===> La suite <===
Le lendemain, j´étais installé tranquillement avec mes enfants à regarder via le cable la télévision française. Nous prenions ma femme et moi un café à cette heure de seize heure quand on sonna à la porte. "Cela doit être la fameuse personne d´hier au téléphone". Me dit ma femme. Elle ouvrit la porte et se trouva devant un homme d´un certain âge. Bonjour, je souhaiterais parler à Monsieur Michels s´il vous plait."
Je l´invitai à me suivre dans mon bureau. Et nous avons discuté. "Je m´appelle John Wardle et je voudrais vous faire un stage dans le but de vous proposer un contrat d´un an au sein de mon club en tant qu´entraîneur" Comment était-ce possible. Le président d´un club de Premierdivision qui se déplaçait jusqu´à moi pour me proposer ce dont j´avais ton rêvé. "Savais-vous de quel club je suis le président au moins?". "Oui bien sûr. lui répondis-je. Vous êtes le président de Manchester City." Je lui demandais ce qu´il advenait de Stuart Peace, il me dit alors qu´être 13e de la Premiership ne l´intéressait pas. Il ne voulait pas que son club soit dans le ventre mou de la Premiership, il cherchait quelqu´un qui pourrait apporter ce zeste, afin que le club ne soit plus l´ombre de son grand frère Manchester United.
Je restai bouche bée. Il ne m´en fallait pas plus pour signer ce stage. J´avais dix jours pour faire mes preuves. Et si j´étais retenu, je serai officiellement l´entraîneur de Manchester City pour un an. Le président me demanda si je pouvais arriver à rendre le club un ténor dès les premières années. Je lui répondis, qu´éternel insatisfait, je ne me contenterais même pas de la deuxième place. Le président aimait mes objectifs, il me trouvait certes un peu dans les nuages, peu terre-à-terre, mais n´est-ce que les joueurs n´ont pas de talent pour pouvoir faire l´impossible.
Le lendemain, je suis arrivé à l´aeroport de Manchester le MAN, et pendant dix jours, il fallait que je passe des tests anglais pour évaluer mes capacités. Je les ai pratiquement tous réussi . Le président était épaté par mes réponses. Et il m´accorda un poste comme convenu jusqu´à fin Avril 2006. Il me donna une maison somptueuse ainsi qu´une voiture pour mes déplacements. Je devais rencontrer les journalistes le lendemain, pour une sortie officielle.
Le président m´avait bien prévenu, si je voulais marquer les esprits, il fallait que je sois unique. J´avais oublié. Je ne me devais pas seulement copier des tactiques de 4-4-2 ou de 4-3-3. Le football, c´est des changements constants. Et la pression sur mes épaules était plus énorme. J´étais le fils de l´inventeur du Football Total. Je devais donc inventer. Je devais donc innover. Je devais donc donner une âme à cette équipe. Il fallait rendre Manchester City une équipe qui attire les joueurs et les supporters. Les fans de Manchester City sont une infime minorité de la ville de Manchester. Je me devais de rééquillibrer l´ordre.
Les journalistes allaient me demander aussi ce que je pense de tout ce qui m´arrivait, et quelles seraient mes projets pour le club. Je ne me devais pas de décevoir les supporters. Et surtout, une saison ratée dans le ventre mou de la Premierleague pourrait compromettre ma carrière, et stopper ma carrière de manager.
C´était décidé, Tobias Michels allait transformer Manchester City, afin que lorsque l´on parle de cette ville, on pense d´abord à notre club.
___Fin de l´épisode