
tout d´abord, avant d´envoyer le chapitre 8 de mes aventures, je tiens à m´excuser du gros retard 
Samedi, ma mère m´a fait la surprise de partir en avion à Paris, chez les parents de mon beau-père. Là-bas, pas d´ordi, pas internet, que dalle 
Je suis rentré jeudi soir 
Voici maintenant la suite de la story
Chapitre 8
Un petit tour au marché
Le stage terminé, je peux enfin m’atteler à ma tache favorite dans ce monde médiatique, le marché des transferts.
J’ai donné mes suggestions au niveau des recrues, Lerner m’a dit qu’il voulait de grands joueurs et les finances du club sont excellentes. Mon recrutement est tout trouvé :
Un latéral droit offensif (prestigieux si possible) et un millieu axial ou droit (prestigieux si possible).
Je me rends dans mon bureau, là même où j’ai donné rendez-vous à toute ma section de recrutement car je ne les connais toujours pas mine de rien...
Ils sont quatre, quatre recruteurs face à moi. La présentation débute :
Ian Storey-Moore, anglais, 61 ans.
Alan Miller, anglais, 42 ans
Ralf Minge, allemand, 45 ans
Laurent D’Jaffo, béninois, 41 ans.
Voici l’équipe que j’ai à ma disposition.
« Messieurs, vous êtes les fers de lance d’une nouvelle ère au club, vous avez sur les épaules une pression hors du commun. De votre sérieux dépendra la stabilité de l’équipe, de votre travail dépendra la réussite ou la défaillance de l’équipe. »
En quelques mots, j’ai réussi à déboussoler quatre mecs qui sont venus pensant recevoir des consignes. Ils restent tous là, immobiles, pétrifiés par la dureté de ces mots. Ne voyant aucune réaction de la part d’un des quatre froussards, je poursuis :
« Vous pouvez me détester, me haïr jusque dans les plus profondes entrailles de votre corps, je vous demande juste de faire votre boulot comme il se doit. »
Toujours aucune réaction chez les recruteurs. La colère me monte à la gorge et ma langue sort rapidement de son cocon buccal :
« Oh !! ! Vous m’écoutez, bande d’abrutis en péril !! ! »
La réponse, lancée en chœur par les quatre imbéciles face à moi, ne se fit pas attendre plus longtemps. Ils s’attendent sûrement à un autre discours dans le même genre que les deux précédents, ils auront juste droit à un « Les instructions de ce mercato sont sur le meuble derrière vous ».
Apparemment, les recruteurs ont bien compris le message que je leur ai communiqué car je n’attendrais que 2 jours pour une première piste sérieuse :
Paul Stalteri, le latéral canadien de Tottenham.
C’est la première piste à sonder.
Je me rends à Londres pour tâter le terrain en vue l‘acquisition de Stalteri, acquisition par ailleurs soutenue par mon président. Apparemment, les dirigeants londoniens sont prêts à lâcher le joueur contre un prix raisonnable. Les négociations débutent à 5M€, prix insensé pour moi. Les dirigeants ne sont pas farouches et nous descendons vite en dessous de 4M€.
J’apprends que d’autres clubs, dont le Celtic et la Lazio, sont également sur le coup. Les écossais ont offert à Tottenham 3M€. La décision est difficile :
Soit je formule une offre plus élevée que celle des écossais et Stalteri est à moi, soit je renonce à son transfert vu la précipitation. Finalement, un facteur va jouer un rôle important dans ma réflexion : Le président.
Il m’a chargé du dossier, me donnant entière confiance. Si je ne finalise pas l’affaire aujourd’hui, je risque de perdre toute la confiance de Lerner sur les dossiers des transferts.
« Alors j’offre 3,5M€ ! »
L’accord est signé, mon recruteur ayant déjà parlé à l’agent du joueur et obtenu une réponse positive sur l’intention d’arrivée du canadien, mon premier transfert n’est plus qu’une question de jours, questions administratives obliges.
Mes hommes, dispersés aux quatre coins de l’Europe, sont de plus en plus discrets, notamment Laurent D’Jaffo.
Alors que je m’apprête à le joindre au téléphone, mon ordi portable émet un de ces bruits aigus qui vous cassent les tympans pour vous dire que vous avez reçu un e-mail.
Je suis surpris de voir que D’Jaffo m’a écrit, mentionnant le mot « trouvaille » dans son titre. J’ouvre, intrigué et vois le message de mon recruteur :
Je vous présente un jeune joueur français qui évolue à Lille. Je l’ai suivi 2 semaines durant et ma conclusion est là : Ce joueur doit être transféré au club de toute urgence sous peine de le voir disparaître à tout jamais de notre liste de transfert « réalisables ». En effet, au cours de mon voyage dans le Nord, j’ai croisé Bruno Conti, recruteur de l’AS Roma qui était lui aussi venu observer ce joueur. Si nous ne nous dépêchons pas, les italiens nous le piqueront et nous n’aurons plus aucune chance de le faire venir. Je vous invite à venir me rejoindre à Lille au plus vite pour lancer le dossier Yohan Cabaye, 20 ans.
Yohan Cabaye !! ! Effectivement, à ce que j’entends ça et là, ce joueur est prometteur. J’aurais bien attendu un an pour voir son évolution au sein d’une équipe qui va jouer la LDC cette saison mais la concurrence de la Roma nous oblige à faire vite. Les italiens ont beaucoup plus de notoriété auprès d’un joueur comme Cabaye et aussi plus de moyens financiers, il faudra user de ruse pour sortir vainqueur de ce bras de fer à distance.
Le lendemain, je suis à Lille pour rencontrer les dirigeant du LOSC.
Seydoux me lâche volontiers le jeune millieu relayeur mais il me signale que la décision n’appartient pas qu’a lui :
« Ecoutez, monsieur Corréa, je pense que le jeune Yohan, vu son jeune âge, sera peut-être plus tenté par un départ vers l’Italie et un grand club comme la Roma.
-Ok, mais si on les prend de vitesse, nous pouvons acquérir Yohan sans résistance. Faîtes-nous signer le contrat maintenant et nous serons tous les deux contents.
Le président Seydoux fit une moue dubitative…
Je renchéris alors :
-On va dire 10% sur le prochain transfert.
-Bon, voici le contrat… »
C’est fou ce que les gens peuvent être coopératifs dés qu’entre en compte le facteur fric…