Facile à deviner j'dois dire... "Dragomiaou".
La suite du chapitre I !
Rinku pointait de son épée la Wyvern face à lui, qui semblait ne pas l'avoir encore repéré.
D'après le reflet de sa carapace fait par la luminescence de la pleine Lune, il pouvait voir que la Wyvern était noire violacée, donc un Yian Garuga. Ce n'est pas mince affaire de se mesurer à un tel monstre, mais il y arriverait.
Rinku avança lentement, se penchant dans les herbes hautes. Il était à présent à quelques centimètres de la patte droite du Garuga, qui n'avait pas bougé, scrutant l'horizon.
Tout se passa en un éclair ; il sépara le "pied" du Garuga du reste de la patte, celui-ci tomba à la renverse (sur la droite bien évidemment) et le jeune Chasseur lui enfonça l'épée dans la tête.
Il avait décidé de lever le campement, car la plaine était trop dangereuse pour y dormir. Il avança en Kokoto, alors que l'obscurité s'intensifiait. Le sac qu'il avait à l'épaule clinquait horriblement, et le vacarme attirait l'attention de chouettes et hibous, qui s'envolaient à tire d'ailes en hululant.
Les cerisiers ne s'arrêteraient pas de sitôt de fleurir, et leur vue donnait un sentiment de nostalgie à Rinku.
Il se dirigeait vers le Comptoir de la Guilde, probablement inactif à cette heure, et passa l'encadrure.
Ce fût aussitôt un changement complet d'atmosphère : quelques fêtards chantaient une chanson d'ivrogne, complètement ivres ; la serveuse était sur les genoux d'un Chasseur ayant ôté son casque, qui lui susurrait des mots d'amour à l'oreille. Cette vision en particulier écoeura le jeune Chasseur. Il en détourna aussitôt son regard et chercha le comptoir des yeux.
L'ayant trouvé en une fraction de seconde, il s'y rendit en couvrant de quelques enjambées les cinq mètres l'en séparant.
Il salua la jeune femme au comptoir :
- Bonsoir. J'aurai besoin d'une chambre, je vous prie.
- Une chambre pour deux, mon mignon ? susurra-t-elle. Si tu veux, je pourrais t'y rejoindre...
- Non, lâcha-t-il d'un ton sec. Une chambre simple.
Il sortit les pièces nécessaires, et la damoiselle soupira.
Au petit matin, le lendemain, il était déjà debout. Il descendit des chambres et aperçut au comptoir la même serveuse que la veille. Celle-ci lui lança un regard noir lorsqu'il lui rendit les clés de la chambre. Il ne s'en fit pas le moins du monde.
Il alla s'asseoir à une table, et lorsqu'il posa son postérieur sur le banc de bois mal dégrossi, un miaulement de douleur jaillit de son côté droit.
- Nyaaaa ! Le maître a écrasé ma queue, nya.
Les yeux de Rinku se posèrent sur le Felyne au pelage strié de rouge, portant une longue cape noire à capuchon (celui-ci étant rabaissé sur ses épaules), une petite "Faux de la Menace" attachée dans son dos.
- ... Désolé, soupira-t-il.
- Aucun problème, nya ! Nous, Felynes, sommes résistants ! Moi-même, héros de mon peuple, je suis le plus résistant de tous ! Nya !
Les deux se jaugèrent du regard, et le Felyne remarqua :
- Vous-même avez l'air particulièrement résistant, nya.
- On peut dire ça ainsi... Je suis Chasseur, itinérant, et mon nom est Rinku Darinovich.
- Moi, maître, c'est Dragomiaou, ou Drago. Je suis un Anti-Shakalaka, nya. Itinérant, nya ? Mon instinct m'incite à vous suivre, miaou.
- Aucun problème, soupira le jeune Chasseur qui aurait effectivement aimé un peu de compagnie.