Preview de Jeuxvideo Magazine (Pavé vu que j'ai copié l'article)
Loin de ses blockbusters tonitruands, Rockstar nous entraine, avec L.A noire dans ou la narration prime sur la démonstration.
C'est le bilan qui ressort de notre seconde approche de ce jeu d'aventure ou nous avons pu diriger Cole Phelps et mener deux enquètes complètes de bout en bout.
La premiere qui sert de didacticiel, voit notre héros en uniforme de flic lambda,alors qu'il en est encore a patrouiller en ville, tentant de répondre à tous les appels au secours.
La seconde affaire intervient plus tard dans le scénario,alors que Cole fait déja partie de la brigade criminelle et elle s'inscrit dans une série de meurtres barbares qui devrait constituer l'un des fils rouges de la campagne.
Si la premiere enquete est pliée en une vingtaine de minutes, la seconde dure plus d'une heure, et il y a fort a parier que les suivantes seront de plus en plus longues, et dévoileront toutes les subtilités du mecanisme de jeu.
Ce dernier soulevant pas mal de questions,nous nous demandions avant de prendre la manette en main si L.A noire avait conservé la liberté de GTA ou bien, au contraire,s'il l'avait sacrifié sur l'autel d'une progréssion plus guidée,plus linéaire.
Au terme de notre séssion de jeu nous avons eu -presque- toutes les réponses, et elle sont très rassurantes.
Posons donc ce priincipe une fois pour toute:L.A noire n'est pas un GTA, et il s'agit sans doute et il s'agit sans doute du titre le plus atypique de Rockstar depuis longtemps.
Car Cole phelps n'est ni un truand ni un psychopathe pas plus qu'un justicier vengeur, mais bien un flic ordinaire dans le Los angeles des années 40.
De ce simple constat découle une expérience basée dur l'enquète, le flair, la patience, la perspicacitéet, de temp en temps, les muscles.
En dehors de son boulot, Cole ne fait rien,car seule son activité le définit.
Dés lors, pas question de multiplier les quetes annexes, ni de collectionner les costumes ou d'acheter les planques.Sur la carte à la superficie gigantesque, aucune icône n'apparaît en dehors des deux ou trois lieux a visiter pour les besoins de l'affaire en cours.Frustrant ? On peut, au départ, se demander à quoi sert de modéliser L'A pour, au final, la réduire à une simple toile de fond problème déja rencontré par les joueurs de Mafia II.Mais il s'avère très vite que la cité des anges est mise a contribution pendant toute l'aventure, qu'il s'agisse des scenes de crimes aux quatres coins de la ville ou des rues que l'on traverse a fond la caisse en se rendant chez un témoin ou bien en poursuivant un suspect en fuite.
La philosophie du studio Team Bhondi (composé des créateurs de la série des Getaway) consiste à n'éxploiter les ressorts technologiques que dans la stricte limite des besoins du scénario et plus encore de l'ambiance.A ce titre on ne peut qu'étre bluffé par le soin apporté aux environnements et surtout aux visages des personnages principaux et secondaires.
La tecnique inédite de capture des expréssions faciales débouche sur un rendu incroyable, ciné réaliste, ou cette fois les comédiens jouent réèllement leur role avec autant de soin que s'il s'agissait d'une production hollywoodienne.
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si l'on découvre au générique une nouvelle fonction, cell de directeur d'acteurs, role tenu par le réalisateur de la série Mad Men; Michael Uppendahl,Celui ci obtient de ses interprètes des prestations remarquables de crédibilité et de naturel.On est très loin du cabotinage de GTA ou de Red Dead Redemption.
On a fait un bond qualitatif prodigieux, renforcè par un niveau d'écriture remarquable qui se ressent au travers de dialogues fins, subtils, nuancés, pertinents.
Oubliez les excés et la tendance parodique des précédents chef d'oeuvres de Rockstar ! L.A noire, lui est érieux, mature, voire foncierement adulte.
Il suffit de découvrir la seconde scène de crime de notre démonstration pour en etre convaincu.
Les marques sur le cou du cadavre, les bruits désagréables lorsqu'on manipule le corps, la chair repliée autour de l'os du doigt auquel on a arraché une bague....Autant de détails très désagréables a regarder; et qu'il faut pourtant affronter pour résoudre l'énigme.Tout a coup, nous voila vraiment dans la peau d'un flic, partagé entre routine et haut-le-coeur.
Voila pour le contexte, posé avec force et précision.
Reste l'interactivité proprement dite, tentée pas le spectre du point&click traditionnel.Car apres tout, L.A Noire a tout du jeu d'aventure sur PC:
Explorer des lieux a la recherche d'indices
Archiver ceux-ci dans un menu pour les éxaminer de plus pres, puis interroger des suspect grace a un systeme de dialogues a embranchements.
On pouvait craindre que la banalité s'installe très rapidement, mais team bhondi contourne le piège en créant l'illusion d'une liberté absolue dans la manière de mener l'enquete.En gros vous etes laché dans une affaire sans réèlle direction à suive, et c'est a vous de jalonner le terrain en compilant les bonnes informations.La methode employé par Team Bondi pour vous maintenir dans le droit chemin réside dans une abondance de systemes d'aides qui au lieu de vous laisser patauger bêtement, vous incitent à progrésser rapidement.
En gros L.A noire gère une investigation comme s'il s'agissait d'une scène d'action.Pour y parvenir, les artifices sont nombreux:Jingle sonore qui retentit quand vous approchez d'un indice,zoom sur celui-ci pour indiquer qu'un détail peut encore etre éxaminé, objet qui brille au loin, partenaire jamais avare en conseils, point d'intuition (gagné en accumulant de l'éxp)
servant a faire apparaitre les indices,à interroger la communauté Rockstar Social Club ou encore a supprimer une question lors des intérrogatoires...
Les intérrogatoires, dont on pouvait craindre qu'ils rendent le titre inutilement bavard, sont les vrais morceaux de bravoure de L.A Noire.Du plaisir à l'état pur, inépuisable.Outre qu'on se régale d'observer les mimiques de nos interlocuteurs, le fait de jongler entre trois types d'attitude (Confianc, dout, accusation) et d'utiliser la bonne preuve au bon moment donne vraiment l'impréssion de "tirer les vers du nez" avec diplomatie ou brutalité.
Et en cas d'échec, d'autres voies voous permettent de raccorder les wagons, a moins qu'une série de mauvais choix ne voous conduisent au GAME OVER, avec retour au dernier point de sauvegarde.Lineaire ??OUI, mais dans le bon sens du terme, c'est a dire en trouvant le juste équilibre entre les besoins du joueur(qui aime se sentir aux commandes) et ceux du scénario, superbement écrits.L.A noire est très agréable, voire meme jouissif.
On y goute comme une série télé à petite doses, au risque de devenir accro.
Verdict
Beau, immersif, admirablement scénarisée et mis en scene, et interprété par des comédiens d'éxception.L.A noire est une expérience grisante, simple d'accés et foncièrement originale, qui détourne la formule GTA en méttant l'accent sur les qualités d'écritures.
Sauf surprise de derniere minute, ce sera l'un des trés grand hits de 2011
désolé du pavé mais comme je l'ai dit j'ai recopié les quatre pages sur le jeu