-« POSE TON ARME ! LACHE LA OU JTE BUTE ILLICO… » Résonne autour de moi
Je suis dans une pièce d’une maison insalubre, des planches en bois qui bloqués les portes ont été détruites et jonchent sur le sol. Le sol lui est humide, les cafards y défilent, des prospectus m’effleure, Mcdonalds vient de sortir un nouveau sandwich, de temps a autres, des lumières en provenance de projecteurs illuminent la pièce. J’ai le bras tendu, au bout, un magnum, chargé, prêt a tirer, mon doigt sur la détente, le moindre mouvement et ça part. Face a moi un homme, la quarantaine, un manteau qui tombe jusqu’au genou, marron clair, il sue a grosses gouttes et le peu de cheveux qu’il a sur la tête est décoiffé, les miens se laissent emporter par les courant d’air, je ne vois que d’un œil, ma mèche recouvrant l’autre. Comment ais-je fais pour me retrouver la, c’est une bien longue histoire… J’avais eu des emmerdes mais pas au point de me retrouver entre la vie et la mort. Le type en face de moi semble désespéré, il tient une mallette dans la main droite, ma mallette. Dedans 1 million de dollars en liquide, il a réussi à me les dérober, seulement dans ce gigantesque trafic et ce bordel rocambolesque nous nous sommes retrouvés dans cet immeuble abandonné du quartier hispanique de la ville. Il me menace du bout de son flingue, un colt, original. Lui aussi n’a besoin que d’appuyer sur la gâchette pour m’envoyer rejoindre les anges seulement il semble stressé, je reste stoïque devant ses menaces.
-« J’T’AIS DIS DE LACHER TON ARME OU JTE PLOMBE LA FACE » me répète il. Soudain il me sourit, comme si il s’était décidé, a ce moment la, un point rouge s’installe sur son front, au dessus de son œil gauche, puis le rond rouge se transforme en cratère… Le corps gît par terre. Je laisse tomber mon bras le long de mes hanches. J’entends le SWAT faire du bruit dehors et qui lance l’assaut. Je ramasse la mallette et commence a partir lorsqu’une carte dépasse de la poche du jeune macchabée, je la saisis et commence à m’enfuir car j’entendais les bottes des forces de polices qui déchiraient le parquet. J’éclate une vitre et passe par celle-ci, heureusement elle donne sur d’autres bâtiments abandonnés, je m’infiltre a travers ce labyrinthe de murs tagués, d’herbes mal coupés, de résidus de joints et des seringues se disputent l’espace que leur accordent le pied de cette arbre a moitié brûlé devant lequel je viens de passer. J’arrive alors dans la rue, elle est vide. 2 policiers en motos se dessinent alors 100 m plus loin, je ne peux rien faire d’autres qu’accélérer, les sirènes s’enclenchent, ils me rattrapent, je ralentis et les motos commencent à s’approcher de moi. Je n’ai aucune chance de fuir, mon magnum dans le pantalon le long de ma fesse droit, je le saisis et le pointe devant les 2 représentants de l’ordre, je descends le 1er, le 2éme commence alors à dégainer son outil de défense mais je le plombe sur place. 3 balles… 1 seul aurait suffit, le cadavre fait peur a voir. D’autres sirènes se font entendre, les lampadaires grillent toutes les 3 secondes. Je monte sur une des 2 motos et filent…Le port n’est pas loin, je m’y rends et jettent la moto dans l’eau puis repars a pied, un taxi passe et m’embarque. Je suis de retour chez moi, il est 2h37, l’horloge indique la date, 31 décembre 1999. Un bruit se fait entendre dans le couloir, je ressaisis mon engin et le braquent sur la porte. Celle-ci bouge
-« QUI EST LA ? »
-« Matt…Matt matt c’est toi ? »
-« P…Pa ‘ ? » m’exclamais je
-« Oh mon Dieu »
Il rentre et m’attrape dans ses bras.
-« Tu es vivant ! »
-« Oui je suis vivant… »
-« Dieu merci »
Ce qui s’était vraiment passé lors de cette soirée, n’a pas du arriver a beaucoup de monde. J’étais invité a une réception de bienfaisance lorsque ma limousine fut interceptée par un 4x4. 3 hommes cagoulés en descendirent et tuèrent mon chauffeur. Ils explosèrent les vitres et me saisirent avant de me jeter avec violence dans leur véhicule. Ce même véhicule qui après 10 min de trajet s’écrasait contre un camion. Le chauffeur fut mort sur le coup, l’homme qui était a ses côtés semblait inconscient, celui a ma droite criait et a ma gauche semblait juste un peu sonné. Moi je n’avais pas vraiment bougé car pris en sandwich. Je saisis alors l’arme que j’aperçois a la ceinture du conducteur décédé et explose l’oreille de celui qui occupé la place a ma droite avant d’ouvrir la porte et de descendre. Je m’étais contenté de m’enfuir, je n’avais pas pris la mallette contenant l’argent du don pour la soirée, ma vie valait tout de même plus qu’un million de dollars. L’homme que je n’avais pas descendu était sorti du véhicule la mallette à la main et a commencé a ouvrir le feu sur moi. Après différentes balles tirées par ci par la nous nous sommes retrouvés dans ce fameux bâtiment…La, un cache-cache s’est improvisé avant que l’on ne se retrouve face a face dans la pièce centrale. Entre temps, les flics ont envahi le quartier, nos coups de feux semblent avoir fait du bruit. Nous nous retrouvons donc face à face à nous braquer, la suite, vous la connaissez…
En demandant des explications à mon père, celui-ci fut très vague, reniant savoir de quoi il s’agit, il est bien piètre menteur malheureusement pour lui. Il y avait anguille sous roche, enfin finalement je me couche sur le coup des 6h du mat, la mallette au pied de mon lit, je m’installe et fixe les premiers rayons du soleil qui commence à apparaître, en temps normal, je ne me serais pas endormi du fait de tout ce que se passait mais j’étais tellement crevé que le marchand de sable était arrivé en glissant sur les rayons de soleil qui rentrait dans ma chambre…