==> La suite <==
J’avais signé le contrat de préparateur jusqu’à la fin de l’année. Pendant tout ce temps, j’étais chargé d’aider le coach Frank Rijkaard à élaborer des tactiques. Le coach s’est toujours bien comporté à mon égard. Nous étions tous deux des hollandais. Et cela avait crée une relation privilégiée entre nous, il m´avait beaucoup aidé à connaître les joueurs, avec qui je m´étais noué une relation d´amitié . Et nous avions pour habitude d´aller fêter les victoires dans une pizzéria. Ah! la Pizzeria du stade, c´est un endroit où les joueurs peuvent déjeuner sans être sous des flashs incessants des photographes et des journalistes. Malgré les dires, les joueurs adoraien être sous le flash, surtout en cette période où le monde les adulait. Ils étaient favoris sur toutes les compétitions qu´il disputait. Et mon travail en tant qu´employé d´une agence de communication m´avait beaucoup aidé. Je pouvais alors lier les journalistes aux joueurs dans une bonne ambiance.
Et puis passèrent les jours, les semaines et les mois. Et le mois de Février était déjà arrivé. Le FC Barcelone devait disputer une rencontre que les spécialistes avaient appélé à juste titre "La finale avant la finale". Le Barça allait donc rencontrer sur les bords de la Tamise l´équipe de blues de Londres, Chelsea, au comptant des huitièmes finale de la ligue des champions. Et pour ce match, le coach avait besoin de tout son staff. Même l´entraineur des juniors devait l´accompagner à Londres. Il a alors proposé à ses préparateurs qui voulait se charger de l´équipe juniore plutôt que d´aller avec lui en Angleterre. Personne ne répondit. Le coach nous a alors donné une nuit pour réfléchir. Et puis l´idée allait me travailler toute la nuit.
Si je me proposais à diriger l´équipe junior, je n´irai pas dans le stade d´un club que j´affectionne tant. Cependant, je pourrai contrôler une équipe pendant 90 minutes à moi seul. Bien sûr, nous étions archi favoris face au Nastic Tarragona junior, mais si je ne saisissais pas ma chance, alors on ne m´aura jamais remarqué. Quoiqu´il en soit, le lendemain, j´avais discuté avec le coach et lui ai proposé de rester en Catalogne.
Aussi, en ce mercredi 7 Février 2007, tous les supporters n´avaient d´yeux que pour le match de la ligue des champions. Assez logique. Mais je me devais de laisser une empreinte. Gagner par un score large ? Rien d´extraordinaire. Je me devais de me concentrer afin de trouver une idée à la fois géniale mais aussi inattendue. Et puis l´idée vint.
Si je ne devais passer que 90 minutes, autant que je me fasse remarquer. Et c´est de là que je me suis dirigé vers une boutique de prêt-à-porter où j´y ai acheté un costume vert pomme. Les chaussures étaient aussi de la même couleur. Pour compléter le tout, il me fallait un accessoire à mi-chemin entre classicisme et modernité. Un objet d´une autre époque mais remodélisé. J´avais alors trouvé une petite boussole d´une couleur dorée nacrée d´émeraudes. Je n´avais pas moins dépensé quelques cinq mille euros, je devais me faire remarquer, coûte que coûte. Mon habit ce jour-là était de circonstance.
J´avais placé une tactique de ce qui avait de plus ordinaire, et je n´avais pas à forcer mes talents de coach afin de convaincre mes joueurs de gagner. Car de ceux-là, il y avait quelques joueurs prometteurs à l´instar de Giovanni Dos Santos où de Bojan Krkic. L´arbitre avait sifflé après 90 minutes joués et sans temps additionnel. Et l´afficheur de ce petit stade à quelques centaines de mètres du Camp Nou affichait une nette victoire de 5-1 pour les Locaux. Je félicitai mes joueurs de ce match, lorsque j´entendis, sans le vouloir deux personnes dans le gradin. Ils parlaient en anglais. L´un d´entre eux s´était retourné vers l´autre en lui disant "Mais qui est cet entraineur ? Trouvez moi son nom, il pourrait nous donner un nouveau souffle, notre club en a besoin . Qu´en pensez-vous ?" .... Je ne pouvais m´empêcher de laisser transparaître un délicat sourire. Bojan m´avait alors dit " Pourquoi riez-vous, coach" ... Et car j´étais sur un nuage, je ne lui avais pas répondu, et pour dire vrai, je ne l´avais même pas entendu sur le coup. Et puis nous nous sommes installés autour de la télévision du club. Je leur avais promis le match de leur aîné face à Chelsea. Mes gars étaient euphoriques de voir leur équipe battre de deux buts à un Chelsea. Mais moi, j´avais la tête ailleurs, je songeais tout simplement.
Mais qui est cet homme ? Que faisait-il ici ? Parlait-il de moi ? De quel club faisait-il allusion? Tant de questions mais aucune réponse. Je me doutais pourtant que je n´allais pas tarder à savoir qui il était. Quoiqu´il en soit, j´avais réussi. J´avias pu saisir cette occasion pour taper à l´oeil de quelqu´un.
____Fin de l´épisode 