argumentation, droit à l’erreur

Métier prof = préparation + anticipation, il me reste encore de l’expérience à acquérir

Lors de ce stage, j'ai choisi de privilégier les compétences :
- C4 du fait de l'acquisition progressive des connaissances via hypothèses et expérimentations pour vérification afin d’aboutir à une vérité générale vérifiable ou une réfutation de ou des hypothèses de départ
- C5 via l'organisation des différents moments d’une séquence dans le cadre d’une démarche d’investigation concernant un travail sur l’air (conformément aux IO)
- C6 car les enfants ont naturellement le droit à l’erreur dans le cadre d’une démarche d’investigation

---

Si quelqu'un a lu ce pavé, bravo !

ilbi
ilbi
Niveau 10
31 mars 2010 à 11:19:40

J'ai tout lu ^^

Je suis pas un spécialiste de rapport de stage, donc je peux pas vraiment t'aider. :(

Mais sinon c'était relativement clair, j'ai trouvé que tu te répétais parfois et la fin est étrange...

Spy2
Spy2
Niveau 10
31 mars 2010 à 11:23:39

Je tape encore la fin justement comme dit plus tôt " (la fin est à revoir, plus des idées à réécrire et réordonner)", ce sont des idées à emboiter après les avoir développées.

Les répétitions sont où ?

ilbi
ilbi
Niveau 10
31 mars 2010 à 11:47:29

J'avais bien vu que "la fin est a revoir", je confirmais de mon point de vue simplement :)

Après pour les répétitions après une 2eme lecture elles ne m'ont pas frappée, alors que lors de ma 1ere lecture il m'avait semblé y en avoir plusieurs.
Je pense que ça venait du fait que les partie I 3 et II sont proches et qu'en montrant les difficultés que a rencontré dans le bilan tu sous-entends les réponses a apporter pour améliorer, réponses que tu apportes aussitôt après.
Lors de ma 2eme lecture j'ai fait plus attention au plan, et le fait que tu reprennes les exemples du bilan dans le II (enfants plus turbulents après la récré) m'a moins marqué.

Sire_Gawain
Sire_Gawain
Niveau 10
31 mars 2010 à 14:15:17

J'ai tout lu également, même avis que ilbi.

Il me semble que tu as oublié un verbe dans :"Je n’avais pas un seul moment qu’ils ne soient pas aptes à ce type de représentation mentale".
Dans ton 1er post.

Personnellement je trouve ça bien et tu expliques bien ce que tu as ressentis, tes éches et les faits.
Je trouve cependant que tu es trop...comment dire..."dur envers toi même" en ce qui concerne la 1ère partie. Tu dis, j'avais complètement oublié ou pas du tout prévu et autre, ce qui est vrai, on comprends que ça a été difficile mais il faut aussi penser au positif, ce que tu as réussis à faire, qui n'est pas assez mis en avant je trouve. Il ne faut pas qu'on ait eue l'impression que ça a été l'épreuve la plus dure de ta vie.

J'espère m'expliquer assez clairement et que ça t'aide =)

Spy2
Spy2
Niveau 10
31 mars 2010 à 17:54:15

En fait, il y avait pas mal d'autres fautes que j'ai fini par corriger, merci à tous. :)

Il manque en effet le "envisager" dans la phrase citée.

Après, l'égo, on doit le mettre dans sa poche, ce qui est demandé, c'est d'expliquer l'enrichissement socio-professionnel.

Et dans le stage 2 dont je n'ai pas parlé (c'est le 3, la), je ne faisais pas prof mais gendarme. Toutes les deux minutes, il fallait intervenir en récré. Limite, si j'écrivais les échanges que j'avais avec eux, ça ne serait pas vraisemblable bien que vrai.
"m'sieur, il m'a traité de tapette",
"m'sieur, elle a essayé de m'embrasser" suivi d'une crise de larmes, un garçon qui trouve violent qu'un fille veuille de lui. ^^
"m'sieur, j'veux pas aller en récré, vous pouvez me donner une punition ? Si'ou'plait, m'sieur"
J'ai jamais vu des gosses comme dans mon stage 2 et ils avaient moins de vocabulaire que la grande session (grands de maternelle) dont je me suis occupé au stage 1.

Ca, oui, c'était dur. Manque de vocabulaire mais plus de violence en contrepartie... des minis brutes à mater en gros.

Sire_Gawain
Sire_Gawain
Niveau 10
31 mars 2010 à 18:17:55

Oui j'imagine^^
Entièrement d'accord pour l'égo, mais je veux dire qu'il y a "un juste milieu"^^

Spy2
Spy2
Niveau 10
02 avril 2010 à 15:29:29

Ayant des tendances à vouloir être psychologue à mes heures, j'en ai déduit que le rapport de stages passerait beaucoup mieux si on est adepte de son auto-critique.

En effet, si on parvient très tôt à s'apercevoir de ses lacunes et des façons d'y remédier, ça fera de nous de bons enseignants et non des Binns en puissance (ceux qui lisent Harry Potter auront compris l'allusion). :)

J'ai déposé le rapport, je suis désormais tranquille. Je peux poster la fin si ça intéresse quelqu'un.

Gygas
Gygas
Niveau 10
03 avril 2010 à 13:53:13

Je veux bien.

Spy2
Spy2
Niveau 10
03 avril 2010 à 18:37:08

Le métier de professeur des écoles est un métier à la fois enrichissant et complexe. Pour cela, il suffit de lire le référentiel de compétences : l’exercice de la responsabilité professionnelle et éthique, l’acte d’enseigner et la prise en compte du contexte social et scolaire. Ainsi, effectuer des stages durant l’année de PE1 nous confronte à la réalité du métier.

J’ai effectué mon dernier stage à l’école primaire Lino Ventura de Loison-sous-Lens durant la période comprise entre le 8 et le 12 mars 2010. Il s’agissait d’une classe de CE2 composée de 23 élèves, dirigée par monsieur Waeles (voir annexe 3). Celui-ci avait disposé la classe de façon à ce que les élèves soient face au tableau, forme de pédagogie frontale en apparence (voir annexe 1).

Cette école se situe en REP (Réseau d’Education Prioritaire) qui est devenu le RAR (Réseau Ambition Réussite) depuis 2006. L'équipe éducative de cette école primaire est composée de professeurs des écoles qui sont aidés par des intervenants extérieurs, notamment dans le cadre musical ainsi que pour le domaine sportif (gymnase, piscine). De plus, des maîtres E et G complètent le travail de classe. Il s'agit d'un travail d'équipe où chacun apporte son savoir-faire et ses connaissances aux enfants.

Le règlement intérieur est relativement ordinaire (se comporter correctement en classe, remplir son devoir d’élève tel que faire ses devoirs, respecter l’enseignant et ses camarades).

Concernant l’équipement de l’école, nous trouvons une bibliothèque (voir annexe 2) comportant divers livres. Parmi ceux étudiés en classe, divers livres de littérature de jeunesse comme Journal d’un chat assassin, Touchez pas à Amélie, mais également des revues scientifiques accessibles pour des enfants de CE2 comme C’est pas sorcier : 4 saisons, surprenante nature. L’école primaire comprend également une salle informatique comportant un TBI (tableau noir interactif). Cependant, l’école manque de matériel et de lieux appropriés pour promouvoir les activités scientifiques et technologiques, ce qui limite l’acquisition d’un savoir issu de l’expérimentation dans le cadre de l’enseignement des sciences.

Lors de ma scolarité, j'ai constaté que nombre de mes camarades avaient fait un « blocage » sur les sciences du fait de la conception magistrale qui consistait souvent à apprendre par cœur des phrases en rouge pour les restituer en évaluation lors du cours suivant. Il s'agissait d'apprendre pour apprendre sans vraiment chercher à comprendre. Ainsi, après avoir fait des études scientifiques, je me suis, entre autres, intéressé à chercher un moyen de concevoir un enseignement scientifique approprié et adapté au niveau des élèves, qui leur donne envie de découvrir et qu'ils comprennent ce qu'ils font.

Comment parvenir à intéresser les enfants à l’enseignement des sciences ?

Dans ma première partie, je présenterai les séances que j’ai réalisées en science lors de ce stage ainsi que ce que j’en ai tiré comme expérience. Puis, dans un second temps, mon attention portera sur la recherche de solutions pour mieux prévenir et donc mieux transmettre le savoir scientifique aux élèves.

Lors de cette séquence, j'ai choisi de privilégier les compétences :
- C4 du fait de l'acquisition progressive des connaissances via hypothèses et expérimentations pour vérification afin d’aboutir à une vérité générale vérifiable ou une réfutation de ou des hypothèses de départ,
- C5 via l'organisation des différents moments d’une séquence dans le cadre d’une démarche d’investigation concernant un travail sur l’air (conformément aux instructions officielles),
- C6 car les enfants ont naturellement le droit à l’erreur, en particulier dans le cadre d’une démarche d’investigation.

I) SEANCES REALISEES LORS DE MES STAGES

1) Première séance (fiche de préparation en annexe)

Les élèves ayant déjà travaillé sur l'électricité et l'eau, j'ai décidé de mettre au point une séquence sur l'air et ses propriétés, conformément aux instructions officielles du bulletin officiel d’août 2008, afin de poursuivre dans la continuité de l’enseignement scientifique. Je les avais prévenus la veille lorsqu'ils m'ont demandé ce qu'ils feraient le lendemain : nous nous intéresserons à l'air. Ainsi, lorsque je leur ai montré un verre vide en leur demandant ce qu'il contenait, ils sont parvenus assez vite au concept d'air. Après leur avoir fait chercher une définition dans le dictionnaire puis demandé de dessiner ou d’écrire tout ce qu'ils avaient en tête concernant l'air, je leur ai présenté du matériel en leur demandant d'imaginer des expériences possibles avec ce thème sur leur cahier d'expériences. Ensuite, par demi-groupe, les élèves sont passés en salle informatique où ils ont pu faire des recherches supplémentaires avant de préparer la prochaine séance.

2) Deuxième séance (fiche de préparation en annexe)

Lors de la seconde séance, après la récréation, nous avons résumé brièvement le travail entrepris précédemment. Les élèves ont émis des hypothèses et nous avons procédé à des expériences afin de les vérifier. Par groupe de 4, ils ont expérimenté avec le matériel mis à leur disposition afin de valider ou réfuter les hypothèses précédentes pour aboutir à des vérités générales qu'ils trouvèrent dans la documentation mise à leur disposition après les expériences.

3) Bilan de ces deux séances

Théoriquement, je m'attendais à une réussite avec une organisation pédagogique variée en alternant le travail collectif, en demi groupe et individuel. Cependant, j'ai fait des erreurs qui m'ont beaucoup appris. Par exemple, il a été particulièrement difficile de faire manipuler tout le monde par groupes de 4 tout en conservant le calme, en particulier avec de l'eau comme matériel dans certaines expériences d’où une perte de temps qui m'a empêché de faire les expériences 7, 8 et 9 (voir annexe) car les groupes de 4 se sont faits par affinité, ce qui s'est ressenti ensuite dans le déroulement de la séance. De plus, j’avais complètement négligé que les élèves seraient plutôt turbulents après la récréation, ce qui, avec les groupes faits par affinité, n’aidait pas à leur concentration.

L'organisation matérielle de la classe n'a pas posé problème, les tables ont été disposées d'une autre manière pendant la récréation afin de constituer les groupes. Le but était de gagner du temps avant la seconde séance et ne pas les perturber ou les distraire en effectuant les changements en leur présence. J'avais amené et vérifié le matériel avant la séance. Les élèves avaient trouvé, comme je l'escomptais, les « bonnes » expériences que j'avais déjà vues lors de mes propres recherches sur Internet donc j'ai pu les faire réfléchir à ce qui pouvait se passer avant manipulation vu que tous n'avaient pas trouvé les mêmes expériences.

Par contre, j'ai sur-estimé leur imagination. Bien souvent, ils ne parvenaient pas à dessiner ce qu’ils pourrait ce passer par des schémas alors qu’ils possédaient le langage oral adéquat pour l’expliquer. Je n’avais pas envisagé qu’ils ne soient pas aptes à ce type de représentation mentale. C’est là un problème que j’ai été totalement incapable d’anticiper. J’ai donc opté pour qu’ils expliquent par des mots ce qu’ils pensent qu’il se produira avant de les faire réaliser chaque expérience.

En outre, la démarche d'investigation via recherche Internet a été assez laborieuse. Les laisser chercher par eux même sans leur donner la réponse est une tâche plus difficile qu’il n’y paraît. Pourtant habitués à l’outil informatique, il n’est pas évident de les faire rechercher par mots clés. La polysémie des mots a parfois été un problème. Quelques uns des enfants se sont contentés de taper le mot « air » via leur moteur de recherche et se sont trouvés sur la page web d’Air France sans qu’ils réalisent que cela leur était inutile pour le travail qui leur était demandé. Aussi, j’ai cherché à les aiguiller sans leur donner la réponse. Utiliser des mots clés résumant leur recherche n’étant pas dans leurs habitudes, contrairement à ce qu’ils laissaient entendre, il a fallu le leur suggérer. Ainsi, ils ont pu aboutir à des expériences intéressantes qu’ils avaient pour mission de recopier dans leur cahier d’expériences si le matériel utilisé avait bien été présenté en classe.

Comme je l’ai dit tantôt, je n’ai pu faire les trois dernières expériences par manque de temps. Je veux trop en faire et j’en oublie l’essentiel. J’ai vérifié qu’il y avait un dictionnaire pour chacun, assez de gobelets pour tous mais j’ai oublié de vérifier la définition du mot « air » dans leur dictionnaire. Je ne m’attendais pas à voir une suite d’expressions comme « avoir l’air » ou « tête en l’air » au lieu d’une définition classique comme j’y suis habitué. J’étais persuadé qu’ils auraient une définition classique mais simplifiée. J’aurai dû penser à vérifier cela au lieu de me focaliser sur le matériel destiné à la manipulation. C’est en partie ce temps qu’il m’a manqué pour réaliser tout ce que je comptais faire et j’ai dû leur expliquer d’une manière assez magistrale, sans avoir assez de recul sur ce qu’était l’air vu que je n’avais pas prévu de manipuler en tout début de première séance. Je tenais absolument à partir de concret et de ne surtout pas débuter par quelque chose d’abstrait qui pourrait les faire « décrocher » dès le début du cours.

Ce qui m’a le plus surpris, c’est leur esprit critique. J’avais au départ imaginé qu’il y aurait une tendance à se moquer de celui ou celle qui a fait une hypothèse qui se révèlerait fausse mais, au contraire, ils se sont attachés à essayer de m’expliquer pourquoi elle était fausse, selon eux, après manipulation. Je pensais que j’aurai à leur expliquer que tout le monde a le droit à l’erreur et qu’on apprend de nos erreurs et aussi peut être leur expliquer que de grandes découvertes scientifiques sont en fait le résultat d’erreurs et qu’il ne fallait donc surtout pas se moquer d’un de leur camarade si son hypothèse se révélait inexacte après manipulation.

Malgré tout, je pense avoir réussi à me mettre à leur niveau. Le vocabulaire scientifique a été compris en expliquant et en écrivant chaque terme au tableau durant les séances. Chaque propriété vérifiée a fait l’objet d’une phrase concise et scientifiquement correcte dans leur cahier d’expériences.

L’acquisition de la notion d’air et de ses propriétés était un pré-requis indispensable afin de pouvoir par la suite continuer la séquence de l’air en finissant avec une séance concernant de la pollution, que je n’ai pas pu faire en juste une semaine de stage. Comprendre un concept, visualiser les moyens par lesquels il est possible de le mettre en évidence quelque chose d’invisible et d’inodore a été par moment laborieux mais, au final, compris. J’ai même eu des réflexions sur d’autres expériences possibles pour vérifier les propriétés qu’ils venaient de découvrir alors qu’ils n’y avaient pas du tout pensé auparavant.

Spy2
Spy2
Niveau 10
03 avril 2010 à 18:37:21

II) PERSPECTIVES POUR REUSSIR A MIEUX ENSEIGNER

1) Mieux tenir compte des capacités des enfants

Après coup, il apparaît que j’aurai dû davantage penser aux capacités cognitives des enfants à cet âge. Malgré les cours de psychologie du développement de l’IUFM, il existe encore de nombreuses choses qui me paraissent trop souvent évidentes mais qui ne le sont guère à cet âge. Il me faudra donc entreprendre de mieux cerner les capacités des élèves selon leur âge afin d’être plus en mesure de me mettre à leur niveau.

Même si, sur le papier, tout semble correct, il faut également savoir tenir compte du rythme des élèves qui n’est pas le même. Pour un gain de temps et pouvoir réaliser toutes les expériences tout en conservant mieux l’attention des élèves. Peut être que si les groupes avaient eu chacun une expérience différente à réaliser, ils auraient été plus attentifs. En effet, une fois leur expérience terminée, les plus « rapides » tentaient d’en profiter pour bavarder en attendant que les autres terminent la leur. Une pédagogie différenciée, en répartissant les enfants selon leur rapidité à manipuler, sur les expériences plus ou moins longues serait une autre approche à tester maintenant que je suis en mesure de savoir lesquels sont plus rapides que les autres dans un cadre de manipulations.

Le moment pour la réalisation d’une activité est lui aussi déterminant. Faire des expériences avec des manipulations après une récréation n’est pas facile. Avec le recul, il aurait été peut être mieux de programmer la séance 1 en fin de matinée puis procéder à la séance 2 en début d’après midi, après le repas. Les journées précédant ces séances, j’avais pourtant observé qu’ils étaient plus calmes en début de matinée ainsi qu’en début d’après midi.

La capacité de concentration augmente avec l’âge. Ainsi, il n’est pas envisageable de passer trop de temps de suite sur une même activité. 45 minutes semblent de trop pour des CE2. Il me faudra donc me renseigner pour connaître la durée de concentration maximale moyenne pour les enfants de cet âge. En effet, il faut parvenir à passer à autre chose avant que l’attention des élèves décline, quitte à y revenir plus tard. Savoir gérer son temps est donc essentiel pour parvenir à conserver l’attention des enfants.

2) Mieux savoir s’organiser

Il n’y a pas que la disposition de la classe qui influe sur la réussite d’une séance mais de nombreux autres paramètres que je n’ai pas toujours en tête du fait qu’ils vont souvent de soi à mes yeux. Ainsi, vérifier le nombre de tels objets avant une manipulation ou leur état (gobelet transparent et non pas opaque pour la visualisation de l’expérience) ne sont pas les seuls critères pour l’élaboration de la préparation d’un point de vue purement logistique. S’assurer des définitions données par les dictionnaires est aussi important que leur nombre, surtout quand on en a besoin pour expliquer un concept abstrait au départ.

La gestion du temps est également très importante. J’avais commis l’erreur de ne pas me chronométrer et je me suis aperçu, bien trop tard, que je ne pourrai pas finir toutes les expériences. Or, le programme de l’après midi était « classique » avec une séance de mathématiques pour débuter, donc avec les tables disposées de nouveau face au tableau. Il n’était pas envisageable de disposer de nouveau le matériel pour les faire manipuler à nouveau, le ranger puis ensuite changer la disposition de la classe alors que j’étais déjà en retard. Ainsi, en tout début d’après midi, j’ai opté pour prendre dix minutes en leur demandant ce qu’ils avaient supposé au départ avant chaque manipulation, ce qu’ils ont observé, si c’était ou non conforme à l’idée qu’il s’en faisaient et de noter le tout dans leur cahier d’expériences.

L’acquisition d’autres livres scientifiques dans la bibliothèque, afin que les élèves puissent trouver par eux même et plus facilement que par outil informatique, la réponse à une question en rapport avec les sciences, aurait été bénéfique. En effet, je n’ai pas trouvé de livre pouvant présenter l’air en lui même parmi la multitude des sujets abordés en science. Le seul s’en rapprochant parlait de la pollution et était donc destiné à une séance sur ce thème, en continuité avec la « découverte » de l’air. Varier les supports est très utile car ça entraîne l’élève à utiliser diverses stratégies de lecture en plus d’être un frein à l’ennui.

Pour conclure, comme je l’ai mentionné, mes stages m’ont été bénéfiques. J’ai beaucoup plus appris en pratique qu’en théorie à l’IUFM étant donné que je ne pouvais pas visualiser la réalité du métier. J’ai été confronté à sa polyvalence, entre la rigueur des séances à préparer le matériel, les consignes, le travail collectif, individuel, par groupe, par demi groupe et, surtout, ne pas oublier le retour réflexif sur les séances afin de s’auto-évaluer et être en mesure de ne plus reproduire les mêmes erreurs.

J’ai ensuite pu observer que la motivation des élèves était un facteur déterminant dans leur apprentissage. Partir du vécu, de quelque chose de concret, de la vie courante permet de les faire s’intéresser à l’activité. Le rebrassage, les phases de recherche, de tâtonnement donnent une marge de réflexion à l’élève favorisant ainsi sa motivation et son autonomie.

D’un point de vue physiologique, je savais que l’attention des enfants est restreinte et qu’il faut constamment rebondir et leur proposer une nouvelle activité afin d’éviter la lassitude. Il me faut donc parvenir à trouver un juste équilibre entre vouloir faire beaucoup et vouloir faire efficace pour conserver l’attention des élèves. Prévoir une séquence avec une peu plus de séances, bien que plus courtes, serait une bonne idée.

L’organisation de la classe et du matériel scolaire est un facteur à ne pas négliger afin de bien être en mesure de connaître les limites matérielles pour faire découvrir les enfants via l’expérimentation.

Mes stages m’ont conforté dans ma conviction d’exercer le métier de professeur des écoles. Je me suis aperçu que, malgré mes difficultés comme novice, je pouvais leur apprendre beaucoup et que, réciproquement, ils m’apportaient beaucoup en retour.

J’ai fait mon possible pour me mettre au niveau des élèves. J’ai été étonnamment surpris par leur indulgence envers l’erreur dans le cadre d’une investigation scientifique même si la recherche et la manipulation ont été, par moments, laborieux.

Ainsi, enseigner à l’école primaire aujourd’hui, c’est s’adapter au niveau et au rythme des élèves, ne pas vouloir en faire trop, ce qui est un de mes défauts. Trop de surcharges cognitives est contre-productif et n’aide pas à assimiler une notion. Il faut également donner des consignes claires et précises ainsi que de ne pas oublier de bien préparer et vérifier son matériel avant chaque séance. Le métier de professeur des écoles requiert de la préparation et une anticipation des problèmes à venir. Il me reste encore de l’expérience à acquérir et j’ai appris de mes erreurs.

Je tiens à remercier madame Mathilde Warret de l’école maternelle Bracke Desrousseaux de Lens, madame Stéphanie Dewitte-Delobelle du lycée Emilienne Moreau ainsi que monsieur Waeles de l’école primaire Lino Ventura de Loison-sous-Lens pour leur accueil, leurs conseils et leurs critiques constructives. De même, je remercie le personnel de chacune de ces écoles qui s’est montré très amical avec moi en prenant le temps de m’expliquer ce que j’ignorai tout en répondant à chacune de mes questions. Et, bien entendu, je remercie les enfants pour leur participation durant mes cours ainsi que pour tout ce qu’ils m’ont permis d’apprendre.

Voilà. :)

Spy2
Spy2
Niveau 10
04 avril 2010 à 15:51:32

Tiens, je vais recycler le sujet pour des minis recherches que je devais faire avant mes oraux. :)

Donc au lieu de chercher dans des livres, autant vous le demander : qu'est-ce qu'un bon prof selon vous ? J'essaierai de résumer et de comparer à ce que j'avais trouvé.

tbbw
tbbw
Niveau 10
04 avril 2010 à 16:55:44

J'vais demander à ma moman, elle est instit ^^.

Gygas
Gygas
Niveau 10
04 avril 2010 à 19:20:13

Très enrichissant.

Quant à la question que tu as posé, je ne suis pas sûr de pouvoir y répondre : Ce qu'on pense d'un prof est extrêmement subjectif, et varie énormément d'un élève à un autre, ou plutôt d'un point de vue à un autre.

Joyeuses Pâques, au passage.

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