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Cette nuit du 17 Octobre m´avait beaucoup marqué. J´avais songé toute la nuit à comment j´allais faire mes preuves. Ma femme me suggéra alors: "Pourquoi ne pas demander un poste de maintenance à l´Ajax, ils te feront certainnement confiance". Et si ce que disait Inge était vrai ? Non, c´est absurde. Comment penser que l´on peut commencer dans un club aussi prestigieux ? ... Mais d´un autre côté, je me disais qu´autant que j´avais quitté mon travail pour m´investir dans une carrière d´entraineur, autant fallait-il tout tenter. J´allais donc aller dès le lendemain à la première heure à l´ArenaAmsterdan pour parler au président, un ami cher à mon père.
Ce lendamain, rien ne s´était prévu comme avant. D´abord, le rasoir électrique ne voulait pas marcher, j´étais donc forcé d´aller avec un visage quelque peu velu. Tout ce stress de la veille m´avait provoqué un aphte au niveau de ma gencive haute et il me faisait mal lorsque je parlais. Cependant, j´étais bien décidé à poursuivre ma requête. Les cent kilomètres qui séparait Alost d´Amsterdam étaient en ce jour sous un embouteillage monstre. Lorsque j´avais fait mes cacluls, je devais être au Stade de l´ArenaAmsterdam vers les huit heures. Or, il était dix heures du matin et j´étais toujours bloqué entre une file incommensurable de voitures.
Finalement, j´étais arrivé. L´horloge de l´entrée affichait onze heure trentes. La secrétaire, vouant un respect profond au travail qu´avait accompli mon père me laissa passer chez le Président sans problème. Celui-ci m´acceuilla et le discours entre nous fut coutois. Il m´avait tout d´abord présenté ses condoléances concernant la mort de mon père. Et de fil en aiguille, je lui avais annoncé que j´avais quitté mon travail afin de suivre les traces de mon père. Et de ce faire, je lui demandais si je pouvais intégrer le club en tant qu´un membre du staff, ne serait-ce qu´un préparateur de l´équipe des jeunes, le temps de faire mes preuves.
Le président restait un tant soit peu dubitatif. Je redoutais sa réaction. Il me dit alors que l´Ajax était bien pourvue et que l´on n´avait pas besoin pour le moment de mes talents. Lorsque je m´adressai vers la porte afin de sortir, il m´interpella et me dit d´une voix: "Tu ne seras jamais ton père. Mais tu peut être un bon manager des classes inférieures. Mais crois-en toi il n´empêche". Malgré cette dernière phrase, je n´en demeurai pas furieux, j´étais rentré à la maison avec un noeud dans la gorge. Je ne serai jamais donc le fils de mon père. Je me demandais pourquoi tant d´ingratitude finalement dans ses propos ? Aurait-il déjà oublié qui étais-je ? Pourquoi ne m´aurait-il pas laissé une chance, le temps d´un stage, d´une séance? J´avais pourtant tous les diplômes necessaires effectués et les avis de mes examinateurs n´étaient que positifs. Je n´avais pas faim. Mais que je suis rentré à la maison, une surprise m´attendait. Tout le monde sortit de tout part pour me souhaiter un joyeux anniversaire. Ah! J´avais complètement oublié ce jour-là. 32 ans finalement. Mon moral n´était pas au beau fixe, et je n´avais même pas envie de souffler les bougies. Derrière mon sourire de cérémonie, je réflechissais. Comment allais-je annoncer ce premier échec à ma famille ? Mais surtout, est-ce qu´il fallait que j´y crois toujours, car si même le club de mon père ne croyait pas en moi, qui le ferait?
______(à suivre)