Zelgius : M'occuper toute la journée de Ike? Vous êtes sérieux, maître? Mais ma caserne, mes hommes, je dois...
Greil : Tu te dis malade, je suis sûr que Sephiran t'accordera du repos! Allez Zelgius, Elena et moi, nous avons vraiment besoin de toi!
Le général soupira. Son mentor avait raison, il pouvait bien l'aider mais d'un autre côté, il avait peur que ses hommes se livrent à l'anarchie pendant son absence. S'il était très précautionneux, c'était avec raison.
Cependant, Ike était aussi son filleul. En tant que parrain, il devait prendre soin de lui. Cette remarque l'exaspérait, il n'arrivait déjà pas à prendre soin de lui même alors d'un enfant qui demandait sûrement bien plus d'attention qu'un puissant marqué dans la force de l'âge....
Zelgius : Bon, Ok, je vais m'occuper de lui, vous pouvez partir en paix, général Gawain, Elena.
La prochaine fois, tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de l'ouvrir, cette journée avait eu le mérite de lui inculquer cette leçon. Malgré la liste des tâches que son mentor avait laissé à son attention, l'épéiste était débordé.
Dès les premières minutes, il sentait que ça virait mal. Le bébé pleurait à s'en déchirer les cordes vocales et à percer les pauvres oreilles du général. Selon la liste, s'il pleurait, c'est soit qu'il avait faim, soit que la petite commission était faite.
Zelgius : Pitié Ike, j'espère que tu as faim...
Pourtant l'odeur violente qui lui vint rapidement aux narines ne laissait aucune place au doute. Ike n'avait PAS faim. Inspirant un grand coup, il défit la bande de tissu servant de culotte au bébé et dut rapidement se pincer le nez. Son odorat était devenu sensible à cause de son sang, mi-beorc mi-marqué.
Se sentant virer au vert, le général jeta le paquet contre un arbre, conservant cependant la pièce de tissu. Il ne savait pas où Greil rangeait ce genre d'affaires. Il ne restait plus qu'une chose à faire, laver ce truc.
Non content d'être horrible à l'odorat, ce machin partait pas comme ça, il dut frotter une bonne heure et sous la transpiration, son brushing parfait se défit. Au moins, maintenant, le linge était propre.
Deuxième problème, il fallait aussi laver Ike. Ce dernier avait profité de l'occupation de son parrain pour se rouler dans la boue. Et bonjour pour l'attraper, c'est qu'il savait courir vite, l'asticot, pour échapper à la torture que le marqué voulait lui faire subir!
Le tout mit une vingtaine de minutes, où Zelgius faillit perdre trois fois les pédales. En effet, si Ike avait perdu à la course, il n'était pas résigné pour autant. Battant des bras comme une mouche, il en mit partout autours de lui et en grande partie sur son bourreau.
Zelgius : Sale gamin, je vais te montrer moi!
Nouveau soucis au moment de remettre le linge, comment ce truc s'enfilait? Regardant avec attention le plan laissé par son mentor, le général tenta de s'appliquer pour faire ce qui était exactement décrit.
Mais certains dessins s'étaient effacés à cause de l'eau qui recouvrait tout son corps. Dans ces situations, il improvisait... Et se trouva avec un résultat à l'opposé de ce qu'il aurait du. Et alors que le général avait finalement réussit à tout faire, obtenant un résultat plutôt semblable au dessin, il vit une différence. La bande de tissu se finissait vers le bas.
Zelgius : Gawain m'a bien dit que le reste devait se trouver vers le haut dans son dos, pour l'empêcher de défaire cela... Oh et puis zut, ça ira très bien pour le moment!
Lorsque le général de Daein rentra le soir chez lui, quelle ne fut pas sa surprise de se faire accueillir par un disciple à la tenue négligée, le regard las et les cheveux plus désordonnés que jamais!
Greil : La journée fut longue, Zelgius?
Zelgius (long soupir) : Vous n'imaginez même pas, maître.
Elena : En tout cas, il semble vous apprécier. Il s'est endormi contre vous. Il n'a encore jamais pu avec Greil.
Zelgius (Souriant doucement) : Il semblerait. Moi même, je le trouve assez mignon quand il dort...
Greil : Ca tombe bien, Demain nous allons encore devoir partir pour Daein, mon ami, et nous nous sommes demandés si tu pouvais...
La seule réponse qu'il reçut fut un claquement de la porte à leur nez. Apparemment, le commandant n'avait pas aimé la blague de son enseignant.