Trois questions à Sébastien Loeb
Un quatrième titre mondial est au bout du capot de la Citroën C4 WRC de Sébastien Loeb. Il ne reste que quatre points à aller chercher. Facile mais tellement difficile !
Avais-tu imaginé un tel déroulement des événements en Irlande ?
« Bien sûr que non ! Le début de course a été complètement fou. Avec notre problème de flexible d´amortisseur desserti avant la première spéciale du vendredi, nous pensions avoir perdu une grande partie de nos chances. Finalement, nous avons bien limité les dégâts, et c´est Marcus Grönholm qui est allé à la faute ! A partir de là, un tout nouveau rallye a débuté pour nous. Dans des conditions très piégeuses, il a fallu trouver le bon tempo pour, tout à la fois, rester concentré, exploiter suffisamment notre C4 WRC et ainsi décrocher cette victoire importante. Elle nous permet d´inverser la tendance au ´Championnat Pilotes´ et de nous présenter en tête au départ du ´Wales´. »
Au Pays de Galles, il sera encore question de rythme ?
« Effectivement, avec l´avance de six points que nous possédons, nous n´avons pas l´obligation de nous imposer absolument. Si Marcus gagne, les points de la cinquième place nous suffiront pour être titrés. Nous serions à égalité, mais nous l´emporterions au nombre de victoires. Il va donc falloir trouver l´allure la plus appropriée pour terminer dans les cinq premiers. Je n´apprécie pas vraiment d´avoir à rouler pour finir mais face à un tel enjeu, ce sera assez logique. »
Il y a donc des chances pour que le ´Wales´ t´échappe encore cette année ?
« Sauf grosse surprise, nous n´inscrirons sans doute pas nos noms au palmarès de cette épreuve en 2007. Si c´est le prix à payer pour remporter une quatrième couronne je veux bien ! Comme pour la Finlande, cela nous donne des objectifs pour les saisons à venir ! Depuis que nous venons en Angleterre avec une WRC, le rallye ne nous a jamais vraiment souri. Nous étions même complètement absents en 2006 ! Comme il y a eu peu de modifications dans le parcours ces dernières années, j´espère que ce manque ne serapas un trop gros handicap. L´expérience vécue en Nouvelle-Zélande, tend à prouver que non. »