Chapitre 1 : Kokoto.
Le soleil se levait sur le village kokoto. L'aube naissante, le ciel dégagé et le chant des oiseaux donnaient à ce village une matinée bienveillante, où quiqonque s'y trouvait serait de bonne humeur. Le village etait désert, seuls quelques chats se baladaient.
D'ailleurs, pour des chats, ils avaient un comportement assez bisarre... Ils marchaient debout ! Il y en avait des noirs et des beiges. Les beiges possèdaient une pioche ainsi que, à ce qu'il semblait, des grenades. Les noirs, eux, avaient juste une ceinture sur laquelle etait accrochée une bourse verte. Une de leurs mains restait accrochée à cette misterieuse sacoche. Elle devait contenir des objets de valeur !
Revenons en à notre village. Plusieures boutiques y étaient installées. Une boutique de potions et autres objets de santé, une boutique d'arme et d'armure, une boutique de renseignements ...
En s'eloignant un peu des boutiques nous pouvions apercevoir des groupes de maisons. Elles étaient faites un terre cuite avec des toits en paille. Plusieures barrières les entouraient. Ces barrières, renforcées de pointes taillées, entouraient des jardins dans lesquels un ou deux gros animaux étaient allongés. Ils dormaient encore.
Les maisons étaient collées les unes aux autres par petits groupe de 3 ou 4, et entre les groupes des sentiers servaient a circuler facilement, sans difficulté. Si nous suivions un de ces sentiers en direction de la sortie du village, c'est-a-dire au nord, nous deboucherions dans une foret sombre qui degageait une impression nefaste. Plus loin que cette foret, se trouvait un marais gazeux, a l'air toxique et irrespirable. Au sentier est du village, il y avaient les forets et les collines. C'était un endroit vaste et aéré, non loin du village kokoto. Le soleil y était toujours présent et c'était généralement là que les enfants kokotoyens s'amusaient. Au sentier sud se trouvait le volcan et au sentier ouest les montagnes. Ce village etait visiblement au coeur de tous ces endroit.
Le soleil s'élevait désormais bien haut dans le ciel quand les habitants comencèrent à se reveiller. Ce sont d'abord les boutiques qui montrèrent les premiers signes de vie.
Ensuite les autres villageois se reveillèrent les uns après les autres. Un groupe d'hommes et de femmes armés bisarrement se forma près de la sortie nord.
- Les chasseurs aptes à tuer un kut-ku, veuillez vous diriger vers la sortie du nord s'il vous plait ! Cria un homme d'age moyen qui portait une grosse épée noire dont la lame était formée de dents acérées et une armure noire aussi qui ressemblait à la grosse épée. Ces armes devaient etre fabriquées a partir d'un terrible monstre !
Deux autres personnes se joignirent a la petite troupe qui s'était formée.
En entandant le cri de l'homme à l'armure impressionnante, plusieurs villageois étaient sortis de leurs maisons. Ils regardaient les chasseurs avec un regard où se mélaient la crainte et le respect.
Bon ! Il est temps de partir chers amis ! Avez vous tous acheté le maximum de potions ?
Oui garios ! Repondirent en choeur les chasseurs visiblement stressés vu leurs voix tramblantes.
Parfait. Alors allons-y !
Ils s'avancèrent tous serrés les uns contres les autres et se dirigèrent vers la foret à l'aspect sinistre ...
Une femme enceinte suivit les chasseurs du regards jusqu'à ce qu'ils descendent une cote et que sa vue ne lui permit plus de les voir. Elle avait les larmes aux yeux, visiblement, quelqu'un proche d'elle était partit avec le groupe de chasseurs.
Ne t'en fais pas elise, ton marri reviendra sain et sauf avec la tete du kut-ku en ses mains ! Essaya de la réconforter un villageois. Ce n'est qu'un kut-ku, il ne risque rien de lui arriver.
Oui... mais j'ai si peur ! Juste avant la naissance de notre enfant... s'il lui arrivait quelque chose... je ne pourrai pas m'en remettre...
- C'est impossible qu'il lui arrive quelque chose ! C'est quand meme un des meilleurs chasseurs du village ! Et puis il n'aurait jamais voulu refuser cette quete. Le kut-ku aurait pu attaquer notre village à tout moment.
-J'éspère que vous dites vrai ...
La dame, Elise, retourna chez elle. Sa maison était assez modeste. Pas très grande, elle était meublée de façon simple : une cuisine, une salle a manger et une chambre. Une autre chambre était en construction à l'intention du bébé qui allait naitre. Elisa se caressa le ventre. Elle sentait son futur enfant donner des coups de pied, lui causant quelques petites douleurs. « Il est bien pressé de sortir, se dit elle. Ne t'inquiète pas mon enfant, dans 9 mois, tu sera libre de donner tous les coups que tu veux... »
Le fait de penser a son bébé lui remonta le moral, la rendit plus heureuse. Elle s'allongea sur son lit et se recoucha, ne sachant que faire pendant l'attente du retour de son homme. Elle s'assoupit.
Chapitre 2 : Le retour des hunters.
Les chasseurs revinrent peu de temps après. Elisa vit leur petite troupe arriver au loin. Son visage s'illumina. Elle s'assit sur un banc, attendant qu'ils arrivent. Soudain, son sourire s'effaça. Les hunters étaient en très mauvais etat ! Beaucoup d'entres eux avaient perdus un ou plusieurs de leurs membres. Ils s'entraidaient le mieux possible entres eux. Cette scène horrifia Elise. Elle couvrit sa bouche de sa main et poussa un cri. Elle venait d'apercevoir son mari. C'était le plus mal en point du groupe. Il lui manquait une jambe et un bras, et son visage était méconnaissable. Un deuxième cri sortit de la bouche d'elise.
aaaaaaaaaaaahhh !!!
Elle se réveilla en sursaut. Elle se trouvait toujours dans son lit, dans sa maison. La sueur dégoulinait de son front, de son corps entier. Elle se leva, chancela puis se reprit et se dirigea vers la sortie de la maison. Elle passa la porte. Il faisait presque nuit. Elle avait dormi toute la journée. L'air frais lui fit du bien, elle se calma peu à peu. Les gens s'activaient autour de leurs boutiques, de leurs animaux.
Maitreche Elise ! Me voichi de retour !
Elise sursauta. C'était kart, leur chat piocheur. Il arrivait du sentier est, en provenance des forets et collines.
Kart ! Tu m'as fait peur ! Ton expedition s'est bien passée?
Oui maitreche ! J'ai des objets pour vous !
Elise sourit, entendre kart parler la faisait toujours sourire.
Merci kart, attends le retour de garios pour lui donner les objets.
Oui maitreche.
Il repartit en compagnie de ses acolytes. Elise, à présent, se sentait seule. Elle alla frapper à la porte de dims, le villageois qui l'vait reconforté le matin meme.
Entrez ! Dit une voix.
Elise ouvrit la porte et penetra dans la maison. La maison de dims etait semblable a la sienne. Elle possédait le meme nombre de pièces mais pas disposées dans le meme ordre.
Ah elise ! Entre ! Viens t'assoir. Tu vas mieux?
Oui ... merci . Repondit-elle d'une voix basse.
Bonjour Elise ! La femme de dims venait de sortir de la cuisine. Elle vint lui faire la bise. Comment vas-tu ?
Bien. Merci. Et toi?
Oui, très bien ! Ne t'en fais pas pour garios, lui et les autres ne vont faire qu'une bouchée du kut-ku ! Il sera de retour d'ici demain matin au plus tard !
J'éspère bien !
Le fait de parler à ses amis lui rechauffa le coeur. Elle recommença a sourire.
Avez-vous vus kart? Il est revenu après 3 semaines d'absence. Je commençais à m'inquiéter.
Kart? Non maitreche , il ne me chemble pas l'avoir vu aujourd'hui !
Ils rirent de bon coeur. L'accent des chats sera décidément éternellement drole !