==> La suite <==
Le retour du FC Barcelone à la maison fut une célébration dans toute la Catalogne. Personne ne pouvait plus alors contester la suprêmité de l´équipe. Monsieur Rijkaard était venu chez moi, il m´a dit alors qu´il avait entendu parler du match que j´avais fait et de mon accoutrement quelque peu excentrique. Je lui répondit que c´était vrai car cela m´amusait. En fait, je ne voulais pas lui donner mes raisons, de peur qu´il ne se moque de moi.
Nous avions clos ce dossier et plus jamais je n´avais entendu parler de mon match. J´osais espérer réentraîner l´équipe afin de retaper dans l´oeil de ces personnes qui tardaient à m´interpeller, mais en vain. Fallait-il rechoquer pour séduire ? Je ne savais pas vraiment. Il se pourrait que le club prenne mal mes initiatives.
Le politiquement correct au sein du club est important, et toutes les deux semaines, 100 000 sociaux accèdent aux gradins du Camp Nou. Ce n´était pas donc un simple club où je pourrais y faire ce qui me chantait. Je me devais de respecter les gens. J´avais alors décidé d´oubier ce match, car après tout, je n´ai que 32 ans, et toute une vie pour faire mes preuves. Et je repris ma place habituelle de préparateur. Et puis les jours, les semaines et les mois suivèrent... et mon contrat touchait à sa fin.
Le Barcelone avait gagné la Champions League et la Liga. Et moi, je devais constater que ma côte de popularité ne se portait jamais aussi bien. J´étais de ces préparateurs qui avaient gagné la ligue des champions ainsi que la liga. Une aubaine pour ma vie professionnelle et pour mon CV. J´avais ainsi gentillement retardé la date de l´échéance d´une resignature. Je leur avais expliqué que je privilégiais la thèse d´entraîner un club et que si je n´y arrivais pas, je resignerais volontier pour deux années de plus. Le club avait très bien pris ce que je disais.Car de toute façon, on ne se serait pas beaucoup fatigué à me retrouver un remplaçant vu la poularité de l´équipe.
Je voulais réfléchir, voir si j´avais des propositions qui s´offraient à moi. J´avais tous les diplômes requis pour diriger un bon club, et cette fois-ci, j´avais une expérience au sein d´un grand club, et j´étais donc très optimiste quant à trouver un club.
Et puis vint l´été, et avec, les transferts. Et quelques clubs se séparèrent de leurs entraineurs. Et j´attendais que l´on me contactes, et si cela ne se produisait pas, alors à ce moment-là oui, je réenverrai mes CV. J´étais très optimiste à l´idée de débuter dès la rentrée sur le banc de touche en tant que Manager, car je savais que j´avais les qualités pour le devenir.
Et puis un jour, le vingt-et-un Juin plus précisémment, je reçus un appel: "Allo! Mr. Tobias Michels? En Février, nous vous avons apperçu dans un match d´espoir sur le banc du FC Barcelona.Mes recruteurs devaient normalement observer les jeunes prodiges, et vous ont finalement observer vous. Ils ont été conquis par votre style et par votre excentrisme. Si je vous appelle, c´est que nous venons de nous séparer à l´amiable avec notre manager. Et nous recherchons un novice qui apportera une âme à mon équipe, un manager qui innovera dans le monde du football, tel que l´a été votre père. Je ne peux pas vous en dire plus, il faudra que l´on se rencontre. Je ne vous promets pas de vous engager , mais nous devons assurément se rencontrer afin de discuter et savoir si le poste que je vous propose vous intéressait. Je me déplacerais chez vous demain à dix-huit heures. A demain donc." Et il a raccroché.
Qui pourrait être alors cet homme ? Peu m´importait. De quel club s´agit-il ? Aucune idée si ce n´est son accent qui m´indique qu´il doit être anglais. Le plus important pour moi, c´est que jamais je ne me suis senti aussi comblé. Je n´avais pas encore signé de contrat pour devenir manager, mais j´avais un bon pressentiment pour le lendemain, un pressentiment qui me signalait que je pouvais être l´homme qu´il fallait à ce club.
Et j´étais bien déterminer à tout faire le lendemain pour conquérir ce président, sans même le connaitre.
____Fin de l´épisode 